Le mariage, union naturelle d’un homme et d’une femme – Citations et Bibliographie

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La fidélité dans le couple se fonde sur cette fidélité de Dieu. Elle se construit au jour le jour avec son aide, celle des familles, des amis et
de tous ceux qui leur sont proches. Au moment des crises, elle demande de la volonté et parfois du courage. À chaque étape de la
vie, elle est un acte d’espérance et d’amour. » Père Jean CourtesLapeyrat

« C’est que l’amour n’est pas un luxe du mariage ; c’est son moteur, son carburant, sa finalité même. […] Aimer, ce n’est pas limiter la
casse d’une co-existence pacifique plus ou moins sans trop d’histoire. Aimer c’est positif, entreprenant, créatif, surprenant. Tout sauf subir.
C’est un travail, une œuvre, un art, de chaque jour, de chaque heure, de chaque instant.
» Abbé Philippe Laguérie

« Les célibataires, dans l’ignorance du lendemain mettent en lumière la valeur de l’instant présent, vécu pour Dieu. Ils rappellent aux
parents que la fécondité dépasse infiniment la réalité biologique.
» Dominique de Mauléon, « Dieu ne m’a pas oublié »

Bibliographie

  • « Familiaris Consortio» § 56 et 57,
  • « La doctrine du mariage», Pie XI, Casti Connubii 22
  • « Cathéchisme de l’Eglise Catholique» § 1638-1642
  • «La Mère, Miroir de Dieu», Cardinal Mindzenty,

LE MARIAGE, UNION NATURELLE D’UN HOMME ET D’UNE FEMME (Méditation 7)

Citations

« Devant l’exemple de Marie, Joseph et Jésus, nous sommes conduits
à apprécier toujours plus pleinement le caractère sacré de la famille,
qui, selon le plan de Dieu, est fondée sur la fidélité tout au long de la
vie d’un homme et d’une femme consacrés dans l’alliance du mariage
et ouverts au don, par Dieu, d’une vie nouvelle . » Benoît XVI

1 Diversité des rôles

« Oui, l’autorité du chef de famille vient de Dieu, de même que c’est de Dieu qu’Adam a reçu la dignité et l’autorité de premier chef du genre humain et tous les dons qu’il a transmis à sa postérité. Aussi est-ce Adam qui fut formé le premier et Ève ensuite. Ce ne fut pas non plus Adam, observe saint Paul, qui fut trompé, mais la femme qui se laissa séduire et qui prévariqua (1 Tim 2, 13-14). La curiosité d’Ève à regarder le beau fruit du paradis terrestre et son entretien avec le serpent, oh ! Quel dommage n’ont-ils pas causé à Adam, à Ève, à tous leurs enfants et à nous ! Or à Ève Dieu imposa, outre de multiples peines et souf-frances, d’être assujettie à son mari. (Gen 3, 16) (…) Épouses et mères chrétiennes, que jamais ne vienne à vous saisir la soif d’usurper le sceptre familial ! Votre sceptre, un sceptre d’amour, doit être celui que met entre vos mains l’apôtre des nations : le salut que vous procurera la maternité, pourvu que vous persévériez dans la foi, dans la charité et dans la sainteté, unies à la modestie. (1 Tim, 2, 15) (…) Et vous, épouses, élevez vos cœurs ! Ne vous contentez pas d’accepter et presque de subir l’autorité de votre époux à qui Dieu vous a soumises par les dispositions de la nature et de la grâce. Dans votre sincère soumission, vous devez aimer l’autorité de votre mari, l’aimer avec l’amour respectueux que vous portez à l’autorité même de Notre-Seigneur, de qui descend tout pouvoir de chef. » Vénérable Pie XII, Discours aux jeunes époux, 1941 « C’est un fait hors de doute que la femme peut contribuer plus que l’homme au bonheur du foyer. Au mari incombe la tâche d’assurer la subsistance et l’avenir des personnes et de la maison, de prendre des décisions qui engagent les parents et les enfants ; à la femme ces mille petits soins, ces mille petites attentions, tous ces impondérables de la vie quotidienne qui donnent son atmosphère à la famille, une atmosphère qui devient, par leur présence, saine, fraîche, réconfortante, et que leur absence rend pesante, viciée, irrespirable. Au foyer, l’action de l’épouse doit toujours être celle de la femme forte que la sainte Écriture exalte tant, de la femme en qui le cœur de son mari a confiance et qui lui fait du bien, et non du mal, tous les jours de sa vie (Prov. XXXI, 11-12). » Vénérable Pie XII, Discours La fée de la maison, 25 février 1942

« La maternité est une façon éminente de se donner à l’autre, de façon désintéressée, et de croître dans la vocation à l’amour. Nous sommes loin de certains féminismes qui limitent le fait d’être mères à une réalité biologique à dépasser, parce qu’aliénante et contraire à l’épanouissement de la personnalité profonde de la femme. » Bienheureux Jean-Paul II, lettre aux femmes, 1995

« L’amour conjugal authentique suppose et exige que l’homme ait un profond respect à l’égard de la dignité de sa femme: «Tu n’es pas son maître – écrit saint Ambroise – mais son mari; elle t’a été donnée pour femme et non pour esclave… Rends-lui les attentions qu’elle a pour toi et sois-lui reconnaissant de son amour». L’homme doit vivre avec son épouse «une forme toute spéciale d’amitié personnelle». Quant au chrétien, il est appelé à développer une attitude d’amour nouveau qui manifeste envers sa femme la charité délicate et forte qu’a le Christ pour l’Église. » Bienheureux Jean-Paul II, Familiaris Consortio

«La science sociale de L’Église prône d’abord l’exigence que soit pleinement apprécié comme travail tout ce que la femme accomplit à la maison, toute son activité de mère et d’éducatrice. C’est un grand travail. Et ce grand travail ne peut être socialement déprécié, il doit sans cesse être évalué à sa juste valeur, si la société ne veut pas œuvrer à sa perte. À son tour, le travail professionnel des femmes doit partout et toujours être traité en étroite relation avec ce qui relève de la vocation de la femme et de la mère au sein de la famille. » Bienheureux Jean Paul II, « Mon livre de méditations ».

« Chaque femme est la fille de Marie ; il y a donc dans l’Église, à côté du sacerdoce et du témoignage de l’homme, porteur de la paternité spirituelle, une mission religieuse de la femme, une forme de l’apostolat chrétien qui est une mission maternelle (…). La vie de l’Église en tant que vie religieuse n’est autre que la vie du Christ venant à l’être dans les âmes. (…) La mission maternelle de son apostolat fait toucher la femme au plus profond de l’essence de l’Église, [à son essence cachée] ; l’apostolat de la femme dans l’Église est d’abord l’apostolat du silence. L’apostolat du silence, cela veut dire : la vocation de la femme est d’abord d’incarner dans l’Église la vie cachée du Christ. La femme reste donc, dans l’accomplissement de sa mission religieuse, la fille de Marie. (…) Il
fallait une époque égarée à la fois dans le domaine religieux et dans le domaine naturel (…), pour trouver dans ce type d’apostolat une diminution de la femme. (…) Sous la croix, où Marie est devenue la mère en esprit de tous les chrétiens, n’est pas seulement présente la femme qui a offert à Dieu son enfant, mais encore la femme qui a offert à Dieu ou qui a consenti à lui offrir le désir ou l’espoir de la maternité.(…) La mère du Christ naissant dans les âmes, c’est la mère qui a joint les mains de l’enfant de sa chair pour sa première prière, mais c’est aussi la religieuse qui guide avec amour ses filles vers les sommets de la vie religieuse (…). C’est enfin la femme réduite à la solitude d’un lit d’hôpital, qui ne peut plus bercer que dans son âme le Christ naissant. (…) Aux yeux de l’homme, l’épouse représente à la fois la vierge et la mère, elle représente aussi la Vierge Mère, elle représente l’idée mariale dans la vie et dans l’œuvre de l’homme.
» Gertrude Von Le Fort « La Femme éternelle ».

« Le père enracine par l’exemple. Alors que la mère donne des racines à l’enfant dans l’amour, surtout par le dévouement, le père enracine l’enfant dans la vérité, surtout par l’exemple. Il le met en contact avec ses propres origines, il est la mémoire des sources de son être, il fait accepter à l’enfant d’être :
– par sa piété familiale, par rapport à Dieu, aux ancêtres, à la patrie naturelle et surnaturelle ;
– par sa fidélité à l’épouse ;
– par sa constance au devoir.
Les racines offertes par la mère sont féminines, à dominante d’affect.
L’enracinement procuré par le père est viril, à dominante de raison.
La mère est aimée, le père admiré (…)
Le père est celui qui montre en acte à l’enfant la loi de l’être créé : celui-ci est reçu d’un autre, et il appelle la reconnaissance. Et le devoir épanouit le fils d’homme dans la vérité, comme une noblesse qui oblige.
Joseph est celui qui, humainement, met Jésus dans la Loi, rayonnement de la raison de Dieu (…)
Le père fait croître par l’éducation. La mère fait croître par la sécurité, l’enfant étant rassuré d’être « quelque chose » de sa mère.
Le père aide l’enfant à croître par l’abnégation : il le pose en face de lui comme quelqu’un de distinct, qui doit collaborer, à sa façon, au bien commun. Il rend autonome dans la responsabilité.
» Frère Louis Marie de Blignières

2 Stigmatisations des déviations

« Même avec la femme légitime, l’acte conjugal devient illicite et honteux dès lors que la conception de l’enfant y est évitée. C’est ce que faisait Onan, fils de Judas, ce pourquoi Dieu l’a mis à mort. » Saint Augustin

« Aucune femme ne doit absorber des drogues pour se faire avorter, ni tuer ses enfants à naître ou déjà nés, car celle qui fera cela, qu’elle sache qu’elle aura à débattre devant le tribunal du Christ avec ceux qu’elle aura tués. Mais elles ne doivent pas non plus absorber ces mixtures diaboliques qui les rendraient incapables de concevoir à l’avenir. Toute femme qui le fait doit savoir qu’elle se rend coupable d’autant de meurtres que d’enfants qu’elle aurait pu mettre au
monde
». Saint Césaire d’Arles (VIème siècle)

« L’amour réalise notre aspiration la plus profonde ; et quand nous aimons, nous devenons plus pleinement nous-mêmes, nous devenons plus pleinement humains. Mais comme il est facile de transformer l’amour en une fausse divinité ! Souvent, les gens pensent aimer, alors qu’en réalité ils tendent à posséder l’autre et à le manipuler. Parfois, les gens traitent les autres comme des objets, pour satisfaire leurs propres besoins, plutôt que comme des personnes à apprécier et à aimer. Comme il est facile d’être trompé par les nombreuses voix qui, dans notre société, défendent une approche permissive de la sexualité, sans prêter attention à la pudeur, au respect de soi et aux valeurs morales qui confèrent aux relations humaines leurs qualités !
C’est là adorer une fausse divinité. Au lieu de donner la vie, elle donne la mort.
» Benoît XVI, Discours aux jeunes, JMJ Australie Sydney,

« L’un des plus grands services que, nous, chrétiens, pouvons rendre à nos semblables est de leur offrir notre témoignage serein et sûr de la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme, en la protégeant et en faisant la promotion, parce qu’elle est d’une importance suprême pour le présent et l’avenir de l’humanité ». Benoit XVI

« La contraception, en s’opposant directement à la transmission de la vie, trahit et fausse l’amour d’oblation qui est le propre de l’union matrimoniale : elle « altère la valeur de la donation totale, et contredit le plan d’amour de Dieu proposé aux époux. » Conseil pontifical pour la famille

« La famille n’est pas une association de plaisir ou d’intérêt, mais d’affection et de labeur en vue de la sainteté. » Révérend Père Calmel

« Notre époque voit succomber le sens du devoir et de la responsabilité ; les tribunaux, au lieu de se faire les avocats du droit, se sont abaissés jusqu’à devenir ses bourreaux. Faciliter le divorce aboutit nécessairement à en multiplier les cas. Les époux réfléchissent davantage, avant de conclure un mariage indissoluble, qu’avant de signer un contrat à court terme. Il n’est pas de meilleur ciment que les mots : « jusqu’à ce que la mort nous sépare. (…) Le divorce lèse les droits de la partie la plus faible, la femme et les enfants. Ce qui n’empêche pas les apôtres du divorce de considérer que, grâce à lui, la femme achète sa liberté. (…) Dieu, dans sa sagesse infinie, pouvait trouver mille et une voies pour apporter au monde le salut. Les femmes doivent voir une haute marque de distinction dans le fait que Dieu est apparu sur les bras d’une mère, et qu’il a mené jusqu’au bout, au côté d’une mère, son existence de Dieu fait homme. (…) L’enfant ne reçoit plus qu’un amour sans chaleur, lui qui a une si grande soif d’amour. » Cardinal Mindzenty, Primat de Hongrie (+en 1975), « La Mère, Miroir de Dieu »

« La règle ne consiste pas à tuer, à détruire, ni à anéantir le sujet qu’elle doit au contraire, développer en le maintenant dans sa voie. » Charles Maurras, pensées recueillies par le carmel de Lisieux

A contrario :
« La sexualité sera dissociée de la procréation et la procréation de la paternité. » Dr Simon
« Le but de la contraception est de rendre inutile l’avortement, comme l’avortement a remplacé l’infanticide. » Lucien Neuwirth
« Un enfant, si je veux, quand je veux. » Site du Planning Familial

Bibliographie

– « Catéchisme de l’Église Catholique » : § 2364, 2382, 2390
– « Droit canon » : Can § 1055
– « Aimer en acte et en vérité », d’Alphonse D’Heilly. Ed St Paul, 1996.
– « Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus », de John Gray.
– « Aux carrefours de l’amour » du Père Caffarel. Ed Parole et silence, 2001.
– « Conseils aux couples qui s’aiment … ou qui peinent » de Denis Sonet. Ed Droguet et Ardent mars 2005.
– « Les Langages de l’Amour » de Gary Chapman. Ed Farel 2005.
– « Homme et femme Il les créa » de Jean-Paul II. Ed du Cerf, 2005.

FAMILLE : LIEU DE LIBERTÉ ET DE GÉNÉROSITÉ (Méditation 8)

Citations

1 La vraie liberté

« Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. » Saint Jean 8, 36
« Quiconque se livre au péché est esclave du péché …Si le fils vous affranchit, vous serez réellement libres » Saint Jean 8, 34 et 36
« La liberté glorieuse des enfants de Dieu. » Saint Paul, Rom. 8, 21
« Prenez garde que votre liberté ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles. » Saint Paul, 2 Cor. 8, 9
« C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude… Frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement, ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair… » Saint Paul, Gal. 5, 1 et 13