VRAI ET FAUX OECUMENISME : « TU ADORERAS DIEU SEUL »

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I — QU’A VOULU NOTRE SEIGNEUR ?

« Allez, enseignez toutes les nations, baptisez-les au Nom du Père et du Fils et du Saint- Esprit » (St Mt XXVIII, 19), dit le Christ à Sa jeune Eglise. L’Eglise de Jésus-Christ a la mission de prêcher et de sanctifier TOUS les hommes : l’œcuménisme est d’abord cette universalité dans l’apostolat.
« Tu es Pierre et sur cette Pierre, je bâtirai MON Eglise » (St Mt XVI, 18). « Mon » Eglise, dit Notre Seigneur, certifiant ainsi qu’il n’y en a qu’UNE, et que sa caractéristique la plus évidente est d’avoir Pierre — le Pape — pour Chef visible : l’œcuménisme se fonde sur l’unité et l’unicité de l’Eglise.

Ces deux citations de Notre Seigneur instituent les trois fonctions de l’Eglise :

  • PRECHER (« enseignez »)
  • SANCTIFIER (« baptiser, » c’est-à-dire prier et conférer les Sacrements)
  • GOUVERNER (‘sur cette Pierre, je bâtirai mon Eglise ».)

II — L’HERESIE ET LE SCHISME

Malheureusement, la faiblesse et l’orgueil des hommes, la ruse du Diable, prince du mensonge, ont provoqué des conflits dans l’Eglise du Seigneur et des Apôtres :

  • soit l’on rejeta son gouvernement ou son pouvoir de sanctification, surtout celui du Pape : c’est le Schisme (rupture avec l’Eglise pour rébellion contre l’Autorité).
    Ex. : Les Orthodoxes en 1054, qui refusèrent que le Primat de l’Evêque de Rome s’étende sur l’église Orientale également.
  • soit l’on refusa sa prédication : c’est l’Hérésie (refus d’un ou de plusieurs Dogmes de Foi).
    Ex. : Les Ariens qui nient que Jésus Christ soit véritablement Dieu. Les Protestants qui refusent la présence réelle et SUBSTANTIELLE de Notre-Seigneur dans la Sainte Eucharistie.
    Ainsi, au cours de l’Histoire, des groupes parfois nombreux de personnes sont sortis de l’Eglise. Quel drame pour ces égarés ; car devenant schismatiques ou hérétiques, on quitte l’Eglise de Jésus-Christ, qui est l’UNIQUE MOYEN DE SAUVER SON AME.
    C’est pourquoi St Paul commande : « Fuyez celui est hérétique après l’avoir repris une et deux fois, sachant que celui qui en est là est perverti » (Tit. III, 10). Il en est de même pour le schismatique, car Jésus a bien dit à St Pierre, le premier Pape : « Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (St Mt XVI, 19).

III – L’OECUMENISME EST UNE PARTIE DE LA MISSION

Par là, on comprend la nécessité de transmettre le Catholicisme à tous les hommes et de les ramener dans la maison du Père : ces brebis hors du troupeau de Pierre, l’œcuménisme a pour but de les y réintégrer.
Comment ? L’Eglise Catholique a reçu de Dieu le dépôt sacré de Sa Révélation, avec la charge de le conserver fidèlement et de l’expliciter toujours mieux, et infailliblement grâce à l’assistance perpétuelle du Saint-Esprit. C’est donc en excitant à la conversion les brebis perdues, par tous les moyens en son pouvoir, que se pratique un œcuménisme sain et conforme à la Volonté de Dieu, pour aider ceux qui se fourvoient à renoncer à leurs erreurs pour (re)trouver la voie de la pleine et
entière vérité catholique.

D’où deux principes essentiels de l’œcuménisme vrai :

  1. Le but doit toujours être de ramener dans la vérité ; il doit demeurer présent à l’esprit, pour ne point tomber dans le piège de la facilité consistant à adopter tout ou partie du point de vue erroné, ou encore des attitudes ambiguës, voire équivoques, qui ne
    favoriseraient alors que l’indifférentisme (« après tout les différentes religions sont bonnes : du moment que chacun pratique sincèrement la sienne, c’est égal »). Ou pire : le syncrétisme (mélange, fusion des religions pour n’en former ultérieurement plus
    qu’une).
  2. Même si les conditions ci-dessus sont toutes remplies, il faut, en outre, éviter le scandale : de sorte que les efforts missionnaires ne soient pas aux dépens de la vraie Foi ; qu’ils ne sèment pas le doute dans les esprits, encore moins fassent perdre la Foi
    aux faibles. « Si quelqu’un doit scandaliser l’un de ces petits qui croient, il serait mieux pour lui de se voir passer autour du cou une de ces meules que tournent les ânes, et d’être jeté à la mer » (St Mt IX, 42).

Donc zèle, oui, et sans mesure ! mais prudence également dans la manière de l’exercer. C’est l’exemple d’abord qui est missionnaire, il suscite en le prochain le désir d’imiter, et de découvrir cette religion qui, avec ses fortes exigences, apporte tant d’enthousiasme et de joie.
Le véritable apôtre use sur tout dans son zèle de la Reine des Vertus : la CHARITE ; car, « La Charité est patiente ; serviable est la Charité ; elle n’est pas envieuse ; la Charité ne fanfaronne pas, ne se gonfle pas ; elle ne fait rien d’inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s’exaspère pas, ne tient pas compte du mal ; elle ne se réjouit pas de l’injustice mais se réjouit de la vérité » (St Paul, I Cor XIII, 4-7).
C’est en n’hésitant pas à sacrifier toute une nuit de sommeil que St François de Sales répondit aux objections d’un hérétique sans désemparer un seul instant. Aussi, le lendemain matin, il y avait un protestant de moins et un catholique de plus. Quelle joie dans le Ciel pour cette conversion ! Le Saint Evêque de Genève rendait une fois de plus hommage à la belle et saine Charte de l’œcuménisme : La Vérité dans la Charité.

Bibliographie – Magistère des Papes
Sur ce sujet il est éminemment souhaitable de lire l’Encyclique « Mortalium Animos » du Pape Pie XI, du 6 janvier 1928. (Elle est très courte, 7-8 pages). C’est une synthèse UNIQUE EN SON GENRE sur le vrai et le faux oecuménisme, et dont on trouvera quelques passages essentiels ci-dessous.
• Le professeur MAY, de la Faculté de Droit Canonique de Mayence en Allemagne, a beaucoup écrit sur ce sujet.
Un tiré à part aux Editions du Cèdre, intitulé « L’Œcuménisme, levier de la Protestantisation dans l’Eglise » résume en quelques pages les arguments doctrinaux et pratiques contre les abus actuels en ce domaine.

LE PAPE JEAN-PAUL II MET EGALEMENT EN GARDE CONTRE LES CONCEPTIONS ET LES PRATIQUES VICIEES DE L’OECUMENISME
Ainsi, dans quelques passages de Redemptoris Missio :
– « Le dialogue ne dispense pas de l’évangélisation » (n° 55)
– « Aujourd’hui, l’appel à la conversion que les missionnaires adressent aux non chrétiens est mis en question ou
passé sous silence. On y voit un acte de prosélytisme ; on dit qu’il suffît d’aider les hommes à être davantage
hommes, ou plus fidèles à leur religion ; qu’il suffît d’édifier des communautés capables d’oeuvrer pour la justice,
la liberté, la paix, la solidarité. Mais on oublie que toute personne a le droit d’entendre la Bonne Nouvelle de Dieu.
« 
(n° 46)
– « L’Eglise est au service du Royaume… avant tout par l’appel à la conversion« . (n° 20)
– « … A cause des changements de l’époque moderne et de la diffusion de nouvelles conceptions théologiques, certains s’interrogent : la mission auprès des non-chrétiens est-elle encore actuelle ? N’est-elle pas remplacée par le dialogue interreligieux ? La promotion humaine n’est-elle pas un objectif suffisant ? Le respect de la conscience et de la liberté n’exclut-il pas toute proposition de conversion ? Ne peut-on faire son salut dans n’importe quelle religion ?.. Le Christ est l’unique Sauveur de tous, celui qui Seul est en mesure de révéler Dieu et de conduire à Dieu… Car il n’y a pas sous le ciel d’autre nom donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés… Le salut ne peut venir que de Jésus-Christ. » (n° 4 et 5)
– « … Tous les hommes, parce qu’ils sont des personnes, c’est-à-dire doués de raison et de volonté libre et, par suite, pourvus d’une responsabilité personnelle, sont pressés, par leur nature même, et tenus, par obligation morale, à chercher la vérité, tout d’abord celle qui concerne la religion. Ils sont tenus aussi à adhérer à la vérité dès qu’ils la connaissent et à régler toute leur vie selon les exigences de cette vérité. » (n° 8)
– « … L’un des motifs les plus graves du manque d’intérêt pour l’engagement missionnaire est une mentalité marquée par l’indifférentisme, malheureusement très répandue parmi les chrétiens, souvent fondée sur des conceptions théologiques inexactes et imprégnées d’un relativisme religieux qui porte à considérer que « toutes les religions se valent« . (n° 36)