Profitez de vos vacances pour aller voir Fatima !

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Tout commence par un étrange dialogue entre un auteur agnostique venu rencontrer Sœur Lucia dans son couvent de carmélite, pour parfaire son dernier ouvrage.

« Pourquoi ce qui s’est passé il y a tant d’années vous est arrivé à vous et à personne d’autre » ? » C’était nécessaire, lui répond-t-elle, de transmettre Son message. Naturellement à l’époque je n’aurais pas pu imaginer l’importance de ce message ni quelles en seraient les conséquences je n’étais qu’une enfant. Le monde semble-t-il avoir entendu ce message de paix divine ? »

Nous sommes en 1917 dans une petite ville du Portugal, pays mis à mal par les ravages de la première guerre mondiale et une république fraichement imposée et violemment anticléricale. Alors qu’elle dessine sur les murs d’une grotte, Lucia, petite bergère de 9 ans, est interrompue par le sentiment d’une présence qu’elle perçoit peu à peu sans pouvoir l’identifier : l’Ange de la paix, venu lui apporter une vision des combats et la recommandation de prier sans cesse pour que vienne la paix.  « Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, n’adorent pas, n’espèrent pas et ne vous aiment pas ». Peu de temps après, elle reçoit en présence de ses cousins, Jacinta et Fransisco une deuxième apparition, celle d’une « très belle dame » au regard doux mais empli de tristesse. « La guerre doit cesser » dit-elle, mais pour cela il faut prier le chapelet quotidiennement. Seules les deux fillettes entendent son message, Fransisco ne perçoit que le mouvement de ses lèvres. 

Chaque 13 du mois entre mai et octobre 2017, la « belle dame » apparaîtra aux enfants au même endroit, à la même heure et délivrera toujours le même message : le Christ souffre car Il est insulté, seule la prière peut réparer Sa douleur et faire cesser les maux de ce monde. Les enfants vont alors vivre un combat spirituel dense, écartelés entre la promesse qu’ils ont faite à la Sainte Vierge de ne dévoiler de ses échanges avec eux que l’appel à la prière continue, et le discrédit de leurs parents comme de leur curé, voire l’emprise satanique associée à leurs témoignages. L’affaire s’ébruite et la population locale, après avoir été réticente, se fait de plus en plus nombreuse auprès des jeunes bergers pour les rendez-vous mensuels. Les autorités locales y voient un trouble à l’ordre public, décident la fermeture des églises et la séquestration des enfants pour les soumettre à d’éprouvants interrogatoires. Mais rien ne désarme la fidélité des enfants à leur récit ; les plus viles atteintes n’entament ni la ferveur de leurs prières ni la confiance absolue en le secours de la belle dame, Notre-Dame du Rosaire.

Le 13 octobre 1917 a lieu la dernière apparition qui cette fois n’est pas réservée à la seule vue des enfants. Alors que le temps était sec, un orage déchire brutalement le ciel assombri avant de laisser apparaitre un soleil dansant qui menace de percuter la terre avant de reprendre sa place dans le ciel. Cet évènement visible de beaucoup ne semble pour autant pas convaincre l’épiscopat portugais qui restera longtemps sceptique. 

Marco Pontecorvo nous offre là un très beau film, d’une riche composition (avec entre autres, Harvey Keitel, Goran Visnjic, Sônia Braga) au service de talents extrêmement prometteurs à travers les personnages de Lucia (Stéphanie Gil) et Jacinta (Alejandra Howard), soutenus par une magnifique musique du générique, Gratia Plena, interprétée par Andrea Boccelli. Les paysages sont superbes et les jeux de lumière savamment dosés pour plonger le spectateur dans une ambiance particulière d’introspection. L’analyse psychologique des divers protagonistes est posée avec beaucoup de finesse et d’objectivité.

Mais c’est surtout parce que ce film résonne d’une actualité prégnante qu’il faut aller le voir, et en famille (à partir de 12 ans) ! 

Un film distribué dans 60 salles par Saje Distribution (www.sajedistribution.com)