Sur la Consécration à l’Immaculée

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Se consacrer à l’Immaculée consiste à lui livrer notre vie


« Consacrons-nous totalement à l’Immaculée, afin qu’elle veuille se servir de nous comme instruments pour sauver et sanctifier les âmes. Gagnons-lui les cœurs : car là où elle entre, là pénètre aussi la grâce divine et à sa suite le salut et la sanctification » (6-3-1927 : L. Groupe de Wiröw).

Il me semble que notre idéal est la consécration inconditionnelle à l’Immaculée pour tout ce qui dépend de notre volonté et l’accomplissement le plus parfait possible de sa volonté à elle en tout ; ce qui revient à dire : « être un instrument parfait dans ses mains immaculées », se laisser totalement guider par elle au moyen de la plus parfaite obéissance par laquelle elle révèle sa volonté et dispose de nous comme ses instruments.

Nous (donc), comme instruments entre ses mains, nous ne servons pas pour munir selon la justice, mais pour convertir et sanctifier, choses qui sont les fruits de la grâce, c’est- à-dire de la miséricorde divine, et qui passent par les mains de la Médiatrice de toutes les grâces. Alors, de même qu’Elle est le parfait instrument dans les mains de la miséricorde divine, – le Cœur très Sacré de Jésus -, de même nous devons être des instruments dans ses mains, pour que, par son intermédiaire, nous devenions des instruments du Cœur de Jésus, la miséricorde divine » (29-4-1931, L.P. Florian Koziura).

Dans la consécration vécue du Père saint Maximilien KOLBE, il y a un rapport personnel, direct de chacun avec l’Immaculée. Se consacrer à l’Immaculée consiste à lui livrer notre vie, non seulement une fois en passant, mais d’instant en instant, au cours des événements les plus divers, y compris la mort. C’est donc un lien d’amour et de dépendance que nous établissons volontairement avec l’Immaculée.

Pour le père saint Maximilien KOLBE, une telle consécration n’est pas réservée à une élite, mais s’adresse à tous, et dans toutes les conditions ou états de vie. C’est un appel universel et personne n’en est exclu.

Cette consécration a un but. Il s’agit de participer au travail missionnaire qui est confié à l’Immaculée, à la lutte qu’elle engage depuis l’origine, au jour où il est dit : « Je mettrai une hostilité entre la femme et toi, entre sa descendance et ta descendance : elle t’écrasera la tête et tu la mordras au talon » (Gen. 3-15).

En effet, il y a en face de nous et en nous la présence du mal, et le Père saint Maximilien KOLBE ne supporte pas de rester inactif devant cette destruction. Il voit d’autant mieux le ravage du péché du fait qu’il contemple la splendeur parfaite de l’Immaculée.

Il s’agit donc d’être au service de l’Immaculée pour lutter avec elle et connaître ainsi une victoire certaine.

Nous voyons donc combien la consécration a pour but de nous rendre disponibles dans le combat pour sauver les âmes. Avec clarté, le Père saint Maximilien KOLBE a précisé le plan de conquête. Il fait remarquer que chacun de nous doit lutter sur trois fronts : soi-même, son entourage et le monde entier. Il s’agit là de trois pôles où l’Immaculée nous attend, où nous devons lui permettre d’agir pour le Règne du Christ Seigneur. Si le Ciel est l’état de la perfection dans l’amour, la terre est l’endroit du combat où rien n’est stable, où tout est à conquérir.

« C’est vraiment l’Immaculée qui nous sanctifie. C’est elle qui nous conduit à la plus haute perfection, si nous travaillons avec sa grâce, et même au moment de la mort, nous serons heureux.

Avec l’aide de l’Immaculée, nous pouvons atteindre l’héroïsme. L’Immaculée peut nous élever en un instant à la perfection alors que, habituellement, nous mettons des années pour y parvenir.

Efforçons-nous donc d’atteindre l’héroïsme de la sainteté, et c’est avec l’aide de l’Immaculée que nous pouvons y parvenir (22-1-1939 : CF.).

Par nous-mêmes, nous ne pouvons rien ; cela (la perfection) dépasse nos forces : c’est surnaturel et nos forces sont limitées. Il n’y a ue l’Immaculée qui ait ce pouvoir ; elle fait ce qu’elle veut. Mais de notre côté, nous avons des obligations. Il faut vraiment vouloir, car si l’âme ne le désire pas, l’Immaculée ne peut agir. C’est par notre bonne volonté que l’Immaculée va réaliser cela. C’est dans la mesure où nous le lui permettons qu’elle peut nous conduire et nous diriger. C’est très important … Il faut se persuader que l’Immaculée agit en nous sans discontinuer, même si nous nous sommes éloignés d’elle, même si, par malheur, nous tombons dans un péché grave, elle s’efforce de nous relever et de nous réconcilier avec Dieu (19-2-1939 : CF. ) .

L’Immaculée est notre espérance ! Si l’Immaculée désire quelque chose et le demande au Seigneur Jésus, cela suffit !

Le Seigneur Jésus ne s’en tient pas à la raison, mais fait aussitôt ce que veut l’Immaculée. Donc, aimons l’Immaculée ; ayons confiance en elle et donnons-lui beaucoup de preuves de notre amour, essentiellement dans les plus petites choses de la vie quotidienne, dans les petites mortifications (1-2-1941 CF.).

Nous croyons en l’Immaculée. Nous sommes des êtres humains et nous croyons qu’elle existe ! – et qu’elle doit être vénérée ! Nous croyons qu’elle nous voit et qu’elle nous écoute ! Et tout ce que nous pouvons nous attribuer dépend d’elle, car nous sommes à elle …

… Plus précisément, plus . quelqu’un se consacre totalement à l’Immaculée, plus il peut résolument aller à Jésus, à son Coeur très Sacré, surtout dans les moments de tentation, toutefois seulement par Marie, et uniquement par elle, car elle est vraiment ce chemin assuré- qui nous conduit jusqu’au Coeur Sacré de Jésus.

Là, nous ne nous laissons pas conduire par le démon. Nous croyons en l’Immaculée, nous croyons qu’elle est, après Dieu, l’être le plus parfait, le plus saint, le meilleur et le plus puissant. Pourquoi vous dire cela ?
Parce que le démon voudrait vous attaquer de façon que vous ne me croyiez pas .

Nous ne devons pas nécessairement prier que la Vierge très Sainte ; nous pouvons prier directement le Seigneur Jésus et justement d’autant plus résolument que nous appartenons davantage à l’Immaculée, mais à condition de ne pas exclure la Mère très Sainte et de dire : je n’ai pas besoin de la Sainte Vierge pour me sanctifier et me sauver. Ce serait diabolique.
L’Immaculée est ce chemin qui nous conduit jusqu’au Coeur très Sacré de Jésus, et celui qui se détourne de ce chemin ne s’élèvera pas, mais se précipitera à terre.

Nous croyons que l’Immaculée existe, qu’elle nous conduit à Jésus, et si quelqu’un enseigne autrement, qu’il soit anathème !
Si l’Immaculée désire quelque chose de nous, il n’y a aucun doute pour ne pas l’obtenir, sûrement ! Avec son aide, nous ferons tout, nous convertirons le monde entier. Alors, au travail ! Seuls nous ne sommes capables de rien, mais avec l’aide de l’Immaculée, nous convertirons le monde entier- oui, je vous le dis – nous jetterons le monde entier à ses pieds ! Seulement soyons à elle, en tout à elle, sans limites à elle !

Elle vit en nous, et fait tout en nous. Soyons ses instruments cachés, pour elle. Elle fera avec nous uniquement ce qui lui plaît ! (31-12-1938. : CF.).

Il faut la grâce surnaturelle pour la sanctification. Mais parce que la Médiatrice de toutes les grâces est l’Immaculée, plus nous nous approcherons d’elle, plus notre vie spirituelle sera resplendissante. Aussi, la forme la plus parfaite de notre rapprochement, c’est la consécration totale (8-8-1935 : L.P. Anselme Kubit).

L’Immaculée : voilà notre idéal !

S’approcher d’elle, s’identifier à elle, lui permettre d’envahir notre cœur et tout notre être, pour qu’elle vive et agisse en nous et par nous, qu’elle aime Dieu avec notre cœur, que nous lui appartenions sans limites : voilà notre idéal ! (24-6-1936 : R.N. 15).

Chacun de nos désirs et de nos actes, pensées, paroles, actions ; la vie, la mort, l’éternité, tous nous sommes toujours la propriété irrévocable (quelle joie !) de l’Immaculée, Reine du Ciel et de la terre. Donc, même si nous n’y pensons pas, elle dirige chacune de nos actions et prédispose toutes les circonstances, répare les chutes et nous porte avec amour vers le Ciel, se servant ainsi de nous, selon son bon plaisir, pour semer les bonnes pensées, les affections, les exemples, pour sauver les âmes et les conduire à Jésus.

Nous chantons « Spes nostra, Salve ! » : « Notre Espérance, Salut ! » Cette Espérance, Dieu nous l’a donnée. Dans la famille, l’espérance c’est la mère. Il en est de même dans le monde spirituel : personne ne peut dire qu’il a perdu l’espérance puisqu’il n’a pas perdu l’Immaculée. Mais si quelqu’un pense autrement, il fait tort à l’Immaculée. Même si quelqu’un tombe mille fois, qu’il se relève, qu’il reprenne la route, qu’il reconnaisse sa faiblesse. Il faut s’efforcer de ne mettre aucun obstacle, il faut détruire l’égoïsme pour faire réussir l’action de l’Immaculée. Ne disons jamais ne pas pouvoir, car l’Immaculée existe précisément pour que chacun puisse. Il nous faut profiter de cette vérité que nous sommes chez elle et qu’elle désire nous donner le plus de grâces possibles ! (25-1-1941 : CF.).

Dieu, dans ses œuvres, veut se servir d’instruments. Nous sommes, nous, les instruments de l’Immaculée. Dieu qui donne la volonté libre veut que les instruments le servent librement, en accordant leur volonté à la Sienne, de la même manière que la Mère très Sainte lorsqu’elle dit : « Voici la Servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon Ta parole » (Lc 1-38). Ces mots « qu’il me soit fait » (fiat mihi) doivent toujours résonner sur nos lèvres, car entre la volonté de l’Immaculée et la nôtre, il doit y avoir une harmonie complète. Alors, que convient-il de faire ? Se laisser conduire par Marie (13-6-1933 : CF.).

Nous donc, en étant consacrés à elle, soyons dans ses mains immaculées, comme elle est dans les mains de Dieu, des instruments de la miséricorde de Dieu (26-1-1921 : L.Fr. Paul MORATTI).

Médaille de l’Immaculée Conception,
8 décembre 1854

Allocution du Père Werenfried von Straaten – 16.11.84

« Chers Frères et Sœurs dans le Christ !

Dans la lettre aux Hébreux, l’Apôtre rappelle aux premiers chrétiens le dur combat de la souffrance qu’ils ont soutenu, donnés en spectacle sous les injures et les vexations.
Depuis lors, peu de choses ont changé. A Lourdes, il y a environ un an, le Pape a confié à la protection de Marie des centaines et des centaines de milliers de témoins de la Foi qui, en ce moment, souffrent, persécutés pour le Christ. Il les a recommandés à notre prière et à notre sollicitude.

Le Pape a raison. Jésus est toujours raillé, flagellé, couronné d’épines et condamné à mort. Pilate qui le livra de nouveau à la populace à Yalta se lave hypocritement les mains ou essaie de monnayer politiquement les conséquences de sa trahison. Jésus porte sa croix à Budapest, Prague, Varsovie, Tirana, Bucarest, Sophia, Vilna, Kiev, Riga, en Sibérie et sur les calvaires des pays conquis par le marxisme en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Il revient au même que son exécution soit exigée par une foule égarée, comme jadis à Jérusalem, ou par un système ennemi du peuple qui, par tous les moyens, crie sa haine contre l’oint du Seigneur.

« Crucifie-le ! » exige le système et les sbires communistes enchaînent le prêtre ukrainien Anatol GORGULA, l’arrosent d’essence et le brûlent parce qu’il avait célébré la liturgie sans autorisation.

« Crucifie-le ! » entend-on en Tchécoslovaquie et la police secrète de HUSAK tue l’étudiant SVANDA parce qu’il consacrait son temps libre à l’Eglise des Catacombes.

« Crucifie-le ! » exige la doctrine de Marx et le dictateur MENGISTU fait disposer et disparaître le patriarche d’Ethiopie.

« Crucifie-le ! » exige le communisme yougoslave et il fait condamner le prêtre FRIZIC à Mostar à cinq ans et demi de réclusion parce que sa bibliothèque contenait la biographie du Cardinal STEPINAC.

« Crucifie-le ! » exige le communisme roumain et CEAUCESCU jette le prêtre CALCIV de nouveau en prison après 16 ans de détention parce qu’il protestait contre l’alliance des évêques orthodoxes avec le pouvoir d’état.

« Crucifie-le ! » exige le système vacillant en Pologne et le Général JARUZELSKI fait entasser des milliers de gens sincères dans des camps de famine non chauffés parce qu’ils affirment qu’un peuple catholique doit être gouverné selon des principes chrétiens.

Plus de la moitié de l’humanité gémit sous le joug de la persécution et de la tyrannie. Sous le poids de ce joug, ou par l’agression de dictateurs sans scrupules, vingt millions d’hommes au moins s’en vont à la dérive : ils sont dispersés de par le monde comme des grains de sable. 95 % viennent de pays marxistes. Rares sont les pays où il n’y ait pas des centaines de milliers d’étrangers de passage et où des centaines de milliers d’autres n’y soient pas établis seulement provisoirement.

C’est le Christ lui-même qui souffre dans ses frères. Comme au Jardin des Oliviers, il transpire sang et eau à travers tous les rejetés qui, comme lui, ne trouvent aucun apôtre pour veiller avec eux à l’heure de la grande détresse. Comme chez Pilate, il est flagellé dans tous les pays où des dictateurs foulent aux pieds la justice et la liberté. Il porte une couronne d’épines faite des barbelés de mille camps de concentration. Tombant sous le poids de la Croix, de ses yeux, il cherche en vain Véronique et Simon de Cyrène pour l’accompagner dans son Chemin de Croix.

Tout cela est nécessaire pour notre salut éternel. Mais les frais de ce salut sont inégalement répartis. Pourquoi n’est-ce pas votre enfant qui va mourir de faim ? Pourquoi n’est-ce- pas vous que l’on prive du gagne-pain parce que vous allez à la messe ? Pourquoi n’est-ce pas vous que l’on torture ? Vous l’ignorez, et moi je ne le sais pas non plus. C’est un mystère. Nous ne sommes pas meilleurs et cependant nous vivons mieux que d’autres. Nous, le petit nombre qui profitons du bien être et de la liberté, nous avons un tout autre chemin vers le ciel que la multitude qui doit périr dans l’esclavage, la faim et la misère.

Périssent-ils vraiment ? Non. Ils sont les enfants chéris de Dieu parce qu’ils sont les plus petits d’entre les siens. Après un bref temps d’épreuves, Dieu lui-même séchera leurs larmes car ils sont devenus conformes à l’Homme des Douleurs. Mais nous qui n’avons à porter qu’une part minime du fardeau de la Croix, nous resterons pauvres pour l’Eternité si nous ne prenons pas à notre compte la plus grande part de l’Amour dont ils ont besoin. Alors qu’eux, ils sont purifiés dans les larmes, c’est nous qui sommes mis à l’épreuve dans l’Amour. Si nous n’allons pas la main pleine de bonté vers nos frères crucifiés aussi pour nos péchés, si nous sommes avares de notre abondance et ne donnons pas tout ce dont nous pouvons nous passer pour le Christ souffrant, si nous ne devenons pas bien plus héroïques dans l’amour, alors il nous faut craindre pour notre salut éternel. Ne pensons pas que nous ne sommes pas coupables du calvaire de l’Eglise persécutée. Comme nous sommes responsables de la Passion du Christ selon la mesure de nos péchés personnels, nous sommes également coupables des larmes de ceux qui, selon la parole de saint Paul, doivent compléter « qui manque à la Passion du Christ ». Mais si nous sommes tous coupables, nous tous devons aussi réparer auprès de ceux qui boivent le calice amer de la Passion de Jésus à cause de nos péchés. Avec un plus grand amour, nous devons nous soucier de leur détresse. Cet amour peut nous coûter quelque chose car l’Evangile ne dit nulle part que l’amour ne peut pas toucher à notre standing. Il doit nous rendre plus pauvre.

Le raz-de-marée de persécutions, de haine et de violence qui inonde le monde d’aujourd’hui et qui a abattu même le Pape, n’a pas de cause humaine. Il n’est qu’un symptôme de la lutte invisible qui n’est pas déchaînée par les hommes mais par les ennemis de Dieu au service du Malin. Car l’instigateur de ces crimes ne peut être que l’homicide dès l’origine qui s’appelle Satan. Il s’attaque au royaume de Dieu avec toutes les forces et tous les adeptes dont il dispose. Ceux-ci sont plus nombreux que nous le croyons. Depuis que, pendant des dizaines d’années, tout a été fait pour saper les commandements de Dieu et pour les abolir, certaines lois dans beaucoup de pays chrétiens ont mis comme norme ultime de la morale, non pas la Parole de Dieu, mais la sagesse de ce monde. La conséquence en est notamment le meurtre impuni de la vie non éclose. Il n’est pas étonnant que la terre tremble. Mais il n’est pas étonnant non plus que Satan ait libre jeu. Maintenant avec l’aide de quelques théologiens aveugles, il peut cacher sa présence dans la Création. Souvent déjà, dans l’histoire, Satan fut aux portes de l’Eglise. Souvent déjà, les disciples du Christ, bien que Celui-ci ait vaincu le démon par sa mort sur sa croix, furent attaqués par l’ennemi.

Son combat sans fin contre le Fils de Dieu est voué à l’échec, mais il sévit avec d’autant plus de fureur contre des hommes faibles qui portent le trésor de la vie divine dans des vases fragiles. Seule l’armure de Dieu peut les sauver. L’ennemi est de nouveau à nos portes. Il a déjà versé le sang d’innombrables martyrs, également celui de Jean-Paul II.
Qui ne pense donc pas ici aux paroles de Marie à Fatima et au troisième secret qu’elle confia à Lucie. Si on lit dans la version officieuse de ce secret que des océans inonderont des continents entiers et que des millions de gens périront d’une minute à l’autre, cela doit suffire à chaque fidèle pour qu’il prenne ses responsabilités et qu’il fasse enfin ce que Marie a demandé. Pour cela, prenez le rosaire et priez. Priez sans poser de questions et confiez votre personne et tout le reste à la Mère de Dieu. Il y a 67 ans, Marie apparut à Fatima pour inciter les fidèles à changer leur mode de vie, à ne plus offenser Dieu, à se consacrer à son Cœur Immaculé, à réciter le Rosaire et à faire pénitence pour leurs péchés. La crédibilité de ce message fut prouvé par un signe dans le ciel. Le soleil tourna trois fois sur lui-même comme une roue de feu, fonça vers la terre à une vitesse vertigineuse et remonta en zigzags. Ce phénomène qui dura dix minutes fut observé par des dizaines de milliers de personnes et fut décrit en détail dans la presse portugaise. Le miracle du soleil était la confirmation d’une série de révélations. Voici la parole de Marie aux enfants de Fatima :

« Vous avez vu l’Enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Afin de les aider, Dieu veut répandre dans le monde la dévotion, au Cœur Immaculé de Marie. Si on fait ce que je vous dis, beaucoup d’âmes seront sauvées et il y aura la paix. Mais si l’on continue à offenser Dieu, une nouvelle guerre plus terrible encore éclatera. Afin de prévenir cette guerre, je vous demande la Consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion de réparation le premier samedi du mois. Si l’on obéit à ma demande, la Russie se convertira et il y aura la paix. Si on ne le fait pas, la Russie répandra ses erreurs à travers le monde entier et déchaînera des guerres et des persécutions religieuses. Beaucoup de justes seront martyrisés. Le Saint Père devra souffrir beaucoup. Plusieurs peuples seront anéantis … Mon Cœur Immaculé finira par triompher ».

Le pèlerinage à Fatima entrepris par le Pape était une dernière tentative pour faire entrer enfin les paroles de Marie dans le cœur de la Chrétienté menacée, une dernière tentative pour rassembler le peuple de Dieu égaré sous le manteau de Marie et pour le sauver de la ruine.

Marie est la Mère du Fils de Dieu. Elle est la Fille de prédilection du Père. Elle est l’épouse de l’Esprit-Saint. A cause de sa participation à l’œuvre rédemptrice de Jésus, elle est inaccessiblement élevée au-dessus des anges et des hommes. Elle est digne de tout éloge pour la plénitude de sa grâce et pour sa sainteté immaculée, parfaite déjà lors de sa conception et manifestée sa vie durant par l’accomplissement de la Volonté de Dieu jusqu’à l’heure où sous la Croix, elle devient la Mère des Douleurs. Inégalée est sa place dans l’Eglise dont elle est le plus digne des membres, l’exemple le plus élevé et la mère attentionnée. Avocate puissante même après son Assomption, elle demeure étroitement liée à tous ceux qui ont recours à elle. Sa glorification ennoblit tout le genre humain. Dieu qui a opéré en « elle ses merveilles, l’a voulue comme un don pour nous. Ce don est indispensable au salut éternel de la chrétienté. C’est pourquoi la destruction de l’image de Marie gravée depuis des siècles dans le cœur des chrétiens représente un danger mortel pour le royaume de Dieu, et plus grave encore que le méfait du déséquilibré qui brisa, il y a quelques années, la Pieta de Michel-Ange à coups de marteau, est le vandalisme spirituel de ceux qui mutilent l’image de la Mère de Dieu dans le cœur des fidèles, qui la privent de sa splendeur, ternissent sa gloire, détachent d’elle ses enfants, et étouffent ainsi le doux bruissement des Ave Maria de par le monde. Ici Satan est à l’œuvre, il connaît la stratégie de Dieu ; il sait le rôle de Notre-Dame dans le plan du salut ; il s’en prend au talon qui finira par lui écraser la tête. Dans la guerre totale qui sévit tout au long des siècles entre lui et la Femme, il espère gagner au moins cette bataille-ci et perdre l’humanité actuelle. Pauvres théologiens qui l’assistent en cela de leurs coups de marteau barbares contre le chef d’œuvre de Dieu, la Femme enveloppée dans le soleil, qui est notre dernier espoir et notre salut. Nos ancêtres l’ont chanté comme « étoile de la mer », « Ave Maris stella ». Plus la nuit enveloppant la terre était sombre, plus rayonnante était la lumière de Marie qui indiquait la route aux chercheurs et aux errants. Il en est de même de nos jours. Là où les hommes de bonne volonté suivent sa Lumière, elle vainc le prince des ténèbres. Tandis que le mal augmente partout, le bien prédomine en eux. Tandis qu’une vague de péchés inonde la terre, la grâce et l’amour de Dieu triomphent en eux. Tandis que l’Ennemi fourvoie l’esprit d’un grand nombre, ils témoignent de la Vérité de Dieu. Tandis que la discorde déchire l’Eglise, ils sauvent son unité par l’amour. Tandis que le Pape est abandonné par beaucoup, ils l’entourent pour le défendre. Et tandis que la bête de l’Apocalypse semble l’emporter ouvertement, Marie triomphe dans la vie cachée de ses enfants.

Telle une mère aimante, Marie veut nous aider et nous sauver tous. Elle est la Mère de l’Eglise. Elle assiste le Pape dans sa grande peine et dans son isolement effrayant quand il souffre de la traîtrise, de la désertion et du sabotage de tant de prêtres et pasteurs qui devraient être ses collaborateurs les plus fidèles. Elle a pitié de l’humanité qui, fourvoyée, souillée et corrompue par le démon, se dresse contre Dieu et refuse de le servir. Elle qui a triomphé de toutes les hérésies, est fermement décidée à maîtriser aussi l’erreur la plus pernicieuse de l’histoire, le communisme athée. Marie ne nous abandonne pas. Plus les bouches de ceux qui sont appelés à prêcher la Vérité se taisent, plus les messages qu’elle adresse aux cœurs purs sont nombreux. Elle rassemble ainsi la légion de ses humbles combattants contre l’orgueilleuse armée des superbes qui veulent détrôner Dieu. Et alors qu’augmente chaque jour la clameur des ennemis de Dieu, elle ordonne à ses enfants de n’y répondre que par la confiance, la prière, la pénitence et le sacrifice. Ecoutons ses paroles à Fatima pour résister au Malin et pour rester fidèles à Dieu :

« Si nous nous consacrons à son Cœur Immaculé, elle nous préservera des erreurs, elle nous protégera, nous consolera, nous fortifiera, elle empêchera que nous devenions la proie de Satan, elle nous sauvera pour l’Eternité ».

Oui, nous consacrons notre œuvre et nous-mêmes, à Vous, Marie, Mère de Jésus, Vierge toute pure, puissante avocate, exemple auquel tous les hommes doivent se conformer. Immaculée, gardez-nous dans l’amour de votre Fils, protégez- nous contre la méchanceté du monde et conduisez-nous vers le Cœur de Dieu ; et faites, Marie, que, lorsque nous aurons franchi les sombres portes de la mort pour comparaître devant le tribunal de votre Fils, nous puissions vous voir avec votre sourire de bonté et vous dire sans crainte : « Bonjour Maman ».