Pèlerinage de Pentecôte
de Paris à Chartres

Ouverture des inscriptions le mercredi 15 avril 2020.

Agenda
  • 30 mai - 1 juin 2020
    38e pèlerinage de Pentecôte de Paris à Chartres
  • Retraites 2020
    Calendrier des retraites proposées par les communautés qui accompagnent le pèlerinage
Actualité

mardi 07 avril 2020

In memoriam - Agnès Artur

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  In Memoriam

 

Agnès Artur, née Agnès Romillat, nous a quitté le 24 mars 2020, je jour de la fête de l’archange St Gabriel, à l’âge de 87 ans. Elle était oblate o.s.b. de l’abbaye Ste Madeleine du Barroux.

Epouse de Jean-Pierre Artur, qui fut pendant de très nombreuses années le trésorier et le responsable informatique de l’association en charge du pèlerinage de Chartres, Agnès était elle-même très impliquée dans la préparation du pèlerinage et le fonctionnement du secrétariat tout au long des trois jours, aux côtés de Marie-Louise Prévost, secrétaire général de Notre-Dame de Chrétienté.

Avec un dévouement inlassable que ne rebutait aucune tâche, elle donnait sans compter et dans la bonne humeur, comme elle l’avait toujours fait dans ses nombreux engagements, que ce soit le catéchisme des enfants, à commencer par les siens, l’aide aux prêtres de la Fraternité Sacerdotale St Pierre, la rédaction du bulletin des Associations Familiales Catholiques des Yvelines, dont Jean-Pierre avait la charge, ou sa participation aux séances du Bureau de l’Action Familiale et Scolaire.

« Persévérante dans le combat spirituel… dans la prière et les sacrements…Persévérante dans la bonne humeur… l’esprit toujours clair, le cœur ardent, remplie de l’esprit de piété mais sans superstition, rigoureuse mais sans rigorisme, profondément affectueuse mais sans fusion… » ce sont quelques-unes des qualités que son fils Guillaume, moine au Barroux sous le nom de Père Luc, lui  attribuait dans la remarquable homélie qui fut lue au cours de la messe de funérailles célébrée  le lundi 30 mars à Versailles, dans la chapelle de l’Immaculée Conception dont elle était une fidèle depuis l’origine.

Retenu par les exigences de la clôture monastique et du confinement généralisé, le Père Luc ne put présider cette cérémonie comme il l’aurait souhaité, mais Jean-Pierre eut le réconfort d’être accompagné, pour ce dernier adieu, par ses deux filles, Christine et Laurence, leurs époux et ses petits-enfants… et aussi par la foule de leurs amis qui, devant l’écran de leur ordinateur, participèrent à distance (confinement oblige) à cette belle cérémonie .

Merci Agnès pour ce que vous étiez et ce que vous avez fait au service de la Chrétienté. Nous prions pour vous et assurons votre époux, Jean-Pierre, vos enfants et petits-enfants de nos sentiments les plus amicaux.

En union de prières.

Notre-Dame de Chrétienté

Lundi 06 avril 2020

A Dieu, cher Docteur !


A Dieu, cher Docteur !

Le Docteur Xavier Dor nous a quittés.

Peut-être son nom ou sa figure évoquent-ils peu de souvenirs pour les plus jeunes parmi nous.
Il est parti à l'éternité « sur la pointe des pieds », sortant par en-haut de notre monde confiné.
Bien des voix et des plumes lui rendent hommage valable. Elles évoquent, mieux que je ne saurais faire, son souvenir et son œuvre.
Pour ma part, je crois pouvoir dire qu'il fut un chevalier souriant dans un monde de brutes. Le rencontrer sur les routes de pèlerinage chaque année était toujours une rencontre forte.

Chevalier souriant.

            L'ADN du chevalier sans armure, casque, épée, monture, c'est la noblesse du cœur. Et la noblesse du cœur n'est pas une prétention, mais une attitude. Elle se manifeste entre autre dans le fait de mettre sa force, « celle du bras, de l'esprit, du cœur », au service des plus petits et des plus faibles que le « droit » élimine.

            Avant que la formule si belle retentisse dans les rues et les réseaux, il a été la « voix des sans-voix ». Le Docteur Dor a appliqué « l'option préférentielle pour les pauvres » en faveur de ces plus petits encore invisibles, que sont les enfants à naître. Comment cela ?

« La prière nous relie au surnaturel. Elle nous unit à Dieu. Elle est force et refuge. Elle est la respiration de l'âme et à ce titre, ne peut cesser sous peine de mort spirituelle.
L'information est importante car l'avortement doit beaucoup à l'ignorance scientifique sur les débuts de la vie, sur ce qui la précède ( l'hérédité ), et ce qui la suit ( le développement ). Le plus frappant, c'est la continuité de l'être humain depuis la conception jusqu'à l'achèvement de l'individu. La connaissance scientifique renforce la connaissance morale, philosophique, politique, démographique ».
Ce sont ses mots, ses actes, ses seules « armes ».

Il distinguait (sans les opposer d'ailleurs) deux formes d'engagement pour défendre la vie ; la charité individuelle de ceux qui agissent sur les effets des lois sur l'IVG (comme on recueille les victimes d'un naufrage en cours), et la charité politique ou collective de ceux qui luttaient contre les lois elles-mêmes (comme on se porte vers la voie d'eau du bateau pour la boucher ou la réduire).

Ce « gêneur » était un chevalier souriant. Au bout d'années de procès, d'emprisonnement, de condamnations, d'insultes, d'abandons, … Il avait conservé le sourire de l'espérance. Ce sourire-là avait un prix. Ce sourire n'est pas celui de l'abandon chic des principes... Mais celui de la cohérence. J'en ai été frappé, « irradié » à chaque pèlerinage où il était là.  Incarnation de ce que veut dire ; « Bienheureux les persécutés pour la justice »... Ou encore du « gaudium de veritate », cher à St Paul et St Thomas, la « joie de la verité » même désarmée, effet d'une authentique charité. Motif de confiance, pour toutes les causes belles et grandes qui rejoignent et touchent le règne du Christ. Hier, aujourd'hui, demain ! Par ce regard et ce sourire, son âme de chevalier venait au-devant de vous.

Chevalier souriant dans un monde de brutes. Simple hyperbole romantique et subversive ?

Une férocité (remarquable et constante) l'a souvent qualifié de « croisé anti-IVG ». On l'a accusé de violence (je m'interroge encore sur le sens et le contenu du mot). Il a été poursuivi, verbalement, médiatiquement, juridiquement, physiquement parfois... Pour avoir manifesté la malice d'un monde de brutes.

Brutalité d'un mensonge qui est une violence faite à l'intelligence.

Brutalité d'une pratique, comme de la répression de l'objection ou de l'opposition à cette pratique.

Brutalité de l'élimination du semblable par le semblable.

Sainte Mère Teresa, avec la même fermeté souriante, avait déjà prophétisé que cette pratique était «le plus grand destructeur de la paix» entre les hommes.


Il n'est pas de notre compétence de canoniser, et de fabriquer des « santo subito ».
Il est de notre espérance de demander pour lui le repos éternel, par les mérites infinis du Miséricordieux Jésus.
A sa famille et ses proches endeuillés, nous présentons de tout cœur nos condoléances sincères.
Nous devinons aussi ce que le confinement peut ajouter de pénible à la célébration de son enterrement.
Nous invitons à offrir au Tout puissant des messes et des prières pour le repos de son âme.

Miséricordieux Jésus, donnez-lui le repos éternel, et que pour lui brille votre lumière sans déclin !


Abbé Alexis Garnier,
Aumônier Général de Notre Dame de Chrétienté.

 

Lettre de Mgr Gilles Wach aux amis et bienfaiteurs de l'Institut

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À l’occasion de la Semaine Sainte, je souhaitais m’adresser à vous, pour vous assurer des prières de la communauté en ces heures tragiques, et vous transmettre quelques nouvelles de notre Institut, de ses prêtres, de ses séminaristes et de ses sœurs.

Suite aux mesures gouvernementales arrêtées en Italie peu après le début de la crise sanitaire, notre Maison-Mère et séminaire à Gricigliano sont entrés en confinement total voici maintenant presque un mois. N’étant pas une paroisse, mais une maison de formation indépendante de notre apostolat florentin, il était nécessaire de protéger les nombreux séminaristes et prêtres qui y vivent, afin qu’ils puissent continuer comme à l’ordinaire leur vie de prière et d’étude. Nous avons donc maintenu la vie de prière, le chant de l’office choral, et ajouté aux offices habituels des supplications à vos intentions, l’adoration quotidienne et une procession pénitentielle hebdomadaire dans l’enceinte du séminaire, afin d’implorer la miséricorde de Dieu.

Dans nos prieurés, églises, couvents, missions, œuvres et fondations, nos chanoines répandus à travers le monde font au mieux pour demeurer à vos côtés, tant les réconforts de la Sainte Église sont précieux en de tels moments. En fonction des restrictions imposées par les lois civiles ou ecclésiastiques, ils tentent de vous permettre un accès aussi large que possible aux trésors de la vie sacramentelle.

Il me semble qu’une épidémie d’une telle envergure peut être interprétée comme un signe permis du Ciel, ayant pour fin de nous ramener à l’essentiel, ainsi que le soulignent nombre de commentateurs. Mais quel est cet essentiel ? N’est-ce pas Dieu lui-même ? Dans les Saintes Écritures, Dieu donne des avertissements semblables pour stimuler à la conversion. « Un Jésus qui est d’accord avec tout et tous, écrivait Benoît XVI, un Jésus sans sa sainte colère, sans la dureté de la vérité et du véritable amour, n’est pas le vrai Jésus comme le montre l’Écriture, mais sa misérable caricature. Une conception de l’évangile où le sérieux de la colère de Dieu n’existe plus n’a rien à voir avec l’évangile biblique » (J. Ratzinger, Regarder le Christ).

De nos jours, on entend si peu parler des péchés, des fautes, des offenses que l’homme aurait pu commettre contre son Dieu et que la société contemporaine aurait pu promouvoir à son échelle. À peine reconnaît-on le Créateur comme le Maître absolu, et de la vie, et de la mort. L’expérience de la maladie et de la peur nous offre un double enseignement : la richesse et la grandeur de notre monde ne sont que vanité, puisque la petitesse d’un virus suffit à le mettre à genoux ; par ailleurs, nous devons redécouvrir le sens de notre humaine condition, l’amour du plus petit, du plus fragile, du plus vulnérable, et le sens rédempteur de la souffrance. Nous fêtons ces jours-ci le quinzième anniversaire du rappel à Dieu de saint Jean-Paul II, et, début mai, nous célébrerons le centenaire de sa naissance. Ce que le serviteur de Dieu nous a légué comme ultime témoignage, c’est une souffrance transfigurée par l’amour du Rédempteur, les impératifs de sa mission apostolique et la divine charité. Dans sa lettre encyclique Salvifici Doloris, dédiée au sens de la souffrance, il écrivait : « La souffrance est quelque chose d’encore plus ample que la maladie, de plus complexe et en même temps plus profondément enraciné dans l’humanité elle-même. L’ampleur de la souffrance morale et la multiplicité de ses formes ne sont pas moindres que celles de la souffrance physique… Pour découvrir le sens profond de la souffrance, il faut surtout accueillir la lumière de la Révélation, non seulement parce qu’elle exprime l’ordre transcendant de la justice mais parce qu’elle éclaire cet ordre par l’amour, source définitive de tout ce qui existe. L’amour est aussi la source la plus complète de la réponse à la question sur le sens de la souffrance. Cette réponse a été donnée par Dieu à l’homme dans la Croix de Jésus-Christ. »

Vendredi Saint, l’Église revivra les grandes heures de la Passion et de la Mort du Sauveur ; puissions-nous unir aux souffrances de la divine Victime nos propres croix, les maladies, la solitude, l’angoisse, les privations matérielles et spirituelles que nous impose cette longue quarantaine. Soyons bien convaincus que Dieu, si bon, si aimant, si miséricordieux, « ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive. » (Ézéchiel, XXXI, 11)

Il me semble que certaines autorités ecclésiastiques ont trop rapidement et facilement décidé la fermeture des églises et la limitation – voire la suppression – de l’accès aux sacrements. Comment envisager de telles mesures quand les supermarchés et les banques restent ouverts ? La vie surnaturelle aurait-elle une valeur de moindre importance ? Serait-elle accessoire ? L’âme n’a-t-elle pas besoin d’être régulièrement nourrie, purifiée et soutenue, plus spécialement quand des épreuves sans nombre fondent sur elle ? Si l’on peut consulter notre médecin, toutes précautions prises, pourquoi ne peut-on pas, restant sauves ces précautions, rencontrer le prêtre, véritable médecin de l’âme ? Les dispositions prises dans les supermarchés et autres espaces de première nécessité, ne pouvaient-elles pas être mises en œuvre dans nos églises ? Les moyens actuels permettent de mettre en place des systèmes de précaution, même rigoureux, dans nos églises. Les évangélistes nous ont montré quel amour de prédilection le Christ portait aux infortunés de la vie et plus spécialement aux malades, leur accordant la rémission physique, comme simple gage de la guérison spirituelle : « Va, ta foi t’a sauvé ! »

Je remercie chaleureusement nos chanoines qui font ce qu’ils peuvent pour vous aider et, à travers vous, servir Notre-Seigneur, par leurs visites ou la retransmission des offices liturgiques. Dès à présent se profile une crise économique et humaine de grande envergure : nous devrons courageusement faire face à des pénuries de toute espèce. Je sais que, dans certaines maisons de l’Institut et couvents de nos sœurs, nous avons d’ores et déjà commencé à distribuer des vivres et à aider les familles qui font face à des difficultés alimentaires. Nous continuerons à développer et à organiser cette charité bien nécessaire. Mais convaincus que « l’homme ne se nourrit pas seulement de pains, mais de toute parole qui vient de la bouche du Très-Haut », nous pourvoirons également aux nécessités spirituelles, assurant, sans enfreindre les restrictions, la continuité de la vie sacramentelle. Car nous savons bien que le plus grand danger qui menace aujourd’hui notre société est d’ordre spirituel, plus encore que social ou économique.

Je me demande quelle théologie peut avoir un clerc qui se permet d’interdire l’accès aux sacrements, et qui, en même temps, préconise une meilleure coopération dans le domaine des réalités naturelles. Que l’une et l’autre des deux subsistances – matérielle et spirituelle – s’adaptent au contexte et respectent scrupuleusement les précautions d’usage, nul n’en disconviendra. Pour autant, la suppression des canaux ordinaires de la grâce n’est jamais une bonne solution. Si l’accès aux sacrements n’est pas un droit absolu des fidèles, le prêtre n’a-t-il pas quant à lui pour devoir d’en faciliter l’administration et de porter Dieu aux plus fragiles, aux plus esseulés, aux plus malheureux ? Que signifierait le sacrifice, la consécration pleine et constante de sa vie, sans cette perspective ?

Je remercie tous nos fidèles pour leur indéfectible soutien, que reflètent vos nombreux messages, et nos chanoines, nos sœurs et nos séminaristes pour leur dévouement et leurs prières.

Bientôt nous entrerons dans la grande Semaine Sainte, apogée du cycle liturgique et centre de la vie chrétienne. Actuellement à Gricigliano, je vous suis bien uni par la prière. Chacun d’entre nous aurons à cœur de déposer au pied de la Croix vos intentions, et de prier pour les malades, les mourants, les familles qui sont dans la douleur, l’angoisse ou l’affliction, le monde hospitalier dont nous saluons l’exemplaire héroïcité et les services nécessaires à la vie qui continuent courageusement à assurer leurs obligations. Que Dieu les protège et les bénisse !

Et vous, chers fidèles, soyez bien unis à nous par la prière. Je me permettrai de revenir vers vous pour vous transmettre quelques nouvelles, car les événements de l’Institut prévus pour les semaines à venir seront annulés ou ajournés, suivant les échéances. Je vous invite à invoquer plus spécialement la Vierge de Pompéi, saint Roch et saint Sébastien, dont la charitable intercession en période d’épidémie n’a jamais été démentie. À Gricigliano est exposée une relique de la vraie Croix qu’entourent d’autres reliques de saints patrons et protecteurs.

Je vous souhaite une bonne Semaine Sainte, vous invitant à intensifier votre vie de prière dans vos maisons, par de plus fréquentes dévotions. Gardez l’espoir en voyant Pâques approcher, puisqu’en ce jour solennel, Jésus-Christ nous montre comment, au milieu des tracas et des épreuves de la vie, il demeure vainqueur de la mort et du péché.

In Christo Rege,

Mgr Gilles Wach
Prieur Général de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre

jeudi 02 avril 2020

Compte rendu de la recollection des chapitres Nord-Normandie

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Samedi 14 mars a eu lieu, à Rouen, la récollection de préparation du pèlerinage pour les régions Nord et Normandie.

Cette journée s’est tenue dans le contexte inédit que connaît la France, frappée par l’épidémie de Covid-19 ? Nous rendons grâce d’avoir pu maintenir cette journée, quelques jours avant l’annonce du confinement de notre pays.

 

Pour la 5ème année consécutive, les portes du presbytère Saint Patrice nous ont été ouvertes. Le Chanoine de Beaurepaire, de l'Institut du Christ-Roi, nous a encore une fois chaleureusement accueillis, nous permettant de nous retrouver pour cette journée de formation en vue du 38ème pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté (NDC).

 

Les cadres de NDC présents ont eu la chance d’être entourés de l’abbé Bonechi (FSSP – aumônier NDC pour la Normandie), du chanoine de Beaurepaire ainsi que du Directeur des soutiens de NDC, Denis Pinoteau, venu spécialement nous rencontrer. Nous avons regretté l’absence du chanoine Pinoteau malheureusement retenu par ses obligations liées à l’épreuve que nous connaissons tous.

 

Les chefs de chapitres et leurs adjoints ont pu profiter d’une présentation du pèlerinage et de l’association NDC, rappelant l’histoire et les fondements de notre pèlerinage. Cette présentation de Guillaume Roland-Gosselin (CDR Nord) est venue compléter le propos de Denis Pinoteau nous présentant la direction des soutiens, son fonctionnement et ses besoins. D’un point de vue plus spirituel, notre journée s’est déroulée autour des 3 topos des prêtres présents sur le thème de notre prochain pèlerinage, « Saints anges, protégez-nous dans les combats ! » Conférences éclairantes sur les mauvais anges et les bons anges, notamment nos anges gardiens et leur rôle, avec une présentation plus précise des 3 Archanges. Quelques conseils et rappels pratiques pour organiser au mieux nos trois jours de marche ont également été donnés.

 

Moment convivial qui a donné l’occasion de se retrouver, cette journée avait pour charnière la messe le matin en l’église Saint Patrice et le chapelet médité dans la chapelle du Saint Sacrement de la Cathédrale Notre-Dame de Rouen. 

 

Nous remercions particulièrement nos prêtres qui ont permis l’organisation de cette journée, Denis Pinoteau de sa présence et tous ceux qui se sont rendus disponibles pour notre récollection.

Aujourd’hui confinés, privés de la messe et des sacrements, nous sommes plus que jamais unis par la prière, pour nos malades et ceux qui œuvrent pour l’éradication de cette épidémie. Gardons l’espérance ! Animés de cette confiance, nous vous donnons rendez-vous le 30 mai prochain pour prier sous le regard de Notre-Dame ! La Normandie et le Nord seront présents !

 

mardi 31 mars 2020

Mgr Athanasius Schneider commente l'arrêt de la célébration publique de la messe

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Mgr Athanasius Schneider vient d'accorder un important entretien à Diane Montagna, publié cette nuit par The Remnant. Il répond à ses questions sur la cessation quasi globale de la célébration publique de la messe, et sur les ordres donnés aux prêtres par de nombreux évêques de ne pas donner les sacrements aux fidèles. Et de mettre tout cela en perpective avec les nombreuses profanations de la sainte Eucharistie et le manque de foi en la Présence réelle qui a envahi l'Eglise depuis cinquante ans. Il n'hésite pas à faire le lien avec les annonces de l'Apocalypse. C'est un appel à la pénitence et à la foi en ce temps de « dictature sanitaire ».

Les prêtres doivent-ils obéir aux ordres qui leur sont donnés de fermer leurs églises ? Non, répond Mgr Schneider, qui les invite à la « créativité » pour célébrer publiquement la messe en respectant les précautions d'hygiène liées à l'épidémie du coronavirus.

En voici la traduction intégrale par mes soins, relue et approuvée par Mgr Schneider. – J.S.

Diane Montagna : Excellence, quelle est votre impression générale sur la manière dont l’Eglise gère l’épidémie de coronavirus ?

Mgr Schneider : J’ai l’impression que la majorité des évêques a réagi de façon précipitée et par panique en interdisant toutes les messes publiques et – ce qui est encore plus incompréhensible – en fermant les églises. Ces évêques ont réagi davantage comme des bureaucrates civils qu’en pasteurs. En se concentrant trop exclusivement sur toutes les mesures de protection hygiénique, ils ont perdu une vision surnaturelle et ont abandonné la primauté du bien éternel des âmes.

Le diocèse de Rome a rapidement suspendu toutes les messes publiques pour se conformer aux directives du gouvernement. Les évêques du monde entier ont pris des mesures similaires. Les évêques polonais, en revanche, ont demandé que davantage de messes soient célébrées afin que les congrégations soient plus petites. Que pensez-vous de la décision de suspendre les messes publiques pour empêcher la propagation du coronavirus ?

Tant que les supermarchés sont ouverts et accessibles et que les gens ont accès aux transports publics, on ne voit pas de raison plausible d’interdire aux gens d’assister à la messe dans une église. On pourrait garantir dans les églises des mesures de protection hygiénique identiques, voire meilleures. Par exemple, avant chaque messe, on pourrait désinfecter les bancs et les portes, et tous ceux qui entrent dans l’église pourraient se désinfecter les mains. D’autres mesures similaires pourraient également être prises. On pourrait limiter le nombre de participants et augmenter la fréquence de la célébration des messes. L’exemple de vision surnaturelle en temps d’épidémie donné par le président tanzanien John Magufuli devrait nous inspirer. Le président Magufuli, catholique pratiquant, a déclaré le dimanche 22 mars 2020 (dimanche de Laetare), à la cathédrale de Saint-Paul, dans la capitale tanzanienne de Dodoma : « J’insiste auprès de vous, mes frères chrétiens et même auprès de vous, les musulmans : n’ayez pas peur, ne cessez pas de vous rassembler pour glorifier Dieu et le louer. C’est pourquoi, en tant que gouvernement, nous n’avons pas fermé d’églises ou de mosquées. Au contraire, elles devraient toujours être ouvertes pour que les gens puissent chercher refuge auprès de Dieu. Les églises sont des lieux où les gens peuvent chercher la vraie guérison, car c’est là que réside le vrai Dieu. N’ayez pas peur de louer et de chercher le visage de Dieu dans l’église. »

Faisant référence à l’Eucharistie, le Président Magufuli a également prononcé ces mots encourageants : « Le coronavirus ne peut pas survivre dans le corps eucharistique du Christ ; il sera bientôt brûlé. C’est exactement pour cela que je n’ai pas paniqué en recevant la sainte communion, parce que je savais qu’avec Jésus dans l’Eucharistie, je suis en sécurité. C’est le moment de renforcer notre foi en Dieu. » (Le discours du président Magufuli peut être consulté en swahili ici).

Pensez-vous qu’un prêtre agirait de manière responsable en célébrant une messe privée en présence de quelques fidèles laïcs, tout en prenant les précautions sanitaires nécessaires ?

Ce serait responsable, mais aussi méritoire ; cela constituerait un acte pastoral authentique, à condition bien sûr que le prêtre prenne les précautions sanitaires nécessaires.

Les prêtres sont dans une position difficile dans cette situation. Certains bons prêtres sont critiqués pour avoir obéi aux directives de leur évêque de suspendre les messes publiques (alors qu’ils continuent à célébrer une messe privée). D’autres cherchent des moyens créatifs d’entendre les confessions tout en cherchant à préserver la santé des gens. Quels conseils donneriez-vous aux prêtres pour vivre leur vocation en ces temps difficiles ?

Les prêtres doivent se rappeler qu’ils sont avant tout pasteurs des âmes immortelles. Ils doivent imiter le Christ, qui a dit : « Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. Mais le mercenaire, et celui qui n’est pas pasteur, à qui les brebis n’appartiennent pas, voit venir le loup, et abandonne les brebis, et s’enfuit ; et le loup ravit et disperse les brebis. Le mercenaire s’enfuit, parce qu’il est mercenaire, et qu’il ne se met pas en peine des brebis. Je suis le bon pasteur, et je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent » (Jean 10, 11-14) Si un prêtre observe de manière raisonnable toutes les précautions sanitaires nécessaires et fait preuve de discernement, il n’est pas tenu d’obéir aux directives de son évêque ou du gouvernement lui ordonnant de suspendre la Messe pour les fidèles. De telles directives sont une pure loi humaine, alors que la loi suprême dans l’Église est le salut des âmes. Les prêtres dans une telle situation doivent être extrêmement créatifs pour assurer aux fidèles, même pour un petit groupe, la célébration de la sainte messe et la réception des sacrements. Tel était le comportement pastoral de tous les prêtres confesseurs et martyrs au temps des persécutions.

Est-il jamais légitime que les prêtres défient l’autorité, en particulier l’autorité ecclésiastique (par exemple, si un prêtre se voit enjoindre de ne pas aller rendre visite aux malades et aux mourants) ?

Si une autorité ecclésiastique interdit à un prêtre d’aller rendre visite aux malades et aux mourants, il ne peut pas obéir. Une telle interdiction constitue un abus de pouvoir. Le Christ n’a pas donné à l’évêque le pouvoir d’interdire la visite des malades et des mourants. Un vrai prêtre fera tout ce qu’il peut pour rendre visite à un mourant. De nombreux prêtres l’ont fait même lorsque cela signifiait mettre leur vie en danger, soit en cas de persécution, soit en cas d’épidémie. Nous avons de nombreux exemples de tels prêtres dans l’histoire de l’Église. Saint Charles Borromée, par exemple, donnait la sainte communion de ses propres mains sur la langue de mourants infectés par la peste. À notre époque, nous avons l’exemple émouvant et édifiant de prêtres, en particulier de la région de Bergame, dans le nord de l’Italie, qui ont été infectés et sont morts parce qu’ils s’occupaient de patients mourants atteints de coronavirus. Un prêtre de 72 ans atteint de coronavirus est mort il y a quelques jours en Italie, après avoir abandonné le respirateur, dont il avait besoin pour survivre, et avoir permis qu’il soit donné à un patient plus jeune. Ne pas aller rendre visite aux malades et aux mourants est un comportement qui relève plus du mercenaire que du bon pasteur.

Vous avez passé vos premières années dans l’église clandestine soviétique. Quel point de vue ou perspective aimeriez-vous partager avec les fidèles laïcs qui ne peuvent pas assister à la messe, et dans certains cas, ne peuvent même pas passer du temps devant le saint sacrement parce que toutes les églises de leur diocèse ont été fermées ?

J’encouragerais les fidèles à faire des actes fréquents de communion spirituelle. Ils pourraient lire et contempler les lectures quotidiennes de la Messe et l’ordo entier de la Messe. Ils pourraient envoyer leur saint Ange gardien pour adorer Jésus-Christ dans le tabernacle en leur nom. Ils pourraient s’unir spirituellement à tous les chrétiens qui sont en prison au nom de leur foi, à tous les chrétiens qui sont malades et alités, à tous les chrétiens mourants qui sont privés des sacrements. Dieu remplira de nombreuses grâces ce temps de privation temporelle de la sainte messe et du Saint-Sacrement.

Le Vatican a récemment annoncé que les liturgies de Pâques seront célébrées en l’absence des fidèles. Il a précisé par la suite qu’il étudie « des moyens de mise en œuvre et de participation qui respectent les mesures de sécurité mises en place pour prévenir la propagation du coronavirus ». Quel est votre avis sur cette décision ?

Étant donné la stricte interdiction des rassemblements de masse par les autorités gouvernementales italiennes, on peut comprendre que le pape ne puisse pas célébrer les liturgies de la Semaine Sainte en présence d’un grand nombre de fidèles. Je pense que les liturgies de la Semaine Sainte pourraient être célébrées par le Pape en toute dignité et sans qu’on les abrège, par exemple dans la Chapelle Sixtine (comme c’était la coutume des papes avant le Concile Vatican II), avec la participation du clergé (cardinaux, prêtres) et d’un groupe choisi de fidèles, auxquels des mesures de protection hygiénique seraient préalablement appliquées. On ne voit pas la logique d’interdire l’allumage du feu, la bénédiction de l’eau et le baptême lors de la Veillée pascale, comme si ces actions risquaient de propager un virus. Une peur quasi-pathologique a vaincu la raison commune et la vision surnaturelle.

Votre Excellence, que révèle la gestion de l’épidémie de coronavirus par l’Église sur l’état de l’Église et en particulier de sa hiérarchie ?

Elle révèle la perte d’une vision surnaturelle. Au cours des dernières décennies, de nombreux membres de la hiérarchie de l’Église ont été surtout immergés dans les affaires séculières, intérieures et temporelles et sont ainsi devenus aveugles aux réalités surnaturelles et éternelles. Leurs yeux ont été remplis de la poussière des occupations terrestres, comme l’a dit un jour saint Grégoire le Grand (voir Regula pastoralis II, 7). Leur réaction face à l’épidémie du coronavirus a révélé qu’ils accordent plus d’importance au corps mortel qu’à l’âme immortelle des hommes, oubliant les paroles de notre Seigneur : « En effet, que servirait à l’homme de gagner le monde entier et de perdre son âme ? » (Marc 8, 36). Les mêmes évêques qui tentent aujourd’hui de protéger (parfois par des mesures disproportionnées) le corps de leurs fidèles de la contamination par un virus matériel, ont tranquillement laissé le virus des enseignements et pratiques hérétiques se répandre parmi leur troupeau.

Le cardinal Vincent Nichols a récemment déclaré que nous aurons une faim nouvelle de l’Eucharistie après la disparition de l’épidémie du coronavirus ? Êtes-vous d’accord avec cela ?

J’espère que ces paroles se vérifieront chez de nombreux catholiques. C’est une expérience humaine commune que la privation prolongée d’une réalité importante enflamme le cœur des gens qui la désirent ardemment. Cela s’applique, bien sûr, à ceux qui croient et aiment vraiment l’Eucharistie. Une telle expérience aide également à réfléchir plus profondément sur la signification et la valeur de la sainte Eucharistie. Peut-être que les catholiques qui étaient si habitués au Saint des Saints qu’ils en sont venus à le considérer comme quelque chose d’ordinaire et de commun connaîtront une conversion spirituelle et comprendront et traiteront désormais la sainte Eucharistie comme extraordinaire et sublime.

Le dimanche 15 mars, le pape François est allé prier devant l’image du Salus Populo Romani à Santa Maria Maggiore et devant le Crucifix miraculeux qui se trouve dans l’église de San Marcelo al Corso. Pensez-vous qu’il soit important que les évêques et les cardinaux réalisent des actes de prière publique semblables pour que prenne fin l’épidémie du coronavirus ?

L’exemple du pape François peut encourager de nombreux évêques à accomplir des actes semblables de témoignage public de foi et de prière, et à donner des signes concrets de pénitence qui implorent Dieu de mettre fin à l’épidémie. On pourrait recommander que les évêques et les prêtres traversent régulièrement leurs villes et villages avec le Saint-Sacrement dans l’ostensoir, accompagnés d’un petit nombre de clercs ou de fidèles (un, deux ou trois), selon les réglementations gouvernementales. De telles processions avec le Seigneur Eucharistique transmettront aux fidèles et aux citoyens la consolation et la joie de ne pas être seuls au moment de la tribulation, de savoir que le Seigneur est vraiment avec eux, que l’Église est une mère qui n’a ni oublié ni abandonné ses enfants. Une chaîne mondiale d’ostensoirs portant le Seigneur eucharistique dans les rues de ce monde pourrait être lancée. De telles mini processions eucharistiques, même si elles ne sont réalisées que par un évêque ou un prêtre seul, imploreront des grâces de guérison physique et spirituelle, et de conversion.

Le coronavirus a fait son apparition en Chine peu de temps après le synode de l’Amazonie. Certains médias croient fermement qu’il s’agit d’une punition divine après les épisodes de la Pachamama au Vatican. D’autres croient qu’il s’agit d’un châtiment divin à la suite de l’accord entre le Vatican et la Chine. Pensez-vous que l’une ou l’autre de ces positions soit tenable ?

L’épidémie de coronavirus est sans aucun doute, à mon avis, une intervention divine pour châtier et purifier le monde pécheur et aussi l’Église. Nous ne devons pas oublier que Notre Seigneur Jésus-Christ considérait les catastrophes physiques comme des châtiments divins. Nous lisons, par exemple : « En ce même temps, il y avait là quelques hommes, qui lui annonçaient ce qui était arrivé aux Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leurs sacrifices. Et prenant la parole, il leur dit : Pensez-vous que ces Galiléens fussent plus pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont souffert de telles choses ? Non, je vous le dis ; mais, si vous ne faites pénitence, vous périrez tous pareillement. Comme ces dix-huit personnes sur lesquelles est tombée la tour de Siloé, et qu’elle a tuées : pensez-vous que leur dette fût plus grande que celle de tous les habitants de Jérusalem ? Non, je vous le dis ; mais, si vous ne faites pénitence, vous périrez tous pareillement » (Luc 13, 1-5)

La vénération cultuelle de l’idole païenne de la Pachamama à l’intérieur du Vatican, avec l’approbation du Pape, était à coup sûr un grand péché d’infidélité au Premier Commandement du Décalogue, c’était une abomination. Toute tentative de minimiser cet acte de vénération ne peut résister au barrage des preuves évidentes et de la raison. Je pense que ces actes d’idolâtrie ont été le point culminant d’une série d’autres actes d’infidélité par rapport à la sauvegarde du dépôt divin de la Foi par de nombreux membres de haut rang de la hiérarchie de l’Église au cours des décennies passées. Je n’ai pas la certitude absolue que l’apparition du coronavirus est une rétribution divine pour les événements de la Pachamama au Vatican, mais envisager une telle possibilité ne serait pas tiré par les cheveux. Déjà au début de l’Église, le Christ a réprimandé les évêques (les « anges ») des églises de Pergame et de Thyatire en raison de leur connivence avec l’idolâtrie et l’adultère. La figure de « Jézabel », qui séduisait l’Église pour l’amener à l’idolâtrie et à l’adultère (voir Apocalypse 2, 20), pourrait également être comprise comme un symbole du monde d’aujourd’hui – avec lequel flirtent de nombreuses personnes ayant des responsabilités au sein de l’Église.

Les paroles suivantes du Christ restent valables pour notre époque également : « Voici, je vais la jeter sur un lit de douleur, et ceux qui commettent l’adultère avec elle seront dans une très grande tribulation, s’ils ne font pénitence de leurs œuvres. Je frapperai de mort ses enfants, et toutes les Eglises sauront que je suis celui qui sonde les reins et les cœurs, et je rendrai à chacun de vous selon ses œuvres » (Apocalypse 2, 22-23). Le Christ a menacé de châtiment, et Il a appelé les églises à la pénitence : « Mais j’ai quelque peu de chose contre toi : c’est que tu as là des hommes qui tiennent à l’enseignement… pour les faire manger la nourriture sacrifiée aux idoles et les faire tomber dans la fornication… Fais pareillement pénitence ; sinon je viendrai bientôt à toi, et je combattrai contre eux avec l’épée de ma bouche. » Je suis convaincu que le Christ répéterait les mêmes paroles au pape François et aux autres évêques qui ont permis la vénération idolâtre de la Pachamama et qui ont implicitement approuvé les relations sexuelles en dehors d’un mariage valide, en permettant aux personnes dites « divorcées et remariées » qui sont sexuellement actives de recevoir la sainte communion.

Vous avez cité les Évangiles et le Livre de l’Apocalypse. La façon dont Dieu a traité son peuple élu dans l’Ancien Testament nous permet-elle de mieux comprendre la situation actuelle ?

L’épidémie de coronavirus a provoqué une situation au sein de l’Église qui, à ma connaissance, est unique, c’est-à-dire une interdiction quasi mondiale de toutes les messes publiques. Cette situation est en partie analogue à l’interdiction du culte chrétien dans la quasi totalité de l’Empire romain au cours des trois premiers siècles. La situation actuelle est cependant sans précédent, car dans notre cas, l’interdiction du culte public a été prononcée par des évêques catholiques, devançant même les ordres gouvernementaux correspondants.

D’une certaine manière, la situation actuelle peut également être comparée à la cessation du culte sacrificiel du Temple de Jérusalem pendant la captivité babylonienne du peuple élu de Dieu. Dans la Bible, le châtiment divin était considéré comme une grâce, par exemple : « Heureux l’homme qui est châtié par Dieu. Ne rejette donc pas la correction du Seigneur. Car c’est lui qui blesse et qui donne le remède ; il frappe, et ses mains guérissent » (Job 5, 17-18), et : « Ceux que j’aime, je les reprends et les châtie ; aie donc du zèle, et fais pénitence. » (Ap. 3, 19). La seule réaction adéquate face à la tribulation, aux catastrophes, aux épidémies et autres situations similaires – qui sont autant d’instruments entre les mains de la Providence divine pour réveiller les gens du sommeil du péché et de l’indifférence envers les commandements de Dieu et la vie éternelle – est la pénitence et la conversion sincère à Dieu. Dans la prière suivante, le prophète Daniel donne aux fidèles de tous les temps un exemple du juste état esprit qu’ils doivent avoir, et de la façon dont ils doivent se comporter et prier en temps de tribulation : « Tout Israël a transgressé votre loi et s’est détourné pour ne pas entendre votre voix… Abaissez, mon Dieu, votre oreille et écoutez ; ouvrez vos yeux, et voyez notre désolation et cette ville sur laquelle votre nom a été invoqué ; car ce n’est pas à cause de notre justice que nous vous présentons humblement nos prières, mais à cause de vos abondantes miséricordes. Exaucez-nous, Seigneur ; apaisez-vous, Seigneur ; soyez attentif et agissez ; ne tardez pas, mon Dieu, pour vous-même, parce que votre nom a été invoqué sur cette ville et sur votre peuple » (Dan 9, 11,18-19).

Saint Robert Bellarmin a écrit : « Signes sûrs concernant la venue de l’Antéchrist… la plus grande et la dernière persécution ; et le sacrifice public (de la Messe) cessera complètement » (La prophétie de Daniel, pages 37-38).

Pensez-vous que ce qu’il évoque là est ce à quoi nous assistons actuellement ? Est-ce le début du grand châtiment prophétisé dans le livre de l’Apocalypse ?

La situation actuelle offre suffisamment de motifs raisonnables pour penser que nous sommes au début d’un temps apocalyptique, qui comprend des châtiments divins. Notre Seigneur s’est référé à la prophétie de Daniel : « Quand donc vous verrez l’abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie dans le lieu saint, que celui qui lit comprenne » (Mt 24,15). Le livre de l’Apocalypse dit que l’Église devra pendant un certain temps fuir dans le désert (voir Ap 12, 14). L’arrêt presque total du Sacrifice public de la Messe pourrait être interprété comme une fuite dans un désert spirituel. Ce qui est regrettable dans notre situation est le fait que de nombreux membres de la hiérarchie de l’Église ne voient pas la situation actuelle comme une tribulation, comme un châtiment divin, c’est-à-dire comme une « visitation divine » au sens biblique. Ces paroles du Seigneur s’appliquent également à de nombreux membres du clergé au milieu de l’épidémie physique et spirituelle actuelle : « Tu n’as pas connu le temps où tu as été visitée » (Luc 19, 44). La situation actuelle de cette « épreuve du feu » (cf 1 Pierre 4:12) doit être prise au sérieux par le pape et les évêques afin de conduire à une profonde conversion de l’Eglise entière. Si cela ne se produit pas, alors le message de cette histoire de Søren Kierkegaard sera également applicable à notre situation actuelle : « Un incendie éclate dans les coulisses d’un cirque. Le clown apparaît et tente d’avertir le public. Chacun croit à une blague et rit. Il répète, on rigole encore plus fort. Ainsi la fin du monde se produira au milieu des vivats et chacun pensera : Quelle bonne blague ! »

Excellence, quel est le sens profond de tout cela ?

La situation de la cessation de la célébration publique de la messe et de la sainte communion sacramentelle est si unique et si grave que l’on peut découvrir derrière tout cela une signification plus profonde. Cet événement survient près de cinquante ans après l’introduction de la communion dans la main (en 1969) et une réforme radicale du rite de la Messe (en 1969/1970) avec ses éléments protestants (prière de l’Offertoire) et son style de célébration horizontal et axé sur l’instruction (moments de liberté, célébration en cercle fermé et vers le peuple). La pratique de la communion dans la main au cours des cinquante dernières années a conduit à des profanations involontaires et volontaires du Corps eucharistique du Christ à une échelle sans précédent. Pendant plus de cinquante ans, le Corps du Christ a été (la plupart du temps involontairement) piétiné par les pieds du clergé et des laïcs dans les églises catholiques du monde entier. Le vol des Hosties consacrées a également augmenté à un rythme alarmant. La pratique consistant à communier directement avec ses propres mains et doigts ressemble de plus en plus au geste par lequel on prend la nourriture ordinaire. Chez de nombreux catholiques, la pratique de recevoir la communion dans la main a affaibli la foi en la Présence réelle et en la transsubstantiation, la foi au caractère divin et sublime de la sainte Hostie. La présence eucharistique du Christ est devenue, au fil du temps, inconsciemment, pour ces fidèles une sorte de pain ou de symbole sacré. Maintenant, le Seigneur est intervenu et a privé presque tous les fidèles d’assister à la sainte messe et de recevoir sacramentellement la Sainte Communion.

Les innocents et les coupables endurent ensemble cette tribulation, puisque dans le mystère de l’Église, tous sont mutuellement unis en tant que membres : « Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1 Co 12, 26). La cessation actuelle de la sainte messe publique et de la sainte communion pourrait être comprise par le pape et les évêques comme une réprimande divine pour les cinquante dernières années de profanations et de banalisations de l’Eucharistie et, en même temps, comme un appel miséricordieux à une authentique conversion eucharistique de toute l’Église. Que l’Esprit Saint touche le cœur du Pape et des évêques et les pousse à édicter des normes liturgiques concrètes afin que le culte eucharistique de toute l’Église soit purifié et orienté à nouveau vers le Seigneur.

On pourrait suggérer que le Pape, avec les cardinaux et les évêques, réalise un acte public de réparation à Rome pour les péchés contre la sainte Eucharistie, et pour le péché des actes de vénération religieuse des statuettes de la Pachamama. Une fois la tribulation actuelle terminée, le pape devrait édicter des normes liturgiques concrètes, dans lesquelles il invitera toute l’Église à se tourner à nouveau vers le Seigneur dans la manière de célébrer, c’est-à-dire que célébrants et fidèles soient tournés dans la même direction pendant la prière eucharistique. Le Pape devrait également interdire la pratique de la communion dans la main, car l’Église ne peut pas continuer à traiter le Saint des Saints dans la petite Hostie consacrée de manière aussi minimaliste et l’exposant ainsi au danger.

La prière suivante d’Azariah dans la fournaise ardente, que chaque prêtre dit pendant le rite de l’Offertoire de la Messe, pourrait inspirer le Pape et les évêques à des actions concrètes de réparation et de restauration de la gloire du sacrifice eucharistique et du Corps eucharistique du Seigneur : « En esprit d’humilité et le cœur contrit, puissions-nous être accueillis par vous, Seigneur : et que notre sacrifice ait lieu aujourd’hui devant vous de telle manière qu’il vous soit agréable, Seigneur Dieu. Car ceux qui ont confiance en vous ne seront jamais confondus. Et maintenant, nous nous consacrons à vous de tout notre cœur, nous vous craignons, et nous cherchons votre visage. Ne nous couvrez pas de honte ; mais traitez-nous selon votre mansuétude et selon l’abondance de voire miséricorde. Délivrez-nous par un de vos prodiges, et donnez la gloire à votre nom, ô Seigneur ! » (Dn 3, 39-43, Septante).

 

Source : https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2020/03/mgr-athanasius-schneider-commente.html

vendredi 27 mars 2020

Le Vatican approuve de nouvelles préfaces pour la messe en rite extraordinaire


Le Vatican a approuvé sept nouvelles préfaces pour la célébration de la Messe dans la forme extraordinaire du rite romain. La Congrégation pour la Doctrine de la Foi a publié un décret à cet effet ce mercredi. Un deuxième décret régit les célébrations des saints canonisés après 1960.

Quatre des formules de prière nouvellement approuvées ont été tirées du missel de la forme ordinaire du rite romain, mais elles proviennent essentiellement de sources liturgiques anciennes, selon un texte explicatif de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Les trois autres préfaces sont des prières qui étaient d'usage général avant la réforme liturgique et qui ont été autorisées par la suite dans les diocèses français et belges. Désormais, elles peuvent être utilisées dans le monde entier pour la célébration de la messe sous la forme extraordinaire.

En outre, la Congrégation pour la doctrine de la foi a fait en sorte que les saints canonisés après 1960 soient intégrés dans le canon de la messe sous la forme extraordinaire du rite romain. Le canon liturgique était en effet auparavant déterminé par les livres liturgiques valables en 1962, c'est pourquoi les saints canonisés plus tard n’étaient pas mentionnés.

Une démarche dans la continuité de Summorum Pontificum

Le pape Benoît XVI avait de nouveau largement autorisé la célébration du rite pré-conciliaire avec son Motu Proprio Summorum Pontificum de 2007. La liturgie selon les livres de 1962 - avec quelques mises à jour - a depuis lors été appelée "forme extraordinaire du rite romain" et elle est préférée par un nombre minoritaire mais croissant de fidèles catholiques liés par la tradition.

Le rite romain, qui est le plus répandu des 23 rites de culte différents de l'Église catholique (les autres rites étant pratiqués par des Églises orientales en communion avec Rome), compte donc une forme ordinaire elle-même sujette à quelques adaptations locales (par exemple à Milan, avec le rite ambrosien), et une forme extraordinaire pratiquée par des catholiques de sensibilité traditionnelle, mais ces formes correspondent à un seul et même rite, pleinement reconnu par l’Église catholique.

Le décret sur les nouvelles préfaces pour la forme extraordinaire du rite romain est intitulé Quo magis, celui des célébrations liturgiques en l'honneur des saints est appelé Cum sanctissima. Tous deux sont datés du 22 février 2020, date de la fête de la Chaire de Saint-Pierre, et ont été élaborés par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Une section de ce dicastère est responsable des fidèles orientés vers la tradition et de leurs communautés. À la demande du Pape François, elle a repris les attributions de l'ancienne Commission Ecclesia Dei.

Sermon de l'Annonciation par l'Abbé Le Coq


Ecoutez-les ces cloches! 

 

Ce ne sont pas celles de Pâques qui annonceraient la joie de la Résurrection : 

la joie du Christ Sauveur! 

La Joie du Christ vainqueur! 

Ce temps n’est pas venu… 

La Victoire n’est pas là… 

La Victoire attendra…

Ecoutez-les ces cloches! 

Celles-là mêmes qu’on a voulu faire taire dans nos villes et nos villages pour ne pas « déranger » la triste tranquillité des hommes endormis : pauvre sérénité des consciences ensevelies. 

Elles sonnent ce soir… 

Elles sonnent… comme jamais! 

Jusqu’à faire trembler les murs des maisons d’aujourd’hui : ces maisons construites sur le sable de la vie qui passe, et qui s’enfuit.

Ecoutez-les ces cloches! 

Ce ne sont pas les cloches des grandes joies paroissiales, ni les beaux carillons qu’on fait entendre les jours de fête, les jours de mariages et les jours de baptêmes. 

Les mariages et les baptêmes ne sont plus. 

TOUTES NOS JOIES SE SONT TUES. 

Ces cloches qui résonnent et que, ce soir, le monde sera obligé d’entendre, c’est le son grave des temps de guerre, c’est le tocsin qui annonce le Feu et les drames. 

Ce soir ce sont les cloches de l’appel aux armes. 

Et de l’appel aux larmes. 

Ecoutez-les ces cloches. 

Ecoutez-bien! 

Ecoutez-mieux! 

Tendez l’oreille. 

Tendez le coeur ! 

C’est un cri! 

Un cri déchirant qui rejoint la longue plainte des Saints Innocents. 

Nos cloches de ce soir « c’est le cri de Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu’on la console, car ils ne sont plus. " (Mt 2, 13-18)

À nos clochers, ce soir, c’est le Glas des jours de peine et des jours de deuil.

Ce soir les églises gémissent! 

Et il n’y a pas qu’elles! 

Car, à toutes ces églises vides, se joignent tous ceux qui, normalement, les remplissent et en sont empêchés.

Et il y a plus encore! 

Car ces « nations affolées et désemparées » (comme l’annonçait le Christ) ; Ces hommes « mourant de peur dans l’attente de ce qui doit arriver », ce monde abasourdi de se retrouver au bord d’un précipice vertigineux:  peut être bien que ce soir, s’unissant à nos cloches, tous s’uniront à notre prière! 

Oui l’Eglise prie, et supplie.

L’Eglise lance sa prière et sa supplication. 

De la terre jusqu’au Ciel. 

Jusqu’à ce Ciel méprisé par certains, oublié par beaucoup, et depuis si longtemps! C’est vers le Ciel que les regards se tournent désormais et que les coeurs espèrent… 

Car si la terre est confinée, enfermée, le Ciel lui, est ouvert!

 Plus que jamais. 

Pour combler les espoirs humains la terre a dit son dernier mot et ce n’est pas assez. Elle n’a plus rien a dire, elle n’a plus rien à donner. 

Mais les âmes, elles, ont encore largement besoin de recevoir et d’écouter. 

Nous avons cru que l’issue de secours des homme serait la terre elle-même. 

Nous avons idolâtrer la terre comme si elle était Dieu alors qu’elle n’était que le tremplin vers Dieu. 

Maintenant nous le savons, la terre n’a pas les paroles de la vie éternelle. 

La «  déesse terre » nous a bernés. 

« Adjutorium notrum in Nomine Domni »  = « notre secours est dans le nom Seigneur »  ! 

Les cloches de ce soir, c’est le son de l’humble pardon des péchés de chacun, des péchés de la France, des péchés de l’Eglise, et du péché du monde  : comme un lot détestable que nous avouons tous et dont on veut être lavé. 

C’est le son de ceux qui veulent être pardonnés… 

La cloche de ce soir c’est aussi celle l’Angélus, la cloche qui prévient que Dieu vient et intervient dans l’histoire de son peuple. 

C’est la cloche qui annonce et qui promet que Dieu aime chacun et que le Bon Dieu nous appelle tous depuis le début du monde jusqu’à la fin des temps, à la vie éternelle.  

Alors que notre Foi sonne, que notre Foi résonne! 

Que notre espérance hurle en haut vers notre Père et se répande partout vers nos frères ! 

Courage! Car un jour, « toutes les larmes seront asséchées » ( Apocalypse 21, 4) 

Un jour, l’homme sera sauvé. 

Un jour finira de sonner le grand clocher : car, enfin, nous serons arrivés.

mardi 24 mars 2020

Pèlerinage : un enthousiasme qui ne faiblit pas !

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Alors que des questions se posent sur la possibilité de mener à bien le pèlerinage de Pentecôte de Paris à Chartres dans sa forme actuelle (en principe prévu les 30-31 mai et 1er juin 2020), le président de l’association qui l’organise, Notre-Dame de Chrétienté, répond à nos questions, nous l’en remercions.

 

La Nef – Vous allez organiser le 38e pèlerinage de Paris à Chartres ! On admire une telle longévité : comment faites-vous pour éviter l’essoufflement ou de tomber dans une certaine routine qui tue la créativité ? Autrement dit, quoi de nouveau sous le soleil… de Chartres ?


Jean de Tauriers – L’enthousiasme que suscite ce pèlerinage rend impossible la lassitude. Les pèlerins viennent toujours plus nombreux, les générations se succèdent. NDC (le Centre Henri et André Charlier au début) forme une grande famille, heureuse de se retrouver chaque année. Personnellement, j’attends avec impatience le Salut du Saint Sacrement dans la nuit le dimanche soir, un moment exceptionnel. Cette année, nous attendons quelques événements comme le développement du chapitre des évangélisateurs (Emmaüs), le chapitre de pèlerins gabonais et bien sûr quelques surprises que nous préparons.

Avant d’aller plus loin, la question que tout le monde attend : le pèlerinage peut-il être annulé en raison de l’épidémie du coronavirus ?
NDC est en relation très étroite avec les autorités et fera savoir en mai ce qu’il en est de la possibilité ou non de faire le pèlerinage sous sa forme actuelle. Quoiqu’il arrive, le pèlerinage aura lieu, sous une forme marchante ou non, avec différentes options sur lesquelles nous travaillons. Cette œuvre de pénitence, de conversion aura lieu comme tous les ans. Je demande à tous les pèlerins de réserver les 30, 31 mai et 1er juin pour la plus grande gloire de Dieu.

Votre public grandit quelque peu chaque année et touche majoritairement des jeunes : avez-vous observé une évolution des pèlerins, d’un point de vue religieux, sociologique ou autre ? Et parvenez-vous à assurer un suivi des pèlerins entre deux pèlerinages ?


Autour du pèlerinage nous organisons un ensemble d’activités tout au long de l’année (récollections, Journée d’Amitié chrétienne, formations, vidéos-formation, publications, retraites…). L’année dernière, nous avons réalisé un sondage sur plus de 4 000 d’entre eux. Nos pèlerins sont très jeunes (50 % ont moins de 20 ans), à 97 % pratiquants (en France, seulement 1 % des jeunes est pratiquant). Ils assistent pour 60 % régulièrement à la messe traditionnelle. La cohabitation des pèlerins ordinaire/ extraordinaire se fait très naturellement au pèlerinage. Tous viennent pour la spiritualité de la messe traditionnelle, la formation solide, la présence des communautés, l’esprit NDC. Le pèlerinage est une chrétienté marchante au service de l’Église, une œuvre missionnaire grâce à la liturgie tridentine avec plus de 14 000 pèlerins en 2019 à Chartres, plus de 8 % de hausse annuelle depuis 5 ans.

Du côté des prêtres, parvenez-vous à attirer au-delà du monde traditionnel attaché à la forme extraordinaire du rite romain ? L’interdiction de la célébration en privé de la forme ordinaire durant le pèlerinage n’est-il pas un obstacle important pour toucher davantage de prêtres non traditionalistes ?


Notre vocation est la Mission par la Tradition dans la Chrétienté. Les pèlerins, les clercs viennent tous pour ce beau programme. Les prêtres qui ne savent pas célébrer dans la forme tridentine, l’apprennent tout simplement après une formation. Je les ai souvent entendus dire que la célébration en forme extraordinaire changeait complètement leur façon de célébrer en forme ordinaire. N’est-ce pas l’esprit du motu proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI ?

Pouvez-vous nous dire un mot du thème de cette année et nous dire qui célébrera la messe de clôture à Chartres ?


Le thème sera « Saints Anges, protégez-nous dans les combats ! » La messe du lundi sera célébrée par Mgr Descourtieux, responsable de l’ex-commission Ecclesia Dei. Nous aurons la joie le dimanche d’avoir comme célébrants, le RP Louis-Marie de Blignières, supérieur de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, et le samedi à Saint-Sulpice, l’abbé Fournier, chapelain militaire et sapeur pompier.

Votre association est attachée à la « chrétienté » qui figure dans son nom, terme qui, aujourd’hui, peut donner lieu à des interprétations bien différentes selon notamment que l’on entend une irrigation ou imprégnation du temporel ou un « État confessionnel » : comment vous situez-vous sur cette question, pour quoi militez-vous concrètement ?


Nous militons pour que SA « volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel ». C’est cela la chrétienté. Le Catéchisme de l’Église catholique le définit clairement au n°2105 : « l’Église manifeste ainsi la royauté du Christ sur toute la création et en particulier sur les sociétés humaines. » Je suis très étonné que cet enseignement soit quasiment abandonné aujourd’hui. L’enfouissement des catholiques serait la solution pour exister dans nos sociétés laïcardes ? C’est un nouveau quiétisme et rien ne me semble plus faux. Tout au contraire, les catholiques doivent manifester qu’ils veulent Dieu dans leurs familles, écoles… Nous sommes de plus en plus nombreux à la Pentecôte sur la route de Chartres pour ce combat essentiel pour la survie de nos pays chrétiens. Rappelons-nous les mots de Saint Jean-Paul II : « Il n’est permis à personne de rester à ne rien faire. »

Propos recueillis par Christophe Geffroy

samedi 21 mars 2020

Journée de récollection préparatoire au pèlerinage de la région Bretagne

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La région Bretagne a tenu sa journée de récollection préparatoire au pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté, le samedi 14 mars à la maison Sainte Anne de Rennes.

Nous étions 12, représentant 5 chapitres à nous retrouver quelques mois avant la Pentecôte pour profiter de ce moment consacré à la prière et à l’enseignement spirituel. Cette très conviviale journée a été ponctuée par la Sainte Messe puis 3 enseignements sur la nature des Anges et leurs rôles, les Anges et les démons mais aussi les 3 Archanges de Dieu. L’occasion pour nos chanoines de nous redire combien il est important de prier les Anges qui peuvent intercéder pour nous en agissant par suggestion sur notre partie sensible, sans bien sûr forcer notre volonté ni en bien ni en mal, ce qu’ils ne peuvent faire.

Le livret de préparation des chefs de chapitre, qui est bien parvenu en région Bretagne (merci la DIRPEL !) ainsi que le catéchisme des Anges (éditions Sainte Madeleine) seront des aides de grandes valeurs pour la préparation de ce pèlerinage.

Après avoir abordé les questions logistiques et pratiques de ce pèlerinage de Chrétienté, rappelé l’importance des chapitres non-marcheurs Anges-Gardiens et prié le chapelet, chacun est reparti gonflé à bloc pour ce 3e pèlerinage de Chrétienté.

jeudi 19 mars 2020

Appel de Chartres n°237: Irons nous tous au Paradis ?

Est-il aspiration plus communément partagée que celle d’aller au Paradis ? D’enfin trouver le repos après un séjour, plus ou moins agréable, mais toujours bref au regard de l’éternité, dans cette « vallée de larmes », selon l’expression imagée du Salve Regina.

Une nouvelle conception du Salut
Il est de bon ton aujourd’hui d’affirmer que tout le monde sera sauvé puisque l’important serait d’aimer et que chacun, d’une manière ou d’une autre, aime. On pense à ce dessin de Faizant représentant un bourgeois satisfait de lui-même faisant la leçon à un jeune chevelu que l’on imagine être son fils et pontifiant : « L’important dans la vie c’est d’aimer. Ainsi, moi, j’aime la blanquette de veau. » En arrière-plan, madame fait la vaisselle…Certains auteurs en viennent à affirmer tel le père Zanotti-Sorkine dans son ouvrage : D’un amour brûlant : « Je le dis sans détour, il est très difficile de se damner. »
Tout cela est assez conforme à l’air du temps, Michel Polnareff chantant : On ira tous au Paradis. Les messes d’enterrement sont devenues un concert de louanges du défunt et d’exaltation de ses mérites supposés sur fond de confiance absolue en la miséricorde de Dieu.
Que penser de tout cela à la lumière de la parole de Dieu et de l’enseignement de l’Eglise ?

Le témoignage de l’Ecriture et de la liturgie
Le Christ est venu sauver tous les hommes. Cependant cette prédestination universelle au Salut n’est pas sans conditions : « Dieu veut le Salut de tous les hommes et qu’ils parviennent à la connaissance de la vérité » écrit saint Paul (I, Tim II, 4) et saint Pierre quant à lui affirme : « Dieu ne veut la mort de personne mais que tous se convertissent. » (II, Petr III, 9). Il ne suffit pas d’être gentil ! Il faut se convertir ! Là contre, la conviction du Salut universel de tous est souvent justifiée par un argument, peu ou prou, emprunté à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus :
« Moi, si j'avais commis, tous les crimes possibles,
Je garderai toujours, la même confiance,
Car je sais bien que cette multitude d'offenses
N'est qu'une goutte d'eau, dans un brasier ardent.
»
Certes. Cependant la confiance de Thérèse repose sur son abandon total à la volonté de Dieu et à son Amour : « Afin de vivre dans un acte de parfait Amour, je m’offre comme victime d’holocauste à votre Amour miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse. »
L’Ecriture sainte rappelle à de nombreuses reprises que le Salut est exigeant et que tous ne se sauvent pas : « Si le juste se sauve à peine que vont devenir l’impie et le pécheur ? » (I, Petr IV, 18). « Elle est large et spacieuse la voie qui mène à la perdition et nombreux sont ceux qui s’y engagent. Elle est étroite, la porte, et resserrée la voie qui mène à la vie, et petit est le nombre de ceux qui la trouvent » (Matt VII, 13). « Ne vous y trompez pas, on ne se moque pas de Dieu. On récolte ce que l’on a semé » (Gal, VI, 7). Etc.
On peut, également s’interroger sur la raison pour laquelle pendant des siècles, dans la séquence Dies Iræ de l’office des défunts l’Eglise a qualifié le jour du jugement de jour de colère, évoquant la terreur, la stupeur, les larmes, les cendres, implorant le pardon de Dieu, etc. Si tout est pardonné par avance pourquoi de tels émois ? Quel peut d’ailleurs être, alors, l’intérêt de faire célébrer des messes pour le repos de l’âme du défunt ? Quels sens ont le rite de l’extrême-onction, la bénédiction in Articulo mortis ou les prières traditionnelles pour les agonisants ? Quelle serait en effet leur raison d’être si nous allons tous au Paradis ?

Un changement de paradigme
Le sociologue Guillaume Cuchet dans son livre : Comment notre monde a cessé d’être chrétien observe : « Tout se passe comme si, (…) des pans entiers de l’ancienne doctrine considérés jusque-là comme essentiels tels le jugement, l’enfer, le purgatoire, le démon étaient devenus incroyables pour les fidèles et impensables pour les théologiens. » La raison majeure de ce changement est, pour lui, un accès de rousseauisme collectif faisant de la damnation une « possibilité infiniment improbable » (Hans Urs Von Baltasar), négatrice du péché originel mais aussi du péché actuel. L’appartenance à l’Eglise et le respect de son enseignement théologique et moral apparaissaient comme l’arche en dehors de laquelle le Salut était, sinon exclu, du moins rendu plus incertain et problématique. S’adressant à ceux qui n’appartiennent pas à l’Eglise visible Pie XII dans Mystici corporis (29 juin 1943) les invitait à : « S’efforcer de sortir d’un état où nul ne peut être sûr de son Salut éternel ; car même si par un certain désir et souhait inconscient ils se trouvent ordonnés au Corps mystique du Rédempteur, ils sont privés de tant et de si grands secours et faveurs célestes dont on ne peut jouir que dans l’Eglise catholique. »

Conséquences théologiques et pastorales
A quoi servent les prêtres s’il suffit d’aimer ? Pourquoi user des sacrements s’ils ne sont pas le moyen voulu par Dieu pour fortifier la volonté afin que chacun fasse le bien et évite le mal. Pendant deux mille ans, l’Eglise a suscité des apôtres animés par la certitude que si chacun a les grâces suffisantes pour se sauver, l’évangélisation était nécessaire dans la mesure où, en raison de la blessure du péché originel il est très difficile de se sauver en dehors de l’appartenance à l’Eglise et sans l’aide des sacrements.
La doctrine moderne du Salut universel est, aussi, la négation du libre arbitre et de la responsabilité de l’être humain. C’est ce que rappelle le CEC § 1861 : « Si le péché mortel n’est pas racheté par le repentir et le pardon de Dieu, il cause l’exclusion du Royaume du Christ et la mort éternelle de l’enfer, notre liberté ayant le pouvoir de faire des choix pour toujours, sans retour. »
C’est aussi une fausse conception de la liberté et de l’amour qui est en cause. Il ne suffit pas d’aimer. Encore faut-il aimer en vérité. « La vérité vous libérera » (Jn VIII, 31). Il s’agit de savoir si notre cœur appartient au créateur ou à une créature.
Enfin cette nouvelle conception du Salut est la remise en cause de tout effort de conversion personnelle, d’ascétisme, voire de pénitence à l’encontre du commandement du Christ : « Si vous ne faites pénitence vous périrez tous » (Luc XIII, 5). Sous des dehors attrayants ce n’est rien de moins que la disparition pure et simple de l’Église que risquent d’opérer ceux qui soutiennent ainsi une fausse et spécieuse conception du Salut universel.

Jean-Pierre Maugendre

Procession invisible de lumières

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Pour confier la France, ses évêques, ses prêtres et ses familles à l'intercession de saint Joseph et de la Vierge Marie, nous pouvons mettre des bougies aux fenêtres de nos maisons le 19 mars au soir, à partir de 19h et le 25 mars au soir.a partir de 19h. Une procession invisible éclairera notre pays, signe de la lumière de Pâques qui approche.Nous nous unirons à la prière de toute l Église en chantant les litanies de st Joseph et de la Vierge et en priant le chapelet dans nos maisons et si nous le pouvons a nos fenêtres. Par la neuvaine préparatoire (17-25 mars), unies aux sanctuaires de Lourdes, nous implorons la Vierge de nous délivrer de ce fléau, de protéger particulièrement  les femmes enceintes, les.enfants et les personnes âgées. Que la Belle.Dame de Massabielle nous tienne par la main dans cette épreuve et nous en délivre.Rendez-vous le 19 et le.25 mars depuis chez vous ! 

Soeur Laetitia et les soeurs du Rosier de l Annonciation).

samedi 14 mars 2020

NOTRE-DAME DE CHRÉTIENTÉ A BESOIN DE BONNES VOLONTÉS POUR LE PÉLERINAGE 2020 !

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Amis pèlerins, 
 
Les préparatifs de notre pèlerinage vont s'accélérer dans les semaines qui viennent ; la Direction des Soutiens a besoin de renforts bénévoles pour vous assurer un accueil chaleureux, sain et sécurisé.
 
La Logistique du pèlerinage  recherche des plombiers ou toute personne possédant une forte expérience dans le domaine pour prêter main forte à l’équipe des fontainiers : 
- Installation du réseau d’alimentation des lavabos et cuisine sur chaque bivouac
- Vérification du bon fonctionnement du dispositif et intervention si besoin (fuite, problème de pression…)
- Participation à la désinstallation du dispositif

Qualités requises :
- Disponible, rigoureux
- Appétence pour le travail en équipe
- Connaissance du pèlerinage
 

Les plombiers seront assistés de fontainiers, également très recherchés, pour l'installation des lavabos sur les bivouacs.

 

Le pôle santé recherche des kinésithérapeutes, pour renforcer le dispositif de secours de l’Ordre de Malte, au cours de la journée tout au long de la colonne des pèlerins et le soir au sein du poste médical avancé (PMA).

Le kinésithérapeute assure sur prescription des médecins, les soins essentiellement de massage auprès des pèlerins afin de traiter leurs douleurs en vue de la poursuite du pèlerinage. Sous l’autorité du médecin responsable du pôle santé de Notre-Dame de Chrétienté, l’équipe de deux kinésithérapeutes se déplace en véhicule le long de la colonne des pèlerins selon les indications données par le PC Malte et se positionne à côté d’une ambulance, au niveau des points de ramassage et des haltes selon les plans fournis. Le soir, le kinésithérapeute assure, sur prescription du médecin, les soins des pèlerins enregistrés par les secouristes de l’Ordre de Malte.

 
Nous vous remercions d'avance de votre aide en présentant votre candidature à responsable.rh@nd-chretiente.com ou en communiquant ce mail à votre entourage.

mercredi 11 mars 2020

IN MEMORIAM LOUIS FONTAINE

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Amis pèlerins,

nous avons appris le rappel à Dieu de Louis Fontaine, le 7 mars dernier, en la fête de Saint Thomas d'Aquin.

Il s'est éteint muni des sacrements de l'Eglise, en sa 92ème année.

Louis Fontaine a été un fidèle soutien du pèlerinage et de l'association Notre Dame de Chrétienté, depuis ses débuts.

Pour les scouts et amateurs de bonne litterature, la figure de Louis Fontaine est indissociable des éditions de l'Orme Rond, qu'il avait fondées sous la belle devise; "Seigneur, rattachez-moi à,l'arbre dont je suis" (A. de St Exupery). Il proposait de bonnes pages pour tous, au service de la nouvelle évangélisation mais sans rupture avec le passé. 

Son fils Rémi, lui aussi présent parmi les premiers étudiants pèlerins de Chartres, avait repris le flambeau en s'illustrant dans le journalisme, l'édition et l'écriture. 

Les jeunes d'hier auront lu avec bonheur la trilogie de Louis Fontaine; "Les aventures d'un petit tambour - Vive le Roi quand même - le lys et les coquelicots", aux éditions Elor. Et ceux d'aujourd'hui pourront lire ses autres ouvrages plus récents; "100 ans de scoutisme", "Contes de Noël", "Le Sang et la Gloire"... 

Nous voulons redire de tout coeur nos prières et nos condoléances à sa famille. 

Ses obsèques seront célébrées vendredi 13 mars à 11 heures, en l'église Saint André de St Maurice (94410).

Et nous faisons nôtres les mots de son fils:

"Que Notre-Dame de la Route et des Eclaireurs reçoive son scout dans la Maison du Père ! 

Et que tous les saints scouts du Paradis, puissent l'accueillir !"

 

Abbé Alexis Garnier,
Aumônier Général de Notre Dame de Chrétienté.

Lundi 09 mars 2020

DES VOLONTAIRES POUR... SOULEVER LES MONTAGNES AVEC NOUS ?

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DES VOLONTAIRES POUR... SOULEVER LES MONTAGNES AVEC NOUS ?

 

"Ayez foi en Dieu. 

En vérité je vous le dis, si quelqu'un dit à cette montagne : Soulève-toi et jette-toi dans la mer, 

et s'il n'hésite pas dans son coeur, mais croit que ce qu'il dit va arriver, cela lui sera accordé.

C'est pourquoi je vous dis : 

tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l'avez déjà reçu, et cela vous sera accordé. » 

(Marc XI, 22-26).

 

Chers amis pèlerins, avons-nous cette foi à soulever les montagnes

Si oui, alors tant mieux, c'est le moment de l'exercer.

Si non, … alors tant mieux aussi, c'est le moment de la demander.

 

Nous pouvons légitimement être préoccupés par la situation actuelle de notre pays ; 

le Seigneur n’a-t-il pas pleuré sur le sien ?

Nous sommes sans doute inquiets, ou touchés par le nombre des victimes, l’extension de l’épidémie et l’impuissance à l’enrayer ; 

le Seigneur n’a-t-il pas été touché par les malades et les souffrants qu’il croisait ?

L’agitation médiatique, l’explosion d’informations vérifiées ou non peuvent ajouter, - hélas - à cette préoccupation légitime… ; les apôtres n’ont-ils pas été secoués par les vagues et la tempête du lac de Tibériade ?

Et puis nous sommes nombreux à nous demander ; le pèlerinage 2020 aura-t-il lieu ? Sera-t-il maintenu ? 

 

Alors…demandons à … Dieu lui-même !

 

« Je suis le salut du peuple, dit le Seigneur ; 

et quelle que soit leur détresse, s'ils crient vers moi, 

je les exaucerai et je serai leur Seigneur pour toujours »

 

Je puis vous rassurer, les bénévoles sont à l'ouvrage, confiants que « les hommes d'armes doivent batailler ». Entre agitation et inertie stériles, nous avons choisi l'information solide et l’action paisible. Mais parce que nos actions ne sont rien si Dieu ne les inspire, ne les soutient et ne les mène à bonne fin, alors nous prions, et nous vous invitons à prier. « Et Dieu donnera la victoire ».

 

… Priez avec humilité, confiance et perseverance !

… Priez Dieu d’éloigner de notre pays la menace de cette épidémie, de rendre aux malades la santé, de consoler les personnes et les familles éprouvées !

… Priez pour que le pèlerinage de Chrétienté aie lieu cette année encore !

... Priez pour « prendre au mot le divin Maître ».

 

Combien de fois déjà l’histoire de notre pays et du pèlerinage n'a tenu qu'à un fil... 

Mais ce fil est solide. 

Ce fil est tissé de vos prières, de vos mains jointes, de la prière des enfants en particulier. 

Ce fil est tenu, par en-haut. Il est tenu par main de la Sainte Vierge. Et à côté d'elle, il y a Saint Joseph, le maître des affaires et des soucis temporels … qu'il connait le premier. 

C'est le saint de la confiance. 

C'est le saint du dernier instant et de l'impossible à vue humaine. 

C'est le saint qui espère contre toute esperance. 

 

Nous commençons aujourd'hui la neuvaine en l'honneur de St Joseph. 

Alors nous allons suivre son exemple... 

Nous allons agir, comme si tout dépendait de nous. 

 

Et nous allons prier comme si tout dépendait de Lui !

 

Calme, courage, confiance... Et prière!

 

Vd abbé Alexis Garnier, Aumônier Général de Notre Dame de Chrétienté.

 

PRIERE DE LA NEUVAINE POUR LA TENUE DU PELERINAGE DE CHRETIENTE 2020

a dire chaque jour du 10 au 18 mars 2020, seul ou en commun.

 

 

O glorieux saint Joseph, chef de la Sainte Famille de Nazareth, 

si zélé à pourvoir à tous ses besoins, 

étendez sur notre pays, nos malades et notre pèlerinage votre tendre sollicitude. 

Prenez sous votre conduite toutes ces affaires spirituelles et temporelles, 

et faites que leur issue soit pour la gloire de Dieu et le salut de nos âmes. Amen. 

 

 

Seigneur Jésus qui avez dit ; 

tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l'avez déjà reçu, et cela vous sera accordé, 

Nous voulons garder nos mains appliquées à vous servir, jointes à vous prier.

Mais pour cela, nous Vous confions notre désir, notre vœu et notre demande pressante;

Seigneur, placez-nous sous la protection de vos saints anges, 

à qui Vous avez donné ordre de nous garder en toutes nos voies !  

Délivrez notre pays de l’épidémie, protégez les malades et les personnes fragiles, consolez les éprouvés!

Faites que notre pèlerinage de Chrétienté 2020 puisse se tenir !

Il est de vous, Il est avec vous, Il est pour vous ; 

pour votre Règne en nos cœurs et dans le monde qui nous entoure.

Alors, Seigneur, nous redisons avec confiance ; 

pas à nous, Seigneur, pas à nous, mais à votre Nom donnez la gloire ! 

Et par dessus-tout, Seigneur, que votre volonté soit faite, et bien faite, amen ! 

Une belle Messe de préparation au ‘pélé’ pour les pèlerins des Hauts de Seine !

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L’église St-Jean Baptiste de Neuilly était pleine, le mardi 3 mars, pour la Messe pontificale de préparation au prochain pèlerinage de Pentecôte, Messe célébrée par Mgr Rougé, évêque des Hauts-de-Seine.

Mgr Rougé connaît bien le pèlerinage, ayant déjà eu l’occasion de célébrer la Messe d’envoi en la cathédrale ND de Paris. Surtout, Mgr Rougé est un pèlerin de Chartres lui-même, marcheur et confesseur. L’an passé, il est venu saluer et bénir les pèlerins, avec une attention légitime à ceux de son diocèse (ils sont nombreux), lors de la halte du parc Henri-Sellier, au Plessis-Robinson.

Dans un très beau sermon, il a commenté le passage de l’évangile du Christ chassant les marchands du Temple. Nous rappelant que nous devons être le temple de l’Esprit saint, il nous a recommandé de « chasser les marchandages spirituels de notre esprit ». Une intention primordiale en ce début de Carême et de montée vers Pâques.

L’évêque des Hauts-de-Seine a également demandé à tous de prier tout spécialement pour les vocations, sacerdotales et religieuses, en général et tout spécialement pour son diocèse.

 

L’abbé Garnier, aumônier général, a remercié Mgr Rougé et la dizaine de prêtres présents, dont Mgr Aybram, vicaire épiscopal et curé de St-Jean-Baptiste, lui aussi bien connu des pèlerins de Chartres.

 

A l’issue de la Messe, Mgr Rougé a passé un long moment avec les pèlerins présents au cocktail qui clôturait la soirée.

 

mercredi 04 mars 2020

Epidémie du coronavirus ou épidémie de peur ?

https://catholique-belley-ars.fr/notre-diocese/notre-eveque-et-ses-conseils/textes-de-mgr-roland/en-2020/epidemie-du-coronavirus-ou-epidemie-de-peur/image_albumphotos

 

Plus que l’épidémie du coronavirus, nous devons craindre l’épidémie de la peur ! Pour ma part, je me refuse de céder à la panique collective et de m’assujettir au principe de précaution qui semble mouvoir les institutions civiles.

Je n’entends donc pas édicter de consignes particulières pour mon diocèse : les chrétiens vont-ils cesser de se rassembler pour prier ? Vont-ils renoncer à fréquenter et à secourir leurs semblables ? Hormis les mesures de prudence élémentaire que chacun prend spontanément pour ne pas contaminer les autres lorsqu’il est malade, il n’est pas opportun d’en rajouter. 

Nous devrions plutôt nous souvenir que dans des situations bien plus graves, celles des grandes pestes, et alors que les moyens sanitaires n’étaient pas ceux d’aujourd’hui, les populations chrétiennes se sont illustrées par des démarches de prière collective, ainsi que par le secours aux malades, l’assistance aux mourants et la sépulture des défunts. Bref, les disciples du Christ ne se sont ni détournés de Dieu ni dérobés au semblable. Bien au contraire ! 

La panique collective à laquelle nous assistons aujourd’hui n’est-elle pas révélatrice de notre rapport faussé à la réalité de la mort ? Ne manifeste-elle pas les effets anxiogènes de la perte de Dieu ? Nous voulons nous cacher que nous sommes mortels et, nous étant fermés à la dimension spirituelle de notre être, nous perdons pied. Parce que nous disposons de techniques de plus en plus élaborées et plus performantes,  nous prétendons tout maîtriser et nous occultons que nous ne sommes pas les maîtres de la vie ! 

Au passage, notons que l’occurrence de cette épidémie au moment des débats sur les lois de bioéthique nous rappelle fort heureusement notre fragilité humaine ! Et cette crise mondiale présente au moins l’avantage de nous rappeler que nous habitons une maison commune, que nous sommes tous vulnérables et interdépendants, et qu’il est plus urgent de coopérer que de fermer nos frontières !

Et puis nous semblons tous avoir perdu la tête ! En tous cas nous vivons dans le mensonge. Pourquoi focaliser soudainement notre attention sur le seul coronavirus ? Pourquoi nous cacher que chaque année, en France, la banale grippe saisonnière fait entre 2 à 6 millions de malades et provoque environ 8.000 décès ? Nous semblons avoir également évacué de notre mémoire collective le fait que l’alcool est responsable de 41.000 décès par an, tandis qu’on estime à 73.000 ceux qui sont attribués au tabac ! 

Loin de moi donc, l’idée de prescrire la fermeture des églises, la suppression de messes, l’abandon du geste de paix lors de l’Eucharistie, l’imposition de tel ou tel mode de communion réputé plus hygiénique (ceci dit, chacun pourra toujours faire comme il voudra !), car une église n’est pas un lieu à risque, mais un lieu de salut. C’est un espace où l’on accueille celui qui est la Vie, Jésus-Christ, et où par lui, avec lui et en lui, on apprend ensemble à être des vivants. Une église doit demeurer ce qu’elle est : un lieu d’espérance ! 

Faut-il se calfeutrer chez soi ? Faut-il dévaliser le supermarché du quartier et constituer des réserves afin de se préparer à tenir un siège ? Non ! Car un chrétien ne craint pas la mort. Il n’ignore pas qu’il est mortel, mais il sait en qui il a mis sa confiance. Il croit en Jésus qui lui affirme : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vite et croit en moi ne mourra jamais » (Jean 11, 25-26). Il se sait habité et animé par « l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts » (Romains 8, 11).

Et puis un chrétien ne s’appartient pas à lui-même, sa vie est donnée, car il suit Jésus, qui  enseigne : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Evangile la sauvera » (Marc 8, 35). Il ne s’expose certes pas indûment, mais il ne cherche pas non plus à se préserver. A la suite de son Maître et Seigneur crucifié, il apprend à se donner généreusement au service de ses frères les plus fragiles, dans la perspective de la vie éternelle.

Alors, ne cédons pas à l’épidémie de la peur ! Ne soyons pas des morts-vivants ! Comme dirait le pape François : ne vous laissez pas voler votre espérance !

+ Pascal ROLAND