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Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, dans son offrande de la journée, disait :

« Mon Dieu, je vous offre toutes les actions que je vais faire aujourd’hui dans les intentions et pour la gloire du Cœur Sacré de Jésus ».

Cette journée qui commence est une étape de plus dans ce long pèlerinage vers la maison du Père. Notre vie est un long chemin qui nous mène vers Lui.

Il est bon de commencer notre journée en l’offrant à Dieu. Il est le maître de toutes choses et tout Lui appartient, nous ne faisons que justice en Lui rendant ce dont II nous laisse disposer gratuitement par pur amour.

Saint Augustin disait :

« Tu cherchais ce que tu pourrais offrir pour toi : offre-toi.
Qu’est-ce que le seigneur réclame de toi, sinon toi-même ? »

Pendant la messe, à l’Offertoire, le prêtre présente séparément le pain et le vin.

Le pain est l’aliment de la pénitence : « tu gagneras ton pain à la sueur de ton front », alors que le vin préfigure les joies de l’éternité. Le pain et le vin sont séparés, comme le sang quitte le corps après la mort.

Mais, dans ce calice, le prêtre rajoute une goutte d’eau : le vin représente le Christ et l’eau symbolise l’homme. Les deux offrandes sont disproportionnées : une goutte d’eau dans le calice de vin. Que sommes-nous par rapport à Notre Seigneur Jésus Christ ? Mais nous sommes associés au sacrifice offert au Père.

La Cardinal Mercier (1851 – 1926) disait :

« Je suis la petite goutte d’eau qu’absorbe le vin de messe.
Sera-t-elle jamais assez pure, assez limpide, la petite goutte d’eau destinée à participer au Saint
Sacrifice de la messe ? »

Car, tout comme Jésus s’offre comme hostie sans tache, nous devons nous purifier pour être digne de nous associer au Sacrifice.

C’est à cet instant que tous nos efforts prennent toute leur valeur. Ces trois jours de marche, cette fatigue, le fait de ne pas pouvoir ou de ne plus pouvoir venir pour certains, tous ces sacrifices plaisent à Dieu. Toutes ces petites gouttes d’eau peuvent alors devenir un fleuve débordant qui pourra étancher la soif d’amour de Dieu.

On le comprend bien, notre véritable participation à l’Offertoire n’est pas gestuelle, elle est intérieure. C’est notre vie que nous offrons en disant à Dieu, comme le Pape Jean Paul Ier :

« Mon Dieu, prenez-moi comme je suis et faites de moi ce que Vous voulez. »

La bonté de Dieu est infinie. Il nous a envoyé Son Fils unique pour nous racheter. Le Fils a institué l’Eucharistie pour Lui permettre d’être réellement présent au milieu de nous, tous les jours de notre vie. Mais, Dieu nous aime tant qu’il a voulu que nous puissions nous associer au sacrifice de la messe, et c’est particulièrement au moment de l’Offertoire que nous pouvons avoir la joie de nous tourner vers Lui pour Lui offrir toutes nos actions, qui, à ce moment, prennent une valeur immense.