L’efficacité du Rosaire

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Textes de Soeur Lucie

Notre Dame à Fatima a dit le 13 octobre. 1 9 1 7 :  » J e suis Notre Dame du Rosaire… Il faut réciter le chapelet tous les j o u r s . . . I l faut que les hommes changent de vie et qu’ils demandent pardon de leurs péchés ».

Soeur Lucie à qui Notre Dame est venue dire ces paroles, a écrit :

 » La répétition des Ave Maria, des Pater Noster et Gloria Patri est la chaîne qui nous élève jusqu’à Dieu et nous attache à Lui, nous donnant une participation à sa vie divine comme la répétition des bouchées de pain dont nous nous nourrissons, entretient en nous la vie naturelle : et nous n ‘appelons pas cela une chose surannée!…

Que l’on récite le chapelet tous les jours. Notre Dame a r é p é t é cela dans toutes ses apparitions comme pour nous prémunir contre ces temps de désorientation , pour que nous ne nous laissions pas tromper par de fausses doctrines, et que par le moyen de la prière, l’élévation de notre âme vers Dieu ne s’amoindrisse pas. . .

Le chapelet est après la Sainte Liturgie eucharistique, la prière la plus propre à conserver la Foi dans les âmes ».


 » (La très Sainte Vierge) a dit, aussi bien à mes cousins qu’à
moi-même, que Dieu donnait les deux derniers remèdes au
monde: le saint Rosaire et la dévotion au Coeur Immaculé de
Marie, et ceux-ci étant les deux derniers remèdes, cela signifie
qu’il n’y en aura pas d’autres (…).
La Très Sainte Vierge, en ces derniers temps que nous
vivons, a donné une efficacité nouvelle à la récitation du
Rosaire. De telle façon qu’il n’y a aucun problème, si difficile
soit-il, temporel ou surtout spirituel, se référant à la vie
personnelle de chacun de nous, de nos familles, des familles du
monde ou des communautés religieuses, ou bien à la vie des
peuples et des nations. Il n’y a aucun problème, dis-je, si
difficile soit il, que nous ne puissions résoudre par la prière du
saint Rosaire. Avec le saint Rosaire nous nous sauverons, nous
nous sanctifierons, nous consolerons Notre-Seigneur et
obtiendrons le salut de beaucoup d’âmes »

ENTRETIEN DE SOEUR LUCIE AVEC LE PERE FUENTES,26 DEC.1957

L’enseignement des Papes

HISTOIRE DU ROSAIRE
Lion Xlll, LE Supremi Apostolatus, 1er sept. 1883


La Vierge Marie, secours de l’Église

L’Église catholique a toujours mis, et avec raison, en la Mère de
Dieu toute sa confiance et toute son espérance. En effet, la Vierge
exempte de la souillure originelle, choisie pour être la Mère de Dieu,
et par cela même associée à lui dans l’œuvre du salut du genre humain,
jouit auprès de son Fils d’une faveur et d’une puissance telles que
jamais ni les hommes ni les anges n’ont pu et ne pourront atteindre.

Aussi, puisqu’il lui est doux et souverainement agréable d’accorder
son secours et son assistance à ceux qui les lui demandent, il n’est pas
douteux qu’elle ne veuille plus encore, et, pourrait-on dire, qu’elle ne
s’empresse de réaliser les VŒUX que lui adresse l’Église universelle.
Cette piété si grande et si confiante envers la sainte Reine des cieux
a brillé du plus vif éclat toutes les fois que la virulence des erreurs
répandues, ou les débordements de l’immoralité, ou les attaques
d’adversaires puissants, ont semblé mettre en péril l’Église militante
de Dieu. L’histoire ancienne et moderne et les fastes les plus
mémorables de l’Église rappellent le souvenir des supplications
publiques et privées à la Mère de Dieu, et, en retour, les secours
accordés par elle, la paix et la tranquillité publiques divinement
obtenues par son intervention.

De là ces titres d’Auxiliatrice, de Bienfaitrice, de Consolatrice des
chrétiens, de Reine des armées, de Dispensatrice de la victoire et de la
paix, dont on l’a saluée. Entre tous ces titres, est surtout remarquable
et solennel celui qui lui vient du Rosaire, et par lequel ont été
consacrés à jamais les insignes bienfaits dont lui est redevable le nom
chrétien.


Le Rosaire recommandé par les papes

Par conséquent, puisqu’il est bien reconnu que cette
formule de prière est particulièrement agréable à la
sainte Vierge, et qu’elle est surtout propre à la défense
de l’Église
et du peuple chrétien, en même temps
qu’attirer toute sorte de bienfaits publics et particuliers,
il l’est pas surprenant que plusieurs autres de nos
prédécesseurs se soient attachés à la développer et à la
recommander par des éloges tout spéciaux. Ainsi Urbain
IV a attesté que, chaque jour, le Rosaire procurait des
avantages au peuple chrétien. Sixte IV a dit que cette
manière de prier est avantageuse à l’honneur de Dieu et
de la sainte Vierge, et particulièrement propre à
détourner les dangers menaçant le monde. Léon X a
déclaré qu’elle a été instituée contre les hérésiarques
et les hérésies pernicieuses
, et Jules III l’a appelée la
gloire de l’Eglise. Saint Pie V a dit aussi, au sujet du
Rosaire : Cette manière de prier une fois connue, les
fidèles, éclairés par les méditations et enflammés par le
texte de ces prières, ont commencé à devenir d’autres
hommes ; les ténèbres de l’hérésie se sont dissipées, et la
lumière de la foi catholique a brillé de tout son éclat ».
Ému par cette pensée et par les exemples de nos
prédécesseurs, nous avons jugé très opportun d’établir
actuellement des prières solennelles dans le but
d’invoquer la sainte Vierge par la récitation du Rosaire,
afin l’obtenir du Christ Jésus son fils, une aide
proportionnée à nos besoins.

Un remède toujours nécessaire et efficace

Vous voyez les graves épreuves auxquelles l’Église est
journellement exposée : la piété chrétienne, la moralité
publique, la foi elle-même, qui est le bien suprême et le principe de toutes les autres vertus, tout cela est chaque jour menacé des plus grands périls. Nous avons donc de nos jours, autant besoin du secours divin qu’à l’époque où le grand Dominique leva l’étendard du Rosaire de Marie à l’effet de guérir les maux de son époque. Ce grand saint, éclairé par la lumière céleste, entrevit clairement que pour guérir son siècle, aucun remède ne serait plus efficace que celui qui, par la méditation fréquente de notre rédemption, ramènerait les hommes à Jésus-Christ, qui est la voie, la vérité et la vie, et les pousserait à s’adresser à cette Vierge, à qui il est donné de détruire toutes les hérésies, comme à leur avocate auprès de Dieu.

La formule du saint Rosaire a été composée de telle manière par saint Dominique, que les mystères de notre salut y sont rappelés dans leur ordre successif, et que cette manière de méditation est entremêlée et comme entrelacée par la récitation de la salutation angélique, et de la prière à Dieu, Père de Notre Seigneur Jésus-Christ. Nous qui cherchons un remède à des maux semblables, nous avons le droit de croire qu’en nous servant de la même prière qui a servi à saint Dominique pour faire tant de bien à tout le monde catholique, nous pourrons voir disparaître de même les calamités dont souffre notre époque.


LES PAPES PARLENT

Léon XIII
«Le Rosaire a ceci de particulier: il a été institué
surtout pour implorer le patronage de la Mère de Dieu
contre les ennemis du nom chrétien. A cet égard,
personne n’ignore que souvent il a contribué
grandement à soulager les maux de l’Eglise». (Lettre
apostolique «Salutaris ille», du 24 Décembre 1883).

LE CHAPELET ARME DE LA PAIX

Notre Dame est apparue six fois à Fatima, et, au cours de toutes ces apparitions, Elle a demandé que nous ne laissions passer aucune journée sans réciter le chapelet. Trois fois Elle a indiqué que la récitation du chapelet était le meilleur moyen d’obtenir la paix.

«Que l’on récite le chapelet tous les jours pour obtenir la
paix pour le monde et la fin de la guerre» (13 Mai 1917).
«Je veux que l’on continue à réciter le chapelet tous les
jours en l’honneur de Notre Dame du Rosaire, pour obtenir la
paix du monde et la fin de la guerre, parce qu’Elle seule peut
vous secourir» (13 Juillet 1917).
«Que l’on continue à réciter le chapelet pour obtenir la
fin de la guerre»
(13 Septembre 1917).


LA PREUVE PAR LES FAITS
Les faits, aussi bien anciens que récents, montrent que le chapelet est réellement l’arme de la paix.

Les Albigeois

Au 13eme siècle, un danger terrible menaçait l’Eglise
catholique surtout au sud de la France: l’hérésie albigeoise. Les Albigeois sont plus dangereux que les Maures, déclarait le Pape Innocent II.

A la demande du Pape, les chrétiens du Nord organisèrent une croisade pour la défense de la foi. Mais le sort leur fut d’abord défavorable. St Dominique propagea le Rosaire, et la victoire ne se fit pas attendre.

Le 12 Septembre 1213 eut lieu la célèbre bataille de Muret, près de Toulouse, où 2000 soldats chrétiens furent vainqueurs de 100000 hommes, composant l’armée albigeoise, commandée par le Comte Raymond de Toulouse et le Roi Pierre d’Aragon. A qui fut attribuée cette victoire retentissante sur l’hérésie? Simon de Montfort, le chef de l’armée des croisés, n’hésita pas à l’attribuer à Notre Dame du Rosaire. Aussi fit-il ériger sur le lieu même une
chapelle sous l’invocation de Notre Dame du Rosaire.

Le Pape Pie XI, le 29 Septembre 1937, écrivait: «Nous désirons vivement que, durant le prochain mois d’Octobre, le Saint Rosaire soit récité avec une dévotion accrue par tous les chrétiens… Que Celle qui a écarté victorieusement des frontières des peuples chrétiens la terrible secte des Albigeois, soit invoquée et suppliée par nous, pour dissiper les nouvelles erreurs actuelles, en particulier celles des communistes, qui, pour plus d’une raison, et par leur perversité, rappellent ces antiques hérésies.
Comme au temps de la Croisade s’élevait dans l’Europe entière, parmi tous les peuples, une même supplique, qu’aujourd’hui, dans le monde entier, dans les villes, les bourgs, les villages, tous, unis par le coeur dans un même effort, cherchent, par d’incessantes prières, à obtenir de la puissante Mère de Dieu que soient vaincus les destructeurs de la civilisation chrétienne et humaine, et que, sur les
nations fatiguées et inquiètes, resplendisse la véritable paix».
(Encyclique «Ingravescentibus malis»).

Pie XII
« Nous n’hésitons pas à répéter que nous plaçons grande ment notre confiance dans le Rosaire pour guérir les
maux affligeant notre époque. Ce n’est pas par la force des
armes, ni le pouvoir humain, mais par le secours divin
obtenu par la prière, que l’Eglise, forte comme David avec
sa seule fronde, pourra affronter avec intrépidité l’ennemi
infernal. (Encyclique «Ingruentium malorum», du 15
Septembre 1951).

Lépante

«En 1571, les musulmans cherchaient à se venger des
défaites subies en Occident, surtout au Portugal et en Espagne, au cours des siècles précédents. Ils voulaient attaquer l’Euro venant du Proche Orient. La chrétienté était gravement menacée. Le Pape St Pie V, surtout, voyait le danger. Il ne s’agissait pas seulement d’une lutte entre nations rivales, mais d’une menace pour la foi catholique de l’Occident. Aussi s’appliqua-t-il à une mobilisation à la fois spirituelle et temporelle des fidèles. Il demanda spécialement que, le premier dimanche d’Octobre de
cette année 1571, on célébrât le Saint Rosaire par la récitation du chapelet et les processions des Confréries, afin d’implorer de Notre Dame le secours nécessaires aux chrétiens» (Mgr. Francisco Rendeiro O. P., Evêque de Coimbra).

En même temps, une flotte chrétienne, commandée par Jean
d’Autriche, fils de Charles-Quint et frère de Philippe II, se dirigea vers le Proche-Orient. Afin d’obtenir la protection de Marie, le Saint-Père voulut que chaque combattant fût muni d’un chapelet et s’engageât à le réciter.

Le dimanche 7 Octobre, la Flotte chrétienne et la Flotte
turque s’affrontèrent dans le golfe de Lépante, sur les côtes de la Grèce. La bataille acharnée, qui dura toute l’après-midi, se termina par la victoire éclatante des chrétiens. Le soir même, St Pie V eut, à Rome, une claire connaissance du succès rem porté. Dans le même après-midi, les Confréries du Rosaire, spécialement à Rome, parcouraient les rues en procession en récitant le Rosaire. Cette victoire mit fin à la puissance navale des Turcs et sauva l’Europe chrétienne. St Pie V attribua cette victoire à la prière du Rosaire, plus qu’à la force des armes, et il ordonna d’ajouter aux Litanies de la Vierge l’invocation: «Secours des chrétiens, priez pour nous». En outre, il établit une fête à célébrer le 7 Octobre de chaque année, en action de grâces, sous le titre de «Notre Dame de la Victoire».

Son successeur Grégoire XIII institua la Solennité du Saint
Rosaire, à célébrer tous les ans, le premier dimanche du mois
d’Octobre, afin de rappeler ce souvenir.
Le 10 Mai 1955, Pie XII disait:
«L’appellation donnée à Notre Dame de Reine du Très Saint
Rosaire évoque, sans aucun doute, une grande victoire remportée sur les infidèles, mais, plus encore, les conquêtes de la foi sur le mal et l’ignorance religieuse».
Mgr. Francisco Rendeiro O. P. écrivait:
«C’est surtout à partir de la victoire de Lépante que les fidèles se sont habitués à invoquer Marie à l’aide du Saint Rosaire dans les grandes calamités publiques».

DES FAITS RÉCENTS
Autriche

Il y a dans l’Europe centrale un seul petit pays entièrement
libre, l’Autriche. C’est un fait extraordinaire, si nous nous
rappelons que l’Autriche a été occupée par les Russes en 1945, à la fin de la deuxième guerre mondiale. En 1954, un des chefs suprêmes de la Russie déclarait même: «Ce que nous occupons, nous ne l’abandonnons jamais».

Or l’Autriche a été libérée. Pourquoi? Comment les Russes
ont-ils quitté, sans guerre, sans l’usage de la force, une petite nation désarmée?

La réponse doit être cherchée dans la puissance du Rosaire.
L’Autriche a environ 10 millions d’habitants. Or un million de
personnes, avec, à leur tête le Chancelier Figl, s’engagèrent à
réciter le chapelet tous les jours. Le 13 Mai 1955, anniversaire de la première apparition de Fatima, les Russes se décidèrent à quitter l’Autriche, qui retrouva son indépendance.

Therèse Neuman, la grande mystique allemande stigmatisée,
qui s’est alimentée pendant des dizaines d’années avec la seule Eucharistie, disait, peu avant sa mort:

«Certainement, ce sont les prières et les chapelets du
peuple autrichien qui lui ont valu sa libération»
.

Tout le monde s’étonne, encore aujourd’hui, de cette libération imprévue, après 10 ans d’occupation russe.

Un Evêque autrichien, en Septembre 1972, parlant devant tout l’Episcopat du pays, et plus de 30.000 personnes, à l’occasion du 25ème anniversaire de la fondation de l’Oeuvre du Chapelet de Réparation», déclarait:

«De même que l’Autriche a été libérée du joug communiste par la récitation fervente du Rosaire, c’est de la même manière, avec l’arme du Rosaire, que le monde se libérera des actuels assauts du démon et de ses complices».

Si nous récitons le chapelet, Notre Dame nous accordera la vraie liberté et la paix.

LE BRÉSIL

En 1964, le Brésil se trouvait à une époque très dangereuse
pour lui: Une revue allemande écrivait:
«L’emprise du communisme paraissait imminente au Brésil.
Elle ne s’est pas produite cependant, grâce à la force du chapelet ».
Voilà ce qui s’est passé. Toute la vie publique était orientée
ouvertement vers le marxisme par les autorités officielles, aussi lien la politique que l’économie et l’instruction publique. On le pouvait imaginer rien de pire! Les erreurs du marxisme s’étaient introduites même dans le clergé!… Dans le jeune clergé, il y a parfois des confusions d’ordre idéologique… C’est lui qui a eu la responsabilité de laisser les marxistes prendre la direction les mouvements catholiques de la jeunesse.

Mais le peuple restait sain. Il réagit et se mit à réciter le
chapelet. Ce furent d’abord les femmes simples et pieuses qui commencèrent seules. Les hommes et les jeunes gens suivirent….La télévision enregistra et donna des émissions où l’on voyait des femmes, le chapelet à la main, s’opposer aux communistes.

C’est ce qui sauva le Brésil à la dernière heure: la récitation du
chapelet.

En Juillet 1964, le Promoteur des Confréries mariales du
Brésil, le Père Valerio Alberton vint à Fatima remercier la Très
Sainte Vierge de la libération de son pays. Voici ce qu’il a dit et écrit:
«Nous avons vaincu grâce à Notre Dame du Rosaire. C’est le
Message de Fatima, vécu au Brésil, qui nous a sauvés à temps…
La situation de mon pays était très grave. Tous les secteurs de
l’activité humaine étaient minés. Les positions-clés se trouvaient entre les mains de communistes notoires ou de pro-communistes. Les syndicats, en majorité, étaient manœuvrés par eux.
Des grèves continuelles, plusieurs de caractère nettement
politique, provoquaient partout l’agitation. Les Universités
elles-mêmes étaient atteintes… J’ai constaté moi-même la gravité de la situation, en voyageant de Novembre 1963 à Mars 1964, à travers toutes les capitales du Brésil, où j’ai été en contact avec les milieux universitaires. Au milieu de mars, j’ai achevé ma tournée avec cette conclusion: c’est un fait que l’Eglise a perdu le monde universitaire.

La pénétration était profonde dans les Facultés catholiques.
Même dans nos collèges, on trouvait des cellules communistes… Les associations catholiques n’étaient pas épargnées.
Il ne nous restait qu’une seule espérance: la dévotion à la Très
Sainte Vierge…
Les appels répétés à la prière et à la pénitence, selon l’esprit
de Fatima, ravivèrent la foi, la foi qui transporte les montagnes, et l’impossible se réalisa: le miracle d’une guerre gagnée sans aucune goutte de sang. Le Haut- commandement contre-révolutionnaire prévoyait au moins trois mois de lutte acharnée. Or une force, humainement parlant inexplicable, fit s’écrouler, comme par enchantement, comme un château de cartes, tout le disposait militaire, patiemment et diaboliquement édifié durant plusieurs années.

L’évidence de la grâce était telle que tous furent convaincus
que tout cela n’avait pas d’explication humaine. Les chefs
militaires et civils de la contre-révolution furent presque unanimes à attribuer cette victoire à une grâce spéciale de la Très Sainte Vierge. Plusieurs déclarèrent que le Rosaire avait été l’arme décisive». (« Voz da Fatima» – Octobre 1964).

Face au péril, les Associations catholiques avaient mis leur
activité au service de la Très Sainte Vierge. 200 000 hommes et jeunes gens, inscrits dans les 2 000 Congrégations mariales,
avaient formé une véritable armée pacifique dans la lutte pour la liberté.

Les femmes avaient donné l’exemple, par leur courage et leur
confiance en Notre Dame, elles contribuèrent grandement à l’échec de la révolution marxiste de 1964. Elles et les enfants distribuèrent des milliers d’imprimés avec cette supplique: «Mère de Dieu, protégez-nous et épargnez-nous de nouvelles souffrances…».
Les femmes passaient dans la rue en récitant à haute voix le
chapelet et en chantant des cantiques. Le 17 Mars 1964 fut
organisée la «Marche de la famille pour la liberté, avec l’aide de Dieu».

Toutes les semaines, le Cardinal Archevêque de Rio de
Janeiro alertait les catholiques, en leur demandant la prière et la pénitence, selon l’esprit de Fatima, pour obtenir la miséricorde de Dieu par l’intercession de Notre Dame.

Le 31 Mars, sans conflit armé, sans que le sang fût versé,
sonna l’heure de la liberté, de la tranquillité et de la paix.
Il est vrai que bien des problèmes graves restent à résoudre
dans ce grand pays, encore aujourd’hui.

Extraits de : «  Si l’on fait ce que je vais vous dire,
on aura la paix
« 
P. Leite S.J. (Ed. Tequi.)