Le combat spirituel, les deux étendards

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Mais qui seront ces serviteurs, esclaves et enfants de Marie ? Ce seront des Apôtres véritables des derniers temps, ce seront de vrais disciples de Jésus-Christ, qui marchant sur les traces de sa pauvreté, humilité, mépris du monde et charité, enseignant la voie étroite de Dieu dans la pure vérité, selon le saint Evangile, et non selon les maximes du monde, sans se mettre en peine ni faire acception de personne, sans épargner, écouter ni craindre aucun mortel, quelque puissant qu’ils soit. Ils auront dans leur bouche le glaive à deux tranchants de la parole de Dieu ; ils porteront sur leurs épaules l’étendard ensanglanté de la Croix, le crucifix dans la main droite, le chapelet dans la gauche, les sacrés Noms de Jésus et de Marie sur leur cœur, et la modestie et
mortification de Jésus-Christ dans toute leur conduite.

SAINT LOUIS-MARIE GRIGNION DE MONFORT
TRAITE DE LA VRAIE DEVOTION

O Maître plein de douceur, qui avez porté sur Vos épaules et ma croix et celle de tous les hommes, accordez-moi d’être docile à Votre appel et d’embrasser de grand cœur les travaux de la croix, laissant à Votre providence le soin de me les rendre supportables ; inspirez-moi de choisir dès à présent ce que je voudrais avoir choisi au moment de la Mort, afin que, à l’heure, où Vous me jugerez, je reçoive de Votre main la couronne de gloire. Ainsi soit-il.

PERE EMMANUEL ANDRE
ABBE DE LA SAINTE ESPERANCE DU MESNIL-SAINT-LOUP.

Nul ne peut servir deux maîtres. On ne peut, à la fois, idolâtrer chaque soir la télévision et découvrir dans la prière la splendeur de Dieu, dévaliser les supermarchés par des achats effrénés et adorer l’Amour crucifié, fonder le bonheur conjugal sur la pilule et l’édifier sur le Christ, manger tous les jours plus qu’à sa faim et trouver dans l’Eucharistie sa nourriture, aller de soirée en surboum et recevoir de Dieu la joie de son cœur. Il faut choisir.

MGR ANDRE MUTIEN LEONARD
EVEQUE DE NAMUR

Je ne me tairai point, et je n’aurait point de repos pour défendre l’étendard de la vérité, l’étendard de la vraie liberté, qui n’est autre que l’étendard de la foi, l’étendard de Dieu

CARDINAL PIE

Vous le savez parce que, suivant les Exercices Spirituels de Saint Ignace, vous avez maintes fois médité sur les «deux étendards » : notre monde est le théâtre d’une lutte entre le bien et le mal, et de grandes forces négatives y sont à l’œuvre. Ces forces engendrent, chez nos contemporains, des situations dramatiques d’asservissement spirituel et matériel que vous avez souvent dit vouloir combattre, vous engageant en faveur de la foi et la promotion de la justice. Aujourd’hui ces forces se manifestent sous plusieurs formes, mais de façon plus particulièrement évidente à travers des courants culturels qui ont souvent tendance à dominer, tels le subjectivisme, le relativisme, l’hédonisme, le matérialisme pratique. C’est pourquoi j’ai demandé à ce que vous renouveliez votre engagement à promouvoir et défendre la doctrine catholique « notamment sur des points névralgiques aujourd’hui fortement attaqués par la culture séculière », et dont j’en explique certains dans ma Lettre. Les thèmes, aujourd’hui continuellement débattus et mis en cause, se rapportent au salut de tous les hommes en Jésus-Christ, à la morale sexuelle, au mariage et à la famille.

BENOIT XVI
21 FEVRIER 2008, DISCOURS AUX MEMBRES DE LA 35EME CONGREGATION GENERALE DES JESUITES, A ROME

Si vous aviez été du monde, le monde aurait aimé ce qui eût été sien, mais parce que vous n’êtes pas du monde, il vous hait.

SAINT JEAN XV, 19.

Je leur ai donné votre parole, et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont point du monde, de même que moi, je ne suis pas du monde.

SAINT JEAN XVII, 14.

Vous aurez de grandes tribulations dans le monde, mais prenez courage, j’ai vaincu le monde.

SAINT JEAN XVI, 33.

Il y a une conspiration contre le Mal, non pas pour le détruire, ah ! non ! – pour le déguiser, simplement. Si nous avons tant de répugnance à croire au diable – enfin, à l’esprit du Mal – c’est que nous n’osons pas croire que le Mal ait un esprit, une volonté, un dessein. Non ! Nous ne voulons pas imaginer que cet animal pervers et charmant, dont la discipline sociale a fait presque une bête familière, si facile à entretenir à peu de frais, pour notre agrément, médite de tout dévorer, est réellement non moins insatiable que la douleur, et ne le cède pour l’avidité, qu’à la mort.

GEORGES BERNANOS
LE CREPUSCULE DES VIEUX.

Ce qu’il y a de plus horrible en occident, ce n’est pas la souffrance : c’est l’espèce de sommeil progressif et l’euthanasie dans laquelle s’endort la société de consommation.

PERE M.D. MOLINIE O. P.
ADORATION OU DESESPOIR.

Un jour vous m’avez dit : « Autour de nous, du bruit et des images : affiches publicitaires, télé, hard rock, BD nous tirent violemment toujours du même côté : l’argent, le sexe, la bouffe. Alors on a l’impression d’être laminé par un rouleau compresseur, et quand on cherche à dire quelque chose à cette foule bruyante qui nous entoure, il semble que personne ne nous écoutera jamais ».
C’est une erreur grave. Les hommes ont soif d’horizons. Ils attendent de vous quelque chose de pur, d’éternel, quelque chose de stable qui ne trompe pas. A ce matérialisme ambiant, nous opposerons la même réponse qu’ont donnée les premiers chrétiens il y a deux mille ans au temps des empereurs romains : c’est l’héroïsme de leur foi et le témoignage de leur charité fraternelle qui ont fait sauter la lourde carapace du paganisme antique. Le secret de leur réussite ? La foi en Jésus-Christ unique sauveur du monde, la foi dans les sacrements qui nous alimentent et nous revigorent. La foi qui, au dire de saint Jean, est notre victoire sur le monde.

UN MOINE
LETTRE AUX 18-20 ANS DE L’AN 2000

Entre la cité de Dieu et la cité terrestre, il faudra choisir un jour. Selon Saint Augustin, « deux amours ont bâti deux cités : celle de la terre par l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu, celle du ciel par l’Amour de Dieu jusqu’au mépris de soi ». Ces deux cités ne sont pas le ciel opposé à la terre mais ce qui, sur terre, relève encore de la logique terrestre et déjà de la logique céleste. Cité de Dieu et cité terrestre coexistent, « mélangées » et, cela, jusqu’au jugement dernier, non seulement dans le monde mais en nous-mêmes. La frontière passe au milieu du cœur. Il faut oser se le dire et choisir enfin, car le mélange ne vaut rien à l’âme.

PERE THIERRY-DOMINIQUE HUMBRECHT OP
LA PRIERE DU PAUVRE

Apprenez aujourd’hui que, pour triompher de vos ennemis avec plus de promptitude et de facilité, il est éminemment utile, nécessaire même, que vous déclariez une guerre continuelle à vos vices et tout spécialement à l’amour propre, et que vous vous accoutumiez à aimer, comme vos plus chers délices, les mépris et les outrages que le monde vous prodiguera. Si les victoires sont difficiles, rares, incomplètes et peu durables, il faut, ainsi que je l’ai insinué déjà, en attribuer la cause au peu de soin que l’on apporte à se préparer à ce combat et au peu d’estime qu’on en fait.

PERE LAURENT SCUPOLI
LE COMBAT SPIRITUEL

Je ne suis ni à Dieu ni au Diable ; cet état m’ennuie, quoique entre nous, je le trouve le plus naturel du monde… Cela compose les tièdes, dont le grand nombre ne m’inquiète pas du tout ; j’entre dans leurs raisons. Cependant, Dieu les hait ; il faut donc en sortir et voilà la difficulté.

MME DE SÉVIGNÉ

Notre progrès dans la sainteté dépend de Dieu et de nous-mêmes, de la grâce de Dieu et de notre volonté d’être saints. Il nous faut prendre l’engagement vital d’atteindre la sainteté. « Je veux être un saint » signifie : Je veux me détacher de tout ce qui n’est pas Dieu, je veux dépouiller mon cœur de toutes choses créées, je veux vivre dans la pauvreté et dans le détachement, je veux renoncer à ma volonté, à mes penchants, à mes caprices et à mes goûts, et me faire l’esclave docile de la volonté de Dieu

MÈRE TÉRÉSA
LA JOIE DU DON

Ceux qui aiment « la prudence de la chair » (saint Paul) et qui font semblant d’ignorer que tout chrétien doit être un vaillant soldat du Christ, ceux qui prétendent obtenir les récompenses promises aux vainqueurs en vivant comme des lâches et en s’abstenant de prendre part au combat, ceux-là, non seulement ne sont pas capables d’arrêter l’invasion de l’armée des méchants, mais ils secondent ses progrès.

LÉON XIII
SAPIENTIAE CHRISTIANAE

Dans cette lutte [le combat spirituel], nous pouvons parfaitement tirer leçon et profit de tous les passages de l’Ecriture qui supposent un contexte de persécution. Ils nous avertissent de rester vigilants, de ne pas nous fier aux illusions d’une paix facile, ni de céder aux attraits et aux promesses des faux prophètes

FRÈRE SERVAIS-THÉODORE PINCKAERS, O. P.
A LA LUMIÈRE DES BÉATITUDES

L’objet contre lequel l’adversaire dirige aujourd’hui ses assauts, ouverts ou dissimulés, n’est plus, comme ordinairement dans le passé, l’un ou l’autre point particulier de doctrine ou de discipline, mais bien l’ensemble de la foi et de la morale chrétiennes jusqu’à leurs dernières conséquences. En d’autres termes, il s’agit d’un assaut total. Il s’agit d’un oui absolu ou d’un non absolu. Dans ces conditions, le vrai catholique doit rester d’autant plus ferme et inébranlable sur le terrain de sa foi et le montrer par ses actes.

PIE XII
ALLOCUTION À LA JEUNESSE MASCULINE D’ACTION CATHOLIQUE ITALIENNE, 1945

Deux amours ont fait deux cités : l’amour de soi qui va jusqu’au mépris de Dieu, la cité terrestre ; l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi, la cité de Dieu.

SAINT AUGUSTIN,
LA CITE DE DIEU, XIV, 28
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