Le glas de nos valeurs morales – Edito de P. Darantière

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Le glas de nos valeurs morales
Edito de P. Darantière

Le 08 mars 2024, la France a inscrit le droit de tuer l’innocent dans sa loi fondamentale. Le 15 juillet 2026, elle a légalisé la mise à mort des plus fragiles. Entre l’inscription de l’avortement dans la Constitution et le vote de la loi sur l’euthanasie, il s’est à peine écoulé trente mois. A ce rythme, que restera-t-il bientôt d’une société française pourtant façonnée depuis plus de dix siècles par le Décalogue ?

« La loi « fin de vie » enregistre et confirme la fin de l’influence chrétienne sur nos mœurs, la fin de notre manière chrétienne de penser et de vivre » écrit la philosophe Chantal Delsol [Valeurs Actuelles-15 juillet 2026]. Ce jugement est lucide : la loi est normative. Vivre dans une société où existe le crime est une chose, vivre dans une société où le crime est élevé au rang de droit opposable à un juge en est une autre. Que signifie pour nous, catholiques, cette réalité nouvelle ?

Pour le comprendre, il faut remonter dans l’histoire. La Révolution française, au nom du progrès, s’attaqua aux valeurs les plus sacrées de la civilisation et de la foi chrétiennes. La loi du 15 juillet 2026 a été votée entre les fêtes des Saintes Martyrs d’Orange et de Compiègne (9 et 17 juillet) pour nous rappeler jusqu’où devra peut-être aller un jour notre opposition au blasphème public de la loi.

Amis pèlerins, nous savons maintenant que la valeur morale de la vie héritée des siècles de Chrétienté a maintenant été abrogée par la loi. Cela ne peut que nous libérer de toute tentation de compromis ou de compromission avec le monde… Le cap est clair, la voie est libre : tout est à faire maintenant pour restaurer la Chrétienté. La mission était l’objet de nos méditations à la dernière Pentecôte : elle est à penser et à concevoir dans une société dont le christianisme a désormais été chassé. Passé le découragement légitime que fait peser sur nous notre responsabilité de catholique et de français, il nous faut reprendre le combat de la foi « pour que France, pour que Chrétienté continue » comme nous y exhortait Dom Gérard en 1985.

Pour nous confirmer dans cette mission, le pape Léon XIV vient en France en septembre Saisissons cette occasion pour manifester au monde la force de notre foi.


Que nos jeunes pèlerins soient des milliers à la veillée de prière du vendredi 25 septembre au Stade de France !

Que nos bannières de Chrétienté claquent avec insolence le samedi 26 septembre sur la Place de la Concorde, face à la chambre des députés !

 

Que notre Pèlerinage de Chrétienté chante le règne du Christ Roi en descendant les Champs Elysées !

Le temps de ces deux jours, l’espace public sera à nous. Soyons très nombreux à y faire résonner nos prières et nos chants pour le pardon des crimes publics de la France et pour sa conversion.

Notre Dame de Paris, priez pour nous ! Notre Dame de Chartres, priez pour nous ! Notre Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous !

Philippe Darantière

Président de Notre-Dame de Chrétienté