Abraham, la confiance en Dieu

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Que dirons-nous donc d’Abraham, notre ancêtre ? Qu’a-t-il obtenu en tant qu’homme ? Si Abraham avait été reconnu juste aux yeux de Dieu à cause des œuvres qu’il a accomplies, il pourrait s’en vanter. Mais il ne peut pas se vanter devant Dieu. En effet, l’Ecriture déclare : « Abraham eut confiance en Dieu, et Dieu le considéra comme juste en tenant compte de sa foi ». L’homme qui travaille reçoit un salaire ; ce salaire ne lui est pas compté comme un don gratuit : il lui est dû. Mais quand un homme, sans accomplir de travail, met simplement sa confiance en Dieu qui juge favorablement le pécheur, Dieu tient compte de sa foi pour le considérer comme juste.
(…)
Dieu promit à Abraham et à ses descendants qu’ils recevraient le monde. Cette promesse a été faite non parce que Abraham avait obéi à la loi, mais parce qu’il a été considéré comme juste par Dieu à cause de sa foi.
(…)
Il était absolument certain que Dieu a le pouvoir d’accomplir ce qu’il a promis.

Saint Paul
Epître aux Romains, IV, 21.

Dieu, alors, se tourna vers Abraham dont il connaissait la fidélité à toute épreuve et lui fit entendre l’appel qui devait déterminer sa vocation : « Sors de ta terre, sors de ta parenté, sors de la maison de ton père et viens dans la terre que je te montrerai. » Cet ordre demandait un détachement complet et une obéissance héroïque à un homme qui ignorait encore, et la valeur du renoncement et le prix de l’obéissance. Aussi, fut-il renforcé des promesses les plus magnifiques : « Si tu fais cela, ajouta Dieu, je ferai de toi le chef d’une grande nation. » La race qui allait naître d’Abraham était appelée, en effet, à se développer à une cadence extrêmement rapide. (…)
Mais ce peuple fut grand par la mission dont Dieu l’investit, grand aussi par le nombre d’hommes d’une sainteté exceptionnelle, tels que Moïse, David, Elie, les Patriarches, les Prophètes, Saint Jean Baptiste, les Apôtres et combien d’autres ! qui sortirent de lui.
De plus il est évident qu’il ne s’agit pas seulement ici, d’une descendance naturelle : spirituellement parlant, Abraham (…) est le père de tous ceux qui croient en un seul Dieu, créateur de l’univers, et qui observent sa loi.

Dom Jean de Monléon, OSB
Histoire Sainte – Les Patriarches, 1953

Seigneur, j’abandonne mon passé à votre miséricorde, mon présent à votre amour, mon avenir à votre providence.

Saint Padre Pio

Abraham ne connaissait ni la Loi, ni les Prophètes : il n’avait reçu aucun enseignement. Cependant il fit tout ce qui lui était ordonné. Dieu lui dit de tout abandonner : famille, maison etc… il les abandonna. Dieu lui dit d’aller dans une terre inconnue : il obéit. Dieu lui promis de le rendre père d’un grand peuple et de le bénir : il crut que cela arriverait. Il partit comme le lui avait dit le Seigneur, c’est-à-dire : il crut à toutes les paroles de Dieu sans hésiter, sans douter ; il partit, l’âme pleine de constance et de fermeté. Aussi fut-il très agréable au Seigneur.

Saint Jean Chrysostome
Homélies XXXI, 5

Abraham a soixante-treize ans, lorsque Yahvé lui promet une descendance ; il attendra vingt-cinq ans avant que ne se réalise cette promesse.
C’est cela l’Espérance chrétienne : lorsque tous les espoirs humains se sont évanouis : « Espérant contre toute espérance, il crut et devint ainsi père d’une multitude de peuples (…). C’est d’une foi sans défaillance qu’il considéra son corps déjà mort (…) et le sein de Sarah, mort également ; appuyé sur la promesse de Dieu, sans hésitation ni incrédulité, mais avec une foi puissante, il rendit gloire à Dieu, certain que tout ce que Dieu a promis, il est assez puissant ensuite pour l’accomplir » (Rm 4, 18-21).

MGR Tchidimbo,
Noviciat d’un évêque, Postface

Obéir (ob-audire) dans la foi, c’est se soumettre librement à la parole écoutée, parce que sa vérité est garantie par Dieu, la Vérité même. De cette obéissance, Abraham est le modèle que nous propose l’Écriture Sainte. La Vierge Marie en est la réalisation la plus parfaite.

Catéchisme de l’Eglise Catholique
I, CHAP. 3, ART.144

Dans la foi d’Abraham, Dieu tout-puissant a véritablement établi une alliance éternelle avec le genre humain, et l’accomplissement définitif de celle-ci est Jésus-Christ. Le Fils unique du Père, de sa même substance, s’est fait Homme pour nous introduire, à travers l’humiliation de la Croix et la gloire de la résurrection, dans la terre de salut que Dieu, riche de miséricorde, a promis à l’humanité dès le début.
Le modèle inimitable du peuple racheté, en marche vers l’accomplissement de cette promesse universelle, est Marie, « celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur » (Lc 1, 45).

Jean Paul II
Homélie du mercredi 23 février 2000

L’âme prédestinée à l’union sacrée (…), c’est une âme qui, docile à ma parole, a jeté ses filets et s’est avancée en pleine eau, je veux dire, une âme dégagée de tout d’elle-même, et toute livrée à mes conduites, une âme qui, ayant tout quitté pour me suivre, ne songe pas même à demander quelle sera sa récompense, estimant tout comme un méprisable rien, pour posséder le tout de son Dieu, sans terre, sans créatures, sans appui, sans elle-même, ne voulant que dénuement, pauvreté, néant partout ; cette âme, dans cet abîme incommensurable, a trouvé le trésor caché, la perle inconnue, dédaignée : son Dieu !

Sœur Marie Aimée de Jésus

La première condition pour arriver à Dieu, c’est la foi ; si la foi n’est pas la lumièr souveraine de l’intelligence et la directrice suprême de la vie, il n’y a pas de possibilité de plaire à Dieu.

Cardinal Pie
Cité dans Jean Jammet et Alii, le Cardinal Pie de A A Z

On sait comment ces promesses se sont réalisées et quelle gloire allait s’attacher, à travers les siècles, au nom d’Abraham, quel poids aurait ce nom dans les balances de la justice divine ! Mais sur l’heure, tout cela était caché dans la nuit des temps : et notre saint se trouvait seulement en face d’un nouvel ordre de départ, suivi d’un saut dans l’inconnu.
Cependant, cet homme de Foi n’hésita pas. Laissant là son père et la tribu de son père, il reprit son bâton de pèlerin. Il emmenait avec lui Sara son épouse, Lot son neveu, tous les biens qu’il possédait, et puis, ajoute le texte sacré, toutes les âmes qu’il avait faites en Chanaan. Qu’est-ce à dire, puisqu’il n’avait encore aucun héritier ? S’agit-il des enfants nés dans les familles de ses serviteurs ? Peut-être, mais ces âmes, c’étaient plutôt celles qu’il avait engendrées à la vie véritable, celles des hommes que son exemple avait gagnés au culte du vrai Dieu. Prenant donc tout le monde avec lui, il partit, dit saint Paul, sans savoir où il allait.

Dom Jean de Monléon OSB
Histoire Sainte – Les Patriarches (1953)

Pour arriver en haut de la montagne de la vraie perfection, suivez le Christ, Il est votre vrai guide. Faites-lui confiance toujours, même en pleine nuit. Acceptez pour lui ce qui vous coûte, mais avancez sans vous tendre, sans vous crisper, en bon montagnard. Et n’oubliez pas que pour faire une bonne ascension, on ne se charge pas de bagages inutiles. Votre bâton, ce sera la Croix du Christ ».

Saint Jean de la Croix

J’ai une si grande confiance en Dieu qu’il ne pourra m’abandonner : je remets tout entre ses mains…

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

C’est d’abord la foi qui nous unit à Dieu. La foi, notre intelligence surnaturelle, unit notre pensée à la pensée de Dieu, nous fait penser comme lui.
(…)
C’est lorsqu’il ne manque rien à notre foi qu’elle est libre et souveraine, lorsqu’elle a éliminé non seulement les obstacles extérieurs, mais toute inertie et toute lenteur, lorsque son exercice, affranchi de tous les impedimenta, est continu, prompt, facile, joyeux, héroïque au besoin.

Dom Delatte
Vivre à Dieu

Le jour où le Seigneur l’appellera, il ne sera ni inquiet, ni surpris. Il aura connu ce départ, il aura aimé cette façon de s’en aller en laissant toutes choses, prêt à les reprendre ou à ne les plus jamais trouver selon que Dieu voudra.
Le délaissement lui aura été familier, il en aura fait l’exercice et la manœuvre, il est prêt.

Père Bernard
Par un long chemin vers Toi

Les grâces de ma Miséricorde -dit Jésus- se puisent à l’aide d’un unique moyen et c’est la confiance. Plus sa confiance est grande, plus l’âme reçoit. Les âmes d’une confiance sans bornes me sont une grande joie, car je verse en elles le trésor entier de mes grâces. Je me réjouis qu’elles demandent beaucoup, car mon désir est de donner beaucoup et de donner abondamment.
(…)
L’âme qui fait confiance à ma miséricorde est la plus heureuse car je prends moi-même soin d’elle.

Sainte Faustine
Petit Journal

Il faut avoir confiance en Dieu, il a bien eu confiance en nous.
Il faut faire confiance à Dieu, il nous a bien fait confiance à nous.
Il faut faire crédit à Dieu, il nous a bien fait crédit à nous.
Quel crédit ?
Tous les crédits.
Il faut faire foi à Dieu, il nous a bien fait foi à nous.

Charles Peguy
De la deuxième vertu