Education, chemin de sainteté

Partager sur print
Partager sur email
Partager sur facebook
Partager sur twitter
logo-ndc-bleu-512px

De par notre nature d’homme, notre intelligence recherche le vrai, notre volonté trouve sa fin dans le bon et nous sommes attirés par le beau, par l’harmonie qui règne dans la création voulue par Dieu.
La sagesse populaire nous enseigne par ailleurs que l’arbre tombe du côté où il aura penché.
Le catéchisme quant à lui de nous prévenir que nous sommes sur cette terre pour connaître, aimer et servir Dieu. Et Jésus de nous dire avec force : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Il y en a un deuxième tout à fait pareil : Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Matthieu 22,37-39) et comme Lui nous a aimés jusqu’à faire le don de sa propre vie.

Mais voilà, le petit-homme a un impérieux besoin d’être éduqué, pour se construire, se développer harmonieusement, faire les bons choix. D’autant, et nous ne pouvons pas en faire l’économie (ce serait une erreur majeure et gravissime), que le Péché Originel est passé par là et que notre nature s’en trouve blessée à tous les niveaux (Volonté, Intelligence, irascible, concupiscible) et qu’elle a donc besoin d’être bien orientée par une bonne éducation naturelle et surnaturelle et guérie, fortifiée et éclairée par la grâce de Dieu notamment au moyen de la pratique de la prière et des sacrements.
N’en déplaise à monsieur Rousseau, l’homme n’est pas ce « bon sauvage » que la société corromprait.

Aussi pour cette grande et difficile œuvre qu’est l’éducation, nous avons besoin de soutiens. En premier lieu de la famille qui nous a vus naître avec notre mère, notre père (les parents étant les premiers éducateurs et responsables de leurs enfants tant
au plan naturel qu’au plan surnaturel) et la fratrie si elle existe, sans oublier nos aïeux. Puis dans l’ordre naturel de la société en tant que société parfaite, dont la cellule de base est justement la famille.

Et dans l’ordre surnaturel de la société parfaite qu’est l’Église fondée par JésusChrist, constituée « du peuple des baptisés ».
Dans l’ordre naturel, des corps intermédiaires sont là pour aider tant le niveau de base, la famille que le niveau supérieur, la société (l’Etat). Il s’agit notamment des écoles, des corporations, des syndicats, des associations diverses et variées, tous devant œuvrer au Bien Commun. Dans l’ordre surnaturel, l’Église est riche de ce qui la compose notamment les diocèses, congrégations, Instituts, fraternités, associations, mouvements…, tous devant œuvrer pour la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes.
Mais n’oublions pas que Dieu Lui-même est le meilleur des éducateurs, des pédagogues au travers de l’Histoire Sainte par laquelle Il veut nous montrer qu’Il nous aime et qu’Il est notre Père ayant été jusqu’à offrir en sacrifice, ce qu’Il a de plus cher, son Fils, pour nous, pour que nous puissions retrouver, accéder à cette filiation d’amour et de grâce entre Lui et nous.

Oui, l’éducation est le chemin qui doit nous structurer, nous aider à devenir des habitants de la cité terrestre œuvrant chacun à sa place pour le bien de tous. Oui, l’éducation doit nous mener à devenir des enfants de Dieu unis par la Foi, l’Espérance et la Charité.
Oui, l’éducation est chemin de citoyenneté et de sainteté. Elle vise le développement intégral et harmonieux de la personne humaine. L’éducateur aide l’éduqué à devenir lui-même selon la volonté de Dieu.
Et sachant les difficultés immenses que rencontrent un grand nombre de personnes (éclatement familial, orientations viciées de la culture de mort de notre société matérialiste nauséabonde, culte de l’individualisme, de l’égoïsme, tentatives de construction d’un monde sans Dieu, sans paternité et maternité…), tournons-nous en ce lundi de pentecôte vers Celui qui peut nous rendre
l’Espérance, vers Celui qui embrase les cœurs du feu de son amour, vers Celui qui Saint-Esprit de Dieu répand en nous ses sept dons, de sagesse, d’intelligence, de science, de conseil, de force, de piété et de crainte de Dieu afin qu’il éclaire notre intelligence et qu’il fortifie notre volonté pour donner le meilleur de nous-mêmes dans la grande et importante œuvre qu’est l’éducation .

Alors à la suite de nos aïeux qui ont fait la France chrétienne, devenons nous-mêmes des pratiquants du beau, du vrai et de bien ; des amoureux de Dieu et de notre prochain, au service du bien commun et de l’Eglise de Dieu par l’éducation, chemin de sainteté.