mardi 29 septembre 2020

9ème et dernier jour de la Neuvaine à St Michel en l'honneur des Anges

Glorieux Archange Saint Michel, vous êtes le grand zélateur de la gloire de Dieu et protecteur de l'Eglise universelle.

Le Tout-Puissant vous a confié la mission de recevoir les âmes à la sortie du corps, pour les présenter au très juste Juge. Daignez me secourir dans mon dernier combat.

Accompagné de mon bon Ange gardien, venez à mon aide, et chassez loin de moi tous les esprits infernaux.

Ne permettez pas qu'ils m'épouvantent alors. Fortifiez-moi dans la Foi, l'Espérance et la Charité, afin que mon âme portée par vous à son juge, soit introduite aussitôt au lieu du repos, pour y régner éternellement avec son Rédempteur. Amen.

Saint Michel Archange, vous introduisez les âmes dans la lumière éternelle. A chaque seconde, des âmes quittent cette terre d'exil, soyez auprès des agonisants qui livrent le dernier combat contre le prince du mensonge et du mal, qui voudrait les entraîner dans l'abîme. Avec la Vierge Marie, soyez auprès de nous pour nous assister à l'heure du grand passage vers l'éternité. Présentez notre âme au Dieu de Miséricorde et d'Amour. Amen.

Me confiant en l'intercession de votre Bienheureux Archange Saint Michel, je vous supplie, Seigneur, de m'accorder la grâce que le pèlerinage de Chrétienté 2021 se déroule dans de bonnes conditions selon la volonté de Dieu, pour l'extension du règne du Christ, la liberté de l'Eglise, le maintien de la chrétienté, de la tradition et de la mission, et la conversion des nations.

Saint Michel Archange, de votre lumière éclairez-nous. De vos ailes, protégez-nous. De votre épée, défendez-nous.

Lundi 28 septembre 2020

L’Église catholique allemande en route vers le schisme ?

Tous les latinistes se souviennent ’de Cicéron et de son célèbre : ‘Quousque tandem abutere, Catilina, patientia nostra ? (‘Jusqu’à quand abuseras-tu, Catilina, de notre patience ?’). Disons de même aujourd’hui : ‘Jusqu’à quand abuseras-tu, Église allemande, de notre patience ?’

Car, depuis le lancement par les évêques allemands d’un ‘chemin synodal’ en décembre 2019, les initiatives aberrantes se poursuivent et rappellent aux historiens avertis le XIXe siècle qui vit trois tentatives équivalentes dans l’Église catholique d’outre-Rhin. Lesquelles ont débouché sur trois schismes : fébronianisme, Wessenberg et Johannes Ronge…

Ainsi, le 20 septembre dernier, le Vatican a rejeté le texte des évêques progressistes allemands prônant ‘l’hospitalité eucharistique réciproque’ entre catholiques et protestants, texte envoyé le 20 mai par la Conférence épiscopale allemande (DBK).

Faut-il rappeler qu’il n’y a pas d’eucharistie chez les Protestants ? Que leur ‘communion’ est purement symbolique ? Ils n’ont aucun clergé (ni prêtre, ni évêque) puisqu’ils n’ont pas de sacrement de l’Ordre, ni de succession apostolique, au contraire de nos frères Orthodoxes ? Ce sont de simples laïcs. Il ne peut donc en aucun cas y avoir de consécration. Le Pape Léon XIII a du reste définitivement confirmé la nullité des pseudo-ordinations anglicanes dans sa lettre Apostolicae Curae. C’est un enseignement du magistère infaillible, définitif et irréformable de l’Église.

Cette ‘eucharistie réciproque’ était tout bonnement une insulte au dogme de la transsubstantiation, à la présence réelle de Notre Seigneur, Corps, Sang, Âme et Divinité dans la sainte hostie, dont le rejet est le fondement du protestantisme, aussi bien luthérien que calviniste.

Le Vatican n’a évidemment pu que refuser cette incroyable provocation.

Mais faut-il s’étonner de l’acharnement des progressistes allemands – et des progressistes en général - quand on se rappelle que le principal responsable de la nouvelle messe, Mgr Bugnini, déclarait, dans l’Osservatore Romano, le 15 mars 1965 : ‘Nous devons dépouiller nos prières Catholiques et la Liturgie Catholique de tout ce qui pourrait représenter l’ombre d’une pierre d’achoppement pour nos frères séparés, c'est-à-dire pour les Protestants’.

Un état d’esprit qui fut et reste la source de la crise actuelle de l’Église. 

Cet acharnement progressiste, ces évêques allemands, à de rares exceptions semblent malheureusement vouloir s’y accrocher. Leur ‘chemin synodal’ ne vise-t-il pas ouvertement, sur une période de deux ans, à :

  • abolir la règle du célibat sacerdotal
  • conférer les ordres sacrés aux femmes,
  • bénir les unions homosexuelles et
  • ‘démocratiser le gouvernement de l’Église’.

Pourtant, la question de l’ordination des femmes a été, elle aussi, définitivement tranchée par le Pape Jean-Paul II dans sa lettre Ordinatio Sacerdotalis en mai 1994 : c’est non, définitivement. « L'Église estime ne pas avoir autorité pour conférer le sacerdoce aux femmes ; cela doit être considéré ainsi définitivement par tous les fidèles. »

Cette lettre apostolique, Ordinatio Sacerdotalis est un acte du magistère ordinaire du pape, définissant un point particulier de doctrine ou discipline de l’Église : c’est une vérité tranchée de manière définitive car relevant du domaine du magistère infaillible. C’est donc un enseignement irréformable.

Bien entendu, les progressistes ont tenté de nier ce caractère définitif qui ruinait leur rêve de ‘prêtresses’. Le Vatican leur a répondu en octobre 1995, par la Congrégation de la doctrine de la Foi :

 

RÉPONSE À UN DOUTE SUR LA DOCTRINE DE LA LETTRE APOSTOLIQUE

Ordinatio Sacerdotalis

Question : Doit-on considérer comme appartenant au dépôt de la foi la doctrine selon laquelle l’Église n’a pas le pouvoir de conférer l’ordination sacerdotale aux femmes, doctrine qui a été proposée par la Lettre apostolique Ordinatio Sacerdotalis comme à tenir de manière définitive ?

Réponse : Oui.

Pour tout fidèle de la sainte Église, le sujet est donc, pour l’éternité, réglé : il n’y aura jamais de prêtresses catholiques ! Le pape Jean-Paul II a enfoncé le clou : ‘Celui qui repousse ces points qui doivent être tenus pour définitifs s'oppose donc à la doctrine de l'Église catholique.’ (Jean-Paul II, Ad tuendam Fidem, 18 mai 1998).

Des évêques allemands vont-ils donc s’opposer à la doctrine, pourtant limpide et irréformable de leur Église et provoquer ainsi un nouveau schisme ?

C’est à craindre : Mgr Georg Bätzing, évêque de Limbourg et président de la Conférence épiscopale allemande, dans une interview datée du 2 juin 2020, non seulement ‘invite à réfléchir à l’ordination des femmes mais il en fait une nécessité pour l’avenir de l’Église catholique.’ Une nouvelle provocation à laquelle le Vatican va devoir répondre.

Espérons que son confrère, le cardinal Rainer Maria Woelki, archevêque de Cologne, et voix de la sagesse, soit entendu. Le 17 septembre 2020, il a mis en garde ses confrères contre le risque de voir le chemin synodal allemand aboutir à ‘quelque chose comme une église nationale allemande. Le pire résultat serait que la voie synodale mène à la division et donc à la sortie de l’Église, de la communion avec l’Église universelle’.

L’archevêque de Cologne se dit irrité par des ‘productions qui tendent à semer la confusion’. Il dénonce, dans certaines déclarations émanant de l’Église catholique allemande, un ‘ton qui divise’ et appelle à une véritable réforme, qui permette de corriger toutes les manifestations et réalités qui ont éloigné de la nature de l’Église. « Il ne faut pas considérer l’Église uniquement comme une entité sociologique, insiste-t-il, mais bien comme le Corps du Christ ».

 

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Appel de Chartres n°241 : Que la force soit avec toi !

Chers amis, clercs, religieuses, cadres et pèlerins d'hier et d'aujourd'hui,

         Ce titre est « facile », il attirera sans doute l'attention des cinéphiles, amateurs de la « Guerre des Etoiles ». Plus sérieusement, il évoque un « livre phare » récemment paru. Un phare, ça donne de la lumière - ça reste debout dans la tempête -ça défie le flot et l'isolement « au péril de la mer ». Ce livre, c'est « La Force de la verité », écrit par le cardinal Müller, préfet émérite de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Son sujet tient dans le sous-titre ; « Les défis posés à la foi catholique dans un monde qui n'est plus chrétien ». L'introduction jette une lumière évangélique sur la situation où nous sommes; « L'Eglise est confrontée à une crise de la foi comme le fut Simon Pierre avant la Passion du Sauveur (…) C'est Satan et personne d'autre qui a voulu que les disciples fussent « criblés comme le froment » (Lc XXII, 31), afin que le bon grain fut séparé de l'ivraie, pour que même les gens de bien faillissent et que nul ne se tint plus auprès de Christ au milieu des tentations, des séductions et des persécutions qui sévissent dans le monde[1]».

On trouvera dans l'ouvrage, en 10 chapitres et quelques 175 pages, des réflexions argumentées sur des thèmes brûlants dans la vie de l'Eglise. Disons-le honnêtement, certains développements sont ardus, « techniques », et font appel à une bonne culture théologique et philosophique. Mais le jeu en vaut la chandelle ; ne cédons pas à la facilité, dans une ère de « réflexion en forme de tweet ». Le livre est un ami, il peut donc être exigeant dans ce qu'il a à dire ! De plus, le cardinal rattache chaque explication à un grand principe de base de l’intelligence ; la non-contradiction. Dieu ne se contredit pas, il n'affirme ni ne demande en même temps une chose et son contraire[2].

Comment recevoir et garder la « parole d'Eglise» et la «parole de l'homme d'Eglise», y compris (et surtout) s'il y a contradiction (averée) entre l'une et l'autre[3]? Le Père Augustin-Marie nous a gratifiés là-dessus d'un excellent travail l'an dernier ; à relire, sans modération. Le Cardinal reprend ce sujet majeur ; l'autorité de l'Eglise, en particulier l'autorité d'enseigner, et la valeur du Magistère[4]. Les actes du Magistère sont en lien étroit avec la Tradition de l'Eglise, selon une logique de continuité. D'où la difficulté rencontrée ces derniers temps. La médiation humaine ne produit pas d'elle-même une vérité, mais elle se borne à en porter témoignage. Et de conclure sur une heureuse référence au pape émérite Benoit XVI ; un rappel de la soumission de l'Eglise et de son chef à la Parole divine, « contre toute tentative de l'adapter ou de la diluer, et contre toute forme d'opportunisme[5] ».

Ensuite, l'analyse se porte sur les nombreux « changements » introduits ou revendiqués. En bonne philosophie, tout changement aboutit soit à un « mieux » (développement), soit à un « mal » (corruption). L'exagération des « bonnes dispositions subjectives » individuelles a abouti à de graves dérives sur de nombreux sujets de morale, dans l'Eglise (éthique de situation) et dans la cité (idéologie de déconstruction). « Au vrai, on peut pécher contre la foi catholique non seulement en niant tout ou partie de son contenu, mais en reformulant les principes formels qui permettent de la comprendre[6]». Des gnostiques aux progressistes, en passant par les crises protestantes et modernistes, la tentation est toujours la même; «transformer une violation directe des commandements de Dieu en une louable décision de conscience[7]». Il y a corruption (et non développement) lorsque « l'Eglise adopte les critères de la société moderne et se laisse assimiler par elle ». Au passage, apprécions que les évêques soient ici replacés «pas à la périphérie, mais au centre de l'orthodoxie[8]». Avec le devoir de compétence pour enseigner ou rappeler les vérités de la foi, et l'exigence de formation suffisante comme critère de nomination des successeurs des Apôtres.

« Puissions-nous trouver notre secours dans la foi et surmonter les tentations d'apostasie, de dérive schismatique ou tout simplement de résignation ; puissions-nous échapper aussi au danger de nous surestimer et de nous appuyer sur nos œuvres plutôt que sur la grâce, tel est le vœu que formule ce livre ». Merci Éminence de relever ces défis, et de nous conforter dans la foi en « insistant à temps et à contretemps, avec patience et souci d'instruire » (St Paul à Timothée)[9]! Nous faisons entièrement nôtre votre conclusion.

Amis pèlerins, ne pleurons pas sur le « côté obscur de la force » ! N'augmentons pas la « faiblesse des gens de bien », déplorée par le pape Pie XI. Rassemblons plutôt nos forces pour servir la lumière de la vérité, dans 3 directions qui nous sont chères ; Chrétienté, Tradition, Mission. Lançons ou rejoignons les initiatives variées à l'échelle nationale ou locale ; actions pro-vie et famille, défense de la liberté de l'Église catholique et des racines chrétiennes, inscriptions anciennes et nouvelles du règne du Christ dans la cité. Nous sommes plus forts si nous sommes plus unis et mobilisés.

Et puisqu'au-dessus de tout phare brille une étoile, confions-nous particulièrement en cette rentrée, à celle qui est « l'étoile de la mer... forte comme une armée rangée en bataille... Tour de David... et Vierge fidèle ».

Abbé Alexis Garnier, Aumônier Général de Notre Dame de Chrétienté.

 

 

 

[1]     Introduction, page 11.

[2]     Page 20, vers la fin.

[3]     La force de la Verité, page 13, premier §.

[4]  Munus docendi, un des 3 pouvoirs laissés par le Christ à son Eglise, avec celui de sanctifier par le culte et les sacrements, et de gouverner par les lois et repères pratiques, rappelant les commandements et les béatitudes.

[5]     Benoit XVI, Discours de prise de possession de la chaire de Pierre, Rome, 7 mai 2005.

[6]     La force... page 31.

[7]     Idem.

[8]     La force... p 29, fin du 1er §.

[9]    Nous exprimons également notre gratitude à Mr François Rosso qui a traduit l'ouvrage et aux éditions Artège, qui ont publié cet excellent travail!

 
 
 
 

8ème jour de la Neuvaine à St Michel en l'honneur des Archanges

Archange Saint Michel, qui avez pour mission de recueillir nos prières, de diriger nos combats et de peser nos âmes, je rends hommage à votre beauté.

Elle est si semblable à celle de Dieu, qu'après son Verbe éternel aucun autre Esprit céleste ne vous est comparable.

Votre volonté, harmonieusement est unie à celle du Cœur immaculé de Marie, pour le bien de l'homme.

Défendez-moi contre les ennemis de mon âme et de mon corps. Rendez-moi sensible le réconfort de votre assistance invisible et les effets de votre vigilante tendresse.

Saint Michel Archange, dont la prière conduit au bien, voyez notre prière bien humaine et

compréhensible quand un être cher est enlevé à notre affection. Vous êtes notre intercesseur auprès de Dieu, priez intensément pour le repos de l'âme de nos chers défunts et pour la consolation de ceux qui les pleurent. Que Dieu de Miséricorde les accueille dans le bonheur de la vie éternelle. Amen.

Me confiant en l'intercession de votre Bienheureux Archange Saint Michel, je vous supplie, Seigneur, de m'accorder la grâce que le pèlerinage de Chrétienté 2021 se déroule dans de bonnes conditions selon la volonté de Dieu, pour l'extension du règne du Christ, la liberté de l'Eglise, le maintien de la chrétienté, de la tradition et de la mission, et la conversion des nations.

Saint Michel Archange, de votre lumière éclairez-nous. De vos ailes, protégez-nous. De votre épée, défendez-nous. 

Dimanche 27 septembre 2020

7ème jour de la Neuvaine à St Michel en l'honneur des Principautés

O Saint Michel, Prince trois fois saint de la Milice sacrée, Dieu vous a chargé d'organiser et de conduire les phalanges angéliques, très dignes de tout culte, de toute louange et de tout éloge.

Eclairez mes sens intérieurs, fortifiez mon pauvre cœur agité par les tempêtes de cette vie ; élevez vers les hauteurs de la céleste sagesse mon esprit, incliné vers les choses de la terre ; affermissez mes pas sur le sentier qui conduit aux Cieux ; guérissez les plaies de mon âme ; faites disparaître la trace de toutes les souffrances qu'engendrent en moi misères et malheurs.

Saint Michel Archange, gardien et patron de la Sainte Eglise, voyez aujourd'hui l'Eglise du Christ, parfois contestée, critiquée par les forces du mal. Saint Michel, soutenez Sa Sainteté "le Pape" et tous les fidèles en communion avec lui. Eclairez ceux qui doutent et qui chancellent. Soyez aujourd'hui et toujours le défenseur et le protecteur de la Sainte Eglise du Christ. Amen.

Me confiant en l'intercession de votre Bienheureux Archange Saint Michel, je vous supplie, Seigneur, de m'accorder la grâce que le pèlerinage de Chrétienté 2021 se déroule dans de bonnes conditions selon la volonté de Dieu, pour l'extension du règne du Christ, la liberté de l'Eglise, le maintien de la chrétienté, de la tradition et de la mission, et la conversion des nations.

Saint Michel Archange, de votre lumière éclairez-nous. De vos ailes, protégez-nous. De votre épée, défendez-nous.

samedi 26 septembre 2020

6ème jour de Neuvaine à St Michel en l'honneur des Vertus

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat, afin que nous ne périssions pas au jour du redoutable jugement.

Prince très glorieux, souvenez-vous de nous, et priez le Fils de Dieu pour nous, partout et toujours.

Quand vous combattiez le dragon, on entendit du ciel la voix de ceux qui disaient : « Salut, honneur et gloire au Dieu Tout-Puissant ! » La mer se souleva, la terre trembla, quand vous êtes descendu du ciel. Venez au secours du peuple de Dieu.

Saint Michel Archange, notre soutien dans la lutte contre le mal, voyez le combat acharné et continuel que les forces du mal livrent contre les enfants de Dieu. Je vous en supplie, intercédez pour nous, soutenez ceux qui sont méprisés, rejetés, persécutés, pour qu'ils puissent rester fidèles au Seigneur. Obtenez-leur, obtenez-nous le courage, la confiance, la persévérance. Amen.

Me confiant en l'intercession de votre Bienheureux Archange Saint Michel, je vous supplie, Seigneur, de m'accorder la grâce que le pèlerinage de Chrétienté 2021 se déroule dans de bonnes conditions selon la volonté de Dieu, pour l'extension du règne du Christ, la liberté de l'Eglise, le maintien de la chrétienté, de la tradition et de la mission, et la conversion des nations.

Saint Michel Archange, de votre lumière éclairez-nous. De vos ailes, protégez-nous. De votre épée, défendez-nous.

vendredi 25 septembre 2020

5ème jour de Neuvaine à St Michel en l'honneur des Puissances

Saint Michel Archange, c’est vous que la sainte Eglise vénère comme son gardien et son protecteur. C’est aussi à vous que le Seigneur a confié la mission d'introduire dans la céleste félicité, les âmes rachetées.

Priez donc le Dieu de Paix,  d'écraser Satan sous nos pieds afin qu'il ne puisse plus retenir les hommes dans ses chaînes et nuire à l'Eglise.

Présentez au Très-Haut nos prières, afin que, sans tarder, le Seigneur nous fasse miséricorde.

Vous-même, saisissez le dragon, l'antique serpent, qui est le diable et Satan, et jetez-le enchaîné dans l'abîme, pour qu'il ne séduise plus les nations. 

Saint Michel Archange, bienfaiteur des peuples qui vous honorent, soyez toujours à mes côtés. Apprenez-moi à vivre en communion incessante de cœur et d'esprit avec le Seigneur, en paix avec mes frères. Présentez à Dieu mes humbles prières et supplications. Priez avec moi, priez pour moi, soutenez-moi. Amen.

Me confiant en l'intercession de votre Bienheureux Archange Saint Michel, je vous supplie, Seigneur, de m'accorder la grâce que le pèlerinage de Chrétienté 2021 se déroule dans de bonnes conditions selon la volonté de Dieu, pour l'extension du règne du Christ, la liberté de l'Eglise, le maintien de la chrétienté, de la tradition et de la mission, et la conversion des nations.

Saint Michel Archange, de votre lumière éclairez-nous. De vos ailes, protégez-nous. De votre épée, défendez-nous.

 

jeudi 24 septembre 2020

4ème jour de la Neuvaine à St Michel en l'honneur des Dominations

O vous, qui êtes le Prince et le Porte-Etendard des bons Anges, assistez-moi toujours dans votre bonté et sauvez-moi.

Des légions de l'ange des ténèbres préservez-moi, afin que, sous votre conduite, je partage la lumière des bons Anges.

Devant le trône du Juge Suprême, soyez mon défenseur, plaidez ma cause et conjurez la colère du juste vengeur.

Que, par vous, à mes travaux, à mon repos, à mes jours et à mes nuits soit donnée la prospérité ; que ma pensée soit toujours prête pour les œuvres de Dieu. 

Saint Michel Archange, Ange de la paix, dans le combat du ciel, vous avez rassemblé les anges fidèles pour vaincre Satan et pour louer Dieu dans l'allégresse, dans la joie et la paix ; je vous prie spécialement d'intercéder pour faire régner la paix dans les cœurs, les familles, l'Eglise, les nations et le monde. Que vienne le Règne de paix et d'amour du Christ notre Sauveur. Amen.

Me confiant en l'intercession de votre Bienheureux Archange Saint Michel, je vous supplie, Seigneur, de m'accorder la grâce que le pèlerinage de Chrétienté 2021 se déroule dans de bonnes conditions selon la volonté de Dieu, pour l'extension du règne du Christ, la liberté de l'Eglise, le maintien de la chrétienté, de la tradition et de la mission, et la conversion des nations.

Saint Michel Archange, de votre lumière éclairez-nous. De vos ailes, protégez-nous. De votre épée, défendez-nous.

mercredi 23 septembre 2020

3ème jour de la Neuvaine à St Michel en l'honneur des Trônes

Grand défenseur du peuple chrétien Saint Michel Archange, pour remplir dignement la mission qui vous a été confiée de défendre l'Eglise, terrassez l'hérésie, exterminez les schismes et confondez l'incrédulité.

Multipliez vos victoires sur les monstres infernaux qui veulent détruire notre foi.

Que l'Eglise de Jésus-Christ accueille de nouveaux fidèles et s'agrège des royaumes entiers afin qu'elle puisse peupler le ciel d'âmes élues, pour la plus grande gloire du divin Rédempteur, à qui vous-même devez vos triomphes, vos mérites et votre éternelle félicité.

Saint Michel Archange, fidèle serviteur de Dieu, humble et fidèle à votre Créateur, vous vous êtes levé et vous avez combattu contre Lucifer, le rebelle, l'orgueilleux. Soyez mon soutien ma force dans la lutte contre le mal. Apprenez-moi à louer, à aimer, à servir le Seigneur notre Dieu, dans l'humilité, la confiance, la fidélité et l'amour. Amen.

Me confiant en l'intercession de votre Bienheureux Archange Saint Michel, je vous supplie, Seigneur, de m'accorder la grâce que le pèlerinage de Chrétienté 2021 se déroule dans de bonnes conditions selon la volonté de Dieu, pour l'extension du règne du Christ, la liberté de l'Eglise, le maintien de la chrétienté, de la tradition et de la mission, et la conversion des nations.

Saint Michel Archange, de votre lumière éclairez-nous. De vos ailes, protégez-nous. De votre épée, défendez-nous.

 

mardi 22 septembre 2020

2ème jour de la Neuvaine à St Michel en l'honneur des Chérubins

Saint Michel, Prince de la Milice des Anges, je vous invoque, exaucez-moi.

Je vous supplie de prendre mon âme, au dernier jour, sous votre très sainte garde et de la conduire au lieu du rafraîchissement, de la paix et du repos, où les âmes des saints attendent dans la joie ineffable, le jugement à venir et la gloire de la résurrection glorieuse. Que je parle ou me taise, que je veille, que je marche ou me repose, gardez-moi dans l'accomplissement de toutes mes œuvres, dans tous les actes de ma vie. Préservez-moi des tentations des démons et des peines de l'enfer.

Saint Michel Archange, terreur des démons, vainqueur de Satan, venez à mon secours, dans la lutte que je dois mener chaque jour contre mes défauts, contre les mauvaises influences qui m'assaillent de toutes parts. Aidez-moi à vaincre les tentations et à mener le bon combat avec persévérance et confiance pour mon plus grand bien. Amen.

Me confiant en l'intercession de votre Bienheureux Archange Saint Michel, je vous supplie, Seigneur, de m'accorder la grâce que le pèlerinage de Chrétienté 2021 se déroule dans de bonnes conditions selon la volonté de Dieu, pour l'extension du règne du Christ, la liberté de l'Eglise, le maintien de la chrétienté, de la tradition et de la mission, et la conversion des nations.

Saint Michel Archange, de votre lumière éclairez-nous. De vos ailes, protégez-nous. De votre épée, défendez-nous. 

Lundi 21 septembre 2020

1er jour de la Neuvaine à St Michel en l'honneur des Séraphins

Saint Michel Archange, rempli de la sagesse de Dieu, fort dans le combat, venez à mon aide, soutenez-moi dans les difficultés, les épreuves, quand je souffre, quand je doute, quand je pleure. Obtenez-moi le courage, la force, la volonté, pour ne pas me laisser abattre.  Saint Michel Archange, soyez mon défenseur et protecteur contre les forces du Mal.

Prince très glorieux de la milice céleste, Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat contre les princes et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants répandus dans l'air. Venez au secours des hommes que Dieu a faits, à l'image de sa propre nature, et rachetés à grand prix de la tyrannie du démon. Amen

Me confiant en l'intercession de votre Bienheureux Archange Saint Michel, je vous supplie, Seigneur, de m'accorder la grâce que le pèlerinage de Chrétienté 2021 se déroule dans de bonnes conditions selon la volonté de Dieu, pour l'extension du règne du Christ, la liberté de l'Eglise, le maintien de la chrétienté, de la tradition et de la mission, et la conversion des nations.

Saint Michel Archange, de votre lumière éclairez-nous. De vos ailes, protégez-nous. De votre épée, défendez-nous.

Dimanche 20 septembre 2020

Dès le 21 septembre 2020 : Appel aux armes de la prière !

Amis pèlerins,

Notre prochain pèlerinage se prépare d'ores et déjà, en ce temps de rentrée.

Comme vous le savez, septembre est marqué par bien des incertitudes sur le contexte COVID, le climat de sécurité, la bienveillance des autorités civiles envers les grandes manifestations publiques, etc...

Céder à l'angoisse ou alimenter les « bruits de couloir et de trottoir » ne servirait de rien. Le réflexe des saints en pareille circonstance est de remuer ciel et terre. En bref, de prier.

Nous constatons la puissance d'attraction surnaturelle de l'adoration eucharistique chaque année... même sur nos marcheurs épuisés ! J'ai constaté pour ma part les grâces dont elle est la source, et l'effort consenti par bien des équipiers de vos services pour s'y rendre, y rester, veiller et prier en réponse à l'appel du Divin Maître.

Pouvons-nous faire moins pour lui demander de rester forts et unis devant les défis de cette année qui commence ? Pouvons-nous lui demander de nous donner, selon sa volonté, un beau pèlerinage en 2021 si nous ne lui donnons pas quelquechose en échange?

En filigranes, vous pouvez voir la grande colonne que nous aimons. Pas seulement grand rdv, happening enthousiasmant, sortie annuelle, ou « place to be »... Mais vivante image de l'Eglise militante et de la Chretienté ! Long fil de prières, d'efforts, de sacrifices, de grâces et de charité ! Nous esperons bien « renouer » ensemble les fils des pèlerinages locaux tenus l'an dernier, en ce grand fil reliant Paris à Chartres, et la terre au ciel... Alors ?

Alors, je vous propose les RDV suivants : 

Du 21 au 29 septembre :  une Neuvaine à St Michel

Pourquoi nous adresser à St Michel ? Parce qu'il a été à l'honneur lors du dernier pèlerinage, tout d'abord.  Ensuite parce qu'll est le protecteur de la France en des temps troublés comme les nôtres (notre pays lui a été consacré lors de la Fronde, par Anne d'Autriche). Enfin parce qu'Il est l'ange éclaireur qui ouvre la voie aux hébreux en pèlerinage dans le désert, selon la tradition spirituelle. Il est le gardien de l'Eglise dans sa lutte contre les forces du mal.

A partir du mois d'octobre ;

1ER VENDREDI DU MOIS,

ADORATION EUCHARISTIQUE

devant le St Sacrement exposé (ou le tabernacle)

de 21h à 22 h,

pour la Chrétienté, la Tradition et la Mission,

aux intentions du pèlerinage 2021,

de l'Eglise catholique

de la France et des nations

et en priant les uns pour les autres.

Donnez-Lui votre temps, votre présence, vos intentions, vos soucis.

« Jetez en Lui tous vos soucis, car Il prend soin de vous ».

« Votre Père céleste sait de quoi vous avez besoin, Il vous l'accordera ».

 

vd abbé Alexis Garnier, Aumônier Général

jeudi 10 septembre 2020

Planning d'ouverture du local de Notre-Dame de Chrétienté

http://www.nd-chretiente.com/images/logo_ndc_bleu200.jpgAdresse: 191 avenue du Général Leclerc 78220 Viroflay

- Période du 28 septembre 2020 au 28 février 2021 :

  • Lundi : 8h30-12h30
  • Mardi : 8h30-16h30
  • Mercredi : 8h30-12h30
  • Jeudi : 13h30-16h30
  • Vendredi : 13h30-16h30

- Période du 1er mars 2021 au 25 juin 2021 :

  • Lundi : 8h30-12h30 et 13h00-16h30
  • Mardi : 8h30-12h30 et 13h00-16h30
  • Mercredi : 8h30-12h30 et 14h30-16h30
  • Jeudi : 8h30-12h30 et 13h00-16h30
  • Vendredi : 13h00-16h30

Le local est fermé les mois de juillet et août, une permanence est assurée en septembre les mardis de 9h00 à 16h30.
Il est toujours possible de » nous contacter par courriel ou de laisser un message téléphonique (01.39.07.27.00), la messagerie est consultée quotidiennement à distance.

mercredi 22 juillet 2020

Mgr Schneider lance une croisade de réparation eucharistique en raison des péchés contre le Saint-Sacrement

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Mgr Athanasius Schneider, bien connu pour sa dénonciation de la communion dans la main, vient de lancer une Croisade eucharistique pour laquelle il propose une prière qu'il a lui-même composée ; vous en trouverez le texte ci-dessous.

Dans une explication qu'il m'a demandé de traduire, enrichie de nombreuses citations de saints, Mgr Schneider donne les raisons de son appel qui s'achève sur les mots de saint Pierre Julien Eymard : « Un âge prospère ou décline en proportion de sa dévotion à l'Eucharistie. »

 

A ce propos : n'ayant pas sous la main toutes les versions françaises originales ou les traductions admises de tous les textes cités (je signale cela par les mots « d'après » placés avant la source) je se serais très reconnaissante à ceux de mes lecteurs qui pourraient me fournir l'une ou l'autre de ces citations, car je n'ai pas tous les livres cités sous la main.


Voici en tout cas ma traduction de travail de l'appel et de la prière de Mgr Schneider. – J.S.

 

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Les péchés contre le Saint-Sacrement
et la nécessité d’une croisade de réparation eucharistique

Par Mgr Athanasius Schneider

 

JAMAIS, dans toute l’histoire de l’Eglise, il n’y a eu de moment où le sacrement de l’Eucharistie a été bafoué et outragé à un degré aussi alarmant et grave qu’au cours des cinq dernières décennies, en particulier depuis l’introduction officielle de la pratique de la communion dans la main, qui a reçu l’approbation du Pape en 1969. Ces abus sont en outre aggravés, par la pratique répandue dans de nombreux pays où des fidèles qui n’ont pas reçu le sacrement de Pénitence depuis de nombreuses années, reçoivent néanmoins régulièrement la sainte communion. Le summum des outrages vis-à-vis de la sainte Eucharistie est l’admission à la sainte communion de couples vivant dans un état public et objectif d’adultère, qui violent ainsi leurs liens sacramentels indissolubles et valides, comme c’est le cas des personnes dites « divorcées et remariées ». Cette admission est officiellement légalisée dans certaines régions par des normes spécifiques ; dans la région de Buenos Aires en Argentine, de telles normes ont même été approuvées par le Pape. À ces abus s’ajoute la pratique de l’admission officielle des conjoints protestants dans les mariages mixtes à la Sainte-Cène, par exemple dans certains diocèses en Allemagne.

 

Affirmer que le Seigneur ne souffre pas à cause des outrages commis contre Lui dans le sacrement de la sainte Eucharistie peut conduire à minimiser la gravité des atrocités commises. Certains disent : Dieu est offensé par l’outrage au Saint-Sacrement, mais le Seigneur ne souffre pas personnellement. Il s’agit là toutefois d’une vision trop étroite sur le plan théologique et spirituel. Bien que le Christ se trouve désormais dans son état glorieux, n’étant donc plus sujet à la souffrance d’une manière humaine, Il est néanmoins affecté et touché en son Sacré-Cœur par les abus et les outrages contre sa majesté divine et l’immensité de son amour dans le Saint-Sacrement. Notre Seigneur a confié à nombre de saints ses plaintes et sa douleur face aux sacrilèges et aux outrages par lesquels les hommes L’offensent. On peut comprendre cette vérité à partir des paroles adressées par Notre Seigneur à sainte Marguerite Marie Alacoque, comme le rapporte Pie XI dans son encyclique Miserentissimus Redemptor :

 

« Dans ses apparitions à Marguerite-Marie, quand Il lui dévoilait son infinie charité, le Christ laissait en même temps percevoir comme une sorte de tristesse, en se plaignant des outrages si nombreux et si graves que Lui faisait subir l’ingratitude des hommes. Puissent les paroles qu'Il employait alors ne jamais s’effacer de l’âme des fidèles : “Voici ce Cœur ― disait-Il ― qui a tant aimé les hommes, qui les a comblés de tous les bienfaits, mais qui, en échange de son amour infini, non seulement ne reçoit pas de reconnaissance, mais ne recueille que l’oubli, la négligence et des injures, et cela parfois de la part de ceux-là même qui sont tenus de lui témoigner un amour spécial.” » (n. 12)

 

Frère Michel de la Sainte Trinité a donné une explication théologique profonde du sens de la « souffrance » ou de la « tristesse » de Dieu à cause des offenses que les pécheurs commettent contre Lui :

« Cette “souffrance”, cette “tristesse” du Père céleste, ou de Jésus depuis son Ascension, doivent être comprises de manière analogique. Elles ne sont pas subies passivement comme chez nous, mais au contraire librement voulues et choisies comme l’expression ultime de leur miséricorde envers les pécheurs appelés à la conversion. Elles ne sont qu’une manifestation de l’amour de Dieu pour les pécheurs, un amour souverainement libre et gratuit, et qui n’est pas irrévocable. » (d’après Toute la vérité sur Fatima, vol. I, pp. 1311-1312)

 

Cette signification spirituelle analogique de la « tristesse » ou de la « souffrance » de Jésus dans le mystère eucharistique a été confirmée par les paroles de l’Ange lors de son apparition en 1916 aux enfants de Fatima et surtout par les paroles et l’exemple de la vie de saint Francisco Marto. Les enfants ont été invités par l’Ange à réparer les offenses faites à Jésus Eucharistie et à le consoler, comme on peut le lire dans les Mémoires de sœur Lucie :

 

« Pendant que nous étions là, l’Ange nous apparut une troisième fois, tenant à la main un calice, et, au-dessus de celui-ci une Hostie, d’où tombaient dans le calice quelques gouttes de sang. Laissant le calice et l’Hostie suspendus en l'air, il se prosterna à terre, et répéta trois fois cette prière : “Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit…” Puis, se levant, il prit de nouveau le calice et me donna l’hostie, et donna à boire ce que contenait le calice à Jacinthe et à François, en disant en même temps : “Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus Christ, horriblement outragé par les hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu !” » (Mémoires de sœur Lucie, éd. Pierre Téqui.)

 

Dans son récit de la troisième apparition du 13 juillet 1917, sœur Lucie a souligné comment François percevait le mystère de Dieu et la nécessité de le consoler à cause des offenses des pécheurs :

 

« Ce qui l’a le plus impressionné [François] et l’a entièrement absorbé, c’est Dieu, la Très Sainte Trinité, perçu dans cette lumière qui a pénétré au plus profond de nos âmes. Il a dit ensuite : “Nous étions en feu dans cette lumière qui est Dieu, et pourtant nous n’avons pas été brûlés ! Qu’est-ce que Dieu ? Nous n’avons jamais pu le mettre en mots. Oui, c’est effectivement une chose que nous ne pourrons jamais exprimer ! Mais quel dommage qu’Il soit si triste ! Si seulement je pouvais Le consoler !” (d’après les Mémoires de sœur Lucie).

 

Sœur Lucie a décrit comment François a perçu la nécessité de consoler Dieu, ayant compris qu’Il était « triste » à cause des péchés des hommes :

 

« Un jour, je lui demandai :
— François, qu’est-ce que tu aimes le mieux : consoler Notre-Seigneur ou convertir les pécheurs afin qu’il n’y ait plus d’âmes à aller en enfer ?
— J’aime mieux consoler Notre-Seigneur. Tu n’as pas remarqué combien Notre-Dame, le mois dernier, est devenue triste lorsqu’Elle nous a dit qu’il ne fallait plus offenser Dieu, Notre-Seigneur, car Il est déjà trop offensé ? Je voudrais consoler Notre-Seigneur et, ensuite, convertir les pécheurs afin qu’ils ne L’offensent plus » (d'après les Mémoires de sœur Lucie).

Dans ses prières et dans l’offrande de ses souffrances, saint Francisco Marto a donné la priorité à l’intention de « consoler Jésus caché », c’est-à-dire Jésus-Eucharistie. Sœur Lucie a rapporté ces paroles que François lui a dites : « Quand tu quittes l’école, va et reste un moment près de Jésus caché, et ensuite, rentre à la maison toute seule. » Lorsque Lucie a interrogé François sur ses souffrances, il lui a répondu : « Je souffre pour consoler Notre Seigneur. Je le fais d’abord pour consoler Notre Seigneur et Notre Dame, puis, ensuite, pour les pécheurs et pour le Saint-Père. (…) Plus que toute autre chose, je veux Le consoler » (d’après les Mémoires de sœur Lucie).

 

Jésus-Christ continue de façon mystérieuse sa Passion à Gethsémani à travers les âges dans le mystère de son Église et aussi dans le mystère eucharistique, le mystère de son immense Amour. Elle est bien connue, l’expression de Blaise Pascal : « Jésus est sera en agonie jusqu’à la fin du monde. Il ne faut pas dormir pendant ce temps‑là » (Pensées, n. 553). Le cardinal Karol Wojtyła nous a laissé une réflexion profonde sur le mystère des souffrances du Christ à Gethsémani, qui, en un certain sens, se poursuivent dans la vie de l’Église. Le cardinal Wojtyła a également parlé du devoir de l’Église de consoler le Christ :

 

« Et maintenant l’Église cherche à recouvrer cette heure à Gethsémani – l’heure perdue par Pierre, Jacques et Jean – afin de remédier au manque de compagnie du Maître, qui a augmenté la souffrance de son âme. Le désir de recouvrer cette heure est devenu un besoin réel pour de nombreux cœurs, en particulier pour ceux qui vivent aussi pleinement que possible le mystère du cœur divin. Le Seigneur Jésus nous permet de Le rencontrer à cette heure-là, il nous invite à partager la prière de son cœur.  Face à toutes les épreuves que l’homme et l’Église doivent subir, il existe un besoin constant de retourner à Gethsémani et de prendre part ainsi à la prière du Christ, Notre Seigneur » (Le signe de contradiction, chapitre 17, « La prière à Gethsémani »).

 

Jésus-Christ n’est pas indifférent et insensible dans le mystère eucharistique au comportement que les hommes adoptent à son égard dans ce sacrement de l’amour. Le Christ est présent dans ce sacrement également avec son âme, qui est unie à sa Personne divine par l’union hypostatique. Le théologien romain Antonio Piolanti a présenté une solide explication théologique à cet égard. Même si le corps du Christ dans l’Eucharistie ne peut pas voir ni percevoir sensiblement ce qui se passe ou ce qui est dit dans le lieu de sa présence sacramentelle, le Christ dans l’Eucharistie « entend tout et voit avec une connaissance supérieure ». Piolanti cite alors le cardinal Franzelin :


« La bienheureuse humanité du Christ voit toutes choses en elles-mêmes en vertu de l’abondante connaissance infuse due au Rédempteur de l’humanité, au Juge des vivants et des morts, au Premier-né de toute créature, au Centre de toute l’histoire céleste et terrestre. Tous ces trésors de la vision béatifique et de la connaissance infuse sont certainement dans l’âme du Christ, y compris dans la mesure où elle est présente dans l’Eucharistie. En plus de ces raisons, à un autre titre spécial, précisément parce que l’âme du Christ est formellement dans l’Eucharistie, et dans le même but que celui de l’institution du mystère, elle voit tous les cœurs des hommes, toutes les pensées et les affections, toutes les vertus et tous les péchés, tous les besoins de l’Église entière et de ses membres individuels, les travaux, les angoisses, les persécutions, les triomphes – en un mot, toute la vie interne et externe de l’Église, son Épouse, nourrie de sa chair et de son Précieux Sang. Ainsi, à un triple titre (si l’on peut dire), le Christ à l’état sacramentel voit et perçoit d’une certaine manière divine toutes les pensées et les affections, le culte, les hommages et aussi les insultes et les péchés de tous les hommes en général, de tous ses fidèles et de ses prêtres en particulier ; Il perçoit les hommages et les péchés qui se réfèrent directement à ce mystère ineffable de l’amour » (d'après De Eucharistia, pp. 199-200, cité dans Il Mistero Eucaristico, Firenze 1953, pp. 225-226).

 

L’un des plus grands apôtres de l’Eucharistie des temps modernes, saint Pierre Julien Eymard, nous a laissé ces profondes réflexions sur les affections de l’amour sacrificiel du Christ dans l’Eucharistie :

 

« En instituant son Sacrement, Jésus a perpétué les sacrifices de sa Passion. (…) Il connaissait tous les nouveaux Judas ; Il les comptait parmi les siens, parmi ses enfants bien-aimés. Mais rien de tout cela ne pouvait l’arrêter ; Il voulait que Son amour aille plus loin que l’ingratitude et la malice de l’homme ; Il voulait dépasser la malice sacrilège de l’homme. Il connaissait d’avance la tiédeur de Ses disciples : Il connaissait la mienne ; Il savait le peu de fruits que nous tirerions de la sainte communion. Mais Il voulait aimer tout de même, aimer plus qu’Il n’était aimé, plus que l’homme ne pouvait rendre. Y a-t-il autre chose ? Mais n’est-ce rien d’avoir adopté cet état de mort alors qu’Il a la plénitude de la vie, une vie glorifiée et surnaturelle ? N’est-ce rien que d’être traité et considéré comme un mort ? Dans cet état de mort, Jésus est sans beauté, sans mouvement et sans défense ; Il est enveloppé dans les espèces sacrées comme dans un linceul et déposé dans le tabernacle comme dans un tombeau. Mais Il est là, Il voit tout et entend tout. Il se soumet à tout comme s’Il était mort. Son amour jette un voile sur sa puissance, sa gloire, ses mains, ses pieds, son beau visage et ses lèvres sacrées ; son amour a tout caché. Il ne Lui a laissé que son Cœur pour nous aimer et son état de victime pour intercéder en notre faveur » (d’après La présence réelle, 29. Le Très Saint Sacrement n’est pas aimé !, III).

 

Saint Pierre Julien Eymard a écrit cette profession, émouvante et quasi mystique, de l’amour eucharistique du Christ, avec un appel ardent à la réparation eucharistique :

 

« Le Cœur qui a enduré les souffrances avec tant d’amour est ici, dans le Saint Sacrement ; il n’est pas mort, mais vivant et actif ; il n’est pas insensible, mais encore plus affectueux. Jésus ne peut plus souffrir, c’est vrai ; mais hélas ! l’homme peut encore être coupable envers Lui d’ingratitudes monstrueuses. Nous voyons les chrétiens mépriser Jésus dans le Très Saint Sacrement et faire preuve de mépris pour le Cœur qui les a tant aimés et qui se consume d’amour pour eux. Pour le mépriser librement, ils profitent du voile qui le cache. Ils l’insultent par leurs irrévérences, leurs pensées pécheresses et leurs regards criminels en sa présence. Pour exprimer leur mépris à son égard, ils se servent de sa patience, de la bonté qui souffre tout en silence, comme ce le firent les soldats impies de Caïphe, d’Hérode et de Pilate. Ils blasphèment de manière sacrilège contre le Dieu de l’Eucharistie. Ils savent que son amour le rend muet. Ils le crucifient même dans leurs âmes coupables. Ils le reçoivent. Ils osent prendre ce Cœur vivant et le lier à un cadavre immonde. Ils osent le livrer au diable qui est leur seigneur ! Non ! Jamais, même aux jours de sa Passion, Jésus n’a reçu autant d’humiliations que dans son Sacrement ! Pour Lui, la terre est un calvaire d’ignominie. Dans son agonie, il a cherché un consolateur ; sur la Croix, il a demandé quelqu’un pour compatir à ses afflictions. Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons faire amende honorable au Cœur adorable de Jésus. Répandons en abondance nos adorations et notre amour sur l’Eucharistie. Au Cœur de Jésus vivant dans le Très Saint Sacrement, l’honneur, la louange, l’adoration et la puissance royale pour les siècles des siècles ! » (d’après La présence réelle, 43. Le Sacré-Cœur de Jésus, III).

 

Dans sa dernière encyclique Ecclesia de Eucharistia, le pape Jean-Paul II nous a laissé des exhortations lumineuses par lesquelles il a souligné l’extraordinaire sainteté du mystère eucharistique et le devoir des fidèles de traiter ce sacrement avec le plus grand respect et un amour ardent. De toutes ses exhortations, cette déclaration est la plus importante : « Il n’y a aucun risque d'exagération dans l’attention que l’on porte à ce Mystère, car “dans ce Sacrement se résume tout le mystère de notre salut” (Saint Thomas d’Aquin, Summa Theologiae, III, q. 83, a. 4c) » (n. 61).

 

Que l’Eglise établisse dans tous les diocèses du monde une « Journée annuelle de réparation des crimes contre la Très Sainte Eucharistie » serait une mesure pastoralement urgente et spirituellement fructueuse. Ce pourrait être le jour de l’octave de la Fête-Dieu. L’Esprit Saint donnera des grâces spéciales de renouveau à l’Église de notre temps là où – et seulement quand ce sera la cas – le Corps eucharistique du Christ sera adoré avec tous les honneurs divins, aimé, traité avec prévenance et défendu comme étant réellement le Saint des Saints. Saint Thomas d’Aquin dit dans l’hymne Sacris solemniis : « O Seigneur, visitez-nous dans la mesure où nous vous vénérons dans ce sacrement » (sic nos Tu visita, sicut Te colimus). Nous pouvons dire sans le moindre doute : O Seigneur, vous visiterez votre Église en notre temps dans la mesure où la pratique moderne de la communion dans la main reculera et dans la mesure où nous vous offrirons des actes de réparation et d’amour. »

 

Dans l’actuelle « urgence de la pandémie COVID-19 », les horribles offenses à l’égard du Très Saint Sacrement ont encore augmenté. De nombreux diocèses à travers le monde ont imposé la communion dans la main, et dans ces lieux, le clergé, souvent de manière humiliante, refuse aux fidèles la possibilité de recevoir le Seigneur à genoux et sur la langue, faisant ainsi preuve d’un cléricalisme déplorable et affichant un comportement de néo-pélagiens rigides. En outre, dans certains endroits, l’adorable Corps eucharistique du Christ est distribué par le clergé et reçu par les fidèles avec des gants de ménage ou jetables. Le fait de toucher le Saint-Sacrement avec des gants conçus pour le traitement des ordures est un abus eucharistique inqualifiable.

 

Au vu des horribles mauvais traitements infligés à Jésus Eucharistie –continuellement piétiné à cause de la communion dans la main, au cours de laquelle de petits fragments de l’hostie tombent presque toujours sur le sol ; traité de manière minimaliste, privé de son caractère sacré, comme un biscuit, ou traité comme un déchet par l’utilisation de gants ménagers – aucun véritable évêque catholique, prêtre ou fidèle laïc ne peut rester indifférent et se contenter de rester passif.

 

Il faut lancer une croisade mondiale de réparation et de consolation du Seigneur eucharistique. Comme manière concrète d’offrir à Jésus Eucharistie des actes de réparation et de consolation dont Il a un besoin urgent, chaque catholique pourrait promettre de consacrer chaque mois au moins une heure complète à l’adoration eucharistique, soit devant le Saint Sacrement dans le tabernacle, soit devant le Saint Sacrement exposé dans l’ostensoir. La Sainte Écriture dit : « Là où le péché abonde, la grâce surabonde » (Rm. 5:20), et nous pouvons ajouter par analogie : « Là où les offenses à l’Eucharistie ont abondé, les actes de réparation surabonderont. »

 

Le jour où, dans toutes les églises du monde catholique, les fidèles recevront le Seigneur eucharistique, caché sous les espèces de la petite hostie sacrée, avec une foi véritable et un cœur pur, dans le geste biblique d’adoration (proskynesis), c’est-à-dire à genoux, et dans l’attitude d’un enfant, ouvrant la bouche et se laissant nourrir par le Christ lui-même dans un esprit d’humilité, alors sans aucun doute se rapprochera l’authentique printemps spirituel de l’Église. L’Église grandira dans la pureté de la foi catholique, dans le zèle missionnaire du salut des âmes et dans la sainteté du clergé et des fidèles. Le Seigneur visitera son Église en acte, avec ses grâces, dans la mesure où nous le vénérerons dans son ineffable sacrement d’amour (sic nos Tu visita, sicut Te colimus).

 

Dieu fasse que, grâce à la croisade eucharistique de réparation, le nombre d’adorateurs, d’amoureux, de défenseurs et de consolateurs de Jésus Eucharistie augmente. Que les deux petits apôtres eucharistiques de notre temps, saint Francisco Marto et le futur bienheureux Carlo Acutis (qui sera béatifié le 10 octobre 2020), ainsi que tous les saints de l’Eucharistie, soient les protecteurs de cette croisade eucharistique. Car voici, comme le rappelle saint Pierre Julien Eymard, la vérité irrévocable : « Un âge prospère ou décline en proportion de sa dévotion à l’Eucharistie. C’est la mesure de sa vie spirituelle, de sa foi, de sa charité et de sa vertu. »

 

+ Athanasius Schneider,

évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte Marie à Astana

 

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Prière de la Croisade de réparation au Cœur eucharistique de Jésus

 

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime ! Je demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et qui ne t’aiment pas. (3 fois)

 

Ô Divin Cœur Eucharistique de Jésus, regardez-nous qui nous prosternons avec un cœur contrit et plein d’adoration devant la majesté de votre amour rédempteur dans le Très Saint Sacrement. Nous sommes prêts à réparer par l’expiation volontaire, non seulement nos offenses personnelles, mais aussi et spécialement les indignes outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels vous êtes offensés en ces temps dans le Très Saint Sacrement de votre amour divin, spécialement par la pratique de la communion dans la main et la réception de la sainte communion dans un état d’incrédulité et de péché mortel.

 

Plus l’incrédulité attentera à votre Divinité et à votre Présence réelle dans l’Eucharistie, plus nous croirons en vous et plus nous vous adorerons, ô Cœur eucharistique de Jésus, en qui réside toute la plénitude de la Divinité !

 

Plus vos sacrements seront outragés, plus nous croirons fermement en eux et plus nous voulons les recevoir avec respect, ô Cœur eucharistique de Jésus, source de vie et de sainteté !

 

Plus votre Très Saint Sacrement sera dénigré et blasphémé, plus nous le proclamerons solennellement : « Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime ! Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas », ô Cœur eucharistique de Jésus, très digne de toutes les louanges !

 

Plus vous serez abandonné et oublié dans vos églises, plus nous voulons vous visiter, vous qui habitez parmi nous dans les tabernacles de nos églises, ô Cœur eucharistique de Jésus, Maison de Dieu et Porte du Ciel !

 

Plus la célébration du Sacrifice Eucharistique sera privée de son caractère sacré, plus nous voulons soutenir une célébration respectueuse de la Sainte Messe, extérieurement et intérieurement orientée vers vous, ô Cœur Eucharistique de Jésus, Tabernacle du Très-Haut !

 

Plus vous serez reçu dans la main par des communiants debout, d’une manière dépourvue de tout signe d’humilité et d’adoration, plus nous voulons vous recevoir à genoux et sur la langue, avec la petitesse du publicain et la simplicité de l’enfant, ô Cœur eucharistique de Jésus, d’une majesté infinie !

 

Plus vous serez reçu dans la Sainte Communion par des cœurs non purifiés en état de péché mortel, plus nous voulons faire des actes de contrition et purifier notre cœur par une réception fréquente du sacrement de Pénitence, ô Cœur Eucharistique de Jésus, notre Paix et notre Réconciliation !

 

Plus l’enfer travaillera à la perte des âmes, plus notre zèle pour leur salut brûlera par le feu de votre amour, ô Cœur eucharistique de Jésus, le salut de ceux qui espèrent en vous !

 

Plus la diversité des religions sera déclarée comme étant la volonté positive de Dieu et comme un droit fondé sur la nature humaine, et plus le relativisme doctrinal grandira, plus nous confesserons avec intrépidité que vous êtes l’unique Sauveur de l’humanité et l’unique chemin vers Dieu le Père, ô Cœur eucharistique de Jésus, Roi et centre de tous les cœurs !

 

Plus les autorités de l’Eglise continueront à ne pas se repentir de l’étalage des idoles païennes dans les églises, même à Rome, plus nous confesserons la vérité : « Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et des idoles ? » (2 Cor. 6:16), plus nous condamnerons avec vous « l’abomination de la désolation, établie dans le lieu saint » (Matt. 24:15), ô Cœur Eucharistique de Jésus, Temple saint de Dieu !

 

Plus vos saints commandements seront oubliés et transgressés, plus nous voulons les observer avec l’aide de votre grâce, ô Cœur eucharistique de Jésus, abîme de toutes les vertus !

 

Plus la sensualité, l’égoïsme et l’orgueil règneront parmi les hommes, plus nous voulons vous consacrer notre vie dans un esprit de sacrifice et d’abnégation, ô Cœur eucharistique de Jésus, rassasié d'opprobres !

 

Plus les portes de l’enfer s’ouvriront violemment sur votre Église et le rocher de Pierre à Rome, plus nous croirons en l’indestructibilité de votre Église, ô Cœur eucharistique de Jésus, source de toute consolation, qui n’abandonnez pas votre Église et le rocher de Pierre même dans les plus grandes tempêtes !

 

Plus les gens se sépareront les uns des autres dans la haine, la violence et l’égoïsme, plus nous voulons, en tant que membres de l’unique famille de Dieu dans l’Église, nous aimer les uns les autres en vous, ô Cœur eucharistique de Jésus, plein d'amour et de bonté !

 

Ô Divin Cœur Eucharistique de Jésus, accordez-nous votre grâce, afin que nous soyons des adorateurs fidèles et humbles, amoureux, défenseurs et consolateurs de votre Cœur Eucharistique dans cette vie, et que nous puissions recevoir les gloires de votre amour dans la vision béatifique pour l’éternité. Amen.

 

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime ! Je demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas. (3 fois)

 

Notre-Dame du Saint-Sacrement, priez pour nous !

 

Saint Thomas d’Aquin, saint Pierre Julien Eymard, saint Francisco Marto, saint Padre Pio et tous les saints de l’Eucharistie, priez pour nous !

 

Écrit par Mgr Athanasius Schneider

pour cette Croisade eucharistique de réparation


© leblogdejeannesmits

Lundi 13 juillet 2020

ORDINATIONS À L'INSTITUT DU BON PASTEUR

Le samedi 4 juillet 2020, Mgr Czesław Kozon, évêque de Copenhague, a ordonné deux diacres pour l’Institut du Bon Pasteur, et six nouveaux prêtres, originaires de France, du Chili, de Colombie et du Brésil.

samedi 11 juillet 2020

Manque de vocations ?

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Le site de la Conférence des évêques de France annonce l’ordination sacerdotale de 126 hommes en 2020. Depuis les années 1970, ce chiffre est relativement stable, autour de la centaine. Si on le compare aux quelque mille ordinations annuelles de la première moitié du XXe siècle, voire aux 1500-2000 du XIXe et aux 3000-4000 sous l’Ancien Régime, il est difficile de ne pas conclure, comme on nous l’assène, à une grave « crise des vocations ».

Mais est-ce vraiment le cas ? Je ne le pense pas. Car si on ramène le nombre d’ordinations à celui des catholiques pratiquants, on s’aperçoit que l’on a, en proportion du nombre de pratiquants, plus de vocations aujourd’hui, qu’au milieu du XXe siècle et même du XIXe ! Il faut remonter avant la Révolution pour voir ce rapport s’inverser ! D’après mes calculs – approximatifs j’en conviens, mais c’est l’ordre de grandeur qui importe ici –, on compte 110 ordinations par million de pratiquants en 2020, 50 vers 1950, 80 vers 1870 et 130 vers 1770.

Une crise de la foi

Il n’y a donc pas de crise des vocations en tant que telle. Voyons plutôt le problème qui se pose : il est tout simplement le trop petit nombre de catholiques fervents. La crise que nous traversons est ainsi bien plus une crise de la foi et de sa transmission qu’une « crise des vocations », celle-ci n’étant que la conséquence de celle-là. Qu’il y ait plus de chrétiens convaincus, plus de familles rayonnant la foi, et les vocations suivront. Pour l’heure, nous avons le nombre de prêtres qui correspond à ce que nous sommes, même si cela est souvent difficile à vivre tant il est douloureux de gérer un déclin aussi général, la quantité d’églises et de paroisses, reflet d’un temps de foi plus fécond, ne correspondant plus du tout à la situation présente de l’Église de France – encore est-il heureux que l’entretien des églises, dont beaucoup de joyeux architecturaux, soit à la charge de la communauté nationale, les chrétiens seuls étant incapables de subvenir à la conservation d’un tel patrimoine.

Si l’on saisit cela, on comprend du coup combien sont vaines les solutions proposées depuis des lustres par les plus progressistes, persuadés que le « manque » de prêtres serait dû à l’austérité de la « fonction » et au refus de conférer le sacerdoce aux femmes par pure « misogynie » : permettons l’ordination d’hommes mariés et de femmes, voire le mariage des prêtres, et les ordinations repartiront à la hausse ! Outre le peu de cas qu’ils font du Magistère, ils sont tellement aveuglés par leur idéologie, qu’ils ne voient pas ni ne veulent admettre que leurs remèdes, allant toujours dans le sens du monde et de ses facilités, ne marchent pas ; partout où ils ont été appliqués par les protestants, la situation est bien pire que dans l’Église catholique ! Comment ne pas le voir, quand, inversement, tout ce qui fonctionne encore à peu près correctement dans l’Église est ce qui maintient un degré d’exigence, de continuité historique et de conformité à la tradition ?

L’action humanitaire est assurément admirable, mais aucun jeune homme appelé par Dieu ne souhaite engager sa vie dans le sacerdoce pour n’être qu’un assistant social. C’est pourquoi l’idée qui se répand de « désacraliser » le prêtre est une erreur dangereuse qui ne peut qu’aggraver les choses. Quelle foi en la Présence réelle dans l’Eucharistie, en la rémission des péchés par la confession, en l’enseignement infaillible des papes (1), quand on veut « désacraliser » le prêtre et rabaisser le sacerdoce en l’ouvrant à tout-va pour espérer davantage de candidats ?

Priorité à l’évangélisation

Cela nous ramène au problème central de notre affaire : la perte de la foi. Ce constat, simple et incontournable, devrait tracer un programme pour l’Église de France et toutes les Églises d’Europe : concentrer toutes nos forces dans le témoignage et l’annonce de l’Évangile pour ouvrir les âmes à la foi – nos contemporains, ignorant tout de la Religion en raison de la déchristianisation galopante, sont, à son égard, dans une attitude d’indifférence plus que d’hostilité. Revenons à l’exemple des Apôtres : géraient-ils une lourde administration avec moult commissions ? Se préoccupaient-ils de politique ? Non, leur unique souci était d’annoncer le Christ mort et ressuscité, et de secourir leur prochain (2).

Dans notre monde qui ne croit plus en rien, d’un horizontalisme étouffant, sans transcendance, qui n’offre aucun sens profond à notre destinée humaine – on l’a bien vu avec la pandémie du Covid-19 –, les chrétiens sous-estiment totalement leur rôle de témoins. Il ne s’agit pas de faire du « prosélytisme » agressif, mais simplement de vivre sans complexe de la foi qui nous anime et qui devrait rejaillir en une joie surnaturelle, visible, communicative…

Christophe Geffroy

(1) Jean-Paul II a mis les notes de l’infaillibilité dans la Lettre apostolique Ordinatio Sacerdotalis (1994) « sur l’ordination sacerdotale exclusivement réservée aux hommes » : pourquoi, dès lors, y revenir toujours alors que le débat est définitivement clos ?
(2) Cette priorité à l’évangélisation, en notre monde qui a perdu tout repère, n’exclut ni l’enseignement morale prophétique de l’Eglise, à temps et à contre-temps (ce que Jésus lui-même a fait, sur l’indissolubilité du mariage, par exemple), ni les œuvres de charité et de solidarité avec les plus faibles, les plus pauvres…

© LA NEF n°327 Juillet-Août 2020

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vendredi 10 juillet 2020

Lecture de vacances

« Pèlerin de Chartres depuis longtemps, ces derniers temps ont été pour moi l'occasion de lancer un projet dont les développements me sont encore flous, mais dont les débuts ont été dictés par la nécessité.

Durant le confinement que j'ai vécu à Rome, j'ai terminé l'écriture d'un livret de dévotion que j'ai imprimé par la suite. Il a pour titre : Les litanies de Lorette - petit commentaire franciscain, et le père Michel Viot m'a fait la grâce d'en écrire la préface.

Il s’inscrit dans l'esprit et la pratique du pèlerinage de chrétienté : chaque invocation est commentée afin de donner au lecteur son histoire et son sens (biblique, patristique, théologique, mystique...) ainsi que des points de méditation. Son format de poche peut en faire le compagnon idéal d'un pèlerinage marial : l'essai a été fait durant le pèlerinage orléanais de cette année. »

Henri-Maximilien M CHOMPRET

 

 

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mercredi 01 juillet 2020

In memoriam Michele Madiran - Jeanne Smits

Michèle Arfel Madiran a été rappelée à Dieu au matin du 30 juin, sept ans après le décès de son époux, Jean Madiran, qui lui manquait tant. Elle est partie sans bruit au terme d’une longue maladie et de plusieurs semaines d’hospitalisation, vécues dans une grande discrétion : dans cette pudeur qui la caractérisait. Une pudeur de grande dame.

Très entourée pendant les derniers mois et semaines de sa vie, Michèle Madiran a pu recevoir les derniers sacrements. Puis la visite de dom Louis-Marie, le Très Révérend Père Abbé du Barroux, lui a permis de communier dans la maison Jeanne-Garnier à Paris où elle fut accueillie une semaine avant son entrée dans l’au-delà, devenue inéluctable. La médecine se contentait de soulager, s’effaçait devant la maladie victorieuse ; le moine bénédictin apportait des secours de valeur infinie, pour la vie éternelle qu’elle espérait.

Où elle espérait retrouver Jean Madiran…

Elle avait une belle admiration pour Jean Madiran, elle était son soutien et cela se voyait ; que de jolie complicité entre eux deux !

En regardant nos photos d’elle et lui – nous en avons quelques-unes – j’étais saisie par ce regard amoureux, presque un regard de jeune fille, que Michèle Madiran portait sur son écrivain de mari : auteur de combat, catholique des tranchées antimodernistes, homme debout pour défendre Dieu et la France, la plume à la main, jusqu’aux derniers jours de sa longue vie enracinée dans la vérité et l’amour de la patrie.

Il fallait bien un tel homme à Michèle, née en Algérie française, pied-noire passionnée, marquée à jamais par la blessure des terres perdues… Il lui fallait cet homme de foi grave, mais espiègle, aux yeux bleus pétillants, aimant le vin, la chanson, le rire et l’amitié parce que c’est aussi tout cela qui fait l’amour de la France.

Elle était la fille du Dr Legendre, pédiatre : un de ces « colons » aujourd’hui médiatiquement maudits qui vécurent là-bas au service de la population, apportant un bout de Métropole à travers l’éducation, la santé, les routes, les infrastructures, mais aussi la langue française qui lui fut léguée en héritage.

Les Legendre, c’était une lignée d’hommes et de femmes soignants. Michèle avait quatre frères et sœurs : un frère médecin ; elle-même était infirmière-chef spécialisée en neurologie. Derrière la froideur des mots, une femme pleine d’empathie et de ce que j’aurais envie de qualifier de douceur énergique. Toujours là. Toujours prête à aider.

Michèle fut très proche de sa famille par le sang. Mais aussi de sa famille d’adoption, amie de longue date de Jean Madiran : la grande famille de Jean-Claude et Dominique Absil. Les mots que me dit l’une de leurs filles en ces jours tristes de la séparation sont parlants : « C’était une deuxième maman pour nous tous. » « Elle était là quand j’étais malade ; elle était là quand j’accouchais. Nous pouvions toujours compter sur elle. » « Elle faisait partie de nous. »

Elle avait pris sous son aile un petit-fils des Absil, gravement handicapé, parce qu’il était handicapé. Jusqu’à aller, quand les circonstances devenaient trop difficiles, passer des jours et des nuits auprès de lui à l’hôpital. Charité discrète, active, enveloppante, sans l’ombre d’une contrainte.

De Michèle, je garde le souvenir lumineux d'une femme chaleureuse, amicale, droite. Je me souviens de sa voix posée, grave et rassurante. De son accueil si amical, de son humour pince-sans-rire. Du soutien, aussi, qu’elle nous apporta lorsque les choses prirent pour nous un tour difficile à “Présent”, quelques mois après le décès de Jean Madiran…

Beaucoup de prières l’ont accompagnée lors de son grand départ dans l'autre monde, le vrai. Que Dieu daigne l'accueillir et la réunir au plus vite avec ceux qu'elle a tant aimés et qui l’ont précédée là-haut, et qu’Il console ceux, si nombreux, à qui elle manque aujourd’hui.

Jeanne Smits

Semer un grain, mais pour quelle récolte ?

Dans un texte en forme de lettre en réponse au président de la République, intitulé Le matin, sème ton grain (Bayard/Mame/Le Cerf), le président de la Conférence des évêques de France (CEF) aborde quatre axes de réflexion consacrés à nos modes de vie, sans jamais remettre en question le cadre mental de la laïcité qui a réduit l’Église à une simple organisation parmi d’autres.

Les analyses affluent sur la crise sanitaire que le monde vient de traverser et sur les leçons à en tirer pour réformer nos sociétés. Le président de la Conférence des évêques de France (CEF), Mgr de MoulinsBeaufort, a voulu participer à cette entreprise en publiant un court texte, en réponse à la demande de contributions adressée aux responsables des cultes par le président de la République. C’est d’emblée dire que ce texte s’inscrit dans le cadre que nos institutions républicaines laïques laissent aux phénomènes religieux : ceux-ci sont limités à la sphère de la société civile et l’État, quant à lui, prétend transcender cette dernière. À aucun moment le successeur de la longue lignée des évêques de Reims, qui ont sacré les rois de France, ne remet en cause un tel cadre mental. Il ne s’agit pas de lui jeter la pierre car tel n’était pas le propos mais il peut être intéressant de voir si, prenant la parole à partir de la place qu’on lui laisse, il en profite pour un tant soit peu faire bouger les lignes.

Le constat d’un malaise

L’auteur part d’un constat, partagé par nombre de nos contemporains : « Quelque chose ne va pas dans notre mode de vie, dans nos façons de produire et de consommer. Comment changer ? » et il ajoute : « Autre chose est possible, avec la grâce de Dieu. » Il décline ainsi réflexions et propositions selon quatre axes : mémoire, corps, liberté et hospitalité. « Je les présente, dit-il, en espérant servir ainsi à une unité nationale plus forte. »

Le premier point consiste à faire mémoire de ce que nous avons vécu lors de cette crise, notamment de la manière dont notre rapport au temps a été modifié pendant le confinement. En contraste avec l’accélération du temps dans nos modes de vie, certains ont pu goûter la richesse de l’instant présent, « vivre l’intensité du temps au lieu de se laisser happer par le rythme frénétique de la consommation et de la production ». Le président de la CEF souhaite orienter le « mémorial » de cette expérience dans deux directions. Que chacun puisse avoir un logement digne (ce qui inclut aussi l’environnement naturel) et que le repos dominical puisse être davantage honoré. D’où la proposition concrète « qu’une fois par mois un dimanche soit “confiné” partout dans notre pays : un dimanche sans voiture ou sans dépasser un certain périmètre, sans commerces, sans travail productif, où tous soient appelés à chercher des activités accessibles à pied ou à bicyclette ou en transports en commun. » Ce qui est présenté comme une « suggestion », dans « un rêve éveillé », peut être lu comme appel à une vie plus contemplative où l’on goûte davantage le fait de demeurer. Comment sortir de cette vie liquide qui nous emporte dans des flux d’images, de soucis, d’informations souvent superficielles ? Comment sortir de cette perpétuelle captation de notre attention qui nous empêche de revenir à l’essentiel et d’être disponible à la Parole de Dieu ?

Rappel de ce qu’est le bien commun

Le deuxième axe est le corps, individuel et social. Pour sauver le premier, le second a été mis à mal par le confinement de toute la population. Comment articuler ces deux dimensions du corps ? Cela permet à Mgr de Moulins Beaufort de rappeler que le bien commun n’est pas la somme des biens individuels. Il n’est pas non plus «  la somme des biens communs (système scolaire, système hospitalier, système routier, distribution de l’eau ou de l’électricité, etc.), mais le bien dans lequel tous peuvent être en communion ». Et il ajoute : « Le corps social n’a pas à satisfaire les désirs de chacun, mais il devrait aider chacun à croire en son rôle propre, malgré ses manques et ses douleurs. ». La nécessaire participation de tous à la vie commune est requise mais on doit ajouter que celle-là, pour ne pas être formelle, doit être assumée par la pratique des vertus, au premier rang desquelles se trouve la justice. L’évêque de Reims s’insurge ensuite contre la manière dont de nombreux malades et mourants ont été ostracisés, en raison de règles ne prenant pas en compte l’intégralité des dimensions de la personne. Comment accepter que les aumôniers et visiteurs aient pu parfois être considérés comme « personnel non indispensable » ? Il rappelle alors à quel point la mort est partie prenante de la vie, et en quoi notre société cherche trop souvent à l’occulter en ne la considérant que comme un échec. La tentation de l’euthanasie s’inscrit dans cet oubli du sens profond de la mort qui est un passage que tous devront un jour vivre.

Un culte parmi d’autres…

Le troisième axe concerne la liberté et là, sans surprise, Mgr de Moulins-Beaufort s’inscrit docilement dans le droit commun : « Nous n’avons jamais réclamé un privilège ou une exemption des règles communes. Nous avons simplement demandé que les règles communes à toute la société s’appliquent à tous les cultes. » Si l’on considère que le vrai culte rendu à Dieu n’est pas une activité comme une autre, pourquoi alors ne pas contester ce principe laïciste ? On voit là que le nouveau président de la CEF assume l’héritage des équipes précédentes et ne semble pas prêt à faire bouger les lignes. L’intériorisation du régime mental qu’est la laïcité semble ici très profonde. À n’en pas douter, la manière dont « l’Église de France » se présente elle-même comme un « culte », et présente le culte comme une activité qui devrait être aussi permise que le commerce ou la réunion familiale, est signifiante de la conception (libérale) qu’elle se fait de la liberté. Certes, Mgr de Moulins-Beaufort critique la manière dont l’État a utilisé son autorité mais il n’interroge pas les présupposés profonds de celle-ci. En appeler à la responsabilité des citoyens est nécessaire mais cela ne suffit pas. La liberté de l’Église a une dimension institutionnelle car elle est responsable de ses choix devant Dieu et non devant l’État. L’Église est bien antérieure à l’État et elle a trop tendance à l’oublier.

Enfin, le dernier axe porte sur l’hospitalité. Et nous avons alors droit, parmi quelques belles remarques sur le lien humain, au couplet épiscopal habituel sur les migrations, en l’occurrence à un appel à faire preuve d’hospitalité envers les immigrés sans papiers travaillant au noir ! La captation de l’hospitalité biblique pour penser le phénomène complexe des migrations est révélatrice de la confusion mentale d’une grosse partie de nos dirigeants nationaux, légitimée par les évêques. Ce n’est pas nouveau mais on aurait pu espérer que la crise de la mondialisation, dont la pandémie est un symptôme supplémentaire, puisse être l’occasion d’une prise de conscience. Il faudra attendre d’autres signes.

Thibaud Collin - Homme Nouveau n°1714 du 20 juin 2020