Les Deux étendards

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Si Dieu le veut, Il sauve tout le monde et tout de suite ! Mais parce qu’Il veut que nous soyons pleinement libres, pleinement responsables de notre choix de faire le bien, Il nous fait participer à son règne. Et c’est là que nous, pauvres hommes que nous sommes, nous avons notre rôle à jouer. En effet, promouvoir le règne du Christ, c’est Le choisir Lui plutôt que de choisir n’importe quelle autre chose ! C’est choisir sa bannière, son étendard, plutôt que celui de Satan, celui du mal.

Sa bannière est pour nous un phare qui nous guide au milieu de la nuit, au milieu de cet océan de tristesse qu’est le monde moderne.

Nous n’avons pas beaucoup de ports dans lesquels nous pouvons nous réfugier ! Celui du Christ est le seul, sûr, inexpugnable ! L’autre, celui de Lucifer, tente désespérément de nous attirer à lui et commence déjà à sombrer sous les eaux et est voué à sa propre perte, nous le savons bien.

On le voit bien dans la représentation de Saint Ignace. La méditation des deux étendards dans la méthode Ignacienne nous donne un signe fort de la reconnaissance du bien et du mal.

Mais attention, pour préférer le bien, il est nécessaire de connaître le mal. Il existe, c’est une réalité ! Le négliger, le sous-estimer serait une erreur de notre part, car le malin nous guette, il attend avec impatience, car Satan est impatient, la moindre faille par laquelle il pourra investir la place et propager son venin.

Il faut donc, pour tout chrétien, être vigilant et veiller à ne pas tomber dans la volonté de Satan. Il nous est donc indispensable de connaître ses méthodes, ses ruses qui sont trop souvent nos propres faiblesses.

Pour cela, encore une fois Saint Ignace nous donne des signes pour reconnaître le mal et l’éviter :

  •  l’image de Babylone l’orgueilleuse qui veut égaler Dieu par sa puissance.
  •  L’image du chef de bande qui s’impose par la force.
  •  Ce chef de bande qui s’impose en plus de la force, par un faux enseignement intellectuel souvent ponctué de messages compliqués et troublants. L’analogie à la classe politique actuelle est facile à faire.
  •   Le signe encore, de l’excitation des passions, de la richesse démesurée.
  •  Aussi, le signe du mensonge de la tromperie, des jeux voilés. On se cache, on évite la vérité et l’on agit dans l’ombre.
  •  Enfin, le signe de l’omniprésence de Satan en tête de file de ses légions de démons, qui est partout et vise ceux qu’il craint le plus.

    Alors qui craint-il ? Eh bien nous catholiques attachés à l’étendard du Christ, qui sommes aujourd’hui sur cette route de Chartres en train d’affirmer à nouveau notre Foi, et serons sûrement demain, il le faut, en train de la proclamer et la répandre. Mais parmi nous, encore plus touchés par les assauts du malin, les chefs, les pères de famille, les prêtres, les responsables politiques.

De l’autre côté, l’image des signes des rangs du Christ. Une grande plaine paisible aux abords de Jérusalem nous sert de décor.
Vision de paix de calme de douceur, de sûreté. Nous sommes à l’abri.
Et non comme un chef despotique, Dieu nous a choisis, tous un par un. Il nous laisse à notre tour Le choisir en toute liberté.

Attention de ne pas s’y tromper ! Il ne s’agit pas que de faire le choix entre le bien et le mal ! Mais bien de choisir le bien en connaissance du mal. C’est-à-dire réaliser une élection dans son cœur après s’être donné les moyens d’un bon discernement. Discernement qui passe par la prière, le sacrifice, la médiation et l’oraison.

L’exemple des saints est là pour nous guider. Ils ont eu à réaliser ce combat spirituel avant nous, parfois dans d’atroces souffrances, ce qui nous prouve à quel point Satan les sait importants.
Mais au fond, les martyrs aussi nous apportent une belle conclusion de ce combat, à condition de suivre la bannière du Christ :
Comme eux, nous devons être capables de répondre :

«Que voulez-vous que je craigne?
Si je vis, je sers Dieu et si je meurs, je Le vois !
»


Quand bien même nous aurions dix mille raisons de laisser perdre notre âme et qu’une seule de la sauver, parce que c’est pour le Christ, cela suffit. Le Choix de départ est fait, c’est Vous que j’ai choisi, mon Dieu. Mais comme pour le renouvellement de notre baptême, de notre Foi, nous devons nous réengager tous les jours, c’est une nécessité.

Car les évangiles nous le rappellent, « Qui n’est pas avec moi est contre moi », et nous ne pouvons choisir deux maîtres.

Cette lutte, ce choix commencent bien souvent par un combat sur nous mêmes. Par conséquent, que ce ne soit pas notre volonté, ma volonté, ni celle du démon mais bien votre Volonté, Seigneur, qui soit faite.