Amis Pèlerins,
Au terme de ce 44ème pèlerinage de Chrétienté, je tiens à remercier chacun d’entre vous de sa participation priante, et particulièrement pénitente cette année, sur les différents itinéraires de notre pèlerinage : dans la colonne adulte, sur la Route de Jérusalem, dans les chapitres enfants, familles et pastoureaux, mais aussi parmi les 6000 pèlerins Anges Gardiens et les 1600 bénévoles des services sans lesquels notre pèlerinage ne serait pas possible.
Nous étions jusqu’à 20.000, dont la moitié ayant moins de 25 ans, affirmant une foi qui donne espoir et dont nous rendons grâce à Dieu. Notre-Dame de Chrétienté a voulu mieux vous connaître et publie le résultat du questionnaire qui vous a été proposé lors de votre inscription au pèlerinage. A 22 ans d’âge moyen, le pèlerin de Chartres est à 90% un catholique profondément enraciné dans la vie sacramentelle, adhérant aux dogmes de la foi et engagé, pour 77% d’entre vous, dans des œuvres de charité (engagement paroissial, scoutisme, action auprès des pauvres…). Vous nous dites également les raisons de votre attachement à la liturgie traditionnelle, que 80% d’entre vous fréquentent en dehors du pèlerinage, avec un socle très solide de près de 65% de pèlerins affichant une pratique exclusive ou préférentielle de cette liturgie, affirmant en connaître les rites et soulignant en priorité le sens du sacré qu’elle véhicule, les vérités de la foi qu’elle exprime et l’intériorité qu’elle favorise.
Cette liturgie tridentine qui porte notre prière n’est donc pas une affaire de sensibilité ou de nostalgie. En valorisant cette liturgie, nous voulons simplement servir l’Église, avec notre identité, et le trésor que nous avons reçu, dont nous assurons la transmission. Pour notre pèlerinage, la liturgie traditionnelle n’est pas une simple préférence esthétique ou un repli identitaire : elle est purement et simplement le milieu surnaturel de notre rencontre avec le Christ. Elle est le vecteur de la grâce, notre « langue maternelle » pour parler au Seigneur, mais aussi pour L’entendre. À travers elle, nous réaffirmons que la véritable unité de l’Église n’a jamais eu peur de la diversité rituelle. Fidèles à Rome et à nos pasteurs, nous faisons nôtre cette profonde sentence de l’abbé Coiffet, notre ancien aumônier général et fondateur du chapitre enfant : « Ce n’est pas nous qui sauverons l’Église, c’est l’Église qui nous sauvera ».
Le thème de cette année, consacré à la mission, a sans nul doute contribué à l’élan de notre pèlerinage. Cette mission se poursuit, et pour beaucoup elle commence maintenant. Armés des conseils reçus dans les enseignements, confortés dans la prière de ces trois jours de marche, illuminés par le Saint Esprit dont nous avons célébré la venue sur l’Eglise et sur nous, nous nous sommes mis « en ordre de mission ». Il nous faut maintenant répandre ce que nous avons reçu, témoigner de la vie du Christ en nous, et être ses témoins « jusqu’aux extrémités de la terre ». L’urgence de la mission doit presser chacun de nous, « afin que France, afin que Chrétienté continue » comme nous y invitait Dom Gérard en 1986 (« Demain la Chrétienté » Editions Sainte Madeleine).
Que ce pèlerinage nous procure en abondance les grâces du Saint-Esprit. Ne craignons pas d’être des témoins. Soyons fiers, soyons fervents, et marchons avec une immense espérance. Le Christ est vivant, Il a vaincu la mort, Il est la Voie, la Résurrection et la Vie !
Notre-Dame de Chrétienté, priez pour nous !