VIDÉOFORMATION NDC N°38: L’ENFER EXISTE-T-IL VRAIMENT?

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Entretien avec le Père Ceslas-Marie, 
prêtre de la Fraternité Saint Vincent Ferrier du couvent de Chémeré-le-Roi

L’enfer existe-t-il vraiment ?

« Allez loin de moi maudits au feu éternel » cette parole est de Jésus. Il nous a dit aussi : « je suis la vérité » qui, de ce fait, ne peut ni se tromper ni nous tromper. L’existence de l’enfer est une vérité de foi et par conséquent une certitude absolue.

Douter volontairement de l’existence de l’enfer est un grave péché mortel qui nous rend passible précisément de ce châtiment éternel. En 1917 au Portugal à Fatima, Notre-Dame est apparue et a montré l’enfer à trois petits enfants pour rappeler au monde que ses péchés le conduisent, s’il persévère jusqu’au bout, dans ce lieu infernal.

Pourquoi l’enfer existe-t-il ?

C’est un fait d’expérience qu’ici-bas des méchants réussissent leurs coups en toute impunité tandis que des bons sont spoliés de leurs droits. Il faut donc que, si la justice n’a pu être rétablie ici-bas, elle le soit dans l’au-delà et donc l’enfer permettra de rétablir la justice si elle n’a pu être rétablie ici-bas.

L’enfer est aussi nécessaire pour sauver la liberté et l’amour. L’amour est une réponse libre que l’on doit donner à Dieu et la liberté suppose la possibilité d’un refus. L’enfer, c’est précisément ce refus : on dit « non » à Dieu qui nous demande de l’aimer.

L’enfer est-il véritablement habité ?

Nous avons la certitude, hélas, qu’il y a des hommes en enfer. Le Seigneur nous l’a dit lorsqu’Il évoque Judas et le désigne comme le « fils de la perdition » (Jean 17, 12). C’est un sémitisme qui désigne un damné. Jésus l’affirme de façon catégorique : Judas est en enfer. L’enfer n’est donc pas vide puisqu’il y a au moins une personne en l’occurrence, Judas.

Hélas, Judas n’est pas seul non plus en enfer. Le Christ nous soulève aussi un coin du voile de l’avenir et nous fait voir ces grandes assises qui auront lieu à la fin des temps (Matthieu 25, 31-46). Nous voyons le Souverain juge séparer les brebis des boucs : les brebis ce sont les élus, Il les place à sa droite et les boucs ce sont les damnés placés à sa gauche. Les boucs, hélas, il y en a même beaucoup si l’on en croit la Sainte Vierge qui, à Fatima, après avoir montré l’enfer aux enfants, leur dit : « Vous avez vu l’enfer où vont beaucoup d’âmes. La Sainte Vierge a répété cette parole au Japon en 1973 à Akita en répétant : beaucoup d’âmes vont en enfer. »

Combien d’âmes se seraient sauvées si elles avaient pris au sérieux ces avertissements du Seigneur sur les conséquences que font peser sur notre éternité nos péchés

Comme est-il possible de décrire l’enfer ou ce lieu de tourments ?

Laissons Sainte Faustine Kowalska, la grande apôtre de la miséricorde, qui a eu le redoutable privilège de faire une visite en enfer, témoigner de son expérience :

« Aujourd’hui j’ai été introduite par un ange dans les gouffres de l’enfer, c’est un lieu de grand supplice et son étendue est terriblement grande.

Genre de souffrances que j’ai vues :

– la première souffrance qui fait l’enfer c’est la perte de Dieu.
– la seconde, les perpétuels remords de conscience.
– la troisième, le sort des damnés ne changera jamais.
– la quatrième, c’est le feu qui va pénétrer l’âme sans la détruire, c’est une terrible souffrance car c’est un feu purement spirituel allumé par la colère de Dieu.
– la cinquième souffrance, ce sont les ténèbres continuelles, une odeur terrible, étouffante, et malgré les ténèbres, les démons et les âmes des damnés se voient mutuellement et voient tout le mal des autres et le leur.
– la sixième souffrance, la continuelle compagnie de Satan.
– la septième souffrance, un désespoir terrible, la haine de Dieu. »


Bibliographie – Pour aller plus loin :

– « Osons parler de l’enfer » – Père Jean-Marc Bot – Editions Emmanuel
– « Les fins dernières » – RP Louis-Marie de Blignières – Editions DMM
– « Entretiens sur les fins dernières » – Cardinal Charles Journet– Editions Parole et Silence