Nourrir sa foi par l’étude, la prière et les sacrements.

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Mieux vaut mourir que de laisser, pour peu que ce soit, corrompre en moi et dans les autres la chaste virginité de la vérité.
SAINT HILAIRE

Travaillons donc à bien penser ; voilà le principe de la morale.
PASCAL
Pensées


Les moyens que Jésus-Christ Lui-même a institués pour nous greffer sur Lui et déverser Sa vie en nous sont les sacrements : les sacrements seront donc l’essentiel de la vie chrétienne, les moyens essentiels et principaux de salut et de sanctification, c’est par eux que les membres de Jésus-Christ Lui sont rattachés et que se fait l’unité de tout son corps qui est l’Eglise, ils sont les liens entre les membres et la Tête.
JEAN DAUJAT
Connaître le christianisme

Puisque nul bien au monde n’est comparable à la Foi, la crise terrible qu’elle traverse en ce moment est un grand malheur. La corruption des moeurs, la cupidité, l’orgueil et la veulerie n’en sont souvent que la conséquence. Chez beaucoup, l’ignorance de la doctrine évangélique ou le manque de convictions sérieuses, ou encore la lâcheté empêchent de mettre les actes en accord
avec la Foi. (…)
Les œuvres sociales et l’activité caritative sont très importantes, mais elles ne sont qu’une préparation. Elles n’atteignent l’âme qu’à travers le corps, tandis que la catéchèse atteint l’homme au plus intime de son cœur. Elle permet de panser plus facilement les blessures et les maladies de l’âme. Ces blessures et des maladies sont plus pernicieuses que celles du corps.
DOM CHAUTARD
L’âme de tout apostolat

Le moyen essentiel pour lutter contre mensonge établi ? Cultiver les champs des vérités éternelles, le champ riche des vérités absolues qui structurent l’esprit humain et lui donnent une assise inébranlable : ce sont les grandes notions métaphysiques, les douze articles du Credo et toutes les vérités qui lui sont connexes. Mais ce grand corps de vérités doctrinales ne sera pour
nous vivant et savoureux que par une étude attentive, accompagnée de la prière. Effort religieux et culturel : êtes-vous capables de lire deux ou trois grands livres à fond par an, la plume à la main ?
UN MOINE
Lettre aux 18-20ans de l’an 2000

Que fait-elle ? Se laisse-t-elle aller ? Non, elle garde confiance, elle renouvelle sa Foi, elle contre-attaque : Je crois avoir fait plus d’actes de Foi depuis un an que pendant toute ma vie !
SAINTE THERESE DE L’ENFANT JESUS
Pendant son épreuve de la nuit de la Foi.

Notre Seigneur suscite et veut se réserver des monastères nouveaux, non seulement pour donner l’idée de la sainteté, mais comme des camps retranchés de l’orthodoxie pure et de la sainte raison. Si nous ne sommes pas des génies, je veux que nous soyons des orthodoxes immaculés.
Il faut étudier en forme d’oraison. Vous lirez beaucoup plus avec l’intime de votre âme qu’avec votre tête… L’étude est une occasion que l’on donne au Seigneur de parler à l’âme. C’est une audience que Dieu nous donne. C’est une oraison que nous faisons.
DOM ROMAIN BANQUET

Quand vous priez, vous parlez à Dieu ; quand vous lisez un bon livre, c’est Dieu qui vous parle.
SAINT AUGUSTIN


Je suis la nourriture des forts, grandis et tu mangeras. Mais tu ne me changeras pas en toi comme la nourriture de ton corps ; c’est toi qui seras changé en moi.
NOTRE SEIGNEUR A SAINT AUGUSTIN
Confessions, livre VII, chapitre X

Ce pain de chaque jour est un remède aux infirmités de chaque jour.
SAINT AMBROISE

Ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang vraiment un breuvage.
JEAN 6,56

Je suis le pain vivant descendu de ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra
éternellement, et le pain que je donnerai, c’est Ma chair que je dois donner pour la vie du
monde .
JEAN 6,51-52

En ce temps-là, Jésus dit aux foules des Juifs : « Ma chair est une vraie nourriture, mon sang est un vrai breuvage. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra aussi par moi. Tel est le pain descendu du ciel. Il n’est pas comme celui qu’ont
mangé vos pères, … et ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement.
JEAN 6,56-58
Evangile de la Fête-Dieu

On sait quand une âme a reçu dignement le sacrement de l’Eucharistie. Elle est tellement noyée dans l’amour, pénétrée et changée, qu’on ne la reconnaît plus dans ses actions et dans ses paroles… Elle est humble, douce, mortifiée, charitable et modeste ; elle s’accorde avec tout le monde. C’est une âme capable des plus grands sacrifices. (…)
Oh ! si les chrétiens pouvaient comprendre le langage de Notre Seigneur qui leur dit : « Malgré ma misère, je veux voir de près cette belle âme que j’ai créée pour moi. Je l’ai faite si grande qu’il n’y a que mon corps qui puisse la nourrir. »
SAINT CURE D’ARS

C’est dans le baptême que nous avons cessé d’avoir le droit d’être à nous-mêmes, et pour toujours (puisqu’il y a un caractère), afin d’être voués au culte de la Sainte Trinité. Et, comme le Christ ne s’est incarné que pour être sacrifié, ainsi nous ne sommes incorporés par le baptême que pour être co-sacrifiés dans la messe et dans la communion. La communion est l’acte par
lequel vous adhérez au maximum à votre vocation de baptisée et par lequel vous la réalisez au maximum.
ABBE BERTO

Jésus et tous les trésors du ciel sont à nous sur l’autel. (…) La Sainte Messe est l’adoration parfaite, l’action de grâce plénière, la satisfaction sans prix, la prière toute-puissante. (…) Si vous voulez être des âmes confiantes, soyez des passionnés de la messe.
PERE D’ELBEE
Croire à l’amour

C’est dans la Vie Eucharistique, c’est-à-dire dans la vie intérieure solide, alimentée au banquet divin, que l’apôtre s’assimile la vie divine.
DOM CHAUTARD
L’âme de tout apostolat

Maintenez dans la mort ce qui est mort déjà, maintenez dans la mort ces dispositions frappées à mort par votre baptême, ne communiquez pas irrégulièrement une vie nouvelle à ces dispositions qui sont mortes, mais qui pourraient revivre par votre faute à vous ; c’est pour cela que je vous dis aussi : « Laissez, vous aussi, tout cela : colère, animosité, malice, blasphème,
paroles honteuses. » (Col 3,8) . Secouez tout ce fardeau, laissez tomber à terre tout cela qui est mort, mais que vous pourriez chercher à faire revivre.
(…)
Parce que notre intelligence s’est dispersée de côté et d’autre par l’oubli et l’inattention ; parce que notre volonté s’est attiédie et relâchée ; parce que notre cœur est devenu égoïste et encombré, il arrive ce phénomène étrange qu’à une heure de notre vie nous sommes obligés de reprendre le travail de destruction commencé par et dans le baptême. Il nous faut par la mortification, c’est-à-dire par la répression généreuse de ce qui est désordonné en nous, réduire toute cette plèbe révolutionnaire qui s’agite dans la sensibilité, ramener notre intelligence qui s’égare sans cesse, et la maintenir en face des choses de la Foi, appuyer notre volonté chancelante sur la force de Dieu, et l’aguerrir, il nous faut enfin éliminer de notre cœur tous les obstacles que, librement, nous avons établis entre Dieu et nous.
Dans ce lent, continu, indispensable et parfois dur travail, nous avons comme appui la grâce de Dieu.
DOM PAUL DELATTE
Contempler l’invisible

Pour être des apôtres féconds, commencez par être des saints, des âmes d’amour.
La seule fécondité, c’est la sainteté. Voyez le curé d’Ars. L’âme de tout apostolat, c’est l’amour intime de l’apôtre et son immolation : « Si le grain ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul » (Jn 12, 24). « De même que le sarment ne peut pas de lui-même porter du fruit sans demeurer sur le cep, ainsi vous non plus, si vous ne demeurez en Moi. Qui demeure en Moi, comme Moi en lui, porte beaucoup de fruits » (Jn 15, 4).

Soyez des âmes d’amour pour devenir apôtres et, chose très belle, à la banque de l’amour plus on donne, plus on s’enrichit.
(…)
Mais, vous le savez, avant l’apostolat de la parole et de l’action, il y a l’apostolat de la prière et de la souffrance, sans lequel l’apostolat extérieur ne serait rien. La parole, l’action ne viennent qu’en dernier lieu, après ce que j’appellerai l’apostolat du silence dans l’amour, qui fut le grand apostolat de Jésus et de Marie, à Nazareth, pendant trente ans.
Jésus a prêché en silence rien que parce qu’Il était le Verbe de Dieu incarné. Vous aussi, vous prêchez par ce que vous êtes : des enfants de Dieu, confirmés dans l’Esprit-Saint et divinisés par l’Eucharistie. Il a prêché par son exemple, vous aussi vous prêchez par votre exemple, si vous êtes les chrétiens que vous devez être.
(…)
Dans vos prières apportez un grand esprit d’apostolat. Priez pour obtenir la miséricorde pour les âmes. Jésus aurait pu sauver les âmes sans nous. Il ne l’a pas voulu. « Le Créateur de l’univers, écrit Petite Thérèse, attend la prière d’une toute petite âme pour
sauver les autres rachetées, comme elle, au prix de son sang. » (Lettres, 15 août 1892)
PERE D’ELBEE
Croire à l’amour

La prière est une clé qui nous ouvre le cœur de Dieu. Seule la prière est capable de transformer le monde.
(…)
Avec la lecture de la sainte Écriture et des autres Livres saints et dévots, on cherche Dieu ; avec la méditation, on Le trouve ; avec l’oraison, on frappe à la porte de son Cœur et avec la contemplation, on entre dans le théâtre des divines beautés, ouvert par la lecture, la méditation et l’oraison, aux regards de notre âme.
SAINT PADRE PIO

Il n’est pas possible de s’engager dans l’apostolat direct si l’on n’est pas une âme de prière. Soyons conscients d’être un avec le Christ, comme Il est conscient d’être Un avec son Père ; notre activité n’est véritablement apostolique que dans la mesure où nous Le laissons travailler en nous et à travers nous avec sa puissance, son désir et son amour. Nous devons parvenir à la sainteté, non pas pour nous sentir en état de sainteté, mais pour que le Christ puisse vivre pleinement en nous. Le don total de nous-mêmes à l’amour, à la Foi, à la pureté, est lié au service des pauvres. C’est quand nous aurons appris à chercher Dieu et sa volonté que nos rapports avec les pauvres deviendront un chemin de sanctification pour nous et pour autrui.
BIENHEUREUSE MERE TERESA
La joie du don

J’ai une faveur à vous demander : que le premier jour de la semaine ou le samedi vous preniez chacun en main le passage des Évangiles qui doit être lu dans l’assemblée ; que vous vous installiez chez vous pour le lire et le relire, que vous exploriez ce qui y est dit, que vous notiez ce qui est clair et ce qui est obscur.
Tout étant ainsi bien pesé et repesé, venez à l’assemblée. Vous retirerez, et nous aussi, grand profit d’une telle étude… Beaucoup m’allègueront leurs affaires, tout leur travail. Fallacieux prétexte ! La preuve, c’est qu’ils bavardent avec leurs amis, fréquentent les théâtres, assistent aux courses ; mais qu’il s’agisse de s’occuper de religion, vous estimez que cela ne mérite pas le moindre intérêt. Autre excuse : on n’a pas de livre ! Que des gens aisés parlent ainsi, c’est simplement risible.
SAINT JEAN CHRYSOSTOME

Étudions notre religion, et ne nous réduisons pas volontairement, en matière de christianisme, à une simplicité méprisable. Souvenons-nous que ce christianisme doit être dans nos personnes aussi solide et aussi raisonnable contre ceux qui l’attaquent, qu’édifiant pour nousmêmes qui le défendons. Ne tombons pas dans ce désordre, aujourd’hui si déplorable et si commun, de professer une créance, et d’en ignorer les preuves essentielles. Faisons-nous un devoir de les bien comprendre, et, selon la maxime de saint Pierre, d’être toujours prêts à en rendre compte.
Que Dieu trouve en nous, sinon des martyrs fervents, puisque le temps de la persécution n’est plus, au moins des confesseurs éclairés, pour soutenir son culte contre la vaine présomption du libertinage. Car c’est, Chrétiens, à quoi nous sommes appelés. Vous demandez quelquefois ce qui pourrait vous occuper, au défaut des divertissements profanes et des joies du siècle. Je vous le dis, l’étude de votre religion. À peine vous y êtes-vous jamais appliqués, et, par une négligence dont vous répondrez à Dieu, à peine avez-vous une idée confuse de ce que vous
croyez, c’est-à-dire de ce qui vous fait chrétiens. Si, bien loin d’être en état de persuader et de confirmer les autres, vous ne prenez nul soin de vous confirmer et de persuader vous-mêmes, comment osez-vous vous glorifier du nom que vous portez ?
BOURDALOUE