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Notre-Dame de Chrétienté - pèlerinage de Pentecôte de Notre-Dame de Paris à Notre-Dame de Chartres

     
 

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Fil des billets

Dimanche 25 juin 2017

Notre Dame de Chrétienté : un Pèlerinage qui dépasse les frontières

20170626TagesPostv1.jpgGrâce à des pélerins germanophones enthousiastes un article à été publié en pleine page dans le numéro du 10 juin du "Tagespost". Pour accèder à l'article cliquez sur la photo qui l'illustre.




Dimanche 18 juin 2017

Cardinal Sarah : "France, royaume de Marie et des saints"

Préface du Cardinal Robert Sarah
au livre "Pèlerinages de France" (de Guy Barrey)

« De la vitalité des sanctuaires dépend en grande partie le renouveau de la foi catholique dans le cœur de nos contemporains. »

20170611PelerinagesdeFrancecouv1.jpgLa France, le Royaume de Marie, le Jardin de Notre-Dame, est aussi le pays, que dis-je, la patrie des saints… « Là où les saints passent, Dieu passe avec eux ! » s’était exclamé le pape saint Jean-Paul II à Ars, en 1986, ouvrant ainsi la voie à ce renouveau de la foi qui est bien perceptible, de Lille à Marseille, et de Brest à Strasbourg (sans oublier la Corse et l’Outremer), grâce à des familles chrétiennes ferventes et des communautés monastiques et religieuses qui attirent de nombreuses vocations. Les prêtres eux-mêmes, dans les paroisses, qui ont maintenant la dimension d’un ou plusieurs cantons, et bien entendu les séminaristes, par la vitalité de leur vie spirituelle, sont les ambassadeurs de cette petite flamme de l’Espérance que Charles Péguy, le pèlerin de Notre-Dame de Chartres, évoquait à une époque où, déjà, elle vacillait dans les cœurs des Français aux prises avec le laïcisme du « petit Père Combes ». Oui, ce livre, que j’ai la joie de présenter, le montre amplement : de la vitalité des sanctuaires, où le Ciel est venu visiter les Français, dépend en grande partie le renouveau de la foi catholique dans le cœur de nos contemporains.

La France, Fille aînée de l’Église, est donc constellée de sanctuaires aussi divers que celui de Lourdes, mondialement connu, de La Salette, de Pontmain, Rocamadour, du Laus… et de tous ces lieux de pèlerinage, nichés dans d’humbles bourgades de montagne, sur les rivages de l’océan ou d’un lac ourlés d’enluminures, ou au creux d’un vallon boisé, qui parsèment les diocèses de la France d’autant de fleurs de sainteté, formant une gerbe multicolore à la gloire de Dieu (Les-Trois-Épis, la Délivrande, Cléry, Bétharram, Ronzières, Rougemont, Blécourt…). Ainsi, la France n’a-t-elle pas le privilège d’avoir été gratifiée des seules apparitions de saint Joseph (à Cotignac) et de sainte Anne (à Auray) reconnues par l’Église ? Et puis, que dire, au cœur du bocage normand, des flèches altières de la basilique de Montligeon, un sanctuaire unique au monde dédié à la prière pour les âmes du purgatoire ! J’ai moi-même eu le privilège d’y avoir été invité à donner un enseignement et à célébrer la sainte Messe en faveur des âmes du purgatoire qui attendent d’être purifiées par l’Amour miséricordieux de Dieu pour entrer dans la plénitude de la Vie. Les Français en sont-ils vraiment conscients, ou sont-ils comme des enfants gâtés par la Providence, qui passent, nonchalants, voire indifférents, auprès de ces lieux bénis en oubliant de rendre grâces ? L’ouvrage que nous offre M. Guy Barrey est évidemment bien plus qu’un guide touristique destiné aux estivants… Il est surtout un guide spirituel qui devrait inciter ses compatriotes à prendre conscience, mieux qu’ils ne le font souvent, que la France n’existerait pas sans son âme, c’est-à-dire sans la foi catholique qui l’irrigue depuis le baptême de Clovis. Puisse la présence de cette multitude de saints, qui ont jalonné son histoire, rappeler aux Français les racines chrétiennes de leur patrie, (…).

La France a une mission particulière

La bannière de Saint-Denis, portée fièrement par sainte Jeanne de Domremy en la cathédrale de Reims, tout comme la chlamyde offerte par saint Martin de Tours au miséreux d’Amiens, et les pétales de roses dont Thérèse de Lisieux parsème les cœurs de ceux qui se confient à elle, illustrent la gesta Francorum, c’est-à-dire la mission particulière de ce pays, celle du combat pour la liberté des peuples et la dignité de la personne humaine. Telle est la leçon que les lecteurs de ce bel ouvrage pourront méditer en visitant les sanctuaires de Notre-Dame et des saints de France, avant de repartir sur ce chemin qui, tel celui qui va du Mont-Saint-Michel à Compostelle, nous mène au « Champ des étoiles », le Ciel, où « notre cœur sera tellement perdu, noyé dans le bonheur d’aimer Dieu, que nous ne serons plus occupés ni de nous, ni des autres, mais de Dieu seul ! » (saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars).

Cardinal Robert Sarah
Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements
L’Homme Nouveau - N° 1641 du 17 juin 2017




samedi 17 juin 2017

Pèlerinage 2017 : [VIDEO] Procession du voile de la Très Sainte Vierge Marie

Procession du voile de la Très Sainte Vierge Marie avant la messe de clôture du 35e pèlerinage de Notre Dame de Chrétienté le lundi 5 juin 2017 à Chartres.


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jeudi 15 juin 2017

Pèlerinage 2017 : [VIDEO] le pélé vu par des Américains et un Danois


Croissance de la tradition: Le Cardinal Burke à Chartres

Photos et séquences vidéo du pèlerinage de Chartres 2017 avec Michael Matt (The Remnant) s’entretenant avec l'abbé Pendergraft:


Pèlerinage de Paris à Chartres

Reportage d'un pèlerin danois:



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Pèlerinage 2017 : Discours de clôture de l'abbé Alexis Garnier



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Pèlerinage 2017 : photos des pèlerinages locaux des Anges Gardiens


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Abbaye Sainte Madeleine du Barroux



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Martinique



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mercredi 14 juin 2017

Pèlerinage 2017 : toutes les photos et vidéos


Toutes les photos du 35e pèlerinage de Pentecôte sont accessibles sur cette page. Retrouvez également la revue de presse, les textes des homélies et toutes les vidéos dans la rubrique actualité.

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Chartres 2017: revue de presse

  • Le Journal de France 3 région Centre:

source: France 3

  • CNEWS:

source: CNEWS

  • Boulevard Voltaire:

Mais pourquoi sont-ils toujours plus nombreux... par bvoltaire







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Lundi 12 juin 2017

Pèlerinage 2017: Homélie du Cardinal Burke à Chartres



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homelie-burke.jpg Homélie du Cardinal Raymond Leo Burke le lundi de Pentecôte en la cathédrale de Chartres.

Ac 10, 34. 42-48
Jn 3, 16-21

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il !

C'est pour moi une source de joie profonde de pouvoir participer au Pèlerinage annuel de Paris-Chartres organisé par l’association Notre-Dame de Chrétienté et d’offrir aujourd'hui la sainte Messe à vos intentions, très chers pèlerins. Je remercie les organisateurs du Pèlerinage pour leur invitation et d’une manière toute particulière Son Excellence Révérendissime Monseigneur Michel Pansard, Évêque de Chartres, pour son accueil chaleureux et pour sa généreuse hospitalité.

Le pèlerinage, cette antique dévotion à laquelle Notre-Seigneur Lui-même participait, particulièrement à la fin de son ministère public lors de sa monté à Jérusalem pour la fête de la Pâque juive (1), nous permet de quitter les habitudes ordinaires de notre vie quotidienne pour rejoindre un lieu saint par la prière et la pénitence. Grâce au pèlerinage, Notre-Seigneur nous dévoile la nature extraordinaire de notre vie ordinaire, parce que, en effet, Il est toujours avec nous, parce qu'Il demeure en nous par l'effusion de l'Esprit-Saint dans nos cœurs, à partir de Son glorieux Cœur transpercé. Par la prière et la pénitence, quintessence du pèlerinage, nous recevons la grâce de connaître plus profondément et d’embrasser plus entièrement la Foi, notre vie dans le Christ, et de faire réparation pour ce qui a été contraire à cette vertu en nos vies personnelles et dans le monde.

La grâce de rencontrer Notre-Seigneur au cours du pèlerinage est, en même temps celle de rencontrer nos frères et sœurs en Lui, dans Son Corps Mystique, l'Église. Lors d’un pèlerinage, nous devenons plus profondément conscients de notre communion fraternelle dans le Seigneur. Nous offrons notre prière et notre pénitence pour notre prochain qui marche à notre côté, pour ceux qui nous ont confié des intentions et pour le salut du monde.

En faisant le pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté pendant cette année du centenaire des apparitions de Notre-Dame à Fatima au Portugal, nous entendons, d'une façon particulière, l'appel de son Cœur Immaculé. Elle nous y accompagne, plaçant nos propres cœurs près du sien, pour nous permettre de les placer totalement, unis avec son Cœur Immaculé, dans le glorieux Cœur transpercé de Jésus, son Fils Divin. Comme elle l’a fait avec les sommeliers en détresse des noces de Cana, la Vierge Marie nous mène au Christ, nous qui subissons tant de tentations et privations dans le monde, par ce conseil maternel : « faites tout ce qu'il vous dit » (2).

À Fatima, la Mère de Dieu, donnée à chacun de nous comme notre Mère par son divin Fils au moment de sa mort sur la Croix (3), nous avertit aussi bien des punitions physiques associées à la désobéissance de l'homme envers Dieu, que des punitions spirituelles infiniment plus horribles, la mort éternelle en fin de compte, qui est le résultat du péché grave. Par ses petits messagers, les saints bergers Francisco et Jacinta Marto et la Servante de Dieu Lucia dos Santos, la Sainte Vierge nous enseigne encore une fois que seule la Foi qui place, par la médiation de son Cœur Immaculé, l'homme dans la relation d'unité de cœur avec le Sacré-Cœur de Jésus, peut sauver l'homme des punitions que la rébellion contre Dieu apporte nécessairement tant aux pécheurs, à l'ensemble de la société et qu’à l'Eglise.

La Mère de la Grâce Divine nous presse et nous assiste par ses prières, nous garantissant du triomphe de la Foi, de celui de son Cœur Immaculé, qui mettra fin aux temps d'apostasie et aux grands défauts des pasteurs de l'Eglise (4). En ces temps troublés pour le monde et pour l'Eglise, prions particulièrement, par l'intercession de Notre Dame de Fatima, pour une nouvelle évangélisation dans l'Eglise et dans le monde, pour que les vérités de la Foi puissent s'étendre jusqu'aux confins de la terre et dans les profondeurs de chaque cœur humain.

Prions fidèlement le saint rosaire pour la restauration dans la société et dans l'Eglise de l'ordre juste en accord avec la Loi Divine. Imitons nos frères et sœurs dans la Foi qui, en 1571, avant la menace d'une invasion islamique de l'Europe, ont prié le saint rosaire, sur les conseils du saint pape Pie V. Par l'intercession de la Sainte Vierge Marie, le 7 octobre de cette même année, Dieu accorda à la Chrétienté la miraculeuse victoire de la bataille de Lépante. A partir de cet événement, l'Eglise commença à célébrer fidèlement le jour du 7 octobre comme fête de Notre-Dame des Victoires, devenant plus tard la solennité de Notre-Dame du Saint Rosaire. A nous aussi, par l'intercession de Notre Dame de Fatima, Notre Dame du Rosaire, Dieu accordera la victoire sur Satan, « meurtrier depuis le commencement », « menteur et père du mensonge » (5) et sur ses cohortes qui veulent détruire l'Eglise et toute l'humanité.

Aujourd'hui nous continuons notre méditation sur le grand mystère de la Pentecôte, profond mystère de l'effusion du don septuple de l'Esprit-Saint dans nos cœurs à partir du glorieux Cœur transpercé de Jésus, pour le salut de nos âmes et la conversion du monde. C'est ce grand mystère que l'Eglise honore par la célébration solennelle de l’Octave de Pentecôte. La Pentecôte est au centre de la Foi : mystère de l'amour incommensurable et incessant de Dieu pour nous, qui, en envoyant son Fils Unique dans le monde pour souffrir, mourir, ressusciter et monter à sa droite, Lui permet de partager avec nous pour toujours la Vie Divine, la vie de l'Esprit-Saint, dans l'Eglise. Ce mystère célébré avec une beauté incomparable dans la Liturgie Sacrée et, particulièrement dans ce lieu saint – cette magnifique cathédrale – qui, dans chacun de ses détails, manifeste l'histoire de l’Amour Divin dans sa richesse infinie.

Aujourd'hui, lundi dans l'Octave de Pentecôte, notre sainte mère l’Eglise nous invite à réfléchir sur le don de la Foi, comme vertu théologale, infusée par Dieu dans nos âmes. L'épître, tirée des Actes des Apôtres, rappelle la rencontre de saint Pierre avec plusieurs Gentils dans la maison de Cornelius. Saint Pierre, annonçant la vérité de la Foi, la vérité de la Passion, Mort, Résurrection et Ascension de Notre-Seigneur Jésus Christ, leur déclare :
« Et (le Seigneur) nous a commandé de prêcher au peuple et d'attester que c'est lui que Dieu a établi juge des vivants et des morts. Tous les prophètes rendent de Lui ce témoignage, que tout homme qui croit en Lui reçoit par son nom la rémission de ses péchés ». (6)
A la prédication de saint Pierre, Dieu répandit sur « tous ceux qui écoutaient la parole » (7) la grâce de la Foi, la grâce du Saint-Esprit, afin qu'ils commencent à louer Dieu pour le mystère de son Amour. Immédiatement, le chef des apôtres commande « de les baptiser au nom du Seigneur Jésus-Christ ». (8) Méditant sur ce point, nous sommes guidés, comme Dom Prosper Guéranger nous y invite dans son commentaire sur la fête d'aujourd'hui, à remercier Dieu pour la grâce de la Foi infusée dans nos cœurs et à Le louer. (9)
Dans l'Evangile, Notre-Seigneur instruit Nicodème sur la Foi comme le seul chemin menant à la vie éternelle. La Foi, en effet, est le fondement irremplaçable de communion avec le Père dans le Fils par l'Esprit-Saint. Ainsi Jésus enseigne à Nicodème :
« En effet, Dieu a tellement aimé le monde, qu'Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point mais ait la vie éternelle. Car Dieu n'a pas envoyé le Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui ». (10)
Dans sa réflexion sur cet Evangile, Dom Guéranger écrit :
« Cependant la foi est le premier lien avec Dieu ; c’est par la foi, nous dit l’Apôtre, que l’on approche de Dieu, et qu’on lui demeure attaché. Telle est l’importance de la foi, que le Seigneur vient de nous dire que celui qui croit n’est pas jugé. En effet, celui qui croit dans le sens de notre Evangile, n’adhère pas seulement à une doctrine ; il croit, parce qu’il se soumet de cœur et d’esprit, parce qu’il veut aimer ce qu’il croit. La foi opère par la charité qui la complète, mais elle est un avant-goût de la charité ; et c’est pour cela que le Seigneur promet déjà le salut à celui qui croit ». (11)
Notre vie dans le Christ trouve vraiment ses racines dans la vérité de la Foi qui s'exprime nécessairement dans la charité.
Notre-Seigneur continue son enseignement en expliquant que le rejet de la Foi ne signifie rien d'autre que la préférence de l’obscurité du mal à la lumière du bien, c’est-à-dire le rejet de la source même de toute la bonté : Dieu qui a pris notre nature humaine pour nous libérer de la noirceur du péché et de la mort éternelle. Il dit à Nicodème : « Or, voici quel est le jugement : c'est que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Car quiconque fait le mal, hait la lumière, de peur que ses œuvres ne soient blâmées. Mais celui qui accomplit la vérité, vient à la lumière, de sorte que ses œuvres soient manifestées, parce qu'elles sont faites en Dieu ». (12)

Puisse notre pèlerinage et, plus particulièrement, notre participation au sacrifice eucharistique, nous purifier aujourd'hui de tout attachement à ce qui est contraire à la Foi et nous mener toujours plus sûrement et fermement sur le chemin du Christ qui Seul est notre Lumière.
La sainte Liturgie, notre adoration de Dieu « en esprit et en vérité, » (13) est la plus riche et la plus parfaite rencontre avec Jésus-Christ qui est notre Lumière. C'est l'expression la plus excellente de notre vie en Lui par la présence de l'Esprit-Saint ; une vie qui nous conduit plus que jamais dans la Lumière, dans ce qui est vrai, bon et beau. Nous préparant à célébrer, le 7 juillet prochain, le dixième anniversaire de la promulgation du Motu Proprio Summorum Pontificum, remercions Dieu pour la discipline liturgique qu'il a établie, permettant à l'Eglise entière de toujours apprécier le précieux don de la sacrée Liturgie comme elle nous a été transmise de manière intacte par la Tradition, par les Apôtres et leurs successeurs. Au terme du pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté, je vous invite à participer au prochain pèlerinage Summorum Pontificum du 14 au 16 septembre 2017 à Rome comme une suite de ces jours saints, approfondissant votre connaissance et votre amour du Sauveur, venant à sa rencontre dans la sainte Liturgie et par-dessus tout, dans le saint sacrifice de la Messe.

Unis au Cœur Immaculé de Marie, élevons maintenant nos cœurs vers le glorieux Cœur transpercé de Jésus, ouvert pour les recevoir par le sacrifice eucharistique. Puisse notre pèlerinage être source de grâces pour notre pèlerinage quotidien vers notre véritable et pérenne maison qui est le Ciel. Puissent la prière et le sacrifice qui ont rendu profitable notre pèlerinage, porter des fruits chaque jour de nos vies, pour que soit clair pour tous que « nos actions sont faites en Dieu ». (14)

Cœur de Jésus, formé par le Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Marie, ayez pitié de nous.
Notre Dame de Fatima, Reine du très saint Rosaire, priez pour nous.
Saint Joseph, Protecteur de la sainte Eglise, priez pour nous.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il !

Raymond Leo Card. BURKE

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(1) Cf. Mt 20, 17-19; and Jn 12, 12-13.
(2) Jn 2, 5.
(3) Cf. Jn 19, 26-27.
(4) Cf. Frère Michel de la Sainte Trinité des Petits Frères du Sacré-Cœur, Toute la Vérité sur Fatima. Le Troisième Secret (1942-1960), 5ème éd. (Saint-Parres-les-Vaudes France: Renaissance Catholique Contre-Réforme Catholique, 1994), p. 552.
(5) Jn 8, 44-45.
(6) Acts 10, 42-43.
(7) Acts 10, 44.
(8) Acts 10, 48.
(9) Cf. Prosper Guéranger, L’année liturgique, Le temps pascal, Tome III, 19ème éd. (Tours: Maison Alfred Mame et Fils, 1925), p. 350. Guéranger.
(10) Jn 3, 16-17.
(11) Guéranger, p. 352.
(12) Jn 3, 19-21.
(13) Jn 4, 23.
(14) Jn 3, 20.




Dimanche 11 juin 2017

Pèlerinages de France par Guy Barrey - Préface du Cardinal Robert Sarah

20170611PelerinagesdeFrancecouv1.jpgNous ne pouvons que vous encourager de lire ce beau livre racontant les pèlerinages de France dont évidemment celui de Chartres cher à notre cœur et très bien décrit par l’auteur.

Pour vous inciter à lire ce livre, un extrait de la Préface du Cardinal Robert Sarah : « La France, Fille aîné de l’Eglise, est donc constellée de sanctuaires aussi divers que celui de Lourdes, mondialement connu, de La Salette, de Pontmain, de Rocamadour, du Laus ... et de tous ces lieux de pèlerinage, nichés dans d’humbles bourgades de montagne, sur les rivages de l’océan ou d’un lac ourlés d’enluminures, ou au creux d’un vallon boisé, qui parsèment les diocèses de la France d’autant de fleurs de sainteté formant une gerbe multicolore à la gloire de Dieu. Ainsi, la France n’a-t-elle pas le privilège d’avoir été gratifiée des seules apparitions de saint Joseph (à Cottignac) et de Saint Anne (à Auray) reconnues par l’Eglise ? Et puis, que dire, au cœur du bocage normand, des flèches altières de la basilique de Montligeon, un sanctuaire unique au monde dédié à la prière pour les âmes du purgatoire ! »

"Pèlerinages de France" par Guy Barrey
Préface du Cardinal Sarah
Editions VIA ROMANA – 25 €

Présentation plus complète du livre sur le site des Editions Via Romana




samedi 10 juin 2017

Pèlerinage 2017: le pélé vu du ciel


Quelques plans filmés par drone du 35e pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté


drone2017.jpg » Lien direct vers la vidéo




"Dans le monde où Dieu est présent, l'amour n'a pas de limites. Dans le monde de l'avortement, c'est à la vie qu'on met des limites".

20170611FontdePertus.jpgNous avons tous des amis que nous n'avons pourtant jamais vus : notre ange gardien, notre saint patron, tel saint ou tel grand homme devenu pour nous un véritable frère . . .
J'aimerais vous parler d'une telle amie, Norma McCorvey, rappelée à Dieu le 18 février dernier. J'ai fait sa connaissance récemment, en lisant son récit autobiographique (note 1). Vous-mêmes connaissez peut-être Norma depuis longtemps, sous son pseudonyme de Jane Roe? En effet, c'est sous ce nom qu'à 25 ans, Norma McCorvey est devenue le prétexte de l'arrêt Roe contre Wade (note 2) de la Cour suprême des États-Unis, qui légalisa l'avortement en 1973. Ensuite, pendant plus de vingt ans, Norma eut à cœur de défendre " les droits des femmes ".
Comment cette Américaine, d'abord emblème de l'avortement dans son pays, y figure-t-elle maintenant comme l'icône du combat pour la vie ? Le titre original de son autobiographie, Won by Love, "Gagnée par l'Amour", nous l'apprend. "Après avoir travaillé pendant des années dans un chaudron de haine, de querelles, d'amertume et de ressentiment, j'ai été conquise par un peuple d'amour. Cela faisait partie de leur amour de me dire que j'étais pécheresse, que l'avortement était une offense à Dieu (...). Mais c'était aussi un amour qui me montrait qu'il y avait une solution, une chance de connaître le pardon, la grâce et la miséricorde. J'ai été conquise par l'amour". Jusque-là, instrumentalisée par le mouvement pro­ avortement, Norma avait compté pour rien. Chez les chrétiens pro­-vie, elle découvrit que la personne de Norma McCorvey comptait pour eux, parce qu'elle comptait pour Dieu. Malgré son lourd passé, Quelqu'un l'aimait pour de bon : Jésus.
Il est extraordinaire de découvrir les chemins et la puissance de la grâce dans une âme. Le récit de Norma nous introduit avec une grande sobriété dans le monde des souffrances - pour les mamans comme pour les bébés - de l'avortement. Il nous montre la "stratégie " des chrétiens qui s'y opposent : un amour authentique et courageux, alliant bonté et vérité. Jamais Norma McCorvey, pauvre et égarée, à qui l'on avait menti à l'envi, n'avait été aimée ainsi. Elle sut faire la différence. La joie des chrétiens bouleversa aussi Norma, par contraste avec la tristesse des personnes qui travaillaient avec elle à la clinique des avortements. La force lumineuse de la Parole de Dieu fit le reste.
Baptisée en août 1995 par un pasteur évangélique, Norma entra dans l'Église catholique trois ans plus tard. Après sa conversion, six autres personnes suivirent Norma en quittant la clinique d'avortement - trois d'entre elles sont devenues chrétiennes. Il n'est pas rare que Dieu transforme en fervents défenseurs de la vie des personnes ayant d'abord œuvré contre elle. N'excelle-t-il pas à tirer le bien du mal ?
De son baptême à sa mort, Norma McCorvey combattit sans relâche l'avortement et œuvra pour la vie, afin de réparer son passé. Sa conclusion nous intéresse : "Je me suis rendu compte que dans ce monde où Dieu est présent, l'amour n'a pas de limites. Dans le monde de l'avortement, c'est à la vie qu'on met des limites : il n'y a jamais assez d'amour ... jamais assez de temps ... jamais assez d'argent. .. jamais assez de place à la maison. Mais dans le monde de Dieu, l'amour grandit, il ne rapetisse pas. Dans le monde de Dieu, le temps devient éternel ; nous préparons nos enfants pour un monde qui n'aura pas de fin. Dans le monde de Dieu, les factures devront toujours être payées, mais nous n'aurons jamais à affronter nos obligations sans la foi. (...) J'ai maintenant un but dans la vie qui est plus grand que moi-même. Au lieu de me battre pour la mort, je me bats pour la vie. Au lieu de boire de la bière par pichets entiers, je m'abreuve de l'Esprit de Dieu et il ne me semble jamais en avoir assez."
Les vacances approchent. Prenez le temps de lire, chers amis. L'histoire vraie de Norma McCorvey vous passionnera. Voyez comment s'achève son témoignage : "J'ai confiance qu'un jour viendra où l'avortement légal ne sera plus qu'un douloureux souvenir, tout comme le jour est arrivé dans ma vie où les maux dans lesquels j'étais empêtrée ne sont plus qu'un douloureux souvenir. Il ne se passe pas un jour sans que je remercie Dieu pour ces hommes et ces femmes qui, par leurs contacts personnels avec moi ou simplement par leurs prières, m'ont aidée dans mon itinéraire. Sa miséricorde est sans limites, Son pouvoir est infini et Sa promesse de Vie ne nous décevra pas. Qu'Il soit loué!"

Sœur Placide o. s. b., abbesse

note 1 : Norma McCorvey, L'affaire jane Roe, éditions de L'Homme Nouveau, 2008, 366 pages.
note 2 : La Cour suprême donna raison à Jane Roe contre Henry Wade, procureur de district de l'État du Texas, qui défendait les lois du Texas réprimant l 'avortement.




jeudi 08 juin 2017

Pèlerinage 2017: discours du Président de Notre Dame de Chrétienté le lundi 5 juin


jdt2017-lundi.jpgChers amis de Notre Dame de Chrétienté,

Je voudrais remercier Mgr Pansard, évêque de Chartres, pour son accueil chaleureux. En votre nom à tous, je lui redis notre reconnaissance pour sa bienveillance. Un très grand merci, Monseigneur, d’avoir autorisé l’ostension du Voile de la Très Sainte Vierge en l’honneur du centenaire des apparitions de la Sainte Vierge à Fatima.
Cette année, nous avons l’honneur d’avoir comme célébrant ce lundi de Pentecôte, le cardinal Burke, ancien préfet du tribunal suprême de la Signature apostolique et patron de l'Ordre souverain militaire de Malte. Notre Dame de Chrétienté remercie le cardinal Burke d’avoir accueilli les pèlerins hier soir à Gas.

Ma pensée va en ce moment vers les pèlerins Anges gardiens, très nombreux cette année. Du monde entier ils ont pèleriné avec nous, spirituellement unis au pèlerinage. Je voudrais également remercier tous ceux, c’est-à-dire vous, qui font le succès de ce pèlerinage, cette année encore exceptionnelle.
Un immense merci également à tous ceux qui se dévouent pour que le miracle du pèlerinage de Chartres ait lieu. Je voudrais pouvoir tous vous citer. Merci tout particulièrement à notre Aumônier général, l’abbé Garnier, ainsi qu’à tous les prêtres, religieux, religieuses, séminaristes qui nous ont accompagnés pendant ces 3 jours.
Merci enfin à ceux qui font le pèlerinage toute l’année que vous soyez au Secrétariat général, à la Formation, avec les Pèlerins, les Soutiens, le Service d’Ordre, la Logistique, la Communication ou la Trésorerie ! Merci pour toutes ces années, chers Rémi, Cédric, Christophe, Marc et Géraud. Ne vous éloignez pas trop loin s’il vous plaît!

Le thème 2018 sera « St Joseph, pèlerin et serviteur », revenez nombreux l’année prochaine!

Je vais maintenant dire quelques mots à nos amis étrangers.

~

Dear pilgrims,

Two thousand seventeen (2017) is an exceptional year. First of all we have the great joy and honour of being gratified by the presence of his Eminence, Cardinal Burke. Secondly, this year we can thank Our Lord for numerous anniversaries. The first one being of course the first century of the apparitions of Fatima, the second being the tenth anniversary of the Motu Proprio Summorum Pontificum, and last but not least, 2017 is the thirty-fifth anniversary of our pilgrimage.
The apparitions of the Blessed Virgin Mary at Fatima have a particular link with our pilgrimage. At Fatima the Virgin asked all of human kind to pray and to do penance for the conversion of Russia. She condemned communism while warning us about the misfortunes to come of the twentieth century. In nineteen-eighty-three, during the launch of the first Chartres Pilgrimage under the pontificate of John-Paul II, our founders wanted for us to be an echo to the famous polish pilgrimage of Częstochowa and therefore amplify the catholic resistance to communism.
Our choice for the Traditional Liturgy, as one of the founding acts of this pilgrimage, was not done for a certain liturgical beauty or a sense of nostalgia or for conservatism but for faith. The Motu Proprio Summorum Pontificum, published by Pope Benedict XVI in 2007, 10 years ago, wanted to pacify the Church with herself. We are therefore, forever grateful to Pope Benedict XVI who acted courageously and published this document which is in itself an act of faith, charity and justice. Today, 10 years have gone by since the Motu Proprio, and the Chartres Pilgrimage has become a providential event for generations of pilgrims because of the holiness of this liturgy, this extraordinary form of the Roman Rite, “the first act of the new evangelisation” to quote his Eminence Cardinal Burke.
One last anniversary, in 1997, 20 years ago, His Holiness John-Paul II was here in France, on the grave of his beloved friend, Professor Lejeune, “We are, said the Pope, in front of a great Christian of the twentieth century,…a man for whom the fight for life became an apostolate.” Jérôme Lejeune is a modern example of this fight for christianity and Catholic teaching. Our priority today is the fight for the importance of life against abortion and euthanasia, for family against the fake “same sex marriage”, and against the gender theory. For 35 years, pilgrims from Chartres have been in the heart of this fight for christianity, vocation of our pilgrimage.
Lastly, a few words on Notre Dame de Chrétienté : The growing numbers and new regulations make the pilgrimage harder to organise every year. Next Year, God willing, we will have to change and improve our organisation, find solutions to keep and develop the Chartres Pilgrimage which we love because of its traditions and its spirituality. We will give you more details and ask for your help very soon. Be sure to follow us on our website.
Have a safe journey back. Come back next year in 2018. The theme will be “Saint Joseph, pilgrim and servant.”

Notre Dame de la Sainte Espérance, convertissez nous !

Jean de Tauriers,
Président de Notre Dame de Chrétienté




mercredi 07 juin 2017

Pèlerinage 2017 : Adoration du Très Saint-Sacrement, le dimanche soir au bivouac de Gas


adoration-gas.jpgSeigneur Jésus, merci de votre présence au milieu de nous ! Votre amour pour nous vous a rendu pauvre : vous avez voilé votre Majesté, sous l'humble apparence du pain. Vous avez soif de nous, vous nous avez rejoints, vous avez aboli toute distance, vous vous livrez à nous ! Seigneur Jésus, merci de votre présence.

Nous voici devant vous, un peu fatigués, un peu brûlés. Nous vous aimons de tout notre cœur, nous vous adorons. Bénissez-nous, comblez-nous du don de votre Esprit, de votre miséricorde. Sanctifiez votre Église, rendez-la féconde et lumineuse ; protégez votre Serviteur le Pape François et tous nos pasteurs, les Évêques.

Que la Sainte Vierge, votre Mère, nous prenne pour fils, qu'elle nous apprenne à prier, à vous préférer à tout. Qu'elle protège et bénisse tout spécialement ceux qui vont prononcer leur consécration mariale. Qu'elle suscite dans leur cœur une grande ferveur. Qu'elle nous donne des saints, des âmes enflammées de charité pour témoigner de votre miséricorde. Nous vous confions toutes nos intentions : nos gouvernants, nos pays, les victimes des guerres et des attentats, nos ennemis, nos êtres proches qui souffrent, les personnes égarées ou dans l'ignorance, les pauvres pécheurs.

Merci Seigneur pour tous vos dons !
Amen.

Avant les consécrations mariales
Seigneur Jésus, vos enfants vont maintenant renouveler leur consécration à Dieu par les mains de votre Mère :
Unis à elle, enfouis dans son Cœur Immaculé, ils vont lui remettre toute leur personne, toute leur vie, tous leurs biens et toutes leurs pauvretés.
Ils veulent être saints, répondre à votre amour, en se confiant à votre Mère, en se mettant à son école.
Bénissez-les, agréez leur offrande d'eux-même.
Amen.




Pèlerinage 2017: Homélie de Monseigneur Schmitz aux Courlis


Homélie de Monseigneur Rudolf Michaël Schmitz, vicaire général de l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, lors de la messe aux Courlis le dimanche de Pentecôte 4 juin 2017.


homelie-schmitz.jpg » Lien direct vers la vidéo

(transcription et diffusion avec aimable autorisation de l'auteur).

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, ainsi soit-il.

« Kecharitomèné - Pleine de grâce » !
C'est le titre que l'ange donne à Notre Dame au moment de l'Annonciation...

Il nous annonce que cette Vierge est vraiment « l’Épiphanie de l'Esprit Saint ».
Parce qu'elle est pleine de sa grâce, pleine des dons de l'Esprit Saint, elle est vraiment la Reine de l'Esprit qui est descendu dans son cœur, elle devient la visibilité de l'Esprit Saint entre nous.

Dieu le Père, nous le voyons dans la création,
Dieu le Fils, dans la rédemption pour notre salut,
Dieu le Saint Esprit nous est présenté dans la Vierge, qui au même moment est l'icône de l'Eglise.
Et c'est pourquoi l’Épiphanie de l'Esprit Saint, Notre Dame - que nous vénérons pendant ce pèlerinage d'une manière spéciale - nous enseigne profondément ce que l'Esprit Saint fait pour nous.

En effet Notre Dame est, surtout dans son Immaculée Conception, la révélation et l'Epiphanie de la vérité divine. Elle, toute pure, rendue pure par l'Esprit Saint, et préservée depuis le premier moment de son existence de tout péché, nous garantit la vérité.
Elle - et les dogmes, les vérités catholiques qui l'entourent - sont le sceau divin sur toute la vérité divine, catholique, révélée.

Sans elle il ne reste pas vraiment toute la plénitude de la vérité. Sans elle, des hérésies pourraient douter même de la divinité, de la vraie humanité de Notre Seigneur. Sans elle l'Eglise n'aurait pas la visibilité de vérité devant nous, dans la dévotion à la Très Sainte Vierge.

Elle, l'Immaculée Conception, nous garantit que la vérité pure de l'Esprit reste avec nous dans son Eglise, et nous préserve de toute erreur et tout compromis avec le monde.

« Kecharitomèné - Pleine de grâce », c'est aussi la révélation de la fécondité de Dieu.
En effet Saint Louis Marie Grignon de Montfort, le patron de notre pèlerinage aujourd'hui, s'écrie ; « Dieu le Saint Esprit est devenu fécond par Marie qu'Il épouse ». La fécondité de Dieu est visible en Marie qui devient, peut-on dire, l'ostensoir de la divinité parmi nous. Elle nous a porté le Fils de Dieu. Elle s'est ouvert à la Divinité par la pureté qu'elle avait reçue par l'Esprit, et qu'elle a gardée toujours, par la volonté de toujours obéir au Seigneur. Et elle donne toute cette fécondité à l'Eglise et au monde, parce que par elle le divin est entré dans notre existence ; il a franchi les barrières du péché, et il a ouvert de nouveau la possibilité pour nous de nous mettre en contact avec le divin, de recevoir la Divinité de Notre Seigneur, dans la Sainte Eucharistie, dans nos cœurs, et de devenir fils de Dieu.
La fécondité de l'Esprit Saint en elle se continue dans l'Eglise, et va toujours engendrer de nouvelles grâces et de nouvelles splendeurs, par elle, dans cette Eglise qui est militante sur cette terre.

Et au même moment, « Kecharitomèné - Pleine de grâce » nous révèle aussi la générosité divine.
Nous avons l'Esprit qui nous a été envoyé par le Seigneur, qui est l'esprit de la générosité.
Parce que les grâces qu'Il nous donne sont comme une mère qui nourrit ses fils...
Les grâces qu'Il nous donne sont surabondantes et dans l'Eglise ; par la vérité qu'elle annonce, par les sacrements qu'elle célèbre, par la discipline de la grande Tradition, les grâces sont innombrables.
Et elles nous sont toutes données par la médiation de l'épouse de l'Esprit Saint, notre Très Sainte Vierge Marie. En effet l'Eglise nous enseigne dans le Catéchisme de l'Eglise Catholique ce qui suit; « Mais son rôle par rapport à l’Église et à toute l’humanité va encore plus loin. " Elle a apporté à l’œuvre du Sauveur une coopération absolument sans pareil par son obéissance, sa foi, son espérance, son ardente charité, pour que soit rendue aux âmes la vie surnaturelle. C’est pourquoi elle est devenue pour nous, dans l’ordre de la grâce, notre Mère" … C’est pourquoi la bienheureuse Vierge est invoquée dans l’Église sous les titres d’avocate, d’auxiliatrice, de secourable, de médiatrice 1».
La Sainte Vierge - par la générosité de l'Esprit Saint qui est en elle, - est tout pour nous.
Elle est notre mère, elle nous donne tout, nous vivons d'elle ! Et l'Eglise, surtout aujourd'hui, a besoin d'elle, d'une plus grande dévotion, d'un plus grand amour envers elle, afin qu'elle puisse, comme notre mère qui nous aime, nous donner toutes les grâces qu'elle possède et qu'elle a reçue de son divin Fils.
Cette générosité doit être choisie par nous... par notre prière quotidienne du chapelet... par notre dévotion filiale envers elle... et par amour envers elle qui est notre Mère et l'icône de l'Eglise.

Et c'est pourquoi, « Kecharitomèné - Pleine de grâce », elle est aussi celle qui nous révèle la mission qu'elle a reçue, qui est aussi la mission de l'Eglise toute entière qu'elle représente.
La Mission... vers tous les hommes ; L'Eglise n'est pas une société fermée ! L'Eglise est missionnaire ! L'Eglise a reçu le pouvoir divin pour annoncer la vérité jusqu'aux extrémités de la terre.
Elle la Vierge Marie est une missionnaire qui nous précède pendant notre pèlerinage sur cette terre... qui nous protège, afin que nous ne nous découragions pas... qui nous donne vraiment la force de prêcher et de vivre cette vérité en pleine charité. Parce que la charité de Notre Dame attire les hommes, dont elle est la Mère. Depuis qu'elle est devenue la Mère de Dieu, elle est devenue la Mère de la charité dans la vérité.
Annonçons donc avec elle, et à coté d'elle, cette vérité, cette richesse, cette splendeur de la grande vie catholique.
Et non seulement nos familles, non seulement nos amis... mais cette douce France, et toute l'Europe, oui tout le monde va se relever, va s'élever à Dieu de nouveau, parce que guidée par elle, et encouragée par son exemple !

« Kecharitomèné - Pleine de grâce », elle est vraiment l’Épiphanie de l'Esprit Saint.
Et pendant cette grande fête de Pentecôte, nous nous adressons à elle pour qu'elle nous donne de nouveau la révélation de la générosité divine, de la fécondité divine, et de la charité divine.
Par elle nous pourrons devenir ce qu'elle a vécue pendant toute son existence, et qu'elle continue d'être dans la gloire des cieux.

Aussi l'Eglise, aussi chacun de nous a cette vocation de devenir comme elle, et de s'entendre dire par les anges un jour, quand nous rencontrerons la gloire du Seigneur ;

« Kecharitomèné - Pleine de grâce » !

Ainsi soit-il.

au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, ainsi soit-il.




Pèlerinage 2017 : Homélie de Mgr Chauvet à Notre-Dame de Paris le samedi 3 juin


homelie-chauvet.jpgMonseigneur Patrick Chauvet
Recteur-Archiprêtre
Notre-Dame de Paris

En écoutant la Parole de Dieu, j’ai envie de vous dire à chacun d’entre vous, Pèlerins, qu’avez-vous faits des promesses de votre baptême ? Comme en écho aux paroles de saint Jean-Paul II, lors de son premier voyage en France.
Tout au long de votre marche, je vous invite à revivre les dons reçus et à en vivre plus intensément grâce à l’Esprit Saint. Vous ne faites pas partie de ces disciples qui ne savaient pas qu’il y avait un Esprit Saint, pour reprendre le livre des Actes ! Mais en vivez-vous ?
C’est l’Esprit qui vous fait confesser que Jésus est Christ et Seigneur !
C’est l’Esprit qui vient au secours de votre faiblesse et qui prie en vos cœurs !
C’est l’Esprit qui répand en vos cœurs la charité pour que vous soyez des témoins transfigurés.
C’est l’Esprit qui vous donne l’audace et la force pour être des missionnaires de la Bonne Nouvelle dans un monde qui en a tant besoin.
C’est l’Esprit qui vous a donné ses sept dons pour que vous puissiez développer vos vertus cardinales et théologales afin de devenir des êtres libres.
C’est l’Esprit qui vous donne les bons critères pour opérer un discernement dans un monde qui a perdu ses points de repères.
« Je ne vous laisserai pas orphelins », alors faites le chemin vers Chartres avec le Christ ; c’est Lui qui vous conduira à son Père, source de vie éternelle.
Mais nous le savons bien, pour trouver le Fils, il faut se laisser conduire par Marie. Quel beau chemin à parcourir, Notre-Dame de Paris, la Vierge de tendresse, celle du pilier, qui vous regarde avec tant d’amour et qui vous conduira vers Notre- Dame de Chartres… N’ayez pas peur, c’est la même !
Ce dont je suis sûr, c’est que la Mère de Dieu veut faire grandir en vous les vertus théologales ; modèle de foi, plus précisément modèle de l’obéissance de la foi : son Fiat humble conduit au charisme du Magnificat joyeux, modèle d’espérance, même au cœur de la nuit du Golgotha – « Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout » aimait redire Péguy ; c’est cette vertu avec celle de la foi qui vous fait marcher vers le Royaume où nous sommes tous attendus : « là où je suis, vous y serez aussi. »
Enfin modèle de la charité qui se traduit par sa compassion et son intercession pour les pécheurs que nous sommes.

Marie, modèle de la sainteté, aidez-nous à répondre à notre vocation baptismale.
Marie, Mère du sacerdoce, suscitez des vocations sacerdotales ; nous avons besoin de saints prêtres.
Marie, modèle de la vie consacrée, encouragez les vocations religieuses, signes de l’absolu de Dieu.
Marie, protectrice des familles, rappelez-vous que toute famille chrétienne est une bénédiction pour le monde.
Marie, Mère de l’Église, faites de nous des artisans d’unité.
Marie, notre Mère, soyez notre confidente et parlez-nous de votre Fils bien- aimé qui veut nous dire combien il nous aime.
Marie, faites-nous contempler votre visage de douceur, plein de délicatesse, jusqu’à l’heure de notre mort.




Pèlerinage 2017: discours du Président de Notre Dame de Chrétienté le dimanche 4 juin


jdt2017-dimanche.jpgChers amis de Notre Dame de Chrétienté,

Merci à tous d’être fidèles au pèlerinage de chrétienté !

2017 est une année exceptionnelle. Nous avons le grand honneur et la grande joie d’accueillir le cardinal Burke. Il a atterri ce matin et célèbrera la messe demain à Chartres. Il sera parmi vous ce soir sur le bivouac de Gas. Montrez-lui comment les chapitres de Notre Dame de Chrétienté savent accueillir un grand et courageux cardinal romain ! Je compte particulièrement sur vous, chapitres Enfants, Pastoureaux et Famille !

2017 est aussi une année exceptionnelle parce que riche de nombreux anniversaires, autant d’occasions de rendre grâce à Dieu.

  • Le premier anniversaire est le centenaire des apparitions de Fatima, un acte d’Espérance.
  • Le second anniversaire fête les 10 années du Motu Proprio Summorum Pontificum, un acte de Foi.
  • Le troisième anniversaire est celui de notre pèlerinage, son trente-cinquième, un acte de Charité au nom de la chrétienté.


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L’apparition de Notre Dame à Fatima a un lien particulier avec notre pèlerinage.
La Sainte Vierge à Fatima demande aux hommes leurs prières et leurs sacrifices pour la conversion de la Russie; elle condamne ainsi le communisme en annonçant les malheurs du XXème siècle.
En 1983, lors du lancement de notre premier pèlerinage sous le pontificat de Jean-Paul II, nos fondateurs voulaient faire écho au grand pèlerinage polonais de Częstochowa et amplifier la résistance catholique au communisme.
Fatima est une apparition pleine d’espérance. Notre Dame vient nous protéger et nous donne les armes de la victoire finale qui sont celles du pèlerin : chapelet et pénitence.

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Notre choix de la liturgie traditionnelle à l’origine de ce pèlerinage a été un acte de Foi, pas un esthétisme, ni une nostalgie ou un conservatisme.
Le Motu Proprio Summorum Pontificum voulu par Benoît XVI en 2007, il y a 10 ans, n’avait pas pour effet premier la pacification de tendances au sein de l’Église. Le Motu Proprio recherchait la pacification de l’Église avec elle-même.
Nous éprouvons une immense reconnaissance pour Benoît XVI d’avoir posé cet acte courageux de foi, de charité et de justice.
Combien d’incompréhension autour de cette question liturgique !
Nos fondateurs voulaient, appuyés sur la liturgie traditionnelle, conserver la Foi pour la transmettre à nos enfants. Dans la tempête des innovations insensées de l’époque, ils voulaient faire « l’expérience de la Tradition » pour reprendre les mots de Mgr Lefebvre à qui les premières années de notre pèlerinage doivent tant. Ils s’opposaient à ce qui vient d’être très récemment rappelé par le cardinal Sarah - je le cite - « l’œuvre d’autodestruction de l’Eglise par elle-même par la démolition planifiée de ses fondations doctrinales, liturgiques, morales et pastorales. »
En 2017, 10 ans ont passé depuis le Motu Proprio, le pèlerinage de Chartres est devenu un événement providentiel pour des générations de pèlerins par la grâce justement de cette liturgie selon le rite extraordinaire, «premier acte de la nouvelle évangélisation » pour reprendre les mots du cardinal Burke.

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Un dernier anniversaire, en 1997, il y a 20 ans, Saint Jean Paul II était au JMJ en France sur la tombe de son ami, le professeur Lejeune : « Nous nous trouvons, disait-il, devant … un grand chrétien du XXe siècle, …un homme pour qui la défense de la vie est devenue un apostolat. »
Jérôme Lejeune est un exemple héroïque du combat pour la chrétienté de notre temps. La priorité aujourd’hui est de défendre la loi naturelle : pour la vie contre l’avortement et l’euthanasie, pour la famille contre le faux mariage homosexuel, contre les PMA et GPA et contre la théorie « délirante et mortifère » du gender. A l’exemple du Professeur Lejeune, des générations de pèlerins de Chartres depuis 35 ans s’engagent sur ces questions au cœur du combat pour la chrétienté, vocation de notre pèlerinage.

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Je terminerai avec quelques mots sur Notre Dame de Chrétienté.
Vous entendez souvent dire, au moins une fois par an, le dimanche de Pentecôte, que le pèlerinage existe par le dévouement de centaines de bénévoles qui toute l’année préparent ces 3 journées. Ils travaillent pour assurer la logistique, la sécurité des pèlerins, rencontrent les autorités. Ils préparent les vidéo-formations, le livret, mettent à jour le site internet, notre Université d’Automne de NDC en novembre entre autres initiatives. Je n’oublie pas le Secrétariat, la Communication et bien sûr…l’encadrement des pèlerins, les récollections, les nombreuses réunions de préparation, les Anges Gardiens, ces pèlerins non marcheurs qui sont en ce moment des milliers du monde entier à prier avec nous.
En votre nom, je redis à toutes ces personnes au service de la Sainte Vierge dans Notre Dame de Chrétienté ma reconnaissance, mon amitié, mon admiration.
Il faut être bien conscient que votre grand nombre rend le pèlerinage chaque année plus compliqué à organiser. Nous avons eu cette année une augmentation des effectifs logistique et service d’ordre de près de 20% !
L’année prochaine, si Dieu le veut, nous devrons adapter notre organisation devant la croissance du pèlerinage.
Il nous faudra trouver des solutions pour à la fois permettre le développement du pèlerinage de Chartres tout en restant fidèle à sa vocation.
Nous vous expliquerons tout cela en demandant votre soutien. Suivez-nous bien sur notre site internet !

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Demain à Chartres, avant la messe, vous assisterez à l’ostension du Voile de la Très Sainte Vierge.
Nous allons pouvoir prier en cette année du centenaire de Fatima devant une des plus précieuses et anciennes reliques de la chrétienté et ainsi obtenir une grâce bien particulière, celle demandée par les pèlerins depuis plus de mille ans. Cette grâce est « la protection pour les combats futurs. » Nous en aurons le plus grand besoin dans les jours prochains !

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous !
Notre Dame de la Sainte Espérance, convertissez nous !

Jean de Tauriers
Président de Notre Dame de Chrétienté




Lundi 05 juin 2017

Pèlerinage 2017 : Jour 3 : un jour une prière


vierge-bois.jpg Sainte Marie, Mère de Dieu,

garde-moi un cœur d’enfant,

pur et transparent comme une source ;

obtiens-moi un cœur simple,
qui ne savoure pas les tristesses ;
un cœur magnifique à se donner,
tendre à la compassion,
un cœur fidèle et généreux
qui n’oublie aucun bienfait
et ne tienne rancune d’aucun mal.
Fais-moi un cœur doux et humble,
aimant sans demander de retour,
joyeux de s’effacer dans un autre cœur
devant ton divin Fils ;
un cœur grand et indomptable,
qu’aucune ingratitude ne ferme,
qu’aucune indifférence ne lasse ;
un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ,
blessé de son amour
et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel.




Pèlerinage 2017 : Jour 3 - Un jour un Saint


Mère Thérèsa nait en 1910, à Skopje, capitale de la Macédoine d’une famille d’origine albanaise. En 1928, à 18 ans, elle rejoint l’institut des Sœurs de Notre Dame de Lorette près de Dublin en Irlande. En 1929, elle débarque à Calcutta, ville importante suitée en Inde orientale près du Bangladesh, pour y faire son noviciat. En 1931, elle fait sa profession de foi et choisit le prénom de Theresa par admiration pour Sainte Thérèse de Lisieux. Pendant 20 ans, elle enseigne la géographie à Loreto Entally, une école pour filles de castes supérieures, à l’abri du monde misérable et sale de Calcutta.

Le 10 septembre 1946, elle reçoit de Dieu, ce qu’elle appellera Un appel dans l’appel. En effet, Dieu lui enjoint, comme un ordre, une certitude de quitter son couvent et d’aller vivre parmi les plus pauvres d’entre les pauvres. Elle demande à l’archevêque Ferdinand Perier, la permission de quitter sa congrégation et reçoit, le 8 août 1948, l’autorisation d’exclaustration du pape PIE XII à Rome.

Lorsqu’elle quitte le couvent, elle a 5 roupies en poche et un sari qu’elle s’est confectionné pour marquer son inculturation. Son sari blanc gansé de bleu rappelle les traditionnelles représentations de la Vierge.

En décembre 1948, après 4 mois de formation infirmière, elle ouvre sa 1ère école dans un espace public de Calcutta pour des dizaines d’enfants abandonnés à qui elle enseigne l’alphabet et distribue des savons. Elle ouvre aussi le ’mouroir’ de Calcutta pour assurer une fin digne à ceux qui, leur vie durant, avaient vécu comme des bêtes. Plusieurs autres sœurs et anciennes élèves de Loreto l’ont rejointe, si bien qu’au printemps 1950, elle rédige la règle d’une nouvelle congrégation Les Missionnaires de la Charité dont la vocation est de répandre l’amour qui vient de Dieu. Elle prend alors officiellement le nom de Mère Theresa.

mere-teresa.jpg

Pour elle chaque vie est sacrée : Même l’enfant, non encore né, a la vie de Dieu en lui. Nous n’avons pas le droit de détruire cette vie pour quelque raison que ce soit répète-t-elle à propos de l’avortement, ce qui lui vaudra des critiques de l’occident.

Mère Theresa n’en a cure : sans relâche, elle fonde, recrute, secoue les indifférences, frappe aux portes et aux cœurs des puissants.

A partir de 1970, devenue célèbre, elle utilise cette notoriété pour élargir son réseau de donateurs et rappeler que les pauvres n’ont pas besoin de pitié mais de respect. En 1979, elle reçoit le prix Nobel de la Paix.

En 1996, la congrégation des Missionnaires de la Charité comptait 517 missions dans plus d’une centaine de pays. Il y a actuellement 4000 sœurs Missionnaires de la Charité. En 1997, elle décède à l’âge de 87ans. L’Inde a déclaré le lendemain de sa mort un deuil national et lui a offert des funérailles nationales. En 2016, elle est canonisée par le pape François.


Pendant 50 ans, la vie de Mère Theresa de Calcutta a été marquée par la grande épreuve spirituelle de la Nuit de la Foi. Elle était assaillie par le doute concernant l’existence de Dieu. Ces années de nuit intérieure constituent un trait important de sa figure spirituelle. C’était un supplice secrètement enfoui en elle et dissimulé derrière un visage paisible qu’elle avait en public. Personne ne savait qu’elle était tourmentée. Cette épreuve de la Nuit de la Foi apparaît avec précision, jusque-là inédite, avec la publication en 2007, d’un ouvrage compilant 40 lettres rédigées au cours des 6 dernières années de sa vie et qu’elle voulait voir détruites pour certaines.




Pèlerinage 2017 : Homélie du Père Ambroise Marie Pellaumail à Amblainvilliers


Homélie du Père Ambroise Marie Pellaumail à Amblainvilliers pour la vigile de Pentecôte (2 juin 2017)

pere-ambroise.jpg

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Chers Pèlerins,

Cette année, nous marchons en méditant sur le thème de « Sainte Marie, Mère de Dieu ». A travers les différents mystères du rosaire que nous méditerons pendant ces trois jours, nous contemplerons le mystère de la maternité divine de Marie. En effet, la plupart des mystères du Rosaire nous présentent Marie comme la mère de Jésus, associée à la vie de son Fils. Après les scènes de l’évangile rapportant la vie terrestre du Christ, les trois derniers mystères glorieux nous font contempler Marie comme notre mère. Ainsi nous prenons vraiment conscience de la maternité de Notre-Dame à notre égard. Par les paroles « Voici ton fils » adressées à Marie et « voici ta mère » adressées à l’apôtre Saint Jean au pied de la Croix, Marie reçut la mission de cette nouvelle maternité qui lui a été confiée. Après le retour de Jésus auprès de son Père, les mystères de la Pentecôte, de l’Assomption et du Couronnement nous dévoilent cette maternité de grâce de Marie.

Marie reçut une première effusion de l’Esprit-Saint à l’Annonciation pour devenir mère du Seigneur : Elle conçut du Saint-Esprit. Pour devenir notre mère, elle reçoit une nouvelle effusion de grâce. Au milieu des apôtres, elle enfante à la grâce l’Eglise, qui est née du côté du Christ sur la Croix, ainsi que tous les chrétiens, membres de l’Eglise. Mais cette maternité va prendre toute son ampleur avec l’Assomption. En montant au Ciel avec son corps et son âme, Marie peut ainsi veiller, du haut du Ciel, sur chacun de nous. Elle est devenue « l’étoile de la mer » chère à Saint Bernard et aux marins, qui dans les périls l’invoquent pour être assistés de son secours. Les différentes apparitions mariales nous montrent cette proximité et cette douceur maternelle envers les voyants en particulier et aussi envers tous les hommes. Enfin, par le couronnement de la Vierge, Jésus veut associer Marie à l’extension de son règne. Il veut que son règne s’étende par celui de Marie. Comme le dit Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, au début du traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge : « C'est par la Très Sainte Vierge Marie que Jésus-Christ est venu au monde, et c'est aussi par elle qu'il doit régner dans le monde. » En effet, par sa douceur maternelle, Marie est capable de toucher les cœurs les plus endurcis pour les ramener à Jésus.

A côté du rosaire, bien des prières nous parlent de cette maternité de Marie envers nous. C’est le cas des litanies de la sainte Vierge, dites de Lorette, que vous pourrez réciter pendant ces trois jours et qui comportent un certain nombre de titres attribués à la Vierge. Parmi toutes ces invocations, quatre titres nous aident à mieux saisir cette maternité de Marie à notre égard : « Salut des infirmes », « Refuge des pécheurs », « Consolatrice des affligés » et « Secours des chrétiens ». Ces quatre titres nous montrent que Marie comme mère de grâce, est mère miséricordieuse, mère de miséricorde : les épreuves de sa vie terrestre et notamment celle de voir souffrir autant son Fils ont forgé en Marie un cœur à l’unisson de celui de son fils. Si Dieu montre toute sa miséricorde envers nous par le mystère de la Rédemption, Marie ne peut qu’imiter son fils et son sauveur dans cette voie de la miséricorde. La proximité de Marie et de Jésus et l’union de leurs deux cœurs vont faire de Marie, une mère de miséricorde, vont lui apprendre à voir comme Dieu voit, et à aimer comme Dieu aime. Les quatre titres des litanies soulignent comment Marie est celle qui remédie à notre misère, comment elle est mère de miséricorde.

De plus, ces quatre invocations nous parlent à chacun d’entre nous, car nous sommes tous d’une certaine façon :
Infirmes au moins spirituellement en raison de nos péchés ;
Pécheurs, car encore loin de la sainteté ;
Affligés au moins par nos péchés et aussi par les épreuves ;
et Chrétiens depuis notre baptême.

Tout d’abord, comme « Salut des infirmes », Marie est celle qui agit à notre place dans l’ordre surnaturel et spirituel quand nous sommes devenus trop faibles, trop malades, quand nous sommes devenus incapables d’agir par nous-mêmes. Elle nous obtient la guérison de l’âme lorsque celle-ci est mise à mal par le péché et l’épreuve ; elle nous fortifie dans le bien lorsque nous sommes encore fragiles et elle nous soulage des maux en écartant bien des dangers pour notre âme. Comme « Refuge des pécheurs », Marie révèle toute sa miséricorde, car elle accueille à bras ouverts les pécheurs et les protègent des attaques du démon. Elle est notre avocate, comme le dit si bien le Salve Regina, car elle plaide notre cause auprès de son fils, même si nous avons fait les pires des péchés. Ce sont les entrailles d’une mère qui a souffert pour ses enfants, qui parlent à ce moment-là.

Comme « Consolatrice des affligés », Marie, est une mère qui nous soutient quand nous sommes accablés par les épreuves ou découragés par nos si faibles progrès dans notre conversion. Elle adoucit les peines qui nous accablent.

Comme « Secours des chrétiens », Marie est celle qui combat pour nous, qui nous obtient les victoires sur nos désordres intérieurs, sur le tentateur et sur les ennemis de notre religion.
En ce centenaire de Fatima, tournons-nous vers notre Mère, mère de grâce et de miséricorde pour qu’elle nous apprenne à être vraiment ses enfants et par là les enfants de Dieu. Prions pour que, par la répétition de nos Ave, par la contemplation des mystères du Rosaire et l’invocation de ses différents titres dans les litanies, nous prenions conscience de la maternité de Marie à notre égard et qu’ainsi nous sachions recourir en toute circonstance à cette si douce mère.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

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