5ème commandement : tu ne tueras pas – méditation sur l’avortement

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Votre rôle est de faire prendre conscience aux pèlerins de ce que représente l’avortement pour le Magistère de l’Eglise, de Jean-Paul II à M. l’Abbé Pozzetto : c’est la deuxième année consécutive où l’une des six méditations est proposée sur ce thème.


Que l’avortement est un crime abominable, le Concile Vatican II l’a déjà affirmé en 1965. Vingt-sept ans après, il ne s’agit plus de la nature de l’avortement, du crime et du péché, mais de pourquoi et comment le pèlerin de la Pentecôte 1992 doit personnellement s’y opposer. Face à l’inertie de la majorité des pasteurs de l’ordinaire, vous êtes, en ce lieu et en ce temps bénis du pèlerinage, les ministres extraordinaires, pasteurs de ce troupeau qui vous a été confié, « pour qu’ils aillent et portent du fruit et que leur fruit demeure « 
N’hésitons pas à reprendre la formule employée par d’autres chrétiens : conscientisation, dynamisation, mobilisation. Une fois que les pèlerins auront pris conscience de ce que demande le Magistère, il s’agit de les animer pour qu’ils prennent la résolution d’entrer dans la résistance à l’avortement légalisé, et ceci sur la voie étroite et par la porte étroite du SAUVETAGE.

Pour ce faire, ils doivent bien comprendre ce qu’est le Sauvetage.

C’est la réponse à un appel de Dieu concernant les enfants avant la naissance : « Sauve ceux qu’on envoie à la mort, ne reste pas immobile à les laisser tuer » (Prov. XI,24).


Dans la plupart des cas, les enfants victimes de catastrophes naturelles ou de la méchanceté humaine bénéficient d’une aide humanitaire d’urgence : pourquoi pas ceux que menace la mort imminente par avortement ? Les Sauveteurs entrent dans les centres d’avortement (qui ne sont pas des unités médicales mais des chambres de la mort), pour empêcher les avortements, directement et sans violence – ni sur les personnes, ni sur les biens ; ils font un rempart de leur corps pour rendre l’accès à l’avortement impossible aux futures mères, en s’asseyant par terre et en s’enchaînant, et pour détourner sur eux-mêmes les coups destinés aux innocents condamnés à mort.

Ces méthodes correspondent l’attitude intérieure du Sauveteur : il s’identifie, pour prendre sa place, à l’enfant qui ne peut ni crier ni se défendre : surtout, il s’identifie au Christ, qui a donné Sa vie pour ces enfants-là comme pour tous les hommes. C’est pourquoi la première exigence pour le Sauveteur est le silence : « et autem tacebat » : à un moment, le Christ cesse d’enseigner par la parole ; face à Ses bourreaux, « comme un agneau qu’on mène à l’abattoir, Il n’ouvre pas la bouche » : et c’est à ce moment là qu’il réalise l’oeuvre du Salut, au moment où II est nu, immobilisé sur la Croix par les clous, tandis que les incrédules se gaussent, justement parce que s’il était descendu de la Croix, c’eût été pour eux une preuve de Sa puissance.

En rendant le droit à la vie aux bébés, le Sauveteur manifeste que le salut est physique : l’Eglise militante, qui serait privée des âmes de ces enfants, les réclame avec leur vocation terrestre, avec la destinée que Dieu a voulue pour chacun d’eux, de la même manière que l’Eglise triomphante, qui serait privée également d’eux, surnaturellement. Uni au Christ en Croix par son acte de charité concrète, le Sauveteur est co-rédempteur.
Dieu créateur a confié une mission procréatrice aux parents défaillants des bébés que le Sauveteur protège : puisque la mère va « interrompre » sa procréation, le Sauveteur est co-procréateur.
La réparation, la propitiation, l’intercession, présentes dans la prière des Sauveteurs, ne sont que des effets secondaires ; le témoignage n’est qu’une conséquence, comme toute l’efficacité que le Sauvetage a démontrée en réveillant les consciences de nos concitoyens, et en provoquant un début de réaction des promoteurs de l’avortement campés dans leur oeuvre de mort et de destruction de notre civilisation.

Quant à la mobilisation, elle signifie que les pèlerins resteront disponibles, au-delà de la semaine qui suit le pèlerinage, prêts, comme les vierges sages attendant l’époux, la lampe allumée, pour le jour du Sauvetage. Prêts aussi à se présenter d’eux-mêmes : ce n’est pas par hasard si la Trêve de Dieu et le Sauvetage sont au moins évoqués dans tous les numéros de l’Appel de Chartres.
Attention, il faut animer également le pèlerin à l’exercice de la vertu de force, pour qu’il soit prêt à assumer les conséquences de son adhésion à Jésus : alors que « Son âme est troublée« , parce que son heure est toute proche, Il choisit de dire à Ses apôtres : « Si quelqu’un me sert, qu’il me suive, là où je suis, là aussi sera mon serviteur…« 

Pour approfondir les différents points de la Méditation, « Tu ne tueras pas » proposée aux pèlerins :

  1. Homélie de Jean-Paul II à Radom, Pologne, le 4 juin 1991 : Les 10 commandements,Editions Le Laurier, 16, rue Cortambert, 75116 Paris
  2. Sur les idéologies mensongères où prend racine l’avortement légalisé : Discours du Cardinal Ratzinger à l’ouverture du Consistoire, le 4 avril 1991, Le problème des menaces contre la vie humaine, La Documentation Catholique, n °2028 du 19.05.91.
  3. Sur le glissement vers le totalitarisme des Etats libéraux ayant légalisé l’avortement : Michel Schooyans, L’enjeu politique de l’avortement, Editions Oeil, Paris 1992.
  4. Sur l’ensemble de ces questions : Au service de la vie, l’instrument de travail du sommet des experts sur la vie, Rome, 22-24 avril 1991, dans le numéro spécial hiver 1991 de la Trève de Dieu.
  5. Sur les structures du péché : Exhortation apostolique de Jean-Paul II Réconciliation et pénitence (surtout le n° 16), 2 décembre 1984, Editions Téqui.
  6. Sur la solidarité : Le péché originel, morceaux choisis de Jean-Paul II, Editions Le Laurier, 1988. ; Encyclique « Sollicitudo Rei Socialis » (surtout ch. IV et V), du 30 décembre 1987 : La paix sociale, la paix des peuples, Editions Téqui.
  7. Sur la résistance aux lois injustes : Résistance aux lois injustes et tradition et Notre combat pour la vie. fondements théologiques, par une moniale bénédictine de l’Abbaye de Saint-Michel de Kergonan, 1989 et 1990, polycopiés par la Trêve de Dieu.
  8. Sur la lutte politique non violente : Encyclique « Centesimus Annus » (surtout Ch. III) du 1er mai 1991 : Le Centenaire de Rerum Novarum, Editions Téqui.
    Lutter autrement, pour une action non-violente et efficace, Nouvelle Cité, 1989.
  9. Sur la spiritualité et les méthodes de Sauvetage : Collection des bulletins de la Trêve de Dieu et articles divers de Claire Fontana.

Pour tout extrait de la bibliographie, s’adresser à la Trêve de Dieu, B.P. 167, 92805 Puteaux, qui fournira gracieusement copie des passages souhaités.