NOTRE-DAME DU ROSAIRE A FATIMA

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« Si l’on fait ce que je vous dirai, beaucoup d’âmes se sauveront et l’on aura la paix ».


Ces paroles ont été confiées par Notre-Dame à trois petits pastoureaux, Lucie, François et Jacinthe, à Fatima, le 13 juillet 1917.

Que s’est-il donc passé à la Cova da Iria en cette année 1917 ?



PRELUDE :



a) La visite de l’ange



Il faut signaler que les six apparitions de la « Dame » en 1917 avaient été précédées en 1916 par l’apparition d’un ange qui se présentait comme ‘l’Ange du Portugal ‘et qui avait comme mission de préparer spirituellement les enfants aux événements de 1917 et notamment à la prière, au sacrifice, à la pénitence. Prosterné à terre, il leur apprit une prière d’adoration et de réparation, et leur recommanda de la répéter souvent.


b) Prière de l’Ange


«Mon DIEU, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas, qui ne Vous aiment pas. Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément, et je Vous offre le très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de JÉSUS-CHRIST présent dans les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels II est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son Très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de MARIE je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs ».


1 – LE ROSAIRE, DEMANDE EXPRESSE DE NOTRE-DAME


Le 13 mai 1917, une « Dame » apparaît dans un halo de lumière au-dessus d’un chêne-vert, à trois enfants qui gardent des moutons dans la campagne de Fatima. Elle leur demande de venir au même endroit six fois de suite, à la même heure, le 13 de chaque mois.
Dire le chapelet, c’est un premier enseignement qui se dégage des apparitions de Notre- Dame à Fatima. Et pour bien concrétiser cet enseignement fondamental, la céleste visiteuse porte, pendu à son bras droit, un chapelet de cinq dizaines.
Telle personne veut-elle obtenir telle grâce ? Telle autre, telle guérison ? Qu’elles récitent le chapelet.
Lorsque Lucie lui demande si François ira aussi au Ciel, le garçon reçoit le conseil de dire son chapelet.

  • Le 13 mai, Notre-Dame dit: « Que l’on récite le chapelet tous les jours pour obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre ».
  • Le 13 juin : « Je veux que vous récitiez le chapelet tous les jours ».
  • Le 13 juillet: « Je veux que l’on continue à réciter le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre. Elle seule pourra vous secourir ».
  • Le 19 août : « Je veux que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours ». L’apparition du mois d’août n’avait pas pu avoir lieu le 13 parce que les enfants avaient été séquestrés par l’autorité civile.
  • Le 13 septembre : « Que l’on continue à réciter le chapelet tous les jours pour obtenir la fin de la guerre ».
  • Enfin le 13 Octobre 1917, un samedi, vers 12 h 30 Lucie tressaille et s’écrie: «La voici!… La voici ! ». Elle n’a pas oublié que la Belle Dame lui avait promis de dire son nom, aussi questionne-t-elle : « Qui êtes-vous, Madame ? ». La Vierge répond : « Je suis Notre-Dame du Rosaire » et, pour la sixième fois, Elle recommande de continuer à réciter le chapelet tous les jours.

2 – LE ROSAIRE, SECOURS EXCEPTIONNELLEMENT EFFICACE


L’Eglise a toujours fortement encouragé la récitation du chapelet, cette « couronne » de louange offerte à Notre-Dame.
Saint Dominique au XIIe siècle, après une prière assidue à Marie, obtint d’Elle la recommandation de prêcher le Rosaire au peuple ; Elle lui faisait entendre que cette prière serait un secours exceptionnellement efficace contre les hérésies et les vices. Les Papes ont plusieurs fois affirmé, dans leurs lettres apostoliques, que saint Dominique est l’auteur et l’instituteur de cette forme de prière.
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, le grand apôtre de Marie, prochainement proclamé Docteur de l’Église, ne dit-il pas « Je vous prie instamment de réciter votre chapelet, et même si vous en avez le temps, votre rosaire, tous les jours, et vous bénirez, à l’heure de votre mort, le jour et l’heure que vous m’avez cru ».
Saint Pie X, dans son «Testament» appelle le Rosaire la prière la plus belle, la plus riche en grâces, celle qui plaît le plus à la Très Sainte Vierge.
Le bienheureux Pape Jean XXIII, répondant à l’inquiétude de ceux qui ne voient dans le chapelet qu’une récitation monotone, a dit : « On ne rappellera jamais assez que le Rosaire doit être récité, non seulement avec les lèvres, mais avec l’application de l’esprit aux sublimes vérités, avec un cœur tout embrasé de reconnaissance et d’amour ».

Le Rosaire fut pour le peuple chrétien la source d’innombrables bienfaits. Citons entre autres, la victoire remportée par les princes chrétiens sur le sultan des Turcs à Lépante. Ce succès fut attribué à la prière du Rosaire. En effet, au jour même où fut remportée la victoire, les confréries « dans tout l’univers », à la demande du Saint Pontife Pie V, adressaient à Marie des prières ferventes.
Une autre victoire insigne fut remportée en 1716 en Hongrie sur les troupes innombrables des Turcs par Charles VI, grâce à la prière assidue du Rosaire.
La victoire éclatante, également mariale, en 1683 sur l’islam, à Vienne, qui sauva une fois de plus la Chrétienté.
Plus près de nous : la France sauvée du communisme par un appel à la prière de Notre- Dame à l’île Bouchard en 1947 ; l’Autriche également sauvée du communisme en 1955 après une croisade réparatrice du Rosaire comptant 500.000 adhérents. On pourrait multiplier les exemples de victoires militaires et politiques à l’infini.



3 – PÉNITENCE ET RÉPARATION


Dès la première apparition, la « Dame » demande aux enfants : « Voulez-vous vous offrir à DIEU pour faire des sacrifices et accepter volontiers toutes les souffrances qu’il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés qui offensent Sa divine Majesté ?
Voulez-vous souffrir pour obtenir la conversion des pécheurs, pour réparer les blasphèmes, ainsi que toutes les offenses faites au Cœur Immaculé de MARIE ? »

Ainsi MARIE atteste la nécessité surnaturelle de l’ascèse chrétienne et son impact énorme dans l’économie du salut des âmes.
A la réponse affirmative des enfants, Elle ajoute : « vous allez avoir beaucoup à souffrir, mais la grâce de DIEU vous assistera et vous soutiendra toujours ».

Le 13 juillet, Notre-Dame demande à nouveau aux enfants de se sacrifier pour les pécheurs et de dire souvent, spécialement toutes les fois qu’ils feront un sacrifice: « Ô JÉSUS, c’est pour Votre amour, pour la conversion des pécheurs et en réparation des injures faites au Cœur Immaculé de MARIE. »
Elle leur montre l’enfer, leur confie le « secret » dont Lucie pourra révéler deux grands éléments, et leur apprend une prière : « Lorsque vous récitez le chapelet, dites à la fin de chaque dizaine : « 0 mon JESUS, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes et venez en aide surtout à celles qui ont le plus besoin de Votre miséricorde. »

Enfin, le 13 octobre, juste avant le miracle, Notre-Dame dit : « Il faut que les gens se corrigent, qu’ils demandent pardon de leurs péchés ! », et prenant un air plus triste, avec une voix suppliante, Elle ajoute : « qu’ils n’offensent plus Notre Seigneur, qui est déjà tant offensé ! »


4 – VISION DE L’ENFER

MARIE est émue de compassion pour les pécheurs dont les crimes attirent sur eux la condamnation éternelle de DIEU et Elle met tout en œuvre pour les sauver d’un sort aussi affreux.

Ecoutons ce récit de Lucie, du 13 juillet 1917 : « Lorsque Notre-Dame nous répéta encore : sacrifiez-vous pour les pécheurs, Elle ouvrit les mains et le faisceau de lumière projeté sembla pénétrer la terre et nous vîmes comme une mer de feu. En ce feu étaient plongés, noirs et brûlés, des démons et des âmes sous forme humaine, ressemblant à des braises transparentes noires et bronzées. Soulevées par les flammes qui sortaient d’elles-mêmes, elles retombaient de tous les côtés comme les étincelles dans les grands incendies, sans poids ni équilibre, au milieu de grands cris et de gémissements de douleur et de désespoir qui faisaient frémir et trembler d’épouvante.
Ce fut probablement à cette vue que je poussai l’exclamation d’horreur qu’on dit avoir entendue.

Les démons se distinguaient des humains par leurs formes horribles et dégoûtantes d’animaux épouvantables et inconnus, mais transparents comme des charbons embrasés. Cette vue dura un instant.

Effrayés, nous levâmes les yeux vers la Sainte Vierge qui nous dit avec bonté et tristesse : « Vous avez vu l’Enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, le Seigneur veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé… »


Le 13 juin, Elle leur avait révélé son Cœur : au-dessus de la main gauche de l’Apparition, les enfants avaient vu un cœur entouré d’épines qui le piquaient de toutes parts. Us comprirent que c’était le Cœur Immaculé de MARIE, affligé par les péchés de tant d’hommes et qu’il demandait réparation.
La Très Sainte Vierge MARIE attache une promesse à la dévotion à son Cœur Immaculé par ces paroles : «A tous ceux qui embrasseront cette dévotion, je promets le salut. Leurs âmes seront aimées de DIEU comme des fleurs placées par moi devant son trône ».


5 – GAGE DE VERACITE : LA DANSE DU SOLEIL


MARIE a accrédité la véracité de ses apparitions :
En effet, le 13 Juillet Elle annonce : « En Octobre je ferai un grand miracle que tous verront pour qu’ils croient ».

C’est, le 13 Octobre 1917, « la danse du soleil » qui est observée par plus de cinquante mille personnes massées sur le plateau de la Cova da Iria. Elle est observée par des gens de tous les milieux y compris par des libres-penseurs venus là pour se moquer des vaines attentes de leurs concitoyens…
Après ce prodige inouï, le peuple s’écria: Nous avons vu « le signe de DIEU ». Les journaux portugais du 15 Octobre et des jours suivants relatèrent ces faits et leurs témoignages suffisent largement pour établir l’historicité du phénomène solaire.


CONCLUSION

Un si remarquable miracle témoigne de l’importance exceptionnelle que Notre-Dame attache au message qu’Elle est venue apporter à la Terre par l’intermédiaire des trois petits pastoureaux de Fatima et du poids de ses paroles :

» Si l’on fait ce que je demande, beaucoup d’âmes se sauveront et l’on aura la paix».


LES SŒURS DE LA MÈRE DE DIEU
(Opus Maria)


Sources : Fatima 1917-1964, par le Chanoine C. Barthas.
Fatima, merveille du XX siècle, par le même auteur.