Rencontres avec Maylis et Jehanne-Marie, apôtres de leur foi

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Rencontres avec Maylis et Jehanne-Marie, apôtres de leur foi

Pouvez-vous nous présenter votre apostolat missionnaire

 

    Jehanne-Marie : Je suis engagée au sein de l’association Spes Misericordia, aujourd’hui Misericordiae, rattachée à la Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine située à côté de Toulon. Avec mon équipe, basée à Angers, nous nous retrouvons une fois par semaine pour une des activités suivantes :  Adoration, Topo, Lectio Divina et enfin l’Evangélisation de rue. Les missions d’évangélisation en semaine sont toujours précédées d’une exhortation à la mission à partir des paroles de l’évangile et de l’adoration du Saint-Sacrement. Au cours des week-ends missionnaires et du camp Spes sont organisés des temps de formation, des temps de prières et des adorations. Nous avons toujours la chance d’avoir un prêtre à disposition qui célèbre la messe une fois par jour et qui confesse. Les week-ends et camp missionnaires sont vraiment complets au niveau spirituel. 

    Ces temps sont également de réels moments d’amitié car les jeunes sont motivés et décomplexés ; buvettes et apéros sont de rigueur ! 

    Maylis : Depuis octobre dernier, je me suis engagée dans le Réseau Charles de Foucauld, une association qui met en lien des personnes qui cherchent Dieu avec des volontaires catholiques proches de chez elles, pour favoriser une rencontre humaine et concrète. En effet, de plus en plus d’internautes s’interrogent sur le sens de la vie et la Foi, et s’intéressent à des influenceurs chrétiens. Ces contenus suscitent de nombreuses conversions, mais la démarche reste souvent virtuelle. Nous proposons ainsi aux chercheurs de Dieu, mais aussi aux catéchumènes qui pourraient se sentir seuls, un « compagnon de route ».

Pourquoi donner du temps pour parler du Bon Dieu à ceux qui ne le connaissent pas

 

      M : Je pense que parler du Bon Dieu à ceux qui ne le connaissent pas relève avant tout de la responsabilité de chaque baptisé. Aujourd’hui, je crois que les réseaux sociaux sont un espace où l’annonce de l’Évangile peut pleinement trouver sa place et bénéficier à un large public. Il est toutefois important que cette première approche virtuelle puisse déboucher sur une proposition concrète et incarnée pour ceux qui le souhaitent

    J-M : Pour porter l’Evangile aux nations, comme le demande explicitement le Christ, nous annonçons Son incarnation, Sa rédemption, Sa résurrection et Son ascension. La plupart des personnes, contrairement à ce que nous pourrions penser, sont très ouvertes à la discussion, nous confient parfois leurs souffrances et leurs doutes mais, la plupart ne savent pas qui est Jésus et ne connaissent rien à la foi catholique. 

    Nous partons, comme le Christ a envoyé ses apôtres, deux par deux, un novice et un expérimenté et pendant que l’un parle, l’autre prie en son coeur le Saint-Esprit d’éclairer nos âmes et nos paroles et d’ouvrir le coeur de ceux qui nous écoutent. Nous débutons souvent nos conversations par une question ouverte en demandant si nos interlocuteurs croient en Dieu et ainsi nous engageons la discussion.

Comment expliquez-vous l’explosion du nombre de nouveaux adultes baptisés ainsi que de « recommençants » ?

    M : Les facteurs peuvent être très divers. De manière générale, je pense que cette explosion est le fruit d’une véritable quête de sens et d’une soif croissante de vérité, notamment chez les jeunes adultes. Au contact des chercheurs de Dieu, nous voyons quotidiennement des parcours de conversion de l’islam, du protestantisme, d’anciens athées, des recommençants… Ces cheminements peuvent être liés à un évènement marquant dans leur parcours (deuil, mariage, naissance…), à un témoignage de foi partagé, ou encore à la découverte, via les réseaux sociaux, de contenus évoquant la Foi.

 

Quelle place occupe la prière dans cet apostolat où l’on ne peut compter sur ses propres forces ? 

 

   J-M : La prière, et surtout l’adoration de Jésus au Saint-Sacrement prennent la première place. Nous prions la Vierge Marie pour qu’elle nous aide et nous protège et le Saint-Esprit pour qu’Il nous éclaire, qu’Il touche les cœurs, afin de le laisser nous inspirer et ne pas croire que nos arguments ou notre savoir suffisent pour toucher les personnes rencontrées. C’est l’Esprit Saint qui doit agir en nous. 

    Nous prions avant la mission, pendant la mission, entre les évangélisations et après la mission.

    M : La vie de prière est essentielle dans la mission. Nous avons des temps de prières en commun où nous confions particulièrement notre mission au Seigneur. Le Saint-Esprit occupe aussi une place importante dans les différents choix que nous effectuons. 

Que diriez-vous à ceux qui veulent vous rejoindre dans cette aventure ?

 

  J-M : Venez ! Allons proclamer l’Evangile par toute la terre. Devenons apôtres et déployons les dons du Saint-Esprit reçus à notre confirmation ! Vous ne regretterez pas. Le Seigneur nous appelle tous à proclamer Son Évangile. 

Le monde a soif de Dieu mais ne le connaît pas. Si nous n'annonçons pas le Christ, qui le fera ? 

    Le nom de Jésus est puissant, Ses grâces se déploient en nous si nous vivons de notre baptême, de la prière et des sacrements. Plus personnellement, Jésus s’est révélé à moi par l’évangélisation. A travers les visages des non croyants découvrant savoureusement Ses paroles éternelles, je vois la merveille de notre foi, la folie de la croix, le bonheur d’être chrétien. Je vous invite à crier le nom de Jésus vraiment, simplement, quotidiennement !