VIDÉOFORMATION NDC N°39: COMMENT FAIRE POUR ÉVITER D’ALLER EN ENFER ?

Partager sur print
Partager sur email
Partager sur facebook
Partager sur twitter
logo-ndc-bleu-512px

Entretien avec le Père Ceslas-Marie, 
prêtre de la Fraternité Saint Vincent Ferrier du couvent de Chémeré-le-Roi

Comment faire pour éviter d’aller en enfer? 

Quelles sont les personnes qui vont en enfer ?

Le catéchisme de l’église catholique dans son numéro 1035 répond à cette question : « toute personne qui meurt en état de péché mortel descend immédiatement en enfer pour y subir le supplice éternel ».

Qu’appelle-t-on un péché mortel ?

Le péché mortel consiste en fait à se détourner de Dieu en faisant d’une créature son Dieu.

Trois conditions essentielles doivent être réunies pour qu’un péché soit mortel :

Une matière grave c’est-à-dire un acte gravement contraire à l’amour de Dieu et à sa loi. Par exemple les évêques américains ont récemment rappelé que consulter de la pornographie sur internet constituait une matière grave. Autre exemple assez évident, l’avortement qui est un crime très grave puisqu’on supprime la vie d’un innocent. Une autre matière grave peut-être un peu moins connue, c’est rater sans motif valable la messe le dimanche.

Une connaissance de la gravité de la chose. Supposons qu’une personne après avoir pris tous les moyens pour connaître la bonté de son acte ou la malice, pose cet acte en ignorant que cet acte est gravement désordonné. Cet acte ne pourrait être un péché mortel car pour qu’il y ait péché mortel, il faut savoir que ce que l’on fait est grave et nous sépare de Dieu.

Un plein consentement, une totale volonté de l’acte. Supposons qu’un jour, vous perdiez le contrôle de votre véhicule alors que vous n’avez commis aucune imprudence. Un élément fortuit absolument imprévisible vous fait écraser une personne qui passait par là. Vous venez de tuer quelqu’un, ce qui est grave bien sûr. Vous saviez que c’était grave oui mais il manque une condition pour que cela soit un péché mortel, vous n’avez en aucun cas voulu tuer cette personne.

Nous ne devons pas présumer de la damnation d’une personne. Ce n’est pas parce qu’une personne vivait dans le péché qu’elle est nécessairement damnée. Le Seigneur a fait parfois savoir que des personnes pour lesquelles nous n’aurions pas donné cher de leur salut ont en fait été sauvées. Nous avons le cas célèbre du Père Libermann, un juif converti, qui, une fois ayant connu le Christ, a bien sûr voulu faire partager son grand bonheur à toute sa famille et notamment à sa mère. Il est devenu religieux et il priait tous les jours pour la conversion de sa mère. Or un jour, il apprend que sa mère est morte subitement. Il est désespéré car il est persuadé qu’elle est en enfer. Il va se jeter au pied du tabernacle et adresser presque des reproches au Seigneur en lui disant : « mais j’ai prié tous les jours pour sa conversion, j’ai fait des sacrifices, comment avez-vous pu permettre qu’elle se perde ? » Et là, il entend une voix du tabernacle qui lui dit : « mais qu’en sais-tu ? En raison de toutes les prières, de tous tes sacrifices, au dernier instant j’ai accordé à ta mère une lumière de grâce si puissante que son dernier acte a été de dire : je meurs dans la religion de mon fils. Elle est auprès de moi, elle est au purgatoire, prie pour elle. »

Comment peut-on échapper à l’enfer ?

Il faut mourir en état de grâce. C’est une grâce, la grâce du salut qui porte un nom tout à fait particulier en théologie, c’est ce qu’on appelle la grâce de la persévérance finale. Cette coïncidence entre l’instant de la mort et le fait d’être en état de grâce, c’est un don gratuit de Dieu qu’il nous faut demander tous les jours au Bon Dieu dans notre prière : « Seigneur, conduisez-moi dans votre paradis. »

Egalement, si nous avons conscience d’un péché grave, il ne faut pas rester ainsi dans notre vie car nous ne connaissons ni le jour ni l’heure, et si la mort nous trouve dans cet état-là, c’est la catastrophe éternelle.

Avez-vous quelques exemples de moyens à notre disposition pour éviter l’enfer ou la damnation?

La Sainte Vierge à Fatima est venue nous montrer l’enfer mais aussi dans le but de nous inciter à tout faire pour ne pas y aller. Elle est venue nous apporter un remède salutaire à la damnation, la dévotion à son cœur immaculé. La Sainte Vierge a promis que toutes les personnes qui embrasseraient cette dévotion à son cœur immaculé, elle les assisterait au moment de leur mort avec toutes les grâces nécessaires pour leur salut.

En quoi consiste plus précisément la dévotion au Cœur Immaculée de Marie ?

Il s’agit pendant cinq mois consécutifs le premier samedi du mois de :
– Se confesser,
– Communier avec l’intention de réparer les offenses et outrages faits au Cœur immaculé de Marie.
– Réciter le chapelet et méditer pendant 15 minutes les 15 mystères du rosaire.

Existe-t-il d’autres promesses de la Sainte Vierge pour arracher les âmes de l’enfer ?

Oui, par exemple celle liée au scapulaire de Notre-Dame du mont Carmel. La Sainte Vierge a révélé à Saint Simon Stock, de l’ordre des Carmes, que toutes les personnes qui seraient revêtues du scapulaire de Notre-Dame du mont Carmel au moment de leur mort, la Sainte Vierge promet de les préserver des flammes de l’enfer.

Comme nous sommes des disciples du Christ, nous ne pouvons pas supporter l’idée qu’une seule âme se perde et saint Dominique par exemple n’en dormait pas. L’idée qu’une seule âme aille en enfer l’empêchait de dormir. Il passait ses nuits à prier en répétant cette parole : « que vont devenir les pécheurs ? » Donc nous-mêmes, si la charité, si l’amour de Dieu habite notre cœur, nous ne pouvons pas supporter l’idée qu’une seule âme se perde. Cela doit nous stimuler, nous motiver pour prier et pour faire pénitence pour ces âmes. Notre-Dame nous l’a dit à Fatima : « beaucoup d’âmes vont en enfer parce que personne ne prie et ne se sacrifie pour elles ». Ce sont nos prières, ce sont nos sacrifices offerts par amour en union avec le Christ en croix qui font descendre des torrents de grâces sur les âmes et qui peuvent convertir.


Bibliographie – Pour aller plus loin :

– « Osons parler de l’enfer » – Père Jean-Marc Bot – Editions Emmanuel
– « Les fins dernières » – RP Louis-Marie de Blignières – Editions DMM
– « Entretiens sur les fins dernières » – Cardinal Charles Journet– Editions Parole et Silence