Pèlerinage 2018 : Homélie du Père Louis-Marie le samedi à Amblainvilliers


NDC2018-Pere-Louis-Marie.jpg Homélie du Père Louis-Marie, chanoine régulier de la Mère de Dieu à l'abbaye de Lagrasse, lors de la messe pour les enfants et les familles à Amblainvilliers le samedi 19 mai 2018.


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Une fois de plus,
nous voici réunis sur les routes de Chartres afin de fêter le Saint Esprit. C’est d’abord pour cette raison que nous nous réunissons.
Nous venons fêter le Saint Esprit qui est partout et nulle part. On nous dit qu’il agit tout le temps, mais on ne le voit pas. Et ainsi où est-il tout le temps dans notre quotidien ; on ne voit pas le Saint Esprit. Alors pourquoi cela changerait-il durant ces jours de marche ?

On ne saisit pas le Saint Esprit !
D’ailleurs on le représente comme une langue de feu. Comment saisir le feu ?

Le Saint Esprit est le grand inconnu !
Il ne se montre pas !
Ne risquons-nous pas de manquer notre pèlerinage si nous le rencontrons pas ?
Mais comment le rencontrer, s’il ne se montre pas ? Il ne faut pas se tromper.
Le rôle de l’Esprit Saint n’est pas de se montrer, mais de nous montrer. Son rôle n’est pas de se faire voir, mais de nous faire voir. S’il se cache, c’est pour mettre en valeur l’amour du Père et du Fils ; car il est cet amour même.
Durant ces trois jours, c’est l’amour du Père et du Fils auquel il faut être attentif et dans lequel il faut entrer. Le Saint Esprit va être présent comme Maître, il va nous l’enseigner, comme Consolateur, il va nous remettre dans l’Espérance de rentrer pleinement un jour dans cet amour comme Souffle, il va nous y conduire.

L’Esprit Saint va être notre maître
Il veut être notre maître intérieur durant ces 3 jours, comme durant toute notre vie.
« Je vous enverrai l’Esprit de vérité, dit Jésus, il nous enseignera tout et il vous conduira vers la vérité toute entière » (Jn 16, 13).
Y aurait-il des choses que Jésus ne nous auraient pas enseignées ? Certains l’ont cru et le croient encore, ils attendent "l’âge de l’Esprit". Et bien ils peuvent encore attendre. Laissons-les sur les bords de la route et nous, avançons.
L’Esprit Saint ne vient pas compléter l’Évangile, ni même le remplacer selon le bon plaisir de nos inspirations du moment ; Non ! Le Saint Esprit vient éclairer notre mémoire et notre intelligence afin que nous comprenions en profondeur l’enseignement de Jésus (qui passe entre autre par les enseignements donnés dans ce pèlerinage).
Il ne vient rien enseigner de plus que Jésus mais il vient ouvrir notre cœur pour connaître son enseignement et le connaître.
Il ouvre le cœur, assouplit, réchauffe, rectifie.
Il nous rend capables non seulement d’écouter mais aussi d’entendre avec toutes les nuances de celui qui aime, qui aime jusqu’à deviner l’autre et devinant, se laisse pénétrer et envahir.
C’est la raison pour laquelle durant ces 3 jours, notre modèle sera Joseph.
Au jour de l’Annonciation, il lui aura fallu d’abord s’ouvrir au Saint Esprit pour entendre l’ange et accueillir la Vierge et le fruit du Saint Esprit qu’elle portait en elle.
Parents, enfants, tous nous devons accepter maintenant d’ouvrir nos cœurs pour que l’Esprit Saint puisse y venir en maître, pour tout recevoir par amour toutes ces grâces que Dieu veut nous donner.
Facile à dire mais quand on n’entend pas très bien, quand nos oreilles et nos cœurs sont blessés; l'attention à l'Esprit qui vient est difficile.
J’en veux à mon époux, mon épouse, mes parents, mes enfants … qui m’a ou m'ont blessé … et j’en suis triste.

Le Saint Esprit se fait le "Consolateur"
Il est notre avocat, le nouveau Paraclet
Il n’a pas peur de nos faiblesse, de nos limites.
En ce pèlerinage, comme dans nos vies, il va nous recevoir comme il a reçu la Vierge au jour de l’Annonciation.
Il n’a pas peur de nos faiblesses et ne vient pas d’abord principalement pour guérir nos blessures naturelles. Jésus n’a pas guéri tous les malades qu’il a rencontrés et quand il guérit il le fait pour signaler une guérison intérieure "va et ne pêche plus". Nous nous focalisons sur nos blessures, nos états d’âme, nos problèmes. Dieu les dépassent ; il nous aime malgré nos limites, ou plutôt non avec avec nos limites.
Dieu n’intervient pas en général pour modifier la nature, autrement que par des intermédiaires humains ; il n’intervient que pour disposer la grâce et principalement par les sacrements (l’eucharistie et la confession étant les principaux qu’il nous offre dans ce pèlerinage). La grâce reste cachée, invisible.
Il faut éviter de rentrer dans cette marche de 3 jours en faisant les fidèles déçus de l’Esprit, comme s’il ne s’était rien passé, depuis le dernier pèlerinage, comme sin le Saint-Esprit n'agissait jamais dans nos vies.
L’Esprit-Saint nous fait le plus grand des cadeaux.
L’Esprit-Saint conduit à Dieu.
En venant habiter dans nos âmes, il nous rend aimables à Dieu, de son amour à lui... et nous permet d’aimer Dieu, de son amour à lui.
C’est ainsi qu’il nous console en nous conduisant à Dieu qui dépasse toutes nos limites.
Dieu nous console à la vérité car il n’est qu’une tristesse, celle de ne pas être des saints.

Le souffle
Nous avons devant nous 3 jours de marche, d’efforts ! Peut-être sous la pluie, ou sous trop de soleil ! avec des maux aux pieds, des fatigues, des lassitudes.
Rien que d’y penser, la force nous manque ! Comme dans notre vie quotidienne, l’’Esprit Saint vient nous parler, nous encourager mais il nous revient de marcher ! d’avancer toujours ! L’Esprit Saint ne remplacera pas nos jambes ! ne remplacera pas le gouvernement de nous-même ! ne prendra pas la décision de marcher à notre place !
Il nous laisse libres !
XXX Il soulèvera ceux qui se confient en lui. Il les éclairera, et les poussera à agir ! Son souffle nous animera pour aller jusqu’au bout !
Et à la fin, le croirez-vous, à la fin de ce pèlerinage, comme à la fin de notre vie, nous serons encore bien capables de penser que nous y sommes parvenus par nos propres forces !
Allons donc, l’Esprit Saint est assez grand Seigneur pour nous laisser croire que nous y sommes arrivés tout seul !
Ne nous y trompons pas dans nos vies, l’action de l’Esprit Saint, c’est l’ultime pari de Dieu que de s’effacer.
Il mise tout sur nous !
Que voulez-vous, l’amour rend aveugle !

Lundi 28 mai 2018

Pèlerinage 2018 : Homélie de l'abbé Benoît Paul Joseph à Rambouillet

NDC2018-sermon-abbe-paul-joseph.jpg Homélie de l'abbé Benoît Paul Joseph, supérieur du district de France de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre, le dimanche 20 mai 2018 à Rambouillet à l'occasion du 36e pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté.


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NDC2018-abbe-paul-joseph.jpg Chers amis pèlerins,

Pour quelques instants notre cohorte s’est arrêtée. Pour que nous puissions reprendre haleine ; refaire nos forces ; nourrir nos corps et nos âmes avant de repartir. Car dans une heure tout au plus, cette plaine sera à nouveau déserte et nous aurons repris la marche avec notre fatigue et notre joie, nos prières et nos chants.
Chers amis, vue du Ciel, vue de Dieu, notre cohorte est assurément magnifique ! Elle scintille de mille beautés et je crois que nous pouvons en être fiers ! Beauté certes, de nos bannières, de nos croix et de nos oriflammes, mais beauté surtout de nos traits fatigués, de nos membres déjà lourds, de notre dénuement dans cette campagne de France, de notre sainte obstination à toujours repartir, de nos cœurs pleins d’espérance et, je l’espère, de nos âmes purifiées ! Chers amis, nous sommes la cohorte des amis de Dieu, un bel échantillon de l’Eglise militante, un sursaut de chrétienté.
Pour beaucoup de nos contemporains, notre démarche est une énigme, parfois même une absurdité. Ne nous en étonnons pas, nous savons par saint Paul que l’on prenait déjà les premiers chrétiens pour des insensé ! Mais il est vrai que dans notre société de confort, de vitesse et de rentabilité un pèlerinage apparaît particulièrement décalé. Un pèlerinage c’est difficile, c’est lent et humainement ça ne rapporte rien (à vrai dire ça coûte même de l’argent…). Et pourtant, soyons sûrs que sa valeur est inestimable et son efficacité redoutable pour qui cherche Dieu, implore sa miséricorde et demande son assistance. Même à notre insu (parce qu’arrive un moment où on ne pense plus qu’à sa fatigue) un pèlerinage nous rapproche de Dieu, ce qui est le tout de notre vie.
C’est pour cela que nous sommes là et il s’agira de ne pas le cacher quand on nous demandera ce que nous avons fait durant ces 3 jours : non pas une randonnée, ni une épreuve sportive, mais un pèlerinage, une marche vers Dieu entre deux cathédrales. Toute autre explication serait incomplète, serait une rétention d’informations, d’informations essentielles, salutaires, vitales !

Et puisque nous célébrons la fête de la Pentecôte, nous supplions aujourd’hui le Saint-Esprit d’envoyer du haut du Ciel un rayon de sa lumière. Nous lui demandons d’envoyer ce rayon en nous-mêmes (en notre propre cœur), mais aussi dans nos familles – charnelles ou religieuses – et dans notre pays.
En nous même pour laver ce qui est souillé ; dans nos familles pour guérir ce qui est blessé ; dans notre pays pour rendre droit ce qui est faussé.
Car nous confessons notre immense faiblesse, Ô Père des Pauvres, nous confessons que sans votre puissance divine il n’est rien dans l’homme qui ne soit perverti ou sujet à la perversion. Aussi, en cette fête de Pentecôte, nous implorons votre lumière bienheureuse : puisse-t-elle percer les ténèbres de nos cœurs pour y verser ce rayon divin, seul capable de nous transformer !

Car, chers amis pèlerins, au-delà de nos déficiences et de nos misères personnelles, il nous revient cependant de poursuivre dans le monde, et d’abord dans notre pays, la gigantesque mission des disciples de Jésus-Christ, commencée il y a 20 siècles : l’annonce de la Bonne Nouvelle. Or, aujourd’hui en France, comme dans toute l’Europe, notre situation ressemble à celle des chrétiens du Ve siècle dans l’Empire romain d’Occident, pris en étau entre une société en voie d’effondrement, à bout de souffle et la montée en puissance d’autres cultures et surtout d’autres religions incompatibles avec le message de JC. Comme nos aînés, nous sommes confrontés à l’avachissement progressif de notre propre civilisation, infidèle à ce qui a fait sa grandeur, vide de toute force spirituelle et à la puissance conquérante, non plus de hordes barbares, mais d’un Islam déterminé et violent, portant la mort au nom du Coran.
Chers amis pèlerins, dans cette situation inquiétante, il faut faire acte de résistance, ne céder ni devant l’arrogance d’une religion belliqueuse, ni pactiser avec les idoles modernes qui anesthésient les âmes par le venin de l’indifférence, le culte abrutissant du bien-être et la prison du consumérisme. A vrai dire, ces dangers-là sont les plus insidieux et les plus redoutables car ils s’offrent à nous comme l’air qu’on respire et petit à petit contaminent nos âmes. Aussi, comme nos ainés dans la foi, il nous faut refuser de sacrifier aux idoles pour garder nos cœurs à Jésus-Christ. Chers pèlerins que ces 3 jours de prière soient l’occasion de vérifier quels sont nos vrais attachements, de vérifier si nous n’avons pas de secrètes attaches aux idoles modernes : restons-nous libres, par exemple, dans l’utilisation des réseaux sociaux : eux peuvent vivre sans nous, pouvons-nous vivre sans eux ? Quel usage avons-nous de notre smartphone : est-ce nous qui le possédons ou lui qui nous possède en s’étant rendu indispensable ? Mais surtout, quelle est notre relation avec la personne de Jésus-Christ : règne-t-il dans toute notre vie ou lui interdisons-nous l’accès à certains domaines de notre existence ? Méfions-nous de la morsure d’une société sécularisée dont Dieu a été chassé et dont le seul idéal est l’épanouissement personnel indépendamment d’une famille, d’une patrie et d’une religion.
Et nous assistons aujourd’hui au développement ultime de cet individualisme effréné, avec le refus de l’ordre et des limites posées par le créateur, le dénis de notre condition même de créature et les conséquences funestes qui en découlent : la volonté de contrôler techniquement la vie humaine quitte à blesser sa dignité, le rejet de toute loi morale et même naturelle, vues comme des atteintes à la liberté alors qu’elle nous préserve d’agissements indignes ou encore les projets fous du transhumanisme cherchant à fabriquer un être humain augmenté mais spirituellement démuni.

Chers amis pèlerins, il importe de ne pactiser, en aucune façon, avec ces nouvelles idoles, incompatibles avec notre vie d’enfants de Dieu. Il faut les fuir et les combattre avec la même énergie et la même ténacité que celles des martyrs des premiers siècles qui nous ont tracé la voie de la fidélité à Dieu. Si le sel vient à s’affadir, avec quoi va-t-on le saler ? demande NS.
Pour autant notre mission ne peut s’arrêter là : nous n’avons pas seulement vocation à nous prémunir contre les dangers du monde mais à porter haut la bannière de Jésus-Christ pour que les paroles de feu de l’Evangile embrasent toute la terre, illuminent les cœurs et les consciences. Notre mission est aussi urgente et impérieuse qu’au temps des Apôtres et nous sommes dépositaires des mêmes dons sacrés.
Chers pèlerins, en ce jour de Pentecôte, daigne le Saint-Esprit allumer en nous le feu de son amour pour que nous marchions avec fidélité derrière la cohorte de héros, de saints et de martyrs qui nous a précédés.

Abbé Benoît Paul-Joseph
Supérieur du district de France de la Fraternité Saint Pierre

Dimanche 27 mai 2018

Pèlerinage 2018 : Homélie de Mgr Denis Jachiet à Notre Dame de Paris

NDC2018-Mgr-Denis-Jachiet.jpg Homélie de Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris, lors de la messe d'ouverture du 36e pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté le samedi 19 mai 2018 à Notre-Dame de Paris:


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Béni soit le Seigneur qui vous rassemble si nombreux, anciens et nouveaux de ce pèlerinage pour prendre ensemble la route de Notre-Dame de Chartres et cheminer vers le Seigneur ! Ce matin j’aimerais vous poser une question. Demandez-vous pourquoi vous partez en pèlerinage.

Bien sûr toutes sortes de réponses peuvent habiter vos cœurs. Ce peut être le désir d’une marche exigeante à travers la Beauce tout en faisant une démarche religieuse. On peut vouloir faire acte de mémoire et inscrire ses pas dans une tradition séculaire de nombreux pélerins.
On peut désirer recevoir une grâce particulière et venir la mendier auprès du Seigneur en se faisant pèlerin. Ce peut être pour soi ou pour un autre dont nous savons le besoin en le portant dans la prière d’intercession, comme le fit Charles Péguy en 1912.
Partir en pèlerinage c’est aussi un acte pénitentiel qui permet de reconnaitre nos péchés, de les confesser et de demander au Seigneur le pardon et la force de se convertir.
Quelle meilleure manière que de célébrer la fête de la Pentecôte en cheminant au milieu de pèlerins qui nous aident à percevoir le mystère de l’Eglise, peuple de Dieu en marche et Corps mystique du Christ.
Ce pèlerinage est aussi bien sûr un acte de dévotion filiale envers la bienheureuse Vierge Marie, celle qui siège en cette cathédrale et en celle de Chartres pour y accueillir ses enfants.

Tout cela est vrai, pourtant la raison la plus essentielle d’un pèlerinage surplombe toutes ces motivations.
En venant en ce monde, le Verbe éternel a partagé l’intégralité de notre condition humaine, sans le péché. Le Christ a marché sur les routes de Galilée et de Judée et a déclaré ne pas avoir « d’endroit où reposer la tête ». (Mt 8, 20) Il a sanctifié la terre qu’il a foulée.
En choisissant d’accomplir en tout la volonté du Père, le Seigneur Jésus est mort sur la Croix pour que nous ayons la Vie. A cause du péché, l’homme avait perdu l’accès à la vie éternelle ; à cause de l’offrande d’amour du Christ sur la Croix, il l’a retrouvé. Par sa mort librement consentie et par sa résurrection au matin de Pâques, le Seigneur Jésus nous a ouvert les portes de la Vie éternelle. Désormais notre vie humaine n’est plus bornée par l’horizon de la mort. Par la grâce du Baptême, nous avons reçu une vocation à la sainteté. Notre vie est un passage vers le Salut qui nous est promis. Notre Seigneur est parti nous préparer une place dans les demeures du Père, il a fait de nos vies, un pèlerinage vers notre destinée céleste.

Partir en pèlerinage, c’est se recentrer, avec son corps et son âme, sur l’essentiel de notre vie. Marcher ensemble en priant, dans la foi, l’espérance et la charité, nous rappelle le chemin de conversion à parcourir vers notre destinée éternelle. Le pèlerinage fait grandir en nous le désir de s’unir à l’Eglise du Ciel, à la Vierge Marie, à St Joseph, au St Padre Pio et à tous les saints du ciel.

Lorsque Dieu a choisi Joseph pour qu’il soit l’Epoux de Marie et le père, éducateur et protecteur, de Jésus, il ne lui a pas tracé une vie facile ni une route toute droite. Il a dû partir de Galilée vers Bethléem avec Marie enceinte de l’Enfant Jésus pour se faire recenser. Il a dû se lever dans la nuit, prendre l’Enfant et sa Mère et fuir en Egypte. Il a consenti à quitter son pays pour devenir, comme ses ancêtres, un émigré au pays d’Egypte. Sur l’ordre de Dieu, il s’est encore levé, prenant l’Enfant et sa Mère pour un long retour vers Nazareth. Que de pérégrinations, que d’exils, que de cheminements !
Saint Joseph, homme juste et obéissant s’est fait pèlerin non par goût mais pour remplir la mission de veiller sur le Fils de Dieu confié à sa garde ainsi que sur la Vierge Marie son Epouse.
Pèlerin de Dieu, Saint Joseph nous est donné comme modèle de toute vie chrétienne. En accomplissant la mission de protéger l’Enfant Jésus et la Vierge Marie sa mère, St Joseph, s’est vu confier les mystères du Salut, les biens les plus précieux de l’histoire du monde. St Joseph a reçu cette mission éminente de tout son être. Rien n’est jamais passé devant cette mission, rien ne l’en a jamais détourné.
Saint Joseph est le modèle de notre mission de chrétien. Tous ne sont pas époux, père, au service d’une vie professionnelle. Tout chrétien est cependant appelé à être gardien des mystères du salut qui ont été déposés en lui au jour de son Baptême.

Nous avons reçu la grâce des Sacrements, la Bonne Nouvelle du Salut, et la connaissance des commandements et du chemin des Béatitudes. Que faisons-nous de ces trésors ? Sont-ils remisés dans un tiroir dès nous arrivons au travail ou en présence de non-croyants ? Nous sentons-nous gardiens en ce monde des mystères de notre foi, de Jésus et de Marie, de l’amour dont ils nous remplissent ?
Demandons à Saint Joseph qu’il intercède pour nous. Qu’il nous aide à comprendre la mission de témoins du Christ qui nous est demandée en ce monde. Qu’il nous obtienne la force de l’accomplir. Qu’il nous aide à prendre chez nous Marie, notre mère dans la grâce.

En cheminant dans la foi vers le sanctuaire de Chartres, que nos cœurs s’ouvrent à l’Esprit Saint répandu sur l’Eglise au jour de la Pentecôte. Que nous recevions encore « l’Esprit de Vérité que le monde ne peut recevoir parce qu’il ne le connait pas ». C’est lui qui nous rendra missionnaires et clairvoyants, conscients des trésors de grâce déposés en nos cœurs pour qu’en répondant à notre vocation personnelle, nous servions le Christ notre Seigneur.

mardi 22 mai 2018

Pèlerinage 2018 : la presse en parle

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Articles:


Vidéos:

  • Journal télévisé 19/20 de France 3 Centre - Val de Loire du 21 mai 2018: lien vers la vidéo



  • Journal de TV Liberté du 21 mai 2018:

Le JT - Le succès du pèlerinage de Notre-Dame de chrétienté
Retour en images sur le pèlerinage de #Chartres.
TV Libertés, la seule chaîne qui suit les pèlerinages de Paris à Chartres et de Chartres à Paris !
L'émission ici ➡ https://t.co/NRpcxJWwdd pic.twitter.com/zDBUQg2LyG

— TV Libertés (@tvlofficiel) 23 mai 2018

mercredi 14 juin 2017

Chartres 2017: revue de presse

  • Le Journal de France 3 région Centre:

source: France 3

  • CNEWS:

source: CNEWS

  • Boulevard Voltaire:







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vendredi 20 mai 2016

[MEDIA] Pèlerinage 2016: la presse en parle

Petit retour sur les articles, vidéos et autres mentions du pèlerinage 2016
Au lendemain du pèlerinage, et sans viser l'exhaustivité, nous vous proposons quelques liens vers les articles, vidéos, mentions du pèlerinage parus dans les média.

Bonne Lecture

TV Libertés
Reportage
Journal du mardi 17 mai 2016

L'écho républicain
Article du lundi 16 mai 2016
Article du dimanche 15 mai 2016

France Inter
Chronique du mardi 17 mai 2016

Boulevard Voltaire


LDC News


A suivre...

A suivre...

Lundi 21 décembre 2015

Vidéo-hommage à l'abbé Denis Coëffet (1952-2015)

L'abbé Denis Coëffet a rejoint le Seigneur le 3 juillet 2015, le jour de la fête de Saint Irénée de Lyon.

L’abbé Coëffet était pèlerin de Chartres, au premier rang depuis 1983, ne comptant ni sa peine ni son temps. L’abbé Coëffet était généreux, prêtre « médecin des âmes », il était notre prêtre et notre ami, toujours disponible pour servir le Bon Dieu.

Notre Dame de Chrétienté vous présente aujourd'hui une vidéo-hommage rassemblant différentes interventions de l'abbé Coiffët, fondateur et aumônier du Chapitre enfants puis aumônier général.

Parce que notre vie est un pèlerinage, tenons nos engagements de pèlerins, comme l’abbé nous l’a tant de fois demandé, et poursuivons notre marche vers cette « flèche irréprochable et qui ne peut faillir », image sur terre, du Ciel qui nous réunira tous si Dieu le veut.

Notre Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous.


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