Notre Dame de Lourdes et Sainte Bernadette

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Toute apparition est une démarche de Dieu, un appel adressé à son peuple

L’exode est le premier acte du pèlerin : il faut partir, il faut quitter le pays de son péché et prendre la route de Dieu. Lorsque la Vierge Marie, par la voix de Bernadette, nous crie trois fois « Pénitence, pénitence, pénitence », elle répète l’appel de Dieu transmis par les prophètes et par son Fils; « Quittez vos chemins d’iniquités et tournez-vous vers Moi … si vous ne faites pénitence, vous périrez tous ».
Nous partons donc vers la Terre Promise, vers l’amitié divine.
« Seigneur, faites que je marche », ce n’est pas seulement la prière des malades et paralysés, c’est celle de tout chrétien en marche vers la Maison du Père. La Foi inspire la prière incessante du pèlerin, et le poussera au confessionnal et à la Table Sainte.

La société à l’époque de Sainte Bernadette

En ce début du Second Empire, la libre-pensée et le matérialisme connaissent une importante floraison. Le scepticisme est de bon aloi, le rationalisme déborde même sur la bourgeoisie catholique. Il est élégant de douter, de repenser les problèmes et de tout remettre en question. Les sectaires pullulent dans leur science fausse et vague.
Certes, il y a l’impératrice, le parti catholique, les ultras-montains; mais il y a surtout la vague de libéralisme qui déferle sur la France et l’Europe, le socialisme qui fait son chemin dans les masses.
Quant à l’empereur, il est un prince de hasard, un socialiste de pensée qui cherche à concilier la dictature et la démocratie et qui met toutes ses complaisances dans le libre-penseur Victor Duruy.
Cette atmosphère réagit-elle sur la tranquille ville de Lourdes?
Lourdes possède, certes un lieu de réunion où viennent parler ensemble les fonctionnaires, les représentants des classes libérales et les rentiers, et où on discute fort. Mais, d’une manière générale, on n’est pas anticlérical dans cette petite ville. Le peuple y prie, les pauvres élèvent leurs enfants dans la foi et l’honnêteté, la classe bourgeoise reste bien pensante, cordiale avec son curé et assiste à la messe le dimanche.

Biographie de Sainte Bernadette

Bernadette est l’aînée de 9 enfants du ménage Soubirous, qui, de modeste, s’achemina à la pauvreté, le père de meunier devenant tâcheron, ne trouvant pas toujours de l’embauche. La mère loue ses bras pour des ménages et des lessives ; on a souvent faim dans le réduit de trois mètres sur quatre dénommé le cachot où vit la famille de notre future voyante de 14 ans. Par surcroît de misère, Bernadette était faible de santé, tourmentée par l’asthme.
Pourquoi lui a-t-on donné le titre de « bergère » ? C’est qu’elle le fut, en effet, chez sa nourrice, une paysanne de Bartrès, village voisin, qui la garda quelques années chez elle. Ainsi, formée à l’école de la pauvreté, elle le fut aussi à celle de la solitude et du silence des coteaux déserts d’où elle surveillait ses brebis. Elle récitera des Ave, la seule prière qu’elle connaisse, avec le Notre Père, le je crois en Dieu et le Gloire au Père. Elle ne sait pas même son catéchisme et n’a pas fait sa première communion. L’instituteur de Bartrès et sa nourrice essaient de lui enseigner le catéchisme, mais il était bien difficile de lui faire retenir la lettre du livre.
Pour son admission à la première communion, comme le futur curé d’Ars pour la prêtrise, on la trouva si peu savante qu’on hésita à la recevoir, mais si pieuse que cette seule considération l’emporta sur les autres.
Telle est l’enfant sur qui vont s’étendre les grâces exceptionnelles que chacun connaît.
Après les apparitions, Bernadette entra comme pensionnaire chez les sœurs de l’hospice, elle continua de suivre la classe, s’appliquant énormément.
Plusieurs fois, on essaya, par une cure à Cauterets ou en d’autres stations, de réduire son asthme, mais ce fut vain.
Depuis longtemps, elle désirait être religieuse dans cette congrégation des Sœurs de la charité et de l’instruction chrétienne de Nevers, qui tiennent à Lourdes l’école et l’hospice. Mais, pauvre, ignorante et malade, elle n’osa guère espérer. Elle dut attendre encore pendant deux ans, et, à vingttrois ans, elle quitta Lourdes pour entrer au noviciat de Nevers.
Elle y pris l’Habit et on lui donna te nom de Sœur Marie Bernard. Mais, bientôt, la voilà malade à l’infirmerie, en proie à de terribles crises d’asthme. Son état s’aggravant, on lui donna les derniers sacrements et elle fut autorisée à faire, avant le délai habituel, sa profession religieuse.
Mais sa santé se remit de manière inattendue, et un an plus tard, elle renouvela officiellement sa profession et reçut l’emploi d’aide à l’infirmerie.
Toutefois, la tuberculose gagnait du terrain dans ce pauvre petit corps épuisé, une tumeur se déclara au genou qui lui fit perdre l’usage de ses jambes. Elle fut admise à prononcer ses vœux perpétuels. La vie diminuait progressivement tandis que ses douleurs augmentaient; il lui fallait rester assise dans un fauteuil, car elle ne pouvait plus respirer. Elle reçut l’extrême-onction, et, peu
après, elle murmura une dernière fois: « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour moi, pauvre pécheresse… pauvre pécheresse. .. ». C’est dans cette invocation qu’elle mourut, laissant le double témoignage de son humilité absolue et de la confiance qu’elle avait en Marie Immaculée.

Le caractère de Bernadette

Bernadette était bonne et charitable. Ainsi, quand on arrivait à lui procurer un peu de pain blanc (le pain de maïs lui faisait mal ), ou quelque nourriture plus fine, ses frères et sœurs en réclamaient, et, sans se plaindre, elle partageait ce qui aurait pu la soulager.
Très droite, elle ignorait le mensonge.

Pleine de bon sens et ferme, ce qu’elle avait dit, elle l’avait dit et répondait avec finesse (Cf Sainte Jeanne d’Arc). Elle répétait les détails des apparitions, sans changer un seul mot, faisant remarquer à l’occasion qu’elle n’avait pas dit ce qu’on voulait lui faire dire.
Elle était vive, mais elle apprit par la suite à se dominer; elle était têtue aussi, elle en convint un jour à Nevers : « j’ai été entêtée toute ma vie ».
Plus tard, lorsqu’elle fut religieuse, bien qu’elle se fût fortement corrigée, la Mère Henri Fabre remarqua : « en y regardant de très près, on pouvait remarquer chez Sœur Marie Bernard, novice, un peu de vivacité, des réparties trop promptes, sans pourtant être jamais blessantes, quelques accès de mauvaise humeur ou d’impatience ».
Tout cela s’alliait à un fond de caractère espiègle.

Les souffrances de Bernadette

Toute sa vie, elle souffrit de sa mauvaise santé : rhumes à répétition, bronchite, toux, asthme qui lui donnait de violentes crises d’étouffement, et pour terminer une tuberculose qui fut source de souffrances terribles.
La situation de sa famille de modeste devint miséreuse, avec la honte que cela entraînait vis à vis de l’entourage; et puis, on ne mangeait pas toujours à sa faim au foyer familial…
Il fallait aussi garder les plus jeunes quand les parents travaillaient, d’où l’impossibilité d’aller à l’école. Quand elle y allait, on ne savait pas trop où la mettre, tant elle était en retard. Elle avait la tête dure, ses compagnes le lui faisaient remarquer et préféraient aller jouer avec les autres.
Elle pleurait souvent, désolée de donner tant de peine, surtout avec sa nourrice, à Bartrès, qui s’impatientait parce que cette enfant ne retenait rien, Il lui arrivait aussi de pleurer ses absences au catéchisme.
Elle eut à souffrir aussi des moqueries, pendant et après les apparitions. Les Sœurs de l’Hospice, elles-mêmes, restèrent un certain temps incrédules. L’incrédulité ou le doute du clergé lui furent une épreuve très sensible.
Il lui fallut souffrir de la part de beaucoup, des incompréhensions, des quolibets, des injures, des réflexions désobligeantes. Les louanges excessives de certains ne lui étaient pas moins pénibles.
A Nevers, les humiliations ne manquaient pas; qu’il suffise de noter la réflexion d’une de ses compagnes de St Gildard: « Quelle chance de n’être pas Bernadette! » Lors des obédiences, sa supérieure générale la présente à l’évêque comme « bonne à rien ».
Son caractère vif lui fut aussi un sujet de combat.

Les apparitions , les messages

1ére Apparition : jeudi 11 février.
Bernadette entendit une rumeur « comme le vent », elle se retourna ; dans l’ouverture de la grotte, elle vit « une jeune fille blanche, pas plus grande que moi, qui me salua par une légère inclination de la tête… à son bras droit, pendait un chapelet. »
La première réaction de Bernadette fut la peur; alors, elle prit son chapelet. « Je récitais mon chapelet, la jeune fille faisait courir les grains du sien, mais elle ne remuait pas les lèvres…. Quand j’eus fini mon chapelet, elle disparut ».

Le comportement de Bernadette fut tout imprégné de discrétion ; en dehors du cercle de famille, elle n’en parla à personne.
Toute cette première apparition s’était déroulée dans le silence, et offrit un caractère d’oraison pure, qui, dans le concret, s’enveloppa de sourires et de saluts.

2ème Apparition : dimanche 14 février.
Bernadette aspergea d’eau bénite « l’Inconnue »; celle-ci sourit et demeura. Comme suspendue à la vision, Bernadette ne bougea plus. Un coup de badine de sa mère la fit revenir sur terre. Ce n’était plus l’oraison du jeudi, c’était l’extase.

3ème Apparition : jeudi 18 février.
De pieuses personnes qui avaient accompagné Bernadette proposèrent un papier pour que l’Inconnue écrivît son nom. Celle-ci « s’est mise à rire », et dit : « ce que j’ai à dire, il n’est pas nécessaire de le mettre par écrit » ; puis: «voulez-vous me faire la grâce de venir ici pendant 15 jours? » ; Et enfin : « Je ne vous promets pas de vous faire heureuse en ce monde mais en l’autre ».
Délicatesse de l’amour, et exigence de la seconde phrase.

4ème Apparition : Vendredi 19 février.
Le visage de Bernadette était cireux, des saluts, des sourires, de temps en temps un tout petit mouvement des lèvres ; « voir sa figure, cela faisait pleurer » dit sa tante.
Des vociférations sorties du Gave – seulement perceptibles à la Visiteuse et à la visitée – qui « s’interpellaient, se croisaient, se heurtaient, comme des paroles d’une foule en querelles, dominées par une voix forcenée: sauve toi !… sauve toi ! ». –
La lutte de l’Enfer contre le Ciel.

5ème Apparition : Samedi 20 février.
La Dame apprit à Bernadette une prière pour elle seule. La mère de la jeune voyante dit de sa fille extasiée : « je ne la reconnais plus ». Transfiguration de grâce heureuse.

6éme Apparition : Dimanche 21février.
La foule se dirigea vers la grotte ; trois gendarmes étaient là, ainsi que le docteur Dozous, réputé pour sa science, mais non par sa pratique religieuse. Il ne reconnut rien que de normal chez Bernadette.
Bernadette vit le visage de la Dame s’attrister, aussi deux larmes tombaient sur ses joues.
Demandant à la Dame ce qui l’attristait, Elle lui répondit: « Priez pour les pécheurs ».
Compassion qui porta l’enfant à prier et souffrir pour le salut des âmes.

7ème Apparition : Mardi 23 février.
Le lundi, Bernadette n’est pas allée à la grotte « officiellement », défense lui en avait été faite, mais elle y courut en cachette, hélas, la Dame ne vint pas : déception et sentiment d’abandon.

Le mardi, elle y retourna, la Dame était là. Elle lui confia des secrets, avec lesquels Bernadette vécut et mourut sans les communiquer.
Joie dans une extase d’une heure.

8ème Apparition : Mercredi 24 février.
Bernadette sembla accueillir de douloureuses confidences, elle se releva en larmes et sembla vouloir s’adresser à la foule. Les plus rapprochés purent entendre sa voix du sein de l’extase : « Pénitence… pénitence… pénitence ».

9ème Apparition
La Dame dit à Bernadette : « allez boire à la fontaine et vous y laver », lui montrant du doigt l’endroit de la fontaine. Il n’y avait qu’un peu d’eau sale, Bernadette gratta, l’eau vint, elle but, mais reparut la bouche et le menton maculés de boue. La Dame ajouta : « Allez manger cette herbe que vous trouvez là », l’enfant arracha trois petites poignées d’herbe qu’elle essaya de manger.
Déception, les gens ne comprirent pas et se moquèrent.

10ème Apparition
La Dame dit: « Allez baiser la terre par pénitence pour les pécheurs ». Bernadette baisa la terre à plusieurs reprises. La Dame ajouta : » Vous direz aux prêtres de faire bâtir ici une chapelle ».
Courage nécessaire pour mener à bien cette mission.

11ème Apparition : Dimanche 28 février.
Bernadette s’avança à genoux sur environ sept ou huit mètres, remonta, redescendit, toujours à genoux, baisant la terre. Emu, le garde-champêtre cria : « baisez la terre », et chacun s’exécuta comme il put à cause de la foule (deux mille personnes). Bernadette transmit à la Dame le message de son curé réclamant qu’elle dise son nom. La Dame se contenta de sourire.

12ème Apparition : Lundi 1er mars.
Bernadette, à genoux, sortit son chapelet et l’éleva ; puis elle le remit dans sa poche et en sortit un autre qu’elle agita de la même façon (une dame de Lourdes lui avait demandé de se servir du sien). On l’accusa d’avoir bénit des chapelets, ce à quoi elle répondit avec humour: « Non, les femmes ne portent pas l’étole! » .

13ème Apparition : Mardi 2 mars.
La Dame demanda encore la chapelle, et réclama qu’on y vint en procession. Bernadette alla le dire à son curé qu’elle craignait plus que les gendarmes ! Mais, de retour, elle dit : « Je suis bien contente, j’ai fait ma commission ». Force de son caractère.

14ème Apparition : Mercredi 3 mars.
Trois mille personnes à la grotte, et la Dame ne vint pas. Déconvenue de tous et de Bernadette qui se demanda si la Dame n’était pas fâchée contre elle. Plus tard, dans la journée, poussée irrésistiblement vers la grotte, elle retrouva la Dame qui lui expliqua : « Vous ne m’avez pas vue ce matin parce que il y avait des personnes qui désiraient voir la contenance que vous auriez en ma
présence ; et elles en étaient indignes ; elles ont passé la nuit à la grotte et elles l’ont déshonorée.
».
Une troisième fois, la Dame renouvela sa volonté d’une chapelle.
Avec courage, Bernadette retourna voir son curé, qui prit la demande avec ironie.

15ème Apparition : Jeudi 4 mars.
La Dame était au rendez-vous. Extase plus longue que les autres, sans éléments nouveaux
d’information pour la foule avide.

16ème Apparition : Jeudi 25 mars.
Quand Bernadette arriva, la Dame était déjà là. L’enfant lui dit tout ce que son cœur contenait; puis elle lui demanda encore quel était son nom. Alors, la Dame décroisa doucement ses mains, les ouvrit et les inclina vers le bas après avoir fait glisser son chapelet vers le poignet. Elle joint à nouveau les mains sur sa poitrine et dit « Que soy era immaculada Councepciou… Je suis
l’Immaculée Conception
».
Bernadette alla trouver son curé, se répétant le mot tout au long du chemin pour ne pas l’oublier, car elle ne comprenait pas ce que cela voulait dire. Le prêtre était profondément bouleversé, mais ne le montra pas. La Dame devenait la Sainte Vierge.

17ème Apparition : Mercredi 7 avril.
Bernadette était en extase, son cierge lui glissa des mains, la flamme lui toucha les doigts mais ne la brûla pas.

18ème Apparition : Vendredi 16juillet.
Malgré les barricades posées pour empêcher l’accès à la grotte, Bernadette vit la Dame comme s’il n’y avait aucun obstacle ; « la Dame m’apparut au lieu ordinaire, sans rien me dire. Jamais je ne l’avais vue aussi belle ».
C’était pour la dernière fois sur la terre.

Les miracles

Miracles de guérison des corps : tous les livres sur Lourdes sont remplis de relations de miracles.
Guérisons des âmes : moins connues parce que plus cachées, mais elles sont nombreuses et plus importantes encore que celles des corps.
Le témoignage de Bernadette, déjà important par lui-même, emprunte une force nouvelle par les faits merveilleux qui s’accomplissent à Lourdes. Si l’on doit juger l’arbre à ses fruits, on peut dire que les Apparitions ont produit des effets surnaturels et divins. Les Apparitions sont le point de départ des guérisons (des corps et des âmes); nous pouvons dire que « le doigt de Dieu
est ici ».

La proclamation du dogme de l’Immaculée Conception

Le 18 janvier 1862: Mandement de l’évêque de Tarbes.
« Le saint Nom de Dieu invoqué, nous fondant sur les règles sagement tracées par Benoît XIV dans son ouvrage sur la béatification et la canonisation des saints, pour le discernement des apparitions vraies ou fausses ;
Vu le témoignage écrit des docteurs-médecins que nous avons consultés au sujet de nombreuses guérisons obtenues à fa suite de l’emploi de l’eau de la grotte, Après avoir invoqué les lumières du Saint-Esprit et l’assistance de la Très Sainte Vierge, Avons déclaré et déclarons ce qui suit: Article premier: nous jugeons que l’Immaculée Marie a réellement apparu à Bernadette Soubirous …
»


Le 8 décembre 1854,

Le Bienheureux Pie IX, Pontife suprême, déférant au vœu de toute l’Eglise, résolut de proclamer solennellement par son oracle souverain et infaillible la Conception Immaculée de Marie.
Dans la basilique du Vatican, au milieu d’une immense assemblée de Pères, de Cardinaux et d’Evêques de la Sainte Eglise Romaine, venus même des contrées les plus lointaines, le Pape, aux applaudissements de l’univers entier, proclama et définit solennellement que la doctrine enseignant que la bienheureuse Vierge Marie, dès le premier instant de sa Conception, a été, par
un singulier privilège de Dieu, préservée et exempte de toute souillure originelle, est une doctrine divinement révélée, et qui doit, par conséquent, être crue fermement et invariablement par les fidèles.

Les vertus cardinales chez Bernadette

Prudence.
Son silence. Elle ne parla qu’à ceux qui avaient mission de l’entendre.
Sa prière.
Son désintéressement : elle n’accepte jamais rien.
Par sa prudence, les enquêteurs de tous ordres ont abouti, contre leur propre désir, à prouver que Bernadette ne fut ni une simulatrice, ni une exploiteuse, ni une hystérique.

Justice.
Elle accomplit tout ce que la Sainte Vierge lui demande. Elle témoigna de ce qu’elle avait vu et entendu, mais se borna à transmettre.
Sa conduite avec ceux qu’elle côtoyaient resta ce quelle devait être.
Jamais d’animosité envers ceux qui la contredisaient ou qui se montraient sceptiques, « je ne suis pas chargée de faire croire, mais de dire ».

Force.
Celle, dont les nerfs étaient prétendus fragiles, s’affirma avec une grande fermeté.
Elle se présenta devant tous avec une respectueuse modestie, et, cependant, avec une extrême assurance. Elle se trouva en présence des prêtres et des autorités avec le même calme et la même liberté que si elle était seule ou avec ses parents.

Tempérance.
La présence de la Sainte Vierge étaient, pour elle, une délectation dont personne ne put se faire une idée mais elle ne s’arrêta pas là ; cette joie était pour elle un tremplin pour accueillir l’amour de Dieu et grandir toujours dans cet amour.

Conclusion

Notre monde inquiet, désespéré et triste a besoin d’accueillir et d’imiter le sourire de Notre Dame de Lourdes.
La France a oublié ses origines chrétiennes, la Très Sainte Vierge, sa Patronne Principale lui désigne la piscine de Lourdes, la piscine des guérisons miraculeuses et des résurrections spirituelles.

RELIGIEUSES VICTIMES DU SACRE-CŒUR DE JESUS