Homélie d’envoi du pèlerinage Enfants, Pastoureaux, Familles – 4 juin 2022 – Père François de Sales

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Mettez un turbo dans votre cœur ! Un turbo qui vous permettra de démultiplier la puissance de votre cœur ! Ce turbo, c’est précisément le Sacré-Cœur de Jésus !

Chers enfants, chers pastoureaux, chères familles,

Vous venez de l’entendre des lèvres de notre aumônier général, le thème de cette année est : « Sacré- Cœur, espoir et salut des nations ». Voilà bien un thème magnifique pour ces 40 ans du pèlerinage, car il incarne parfaitement l’esprit de Notre- Dame de Chrétienté !Tout au long de ces 3 jours de marche, vos chefs de Chapitres et vos aumôniers aborderont ce thème sous tous ses aspects, ainsi vous pourrez en saisir toute sa profondeur et son actualité.

Ce matin j’aimerais, en guise de lancement de ce pèlerinage, vous délivrer un message de par Dieu. Un message qu’il est urgent de connaître et qui est en étroite relation avec notre thème ! Connaissez-vous en effet les derniers miracles eucharistiques qui ont eu lieu depuis une trentaine d’années ?

Des miracles eucharistiques, il y en a eu de très différents au cours des siècles, mais là, depuis trente ans, c’est toujours le même qui se répète, tel un message que Dieu veut nous faire parvenir avec insistance.

Le premier a eu lieu en 1996 à Buenos Aires, du temps où le Pape était encore évêque auxiliaire de cette ville, puis ce fut en Pologne à Sokolka en 2008, et encore en Pologne  à Legnica, à Noël 2013, il y a donc moins de 10 ans. Je connais personnellement un prêtre qui a été également témoin du même miracle, mais cette fois-ci en France ! Précisons qu’en Pologne ces deux miracles eucharistiques sont exposés en permanence à la vénération des fidèles. 

De quoi s’agit-il ? La scène se passe toujours lors d’une messe où une hostie tombe à terre ; parfois cette hostie ne sera trouvée qu’après la cérémonie. Le prêtre ramasse alors l’hostie et, ne pouvant la redonner, la met, comme il convient, dans une petite coupelle d’eau afin qu’elle se dissolve avec le temps. En attendant il met cette coupelle dans le tabernacle de l’église. Mais quand il revient plusieurs jours après, il s’aperçoit avec stupéfaction que l’hostie non seulement ne s’est pas dissoute, mais qu’elle a grossi et qu’elle s’est transformée totalement ou partiellement en un morceau de chair sanglante. L’évêque décide alors de faire analyser cette hostie transformée visiblement en morceau de chair. À chaque fois, l’origine de l’échantillon apporté, au laboratoire, est cachée aux scientifiques afin de ne pas influencer leur jugement.

Or, écoutez-moi bien, les enfants, le résultat obtenu est exactement le même pour les 3 lieux : la substance analysée est de la véritable chair et du vrai sang humain, c’est ce que révèle l’ADN. Plus précisément, c’est un fragment du muscle du cœur que l’on appelle le myocarde. Ce muscle du cœur contient de nombreuses lésions indiquant qu’il a beaucoup souffert. Mais ce qu’il y a de plus stupéfiant pour les scientifiques, c’est que les cellules de ce cœur pulsent

Oui, vous l’avez bien compris, ce cœur est vivant !!! Autrement dit, c’est comme si c’était pour eux une opération à cœur ouvert !

Mais ce n’est pas fini… pour le miracle de Buenos Aires, des études comparatives on été faites avec le miracle eucharistique de Lanciano, eh bien, les experts ont conclu que les échantillons analysés provenait de la même personne dont le groupe sanguin est de type « AB », comme celui du St-Suaire et de la tunique d’Argenteuil.

Oui, chers pèlerins, ces hosties miraculeuses se sont donc transformées en le cœur vivant de Jésus ! Un cœur dont les cellules pulsent comme celui de Jésus au Ciel ! Car ce cœur, dans ces hosties miraculeuses, et celui de NS au Ciel, c’est tout un : c’est le Cœur sacré de Jésus !

Certains me diront peut-être que tout cela, nous le savions déjà par la foi, c’est vrai ! Mais si Notre Seigneur répète le même miracle plusieurs fois et d’une façon si rapprochée, c’est qu’Il veut nous faire passer un message, sans aucun doute. Dieu ne fait pas les choses au hasard.  Alors, quel est donc ce message ?

Personnellement, je verrai un double message :

1) Tout d’abord, qu’il nous faut avoir un immense respect pour la présence réelle. Attention, nous dit Notre Seigneur : « c’est mon cœur vivant qui se trouve dans l’eucharistie, respectez-le ! Ne le laissez pas tomber à terre par votre négligence… ne le faites pas saigner une fois de plus ».

Ce n’est donc pas pour rien, chers pèlerins, que selon le droit de l’Église il est demandé que l’on reçoive la communion à genoux et sur les lèvres avec un plateau de communion. C’est ce que nous faisons toujours lors de la messe traditionnelle, et c’est là une des raisons pour lesquelles nous sommes si attachés à ce rite…

2) Le deuxième message concerne la présence du cœur de Jésus dans ces hosties.

On sait théologiquement que c’est toute la personne de Jésus que nous recevons dans une hostie consacrée, alors pourquoi Notre Seigneur a-t-il voulu que ce soit spécifiquement son Cœur, qui apparaisse à chaque fois dans ces hosties ? La réponse, vous l’avez devinée, c’est que le cœur est le symbole de l’amour, et qu’en apparaissant sanglant et vivant, Notre Seigneur veut nous signifier très clairement que son cœur nous aime à la folie, de la folie de la croix, mais aussi qu’il nous aime actuellement.

Oui, son cœur, au Ciel et dans l’hostie, bat pour chacun d’entre nous en ce moment même !

Alors, je pose la question à chacun d’entre vous, qu’allez-vous faire en retour ? Allez-vous rester indifférent à cet amour du Sacré-Cœur ?

Non, bien sûr ! Si vous êtes là ce matin, ce n’est pas  simplement pour vous retrouver entre amis ou en famille, et encore moins pour réaliser une épreuve sportive.

Non, si vous êtes là ce matin, c’est pour prier aux intentions qui vous ont été données tout à l’heure, et pour toutes celles qui vous sont chères.

Si vous êtes ici, prêts à marcher pendant trois jours, c’est avant tout dans une démarche de conversion personnelle. Celle-ci passe par une bonne confession, bien sûr, mais aussi par l’offrande de toutes les épreuves que vous rencontrerez pendant ce pèlerinage.

Souffrir sans offrir, quel dommage, car c’est le fait d’offrir nos souffrances qui leur donne du prix aux yeux de Dieu.

Mais c’est surtout le fait d’offrir avec amour qui touche le Cœur de Notre Seigneur, le Sacré-Cœur.

Voilà bien le cœur du problème : comment arriver à aimer vraiment… car nous avons tous fait l’expérience de notre limite en ce domaine !

Alors, permettez-moi de vous donner un conseil : mettez un turbo dans votre cœur ! Un turbo qui vous permettra de démultiplier la puissance de votre cœur !

Ce turbo, c’est précisément le Sacré-Cœur de Jésus ! Car la charité, c’est l’amour de Dieu qui vient en nous pour nous faire aimer comme Dieu aime, et cette charité divine n’est rien d’autre que le Cœur Sacré de Jésus !

Mais comment installer ce turbo en nos cœurs ?

Eh bien, je crois que nos 3 miracles eucharistiques sont suffisamment explicites : en recevant avec respect et amour la sainte hostie lors de la communion !  

 Alors chers enfants, chères familles, préparons-nous bien à la communion que nous allons faire dans quelques instants. C’est le Sacré-Cœur lui-même que nous allons recevoir.           

Qu’Il enflamme donc nos cœurs afin que nous puissions enfin l’aimer de tout notre cœur et qu’Il soit à jamais l’Espoir et le salut des Nation