CONSACRÉS ET CROISÉS

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La mesure de servir, comme celle d’aimer, c’est de servir sans mesure !


Se consacrer au Cœur Immaculé de Marie, c’est mettre sous l’égide de Marie toute notre vie, toutes nos activités personnelles, c’est invoquer sa protection et son aide sur toutes nos démarches, c’est lui permettre de ne rien entreprendre qui puisse lui déplaire et de conformer toute notre vie à sa direction et à ses désirs.

La consécration au Coeur Immaculé de Marie que nous allons faire à Chartres est une INVITATION A L’APOSTOLAT :

« Aux âmes désireuses de faire connaître la doctrine de Jésus, la Vierge Marie obtient la grâce de l’apostolat, elle met sur leurs lèvres les paroles qui convainquent sans heurter, elle les anime d’un zèle ingénieux et d’une affection humble, patiente et dévouée, sans laquelle l’apôtre risque trop vite de se lasser.. . « 

S.S. Pie XII (le 5.09.54)

Le pèlerinage n’est pas une fin en soi :

« C’est à une CROISADE et à une RECONQUETE que nous sommes conviés. Reconquérir NOS ÉCOLES, NOS ÉGLISES, NOS FAMILLES. »

Dom Gérard (1985)

Nous sommes invités à travailler pour la Chrétienté partout où nous nous trouverons. Que notre consécration au Coeur Immaculé de Marie nous obtienne toutes les grâces qui nous seront nécessaires.

« …MAIS A LA FIN, MON COEUR IMMACULÉ TRIOMPHERA ! »

Avez-vous bien entendu cette promesse de Notre-Dame à Fatima ? Alors, frères Pèlerins, êtes-vous décidés à vous engager hardiment dans une nouvelle CROISADE ? Peut-être avez-vous peiné, souffert même, au long de la route ? Et bien, il faut considérer ces trois jours de grâce comme le bref « noviciat » au terme duquel chacun doit être prêt à devenir « Chevalier de Notre- Dame » dans la « Milice de l’Immaculée » (cf. St. Maximilien Kolbe). Continuez votre marche toute l’année, toute votre vie, frères Pèlerins ! Si lassitude ou découragement vous saisisse pensez aux trois voyants de Fatima qui, un 13 mai 1917, ont inauguré cette Croisade de Prières et de Sacrifices :

  • pour consoler le Cœur de « Jésus-caché », croisade héroïque, du calme et tendre François;
  • pour arracher à l’enfer les âmes des pauvres pécheurs, croisade héroïque de la pure et ardente Jacinthe;
  • pour témoigner, à la face du monde et au cœur de l’Eglise, d’un message insuffisamment écouté et encore inaccompli, croisade vigilante et douloureuse de Sœur Lucie, carmélite qui, à Coimbra, porte toujours la Croix d’une Eglise devenue trop silencieuse…

Oh oui, frères pèlerins, ne voulez-vous pas ajouter votre goutte de sueur, de larme ou de sang pour consoler le Cœur de Notre-Dame ?

La consécration que nous allons prononcer à l’issue de cette messe du Lundi de Pentecôte va-t-elle rester lettres mortes ? Non, Pèlerin de Notre- Dame : reprends ton bâton, lève-toi et avance. Tes pieds ont saigné ? Tes muscles sont endoloris ? Qu’importe ! Reprends, demain, ton austère quotidien, sur tes lèvres les litanies de Notre-Dame, à tes doigts ton chapelet que tu ne lâcheras plus pour l’égrener chaque jour… Pense au Cœur de ta Mère transpercé d’épines comme les petits voyants l’ont contemplé ! Que vas-tu faire pour le cœur de cette Mère à laquelle tu as déjà été consacré au jour de ton Baptême, l’aurais-tu oublié ?

L’objectif de ta croisade est clair : vivre et diffuser ardemment le message de Notre-Dame de Fatima, ce message essentiel, pour notre temps, au salut des personnes, des familles, des sociétés, des nations. Mais attention ! Ne rêvons pas : soyons réalistes dans nos priorités.

Dans l’ordre temporel, priorité absolue à notre devoir d’état, ce « créneau » que le Seigneur nous a confié pour le « tenir » : à chaque messe, offrir cette tâche, souvent ingrate certes, que le Seigneur a posé sur nos épaules comme une Croix ajustée au diapason de notre générosité…

Dans l’ordre spirituel, priorité absolue à la dévotion des cinq premiers samedis du mois : vécue dans une fidélité paisible et ferme, cette dévotion soutiendra notre volonté d’œuvrer pour le triomphe du Cœur Immaculé de Marie. Toutes nos activités doivent en être irriguées. Dans notre société corrompue par des idéologies perverses, nous voyons bien que tout s’écroule : familles, écoles, métiers, etc… Tout doit être reconstruit sur le fondement du Décalogue et des Béatitudes. .A notre époque s’applique le « Jam fœtet » que Marthe disait de Lazare mort depuis quatre jours… Laissons se décomposer le cadavre de « l’homme sans Dieu ! » Ecoutons Jésus nous appeler comme Lazare : « sors ! » Sors de toi-même, laisse-toi « délier » des entraves de ton égoïsme, de ta paresse etc… Nous savons, de certitude surnaturelle, que Jésus est vainqueur de la mort et du péché et qu’en nous livrant tout entier à sa Sainteté toutes les renaissances sont possibles. Immergés dans la douce fermeté du Cœur Immaculé de Marie, nous devons mieux vivre désormais les volontés du Cœur de Jésus…

La gravité de l’enjeu, l’ampleur de cette croisade ne peuvent se satisfaire d’un court pèlerinage à la suite duquel chacun rentrerait chez soi démobilisé ! Au contraire ! Nous avons « chargé les batteries » : c’est pour éclairer ! Alors, prends courage, croisé ! Monte au créneau ! Ne laisse pas s’éteindre la flamme allumée aux feux de cette Pentecôte… Consacré à Notre-Dame, Croisé de la Vierge Marie, Chevalier de l’Immaculée, fortifié par l’immense Communion des Saints d’hier et d’aujourd’hui, engage-toi sur tous les fronts, paye de ta personne : tu sais que « la mesure de servir, comme celle d’aimer, c’est de servir sans mesure ! » Ne t’arrête pas à ta petitesse : regarde l’Etoile, contemple Marie ! Chante « Magnificat » à Celle qui est plus haute, plus noble que tous les Anges et les Saints parce qu’Elle accepta, toute sa vie, d’être servante du Seigneur »… Que jaillisse de tes lèvres un fervent « Hosanna » pour cet honneur d’être appelé à servir les deux Cœurs, à jamais unis, de Jésus et de sa Mère !

Alléluia !

Frère Martin