Appartenir au Christ (Extraits et citations)

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Posséder l’Esprit, c’est appartenir au Christ : Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.

Saint Paul
RM.8 :9

Nous devons désirer avec Dieu de tout perdre, afin qu’il ait tout ; de ne rien être en nous, afin qu’il soit ; d’y mourir toujours et à toutes choses, voire même à celles qu’il lui plaît de nous donner, afin que lui-même soit vivant en nous.

Charles de Condren
Théologien, Docteur en Sorbonne 1588-1641

N’avons-nous pas tous peur – si nous laissons entrer le Christ totalement en nous, si nous nous ouvrons totalement à lui – peur qu’il puisse nous déposséder d’une part de notre vie ? N’avons-nous pas peur de renoncer à quelque chose de grand, d’unique, qui rend la vie si belle ? Ne risquons-nous pas de nous trouver ensuite dans l’angoisse et privés de liberté ? Et encore une fois le Pape [Jean-Paul II] voulait dire : Non ! Celui qui fait entrer le Christ ne perd rien, rien – absolument rien de ce qui rend la vie libre, belle et grande. Non! Dans cette amitié seulement s’ouvrent tout grand les portes de la vie. Dans cette amitié seulement se dévoilent réellement les grandes potentialités de la condition humaine. Dans cette amitié seulement nous faisons l’expérience de ce qui est beau et de ce qui libère. Ainsi, aujourd’hui, je voudrais, avec une grande force et une grande conviction, à partir d’une longue expérience de vie personnelle, vous dire, à vous les jeunes : n’ayez pas peur du Christ ! Il n’enlève rien et il donne tout. Celui qui se donne à lui reçoit le centuple. Oui, ouvrez, ouvrez tout grand les portes au Christ – et vous trouverez la vraie vie.

Benoit XVI
Homélie de la messe inaugurale de son pontificat, 24 avril 2005

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis dans le Christ de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les cieux !
C’est en lui qu’il nous a choisis dès avant la création du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, nous ayant, dans son amour, prédestinés à être ses fils adoptifs par Jésus-Christ, selon sa libre volonté, en faisant ainsi éclater la gloire de sa grâce, par laquelle il nous a rendus agréables à ses yeux en son (Fils) bien-aimé.

Saint Paul
Epître aux Ephésiens 1, 3-6

Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne va au Père que par moi (…). Qui m’a vu a vu le Père (Jn 14, 6.9)
Si tu cherches par où tu dois aller, accueille le Christ en toi, puisqu’il est le Chemin : c’est le Chemin, suivez-le (Ps 30, 21). Et saint Augustin dit : « passe par l’homme et tu arriveras à Dieu ».
Il vaut mieux marcher sur le chemin, fût-ce en boitant, que d’avancer vite en dehors du chemin. Car celui qui, en boitant, suit le chemin, même s’il progresse peu, s’approche du terme ; mais celui qui marche en dehors du chemin, plus il court, plus il s’éloigne du terme.
Si tu veux savoir où aller, colle-toi au Christ, car il est la Vérité à laquelle nous souhaitons arriver (…).
Si tu veux savoir où demeurer, colle-toi au Christ, car il est la Vie.

Saint Thomas d’Aquin

Car voici le terme même de la conversion, de cette conversion qui n’est jamais achevée, qui est toujours à reprendre, qui dure autant que notre vie : arriver à ne faire qu’un avec Jésus-Christ. C’est le dernier mot de la vie chrétienne.

Monseigneur Chevrot
L’Enfant Prodigue

Que veut donc Jésus ? Il veut des cœurs qui se prêtent à lui, qui s’abandonnent à lui et le laissent libre de satisfaire en eux et par eux son infinie passion d’amour divin. A chacun de nous, ses membres, il demande tout notre être, notre corps et notre âme avec toutes ses puissances, pour se les assimiler, se les approprier et vivre en eux sa vie d’amour avec son Père très aimé. (…)
Il demande à chacun de nous une humanité de surcroît, selon la belle expression de Sœur Elisabeth de la Trinité. Il nous dit : Mon fils, donne-moi ton cœur pour que par lui et en lui, uni à ta vie, j’aime ou plutôt nous aimions ardemment le Père ; donne-moi ta bouche pour qu’ensemble nous chantions ses louanges ; donne-moi ton esprit, tes yeux, tes mains, tout ton être. Je veux en toi et par toi vivre comme une seconde vie, toute d’amour, qui soit comme le complément de ma vie de Nazareth et de Palestine.(…)
Le chrétien n’est pas seulement lui-même, n’est pas seulement homme ; il est aussi quelque chose de Jésus, il est Jésus, il est Dieu par son incorporation au Christ. Notre vie à chacun de nous n’est pas seulement notre petite vie personnelle avec son étroit horizon, elle a une signification bien plus haute. Elle est et doit être avant tout et surtout la vie du Christ en nous, la continuation de la vie de Jésus.

R.P. Paul de Jaegher, S.J.
La Vie d’indentification au Christ Jésus (1927)

Interrogez souvent votre cœur dans la journée pour voir si vous pouvez dire en vérité : « ce n’est pas moi qui vis, c’est Jésus-Christ qui vit en moi ».

Saint François de Sales

Ecoute, ô mon fils, les préceptes du Maître, et incline l’oreille de ton cœur. Reçois volontiers l’avertissement d’un père plein de tendresse, et accomplis-le efficacement , afin que le labeur de l’obéissance te ramène à celui dont t’avait éloigné la lâcheté de la désobéissance. A toi donc s’adresse en ce moment ma parole, qui que tu sois, qui, renonçant à tes propres volontés pour militer sous le vrai roi, le Seigneur Jésus-Christ, prends en main les puissantes et glorieuses armes de l’obéissance.

Saint Benoît
Règle de Saint Benoît (prologue)

Si on ne commence pas par se dire que nous sommes des instruments entre les mains de Dieu, et que la seule chose importante pour nous est de comprendre l’intention de la main qui nous tient et de lui obéir fidèlement, nous sommes à peu près sûrs de manquer notre vie.

André Charlier
Lettres aux Capitaines

Nous sommes toujours en face de Celui auquel nous appartenons, en face de Notre Seigneur ; nous sommes toujours dans la même pénurie et la même détresse personnelle, nous ne grandissons pas devant Notre Seigneur. Dans la vie surnaturelle, il n’y a pas de majorité, il n’y a pas d’émancipation ; nous sommes toujours petits enfants, nous sommes toujours mendiants. Au bout de combien de temps, et après quel développement la branche peut-elle se soustraire à le vigne ? Jamais, sa dépendance est continuelle.

Dom Paul Delatte
Demeurez dans mon Amour

Dieu dit : C’est mon Fils bien aimé : écoutez-le. Le Père en parlant ainsi nous donne un maître pour nous instruire ; ce magistère est un des caractères du Messie. C’est un article de foi, que Notre-Seigneur nous a été donné non seulement comme un rédempteur en qui nous devons croire, mais aussi comme législateur auquel nous devons obéir.

Père Emmanuel André
Abbé de la Sainte Espérance du Mesnil-Saint-Loup

Je m’abandonne à Vous, ô mon Dieu ; à votre unité pour être fait un avec Vous ; à votre infinité et à votre immensité incompréhensible, pour m’y perdre et m’y oublier moi-même ; à votre sagesse infinie, pour être gouverné selon vos desseins et non pas selon mes pensées ; à vos décrets éternels, connus et inconnus, pour m’y conformer, parce qu’ils sont tous également justes ; à votre éternité, pour en faire mon bonheur ; à votre toute-puissance, pour être toujours sous votre main ; à votre bonté paternelle, afin que dans le temps que Vous m’avez marqué, Vous receviez mon esprit entre vos bras.

Bossuet
Discours sur l’acte d’Abandon à Dieu

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