Exégèse et datation des évangiles

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Il est aisé de comprendre l’importance de l’enjeu – il s’agit du fondement de notre foi

L’exégèse, qui devrait être au service de la foi, est malheureusement souvent devenue un outil contre elle. Que l’on se souvienne du très médiocre « Jésus » de Jacques Duquesne (DDB Flammarion, 1994) qui a défrayé la chronique parce qu’il aurait enfin révélé au grand public la véritable figure du Christ que l’Eglise aurait cachée depuis deux millénaires ! On a là toute la thèse moderniste qui consiste à dire que le Jésus de l’Eglise – donc celui de la foi catholique – est un Jésus mythique totalement différent du vrai Jésus, celui de l’histoire, celui que la science actuelle peut enfin appréhender pour ce qu’il est vraiment : un homme certes épatant, mais finalement guère différent de nous, ayant eu ses faiblesses « humaines », etc. C’est ni plus ni moins que la résurgence de la vieille hérésie arienne qui nie la divinité du Christ.

On pourrait objecter que le livre de Duquesne n’est qu’un médiocre travail de journaliste sans portée exégétique. Certes ! Mais Duquesne n’est lui-même qu’un révélateur. Car son livre s’appuie sur une somme assez impressionnante d’études qui se veulent scientifiques et il ne fait que refléter les positions dominantes de l’exégèse moderne. Dans sa bibliographie figurent en bonne place nombre d’exégètes officiellement catholiques et qui enseignent dans des universités catholiques.

Il est aisé de comprendre l’importance de l’enjeu – il s’agit du fondement de notre foi – et pourquoi il est si vital pour les modernistes de montrer que les Evangiles sont des écrits tardifs qui n’ont aucune fiabilité historique.

I LA CRISE MODERNISTE

La crise moderniste n’est pas étrangère à cette tendance. On sait que Rome avait dû condamner le modernisme qui voyait un obstacle infranchissable entre la science et la foi (encyclique Pascendi, 1910). Les modernistes comme Loisy en étaient venus à distinguer radicalement le Jésus réel de l’histoire du Jésus mythique forgé par l’Eglise. Or, dans ce contexte, l’hypothèse d’une datation tardive des Evangiles allait dans le sens de la relativisation de leur contenu : s’ils ont été écrits longtemps après la mort du Christ et non pas par des témoins directs dont les faits étaient encore présents à la mémoire, on justifiait la possibilité d’exagérations, d’inexactitudes qui les rendaient suspects (notamment pour les miracles, car si les Evangiles ont été composés à une époque où les témoins existaient encore, ceux-ci n’auraient certainement pas laissé passer de tels mensonges sans rien dire).

Outre l’influence moderniste, on peut citer aussi celle de l’exégète protestant allemand Rudolph Bultmann (1884-1976), dont l’ouvrage principal Histoire de la tradition synoptique a été publié en 1921. Pour Bultmann, le premier Evangile est celui de Marc. Composé après 70, il serait coupé de la tradition apostolique et parsemé de nombreuses légendes élaborées dans le monde grec. Les Evangiles de Matthieu et Luc seraient issus de ce premier texte et seraient donc encore plus loin des événements réels. Quant à Jean, il aurait été rédigé au IIème siècle par un auteur inconnu. Pour Bultmann, le contenu des Evangiles relève donc davantage du mythe que de la réalité historique et il rejoint en cela les modernistes.

Dans ce contexte intellectuel, les savants qui défendirent conformément à la tradition de l’Eglise une datation plus précoce des Evangiles durent avoir un certain courage pour s’opposer au conformisme ambiant. On peut citer ici quelques noms en s’en tenant à la période récente.

II LA RESISTANCE AU COURANT DOMINANT

L’un des premiers à utiliser les apports de la science moderne pour s’opposer aux modernistes fut le dominicain Marie-Joseph Lagrange (1855-1938), fondateur de l’Ecole biblique de Jérusalem (1890) et de la Revue biblique (1892). Le père Lagrange est l’un des fondateurs de l’exégèse historico-critique et ses travaux ont marqué une étape fondamentale dans la connaissance de la Bible et de son milieu. Son remarquable livre de vulgarisation L’Evangile de Jésus-Christ, publié en 1928, avait répondu à l’avance à la plupart des thèses éculées du Jésus de Jacques Duquesne dont nous avons parlé plus haut.
On peut remarquer l’influence d’un père Lagrange dans l’importante encyclique de Pie XII, Divino afflante Spiritu (30 septembre 1943), dans laquelle il examine notamment les méthodes modernes que les exégètes peuvent utiliser pour une meilleure compréhension de la Bible. La Constitution du Concile Vatican II sur la Révélation divine, Dei Verbum, du 18 novembre 1965, s’appuie largement sur l’encyclique de Pie XII. Elle est une base incontournable pour tout travail exégétique sérieux qui se veut catholique.

L’évêque anglican John A.T. Robinson (1919-1983), qui publia en 1976 Re-dater le Nouveau Testament (dont il donna les grandes lignes l’année suivante dans un ouvrage de vulgarisation Peut-on se fier au Nouveau Testament ?), fut l’un des premiers à secouer après-guerre le petit monde de l’exégèse. Il s’attacha à montrer, par une argumentation rationnelle, que les Evangiles synoptiques ne pouvaient avoir été écrits après 70. « A y regarder de plus près, s’interroge- t-il, en particulier l’Epître aux Hébreux, les Actes et l’Apocalypse, n’était-il pas étrange que cet événement cataclysmique (de la chute de Jérusalem en 70) n’ait jamais été mentionné et qu’apparemment on n’y ait jamais fait allusion ? » (opus cité p. 31). Voici les principales datations auxquelles ses recherches l’ont conduit : Marc vers 45-60 ; Matthieu vers 40-60 ; Luc vers 57-60 ; Actes vers 57-62 ; Jean vers 40-65 ; Apocalypse vers 68 (opus cité p. 458).

L’abbé Jean Carmignac (décédé en 1986 sans avoir pu achever ses travaux) et Claude Tresmontant ont également largement contribué à ébranler le consensus en faveur de la datation tardive. Le premier publiait en 1983 La naissance des Evangiles Synoptiques, dont les conclusions sont très nuancées : Si Carmignac penche pour une rédaction de Marc (qui serait en fait l’Evangile sémitique de Pierre) et Matthieu en hébreu, ses datations dépendent de la prise en compte de paramètres qui font varier les dates de composition de 42 à 50 pour Marc (en fait Pierre en hébreu), de 50 à 60 et au-delà pour Matthieu et Luc (en grec) ; enfin, l’Evangile sémitique de Pierre aurait été traduit en grec avec l’aide de Marc au plus tard vers 63 (Cf. opus cité p. 95-96). Il est remarquable de constater combien l’abbé Carmignac a été persécuté à cause de ses découvertes qui s’opposaient aux idées dominantes en la matière.
C’est en 1983 aussi que Claude Tresmontant publiait son Christ hébreu, dont la thèse est que les quatre Evangiles auraient été initialement écrits en hébreu à une date précoce : Matthieu entre 30 et 36, Jean vers 36, Luc vers 40-60 et Marc vers 50-60. Certes, Tresmontant a eu le mérite de secouer le « sommeil dogmatique » dans lequel s’enfonçait l’exégèse, mais ses travaux ne sont cependant pas sans poser quelques problèmes. Laissons parler un spécialiste, l’abbé Philippe Rolland : « certaines de ses affirmations étaient vraiment surprenantes et mal fondées. Il en venait à supprimer toute tradition orale, prétendant que les disciples de Jésus prenaient des notes pendant qu’il parlait, comme de modernes étudiants de l’Université. Il estimait que le facteur temps ne pouvait aboutir qu’à une perte d’information, négligeant complètement l’action de l’Esprit Saint dont nous parle l’Evangile de Jean : « J’ai encore beaucoup à vous dire, mais vous ne pouvez pas le porter à présent ; quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous introduira dans la vérité tout entière ; lui me glorifiera, car c’est de mon bien qu’il recevra et il vous le dévoilera » (Jn 16 12-14) ; « Cela, ses disciples ne le comprirent pas tout d’abord ; mais quand Jésus eut été glorifié, ils se souvinrent que cela était écrit de lui et que c’était ce qu’on lui avait fait » (Jn 12 16). Les exagérations de C. Tresmontant sont regrettables, et ont desservi la juste cause qu’il voulait défendre : montrer que la recherche historique sur les Evangiles conduit à reconnaître la solidité des témoignages apostoliques sur Jésus. Il n’est pas nécessaire pour aboutir à ce résultat de dévaluer les capacités de la mémoire et de reculer le plus haut possible la date de composition des Evangiles » (in La Nef n° 53 de septembre 1995).

Il faudrait encore citer d’autres noms tels que ceux de Jacqueline Genot-Bismuth, l’abbé Philippe Rolland déjà cité plus haut, etc. dont les travaux, avec certes des différences non négligeables, allèrent à contre-courant. Dans L’origine et la date des Evangiles – l’un des meilleurs livres actuels sur le sujet – ce dernier propose quant à lui la datation suivante, celle qui est la plus proche de la tradition habituelle de l’Eglise : Matthieu hébreu et sa traduction en grec avant 40 ; Evangile grec de Matthieu, Evangile de Luc et Actes des Apôtres vers 63 ou 64 ; Marc vers 66 ou 67 ; et Jean vers 100.

Pour l’anecdote, on peut terminer cette courte liste par le rabbin américain Jacob Neusner, professeur d’études religieuses à l’université de Floride du sud, qui a été un défenseur inattendu de la tradition catholique contre les exégètes modernes et qui déclarait à 30 Jours : « Ce que moi, en tant que juif je n’accepte pas, c’est que l’on trace une ligne de démarcation entre le « Jésus de l’histoire » et le « Christ de la foi » » (n° 1, 1994). Le cardinal Ratzinger l’a même publiquement félicité et a jugé que son livre A Rabbi talks with Jésus (1993) « est de loin le livre le plus important pour le dialogue entre juifs et chrétiens qui ait été publié pendant la dernière décennie » (cité par 30 Jours n° 1, 1994).

Outre tout ce que nous venons de dire, deux découvertes assez récentes ont largement contribué à relancer le débat sur la datation des Evangiles : les manuscrits de Qumrân et le papyrus d’Oxford.

III QUMRÂN OU LES MANUSCRITS DE LA MER MORTE

Qumrân se situe en Palestine, dans le désert de Juda. C’est là que l’on découvrit en 1947, dans les grottes de la paroi rocheuse, les fameux « manuscrits de la mer Morte ». Plusieurs centaines de manuscrits – dont beaucoup ne sont plus que des fragments -, rédigés en hébreu ou en araméen, ont été retrouvés. Leur date de « copie » se situe entre le IIIème siècle avant J.-C. et l’an 68 de notre ère. En effet, ces manuscrits appartenaient à la secte juive des Esséniens, dont la communauté de Qumrân dut se disloquer en 68 à l’approche des Romains, lors de la révolte juive qui devait conduire à la destruction de Jérusalem par Titus en l’an 70.

L’intérêt de cette découverte était exceptionnel, car elle a permis de mieux connaître un aspect original du judaïsme de cette époque et d’avoir un état du texte de certains livres bibliques aux abords de l’ère chrétienne. On peut classer les manuscrits en deux catégories : des textes bibliques de l’Ancien Testament qui étaient alors connus par des versions beaucoup plus tardives (Isaïe que l’on a retrouvé presque complet en hébreu, le Livre d’Enoch – apocryphe de la Bible – en araméen, etc.) ; et des textes nouveaux appartenant aux Esséniens (le Manuel de discipline, règle de vie de la communauté, les Psaumes de la nouvelle alliance, etc.).

Dans la grotte 7 (7Q), cependant, n’ont été retrouvés que des fragments écrits en langue grecque, dix-neuf en tout. Deux d’entre eux seulement purent être identifiés comme des extraits de l’Exode et de Jérémie. Pour les autres fragments, on ne put identifier aucun passage de l’Ancien Testament. Les choses auraient pu en rester là si le jésuite espagnol José O’Callaghan, papyrologue de renommée internationale et professeur à l’Institut biblique pontifical de Rome, ne s’était intéressé à ces fragments de la grotte 7, et en particulier au cinquième (7Q5), de la taille d’un grand timbre sur lequel figurent vingt lettres grecques disposées sur cinq lignes. En se fondant sur la forme de l’écriture, les spécialistes avaient daté ce fragment de l’an 50 après J.-C. -environ. Las de ne trouver aucune correspondance dans l’Ancien Testament, le père O’Callaghan eut l’idée de tester par ordinateur l’extrait du fragment avec le Nouveau Testament. C’est ainsi qu’il découvrit qu’il correspondait à un passage de l’Evangile de saint Marc (Mc 6 52-53).

En 1972, il publia les résultats de ses recherches dans Biblica, revue de l’Institut biblique pontifical de Rome. Cette découverte donna lieu à un débat qui ne dépassa pas le cadre des spécialistes. Une majorité d’entre eux furent d’ailleurs pour le moins assez sceptiques (les pères Baillet, Benoît, Grelot, etc.). Ce n’est que le 25 mai 1991 que cette affaire connut un vaste retentissement, lorsque l’hebdomadaire italien II Sabato la porta à la connaissance d’un vaste public, rapidement suivi par 30 Jours qui consacrait le dossier de son numéro de juin 1991 à la « révolution appelée 7Q5 ». Des spécialistes reconnus en sciences bibliques, interrogés par les deux journaux italiens, reconnurent la solidité des arguments du jésuite espagnol : les pères de la Potterie, Barsotti, Vanhoye, etc., suivis d’experts comme Mme Montevecchi, célèbre papyrologue de l’Université de Milan, Hunger, professeur à Vienne, ou Riesenfeld, professeur à
Uppsala, et les cardinaux Saldarini et Stickler.

Entre temps, Carsten Peter Thiede, professeur luthérien à l’Université de Paderborn, proposait une identification du quatrième fragment de la grotte 7, le 7Q4, comme provenant de la première Epître de saint Paul à Timothée. Par ailleurs, ses propres recherches sur le 7Q5 le conduisirent à soutenir l’hypothèse du père O’Callaghan.

IV LA QUESTION DE L’AUTHENTICITE DU « 7Q5 »

Nous n’avons évidemment pas la prétention de trancher cette difficile question qui continue d’opposer les spécialistes. Le Père Ignace de la Potterie pose clairement la question de l' »authenticité » du 7Q5 qui se présente sous deux aspects différents : « le premier est celui de la
datation des fragments ; le second est celui de l’identification des textes ; autrement dit :

« 1) Est-il sûr que le fragment 705, matériellement parlant, ne peut être postérieur à l’année 50 ? »
« 2) Est-on certain que le texte écrit sur ce fragment est bien celui de Mc 6 52_53 ? »
(In La Nef n° 53 de septembre 1995).

Sur ces questions, les spécialistes sont loin d’être d’accord. Certes, les partisans de la datation tardive contestent l’authenticité du 7Q5 ; néanmoins, force est de constater que des exégètes traditionnels comme l’abbé Philippe Rolland restent également assez critiques. Le Père de la Potterie penche lui pour l’authenticité. A la première question, il répond que l’ensemble des papyrologues, en analysant le type d’écriture du fragment, donnent une réponse assez nette et convergente : le 7Q5 devrait avoir été écrit aux alentours de l’année 50. A la deuxième question, il répond que les recherches par ordinateur ne donnent qu’un seul texte possible : Mc 6 52-53.

V LE PAPYRUS D’OXFORD

La controverse autour du papyrus d’Oxford a été récemment relancée par Carsten Peter Thiede qui a fait part de sa découverte dans un entretien publié par le Times de Londres du 26 décembre 1994. Le Pr. Thiede a en effet retrouvé trois morceaux de papyrus de la bibliothèque Magdala d’Oxford qui contiendraient des extraits de l’Evangile de saint Matthieu (ch. 26). Ces manuscrits, écrits recto-verso proviennent d’un « codex ». Ils ont été donnés au Magdalen College d’Oxford en 1901. En 1903, le papyrologue Arthur Hunt avait déjà identifié des extraits de l’Evangile de saint Matthieu. Mais il les avait datés de la fin du IIIème siècle, date à laquelle on attribuait à l’époque l’invention du codex. Depuis 1953, personne ne s’était intéressé à ces fragments. Or, les découvertes de Qumrân montrent que de tels codex existaient avant 68. Thiede s’est donc à nouveau intéressé à ce codex d’Oxford et est arrivé à la conclusion, par la paléographie comparative, qu’il date environ de l’an 50.

Les arguments de Thiede sont les suivants (Cf. l’article de l’abbé Philippe Rolland dans La Nef n° 66 de novembre 1996 où il analyse le livre de Thiede Témoin de Jésus). Il a identifié sur le papyrus une lettre exactement identique à celle écrite par un fermier égyptien dans un document daté du 24 juillet 66. « Malheureusement, écrit l’abbé Rolland, cette analogie ne constitue pas une preuve. En effet, si l’on doit admettre que cette écriture était utilisée en 66, cela ne prouve pas qu’elle n’ait pas pu être utilisée l’année suivante ou plusieurs dizaines d’années plus tard «  (ibid). L’abbé Rolland oppose d’autres arguments plus techniques à ceux de Thiede, notamment à propos du « codex ».


*


Mais tous ces arguments ne concernent que la papyrologie. Or, remarque l’abbé Rolland, les démonstrations de Thiede sont fragiles. C’est pourquoi il est essentiel de mener le combat sur le terrain exégétique. C’est avant tout sur ce terrain-là que l’on peut montrer avec toute la tradition de l’Eglise que les Evangiles synoptiques ont bien été écrits avant 70 (par l’analyse du texte sur des éléments tels que la chute de Jérusalem en 70, la prédiction de la mort de Pierre, etc.)
Quoi qu’il en soit, sur de tels sujets, il faut se garder de mélanger science et apologétique. C’est par des moyens scientifiques, et exclusivement scientifiques, qu’il faut montrer la validité de telle ou telle hypothèse. De même, il ne faut pas transformer en article de foi ce qui reste un domaine librement disputé que l’Eglise n’a pas tranché définitivement. Il est vrai que la position de certains chrétiens est assez paradoxale, qui sont comme gênés que la science aille dans le même sens que leur foi. Pourquoi ne faudrait-il pas se réjouir que l’on puisse avoir une confirmation scientifique du fait que notre foi ne s’appuie pas sur des
légendes, mais sur le témoignage réel et véridique de gens qui ont donné leur vie pour le transmettre au monde entier ?

LA NEF

Petite Bibliographie

La Nef : dossier sur « L’origine et la date des Evangiles », n° 53, septembre 1995
Pie XII : Divino afflante Spiritu, 30 septembre 1943
Concile Vatican II : Constitution dogmatique Dei Verbum, 18 novembre 1965
Commission biblique pontificale : L’interprétation de la Bible dans l’Eglise, 5 avril 1993 (in
Documentation catholique n° 2085, 2 janvier 1994) : ce très long texte nous semble discutable, ce qui est l’avis de spécialistes tels que le Père de la Potterie
R.-L. Bruckberger : L’Histoire de Jésus-Christ, DMM, 1992 (éd. définitive)
Jean Carmignac : La naissance des Evangiles synoptiques, F.X. de Guibert, 1983
Jacques de Feytaud : Les actes de Jésus, Téqui, 1992
Jacqueline Genot-Bismuth: Un homme nommé Salut, OEIL, 1986
Père M.-J. Lagrange : L’Evangile de Jésus-Christ, Gabalda, 1928 ; La Méthode historique, la critique biblique et l’Eglise, Cerf, rééd. 1966
E.-M. Laperrousaz : Les manuscrits de la mer Morte, PUF, « Que sais-je ? », 1984
Vittorio Messori : Hypothèses sur Jésus, Mame, 1978
Vittorio Messori : Il a souffert sous Ponce Pilate, F.X. de Guibert, 1995
Gaëtan de Raucourt : La vérité sur Jésus de Nazareth, Beauchesne, 1935, rééd. 1993
Père J. Renié : Les Evangiles seraient-ils des écrits tardifs ? Téqui, 1980
John A.T. Robinson : Re-dater le Nouveau Testament, P. Lethielleux, 1987 John A.T. Robinson :
Peut-on se fier au Nouveau Testament ? P. Lethielleux, 1980
Philippe Rolland : L’origine et la date des Evangiles, Ed. Saint-Paul, 1994
Carsten Peter Thiede : Oumrân et les Evangiles, F.X. de Guibert, 1994
Carsten Peter Thiede et Matthew d’Ancona : Témoin de Jésus. Le papyrus d’Oxford et l’origine des
Evangiles, Robert Laffont, 1996
Claude Tresmontant : Le Christ hébreu, OEIL, 1983
30 Jours : n° 1/91, 6/91,7/91, 3/92, 6/92, 10/92, 1/94, 5/94, 7-8/94, 11/94, 1/95.