Lundi 21 octobre 2019

Il faut « reconstruire les communautés solidaires »

Le colloque des 12 et 13 octobre «  Catholiques en action  » s’est interrogé sur la reconstruction de «  communautés de destin  ». Entretien avec Guillaume de Prémare, directeur général de l’association Ichtus.

Six mois après votre Appel pour un nouveau catholicisme social, vous concluez les travaux par un colloque : «  Catholiques en action  ». Dans quel but ?

Guillaume de Prémare : L’objectif est de proposer aux personnes de bien comprendre les questions sociales, de bien comprendre pourquoi elles sont liées aux questions dites «  sociétales  », puisqu’il s’est tenu une semaine après la marche anti-PMA. Pour comprendre que tout est lié, qu’il y a une globalité d’un problème de déconstruction : du lien social, anthropologique et culturel, qui crée une forme de dissociété. Il y a cette question des fractures françaises, analysées par Jérôme Fourquet dans L’Archipel français. Il y a les fractures culturelles, géographiques, sociologiques, anthropologiques, et familiales. Il y a des fractures aussi dans le monde du travail, avec la perte de sens du travail lui-même. Et on voit bien que dans tout ce contexte, il est de plus en plus difficile de faire une société, de faire une communauté, de faire un peuple. Donc il y a un travail très important à fournir pour reconstruire les communautés solidaires.

Les Gilets jaunes, La Manif pour tous… Croyez-vous à un réinvestissement des catholiques sur ces champs sociaux et politiques ?

Les catholiques doivent comprendre cette révolte de la France profonde, oubliée, laborieuse. Ce terrain d’action est extrêmement important aujourd’hui. Nous sommes affrontés à une marche du monde : si on parle de bioéthique, on va vers Le Meilleur des mondes d’Huxley, donc il faut y résister, et c’est la même logique de ce monde global, de cette mondialisation sauvage, techno-marchande, qui crée aussi les fracturations sociales. Il y a un lien entre tout cela, et il est important que les catholiques soient présents sur ces différents champs d’action.

Le sens du sacré peut-il encore parler à nos compatriotes, qui font face à des préoccupations matérielles, comme boucler une fin de mois difficile ?

La question spirituelle ne peut pas être évacuée. Il faut comprendre que les problèmes politiques auxquels nous sommes confrontés sont aussi spirituels, en ce sens où cette modernité, ce matérialisme triomphant, prive l’Homme d’une part essentielle de lui-même, de sa soif d’absolu, de sacré, de sa soif de Dieu. Il faut donc que cette action civique, politique, de terrain, soit aussi une occasion de témoigner de la présence de Dieu dans l’histoire des hommes. La France a besoin de Dieu, les gens ont besoin du Bon Dieu.

France Catholique

Dimanche 20 octobre 2019

Qu'avons-nous fait de notre dimanche ?

Certes, nous sommes souvent assez habiles pour reporter sur les autres ce qui nous accuse et, singulièrement, les trahisons de notre pratique religieuse. Or, comme saint Justin l'enseignait aux chrétiens du IIe siècle, le dimanche célèbre le Christ comme notre Dieu et, s'il est réellement notre Dieu, au moins une fois la semaine, il ne doit pas être seulement le premier servi, mais le seul servi.

Nous attendons de notre participation à la messe d'être uni à lui, de voir s'augmenter en nous la vie de sa grâce, d'éprouver l'affaiblissement de nos mauvais penchants et d'être assurés de la vie éternelle, mais, pour obtenir cela, encore faut-il qu'il soit réellement notre Dieu et que nous ne l'ayons pas défiguré à notre image égoïste.

Que venons-nous faire à la messe ? Nous servir ou le servir ? Obtenir notre salut ou œuvrer au salut du monde ? Ne nous a-t-il pas dit que celui qui cherche à sauver sa vie la perd mais que celui qui la perd au service de l'Evangile la sauve (Lc XVII 33) ? A tout le moins, notre dimanche, selon l'institution divine, est le temps privilégié de notre être chrétien, c'est-à-dire de notre qualité de fils de Dieu dans le Fils unique qui se perd lui-même pour sauver le monde. La Didascalie des apôtres, au IIIe siècle, dénonçait ceux qui diminuaient l'Eglise en n'allant pas à l'assemblée. Diminuer l'Eglise par notre absence dominicale revient à disperser plutôt qu'à amasser par le Christ, avec lui et en lui. Participer à la messe c'est réaliser l'œuvre suprême que nous proclamons dans la prière reçue du Sauveur et qui conclut la prière eucharistique (le Pater). Si, au jour du Seigneur, il s'agit de manifester que le Christ est notre Dieu et qu'en lui nous sommes et avons tout, le dimanche ne saurait se suffire de la seule messe, d'ailleurs, les commandements de l'Eglise, reprenant les termes mêmes des commandements du Sinaï, parlent, en outre, de sanctification du dimanche où nous nous attachons, dans la joie de la Résurrection, à ne faire que ce qui est agréable à Dieu et utile à l'édification de son règne, à l'exception de toute autre autre chose, étant entendu que secourir le prochain ne saurait être désagréable à celui qui guérissait le jour du sabbat (Jn VII 23).

Organiser son dimanche autrement que selon la volonté du Seigneur, revient à s'élever au-dessus des commandements divins et s'entendre poser la question que saint Michel archange crie au démon pour le pourfendre : QUI EST COMME DIEU ? Et cela vaut pour ceux qui travaillent à leurs propres intérêts comme pour ceux qui s'adonnent au péché : l'ivrogne vaut le servile. Enfin, il est bel et bien d'être dans l'assemblée comme le sarment est sur le cep, mais veillons à ne pas être de ces sarments secs et morts qui ne produisent pas de fruits car ceux-là sont coupés et jetés au feu (Jn XV 1-8). N'entrons pas dans le dimanche sans être en état de grâce, n'entrons pas dans le dimanche sans apporter à l'autel notre somme hebdomadaire d'observances, de prières, de bonnes œuvres et d'efforts. Alors, dimanche sera réellement le jour du Seigneur où, soucieux d'amasser l'or de notre obéissance, l'encens de notre vie spirituelle et la myrrhe de notre pénitence (Mt II 11), prosternés comme les mages devant notre Rédempteur, nous pourrons invoquer le ministère du saint archange Michel puisque, contrairement à nos premiers parents, nous ne voulons pas être comme Dieu que nous voulons voir, par nous, premier servi.

Abbé Christian-Philippe Chanut

samedi 19 octobre 2019

Quelles sont mes préoccupations premières ?

Se convertir vient de convertere, « se tourner vers ». Vers quoi, vers qui, suis- je tourné d'abord? Hélas, ne serait-ce pas surtout vers moi-même ? Quels sont donc les projets constants de ma préoccupation dès qu'au réveil, le matin, je reprends conscience de mon personnage ? Ne serais-je pas moi, moi seul, finalement l'unique motif de mon intérêt... ? Moi, c'est-à-dire mon plaisir d'aujourd'hui, mes soucis de ce jour, ma souffrance peut-être, et mon labeur quotidien... Tout cela cherché ou évité pour moi-même... sans référence aucune au contexte familial dans lequel ma journée va se déployer... sans souci du contexte sociologique qui va sous-tendre tout le jour mes diverses activités ? Ou bien, au contraire, suis-je amené, à mesure que ma vie s'écoule entre mes doigts, comme de l'eau qui ne revient pas, à la penser de plus en plus en fonction des autres qui vont providentiellement, tout le jour, peupler mon univers ? « Appartenir aux autres sans lassitude », et jusqu'au bout de mon existence... avouons que c'est tout un programme et aussi du très grand art !

Aussi, nul n'y parviendra, s'il ne commence et recommence à chacune de ses journées nouvelles à se tourner vers le SEUL en qui tout s'enracine, se fait et se refait sans cesse... vers le Dieu Eternel et Trinitaire qui par Jésus-Christ a voulu et veut toujours établir en chacun de nous, sa demeure. « Si quelqu'un m'aime, dit Jésus-Christ, mon Père l'aimera et nous viendrons en Lui et nous ferons en Lui notre demeure» (Jean 14-23). Ainsi, habités par l'Unique nous pourrons lui servir ensuite « d'humanité de surcroit », expression chère à Elisabeth de la Trinité, à travers laquelle II pourra sanctifier et restaurer, en Lui Seul, tous les membres de la communauté familiale et humaine qui sont, de nos jours, si gravement tentés de revenir aux sources empoisonnées... distraits - au sens pascalien du terme - de l'ESSENTIEL, ils se ruent, poussés par les médias que Satan dirige, sur les chemins faciles de l'orgueil, de la fausse « réussite », de la débauche, dans la folle poursuite de la complaisance en soi- même.

François REVEILHAC Missionnaire Apostolique

vendredi 18 octobre 2019

La prière, âme de tout apostolat

L'oeuvre du salut du monde n'est pas l'oeuvre d'un seul, c'est une coopérative de Rédemption ; chacun de nous est un morceau de chrétienté, un fragment du Corps Mystique et il a le devoir, c'est sa vocation même de membre du Christ, de jeter, dans la balance du rachat divin, le poids de son influence rédemptrice, sous une forme variable pour chacun, mais obligatoire pour tous.

 S’il n'est pas demandé à tous de s'en aller vers les contrées lointaines évangéliser les païens, il est demandé à tous au moins de s'intéresser au salut du corps entier de Jésus-Christ, et d'intercéder pour que ce corps parvienne, à l'heure voulue, à la plénitude de l'âge parfait.

Cela, personne ne peut dire qu'il ne peut pas le faire, qu'il n'en possède pas la force, ou que, se désintéressant du Vivant sublime dont il fait partie, il n'a nullement cure de ceux qui sont ou pourraient et devraient être ses membres. Personne n'a le droit de s'enfermer dans un "splendide isolement", une sorte "d'égoïsme sacré". En politique, on prouve que c'est une erreur. Ici, c'est un crime. Le dernier d'entre nous peut et doit être un collaborateur de la tâche commune le salut du monde.

"J'ai des désirs trop grands ; je voudrais régénérer le monde. Mon Dieu, du matin au soir et du soir au matin, c'est Vous que je cherche, veux et aime, pour toutes les âmes de la terre, de tous les siècles "

"Je n'ai pas une lumière, je ne reçois pas une grâce que je ne veuille la partager avec le monde entier"

"Il faut qu'une partie de la France vive à genoux pour remettre un jour la France entière debout "

" Aucun de nos actes n'est indiffèrent à l'humanité entière »

Mère Marie-Madeleine Ponnet

jeudi 17 octobre 2019

Il reste encore des places à la JAC du 16 novembre : pensez à vous inscrire !

Chers amis pèlerins et non-pèlerins,

C’est avec grande joie que nous aurons l’honneur d’accueillir Charlotte d’Ornellas pour animer notre table ronde le 16 novembre 2019 à Paris dans la crypte de la paroisse Ste Odile autour d’une question que nous nous posons tous : "Politiques, syndicats et entreprises : est-il encore possible d‘agir pour le bien commun ?". Trois invités de renom représentatifs du monde politique ( Jean-Frédéric Poisson, Président du PCD), des syndicats ( Joseph Thouvenel, Vice-président de la CFTC ) et du monde de l’entreprise (Yann de Saint Vaulry, président fondateur de Daxium), poseront les bases d’une réflexion de fond sur la nature des revendications des gilets jaune, les exigences d’une gouvernance de la cité basée sur la recherche du bien commun et la mise en lumière de ces critères sur l’actualité économique et sociale.

Notre-Dame de Chrétienté promeut la chrétienté entendue comme la réalisation, dans la vie de la cité, de la « royauté du Christ sur toute la création et, en particulier, sur les sociétés humaines » (Catéchisme de l’Eglise Catholique N°2105) : c’est toute la raison d’être de cette Journée d’Amitié Chrétienne, qui rassemble chaque année à l’automne l’ensemble de nos pèlerins et bénévoles désireux de se former pour agir tout au long de l’année et de se retrouver comme communauté spirituelle d’entraide. Cette Journée doit être pour tous l’occasion d’inviter des amis pour leur faire découvrir Notre-Dame de Chrétienté, le thème du prochain pèlerinage et les axes de formation pour bien s’y préparer tout au long de l’année afin d’en recevoir les plus grandes grâces.

Il est important pour nous de pouvoir anticiper le nombre de personnes qui nous rejoindront pour pouvoir vous accueillir au mieux, le déjeuner étant inclus dans l’inscription ainsi que la rencontre d’auteurs emblématiques des thèmes qui nous sont chers.

Vous nous aideriez grandement en vous inscrivant dès maintenant sur ce lien et en diffusant largement l’invitation à cette journée à tout votre entourage !

Nous comptons sur vous !!!

 

mercredi 16 octobre 2019

Notre-Dame de Chrétienté a besoin de vous !

Chers amis,

 Notre pèlerinage attire de plus en plus de pèlerins et nous nous en réjouissons. Grâce à l’aide de mille bénévoles qui donnent de leur temps sur les trois jours de marche, nous avons la chance de pouvoir vivre chaque année ce temps de grâce dans la sérénité et la convivialité. Certains d’entre eux s’investissent davantage tout au long de l’année selon leurs expertises ou leurs dons : recrutement, logistique, achat, formation, sécurité, administration, communication etc… Nous avons besoin de renforcer ces équipes et faisons appel à votre générosité et à vos talents. Il n’y a en effet pas de plus grande joie après avoir reçu que de pouvoir donner ! Nous veillons à ce que toutes ces tâches restent compatibles avec vos vies de famille et vos vies professionnelles ; le bénévolat est une autre manière de vivre le pèlerinage, nous vous proposons de la vivre avec nous !

  Pour les service Soutiens, nous recherchons :

 Un adjoint RH : en lien avec le RH Soutien et le pôle Service d’Ordre, supervision du recrutement des quelques 350 bénévoles. Contact : responsable.rh@nd-chretiente.com

 Un acheteur : au sein du service achats participation à la constitution d’un panel fournisseurs et aux négociations. Une expérience professionnelle d’acheteur sera appréciée. Contact : ndc.achats@gmail.com

 Pour le service Communication, nous recherchons (contact : communication@nd-chretiente.com) :

 Un responsable des relations presse : enrichissement du fichier presse, rédaction des communiqués, suivi des relations avec les journalistes.

Un animateur du site et des réseaux sociaux : déclinaison de notre ligne éditoriale et des sujets d’actualité par la valorisation de textes de fond, la recherche d’images, le liens avec les différentes associations amies. Une bonne connaissance de la tradition est requise.

Un responsable de la banque d’images : classement, sélection, mise à disposition des photos et vidéos et gestion de projets montage.

Un webmaster adjoint : développeur de sites web ayant une bonne maîtrise de la programmation php, MySQL, CSS, JavaScript afin d'effectuer un audit du site internet existant, et de coordonner sa refonte et sa migration vers un nouveau CMS, en lien avec un prestataire.

Un attaché de communication interne : valorisation de la vie interne des chapitres tout au long de l’année (histoire, évènements, communion de prières)

Un attaché de communication externe : travail sur l’image de Notre-Dame de Chrétienté via les divers évènements d’associations amies et la participation à la rédaction et mise en forme de l’ensemble des supports (rédactionnels et objets)

Des lecteurs/critiques : en lien avec les éditeurs et sociétés de diffusion, lecture et critique des nouveautés conformes à notre ligne éditoriale (rayon enfants et adultes, tous secteurs : livres/théâtre/cinéma…) 

Pour l'administration (contact : responsable.rh@nd-chretiente.com)  

Un adjoint comptable : en lien avec l'ensemble des service et le responsable comptable, assurer la gestion et le suivi des comptes ainsi que la préparation du bilan.

Nous vous remercions de faire parvenir vos motivations et vos expériences sur les adresses mail correspondant à chaque poste et de largement diffuser autour de vous cet appel.

 

mardi 15 octobre 2019

Synode sur l'Amazonie : la conversion écologique

Les idées ne voyagent pas toutes seules dans l’histoire. Et parmi les apôtres de l’« église à visage amazonien » il y a le cardinal Claudio Hummes, archevêque émérite de São Paulo, président du Réseau Ecclésial pan-amazonique (Repam), nommé par le pape François rapporteur général du Synode qui s’est ouvert le 6 octobre dernier au Vatican.

« La mission de l’Église aujourd’hui en Amazonie est le point central du Synode », a expliqué le cardinal Claudio Hummes, en ouvrant le 7 octobre la Congrégation générale du Synode. « Le Pape a précisé que le rapport de l’Église avec les peuples indigènes et la forêt amazonienne est l’un de ses thèmes centraux », a continué le président de la Repam, d’après lequel « il faut rendre et garantir aux peuples amazoniens le droit d’être les protagonistes de leur histoire, sujets et non objets de l’esprit et de l’action colonialiste de qui que ce soit. Leur culture, langues, histoires, identités et spiritualités constituent des richesses de l’humanité et doivent être respectées, préservées et inclues dans la culture mondiale ». Dans son dernier livre qui vient d’être publié, Il Sinodo per l’Amazzonia (Edizioni San Paolo, 2019), Hummes a expliqué que les peuples de l’Amazonie « vivent depuis toujours immergés dans une biodiversité incalculable et fascinante. (…) Leur sagesse ne peut pas être perdue, ni leur culture, leurs langues, leur spiritualité, leur histoire, leur identité » (ivi, pp. 44-45). Le cardinal brésilien se bat pour une « église indigéniste », qui « défend les indigènes et leurs droits, leur culture, leur histoire, leur identité » (p. 79), « incarnée et inculturée dans les différentes cultures indigènes » (p. 84).

Le cardinal Hummes a souligné le « mantra » du pape François, d’après lequel « tout est interconnecté » (Instrumentum laboris, n. 25). « L’écologie intégrale nous montre que tout est lié, les êtres humains et la nature. Tous les êtres vivants de la planète sont fils de la terre ». C’est pourquoi le Synode « se déroule dans un contexte grave et urgent de crise climatique et écologique qui implique toute notre planète ». L’Eglise, a ajouté le cardinal, « ne peut pas rester fermée, ne s’occupant que d’elle-même, enfermée dans ses propres murs protégés. Et encore moins, regarder en arrière avec la nostalgie des temps passés ». Face à l’urgente nécessité des communautés catholiques en Amazonie, Hummes, qui a toujours été favorable à l’abolition du célibat des prêtres (La Stampa, 12 novembre 2007), a dit qu’il est nécessaire qu’« on ouvre la porte à l’ordination sacerdotale des hommes mariés résidents dans les communautés. En même temps, face au grand nombre de femmes qui aujourd’hui dirigent les communautés en Amazonie, on devrait reconnaitre ce service et le consolider avec un ministère approprié aux femmes responsables de communautés ».

En soulignant l’urgence de continuer le processus d’inculturation et d’interculturalité mis en acte « dans la liturgie, dans le dialogue interreligieux et œcuménique, dans la pitié populaire », Hummes a rappelé plusieurs interventions que le pape Bergoglio a consacré à l’Amazonie, à partir de la Journée Mondiale de la Jeunesse de Rio de Janeiro (2013) lorsqu’il annonça vouloir « consolider le visage amazonien de l’Eglise ». Ensuite, Hummes a cité l’encyclique du Pape Laudato sì et le discours tenu en janvier de 2018 à Puerto Maldonado, au Pérou, lorsqu’il a symboliquement ouvert le Synode sur l’Amazonie.

Claudio Hummes, né en 1934 et ordonné prêtre chez les Frères Mineurs, a été consacré évêque par le cardinal Lorscheider, grand protecteur de la Théologie de la Libération, et de 1975 à 1996 il a gouverné le diocèse de Santo André. Nommé en 1998 archevêque de São Paulo du Brésil par Jean Paul II, il a été créé cardinal en 2001. Dans le Conclave de 2013, Hummes était assis à côté du cardinal Bergoglio et c’était lui qui lui a suggéré le nom de François avec ces mots : « N’oublie pas les pauvres ». « François n’est pas un nom. C’est un projet d’église, pauvre, simple, évangélique », a écrit un ami du cardinal, Lenardo Boff dans son livre Francisco de Roma e Francisco de Assis – Uma nova primavera na Igreja? (Mar de Ideias, 2014). Le slogan de Hummes est que « le cri de la nature et le cri des pauvres sont le même unique cri » (Il Sinodo per l’Amazzonia, p. 29), en répétant à la lettre le titre d’un livre ultra écologiste de Leonardo Boff, Grido della Terra, grido dei poveri – Per una ecologia cósmica (tr. it. Cittadella, 1996).

Critique féroce du goubernement de Bolsonaro, Hummes a participé le 2 septembre dernier à un meeting, à São Paulo du Brésil, qui a réuni tous les secteurs de la gauche brasilienne, avec la participation du sociologue américain Noam Chomsky.

Dans la ville de Santo André, où Hummes a été évêque jusqu’à 1996, naquit en 1980 le Parti des Travailleurs (PT), fruit de l’union des syndicalistes, des intellectuels progressistes de l’Université de São Paulo et des catholiques de la Théologie de la Libération. Hummes est un très bon ami de Luiz Inácio Lula da Silva, ancien président communiste brésilien qui a été condamné à une peine de douze ans et un mois de prison pour corruption, recyclage et d’autres crimes. Lors des manifestations des syndicalistes des années 80 au Brésil, l'ancien évêque de Santo Andrée autorisa les paroisses à en accueillir les disciples.  

Pendant son épiscopat à Santo André, dom Hummes choisit comme responsable de la Pastorale Ouvrière l’agitateur dominicain Frei Betto, et autorisa son premier voyage à Cuba (Américo Freire e Evanize Sydow, Frei Betto – Biografia, préface de Fidel Castro, Civilização Brasileira, 2016, pp. 246-247). De cette rencontre, grâce à Frei Betto, entre Lula et Fidel Castro, en 1990 naquit le Forum de São Paulo, l’organisation latino-américaine qui rassemble tous les groupes politiques d’extrême gauche ayant comme but la reconstruction d’un nouveau front international, après la fin de l’Union Soviétique et la chute du Mur de Berlin. Dom Claudio Hummes affirma que «Lula est autant catholique que tous les autres catholiques du Brésil» (O Estado de San Paolo, 7 avril 2005) et pendant une Messe dans la chapelle de l’Alvorada à Brasilia il le compara à Jésus-Christ et à saint François (Folha de San Paolo, 28 mai 2007).

Le cardinal Walter Brandmüller a manifesté son opinion sur l’influence du cardinal Hummes dans le Synode de l’Amazonie avec ces mots : « Le fait même que le cardinal Hummes soit le président (rapporteur général) du Synode et qu’il exerce ainsi une influence sérieuse dans un sens négatif est suffisant pour que notre préoccupation soit fondée et réaliste ». Samedi 5 octobre, alors qu’au centre de Rome un congrès international, de l’Institut Plinio Corrêa de Oliveira, dénonçait l’orientation panthéiste du Synode sur l’Amazonie, dans les Jardins du Vatican avait lieu une cérémonie en honneur des divinités païennes de la fertilité, avec la bénédiction du cardinal Hummes et du pape François.

Le cardinal Hummes est au Synode de l’Amazonie ce que le cardinal Kasper était au Synode sur la famille. Tous les deux sont des hommes de confiance du Pape, tous les deux ont participé à la mystérieuse rencontre du 25 juin de cette année, pour planifier la stratégie ultra progressiste des prochains mois). Leur rôle de destruction de l’Eglise doit être documenté, aussi en future mémoire.

 

Roberto de Mattei - Correspondance Européenne

Lundi 14 octobre 2019

Jean Sévillia à la JAC de Notre-Dame de Chrétienté

Anachronisme, manichéisme, mensonges, idées préconçues, légendes noires : tels sont les principaux défauts qui entachent la crédibilité d’un grand nombre d’historiens et essayistes lorsqu’ils abordent les sujets relatifs au rôle de l’Église dans les circonstances les plus marquantes de ses deux millénaires d’existence. Ces auteurs entretiennent ainsi l’erreur et les préjugés chez certains lecteurs ignorants ou bien soumis aux modes et aux idéologies. Tel est le constat dressé par Jean Sévillia dans la pertinente introduction qui ouvre l’ouvrage collectif réalisé sous sa direction. Fidèle au souci de vérité qui caractérise l’ensemble de son œuvre, le journaliste féru d’histoire a donc décidé de combattre les jugements approximatifs ou erronés, et donc injustes, qui visent à discréditer l’Église catholique, volontairement ou non.

Dans une Europe qui connaît une déchristianisation accélérée, le phénomène ne cesse de croître. L’ancienneté et l’étroitesse des liens qui unissent le Vieux Continent et l’Église justifient au demeurant la primauté donnée ici aux thèmes catholiques, notamment ceux qui concernent la papauté, y compris dans son rapport au politique qui a varié entre collaboration, soumission et séparation. Ce livre entend donc, écrit Sévillia, « examiner la pertinence ou la nonpertinence des questions touchant au passé de l’Église, et leur apporter des réponses scientifiquement fondées ». Les quinze auteurs ne revendiquent pas leur foi chrétienne, ils veulent simplement offrir aux lecteurs égarés les éléments pro - pres à clarifier ce qui est incompris ou déformé dans les épisodes les plus marquants et controversés de l’histoire de l’Église depuis sa fondation jusqu’à nos jours. Cette démarche n’a de valeur, précise Sévillia avec raison, qu’en « refusant le procès à charge univoque comme la défense aveugle ». L’initiative de Jean Sévillia, qui allie grandeur, humilité et équité, arrive au bon moment pour restaurer l’espérance des catholiques désenchantés et leur confiance envers leur Église.

 

Retrouvez Jean Sévillia en vous inscrivant à notre Journée d’Amitié Chrétienne du 16 novembre ici

Dimanche 13 octobre 2019

Pour un nouveau catholicisme social

Notre-Dame de Chrétienté était présente au Colloque Catholiques en action organisé par Ichtus ce week-end à Paris. Mathieu Detchessahar et Guillaume de Prémare y ont analysé le mouvement des gilets jaunes pour mieux comprendre son origine et la crise sociale qu’il dénonce en invitant les catholiques à s’investir dans la Cité pour y apporter des réponses concrètes. Un appel largement soutenu par Joseph Thouvenel également présent, pour lequel l’importance d’investir le terrain pour contribuer à reconstruire le lien social et bâtir des communautés solidaires est capital pour répondre aux nouveaux besoins sociaux qui manifestent tant de défiance et de souffrance dans notre pays.

En tant qu’association engagée dans la vie civique, Notre-Dame de Chrétienté a fait découvrir à certains qui ne le connaissait pas encore le pèlerinage de Chartres organisé chaque année à la Pentecôte, mais surtout sa vocation première : promouvoir  la chrétienté entendue comme la réalisation, dans la vie de la cité, de la « royauté du Christ sur toute la création et, en particulier, sur les sociétés humaines » (Catéchisme de l’Eglise Catholique N°2105). Par son pèlerinage missionnaire, ses formations tout au long de l’année sur la Doctrine Sociale de l’Eglise, ses recollections et son soutien actif à diverses manifestations,  Notre-Dame de Chrétienté veut répondre à l’appel à l’évangélisation de l’Eglise.

Une vocation qui va bien au-delà de nos frontières puisqu’elle est aujourd’hui présente en Allemagne, Nouvelle-Zélande , Angleterre, Pays-Bas, Pays de Galles, Pologne, Australie, Portugal, Belgique , Suède, Ecosse, Suisse Allemande, Espagne, Suisse Romande, États-Unis, Tchéquie, Irlande, Vietnam, Italie et Lituanie.

Une vocation qui est aussi celle d’une chaîne mondiale de prière  en devenant Ange gardien : confier ses intentions à l’ensemble de la communauté et prier pour les intentions des autres. Compte tenu de la croissance exponentielle du pèlerinage de Chartres, les Anges Gardiens sont une grande source d’espérance pour Notre-Dame de Chrétienté de sa capacité à déployer sans limite son élan missionnaire.

La France est-elle en état de péché mortel ?

La mort de Jacques Chirac, le 26 septembre, qui est tombée par hasard en plein débat parlementaire sur la énième révision de loi dite de « bioéthique » est l’occasion de poser une telle question. Tout d’abord, nous devons cette expression à Charles Péguy qui l’utilise dans Notre jeunesse (1910), texte dans lequel il effectue une relecture de l’Affaire Dreyfus : « Tout au fond nous étions les hommes du salut éternel et nos adversaires étaient les hommes du salut temporel. Voilà la vraie, la réelle, division de l’affaire Dreyfus. (…) Tout au fond nous ne voulions pas que par un seul péché, mortel, complaisamment accepté, complaisamment endossé, complaisamment acquis pour ainsi dire notre France fût non pas seulement déshonorée devant le monde et devant l’histoire: qu’elle fût proprement constituée en état de péché mortel. »

 

Il est clair qu’au sens strict la France n’a pu, ne peut être, ni ne sera jamais en état de péché mortel. En effet, le péché a pour sujet un être humain ou un ange. Or un peuple n’est pas une réalité substantielle. Il convient néanmoins de définir ce qu’est un péché mortel afin de réfléchir à la pertinence d’une telle analogie. « Le péché mortel détruit la charité dans le cœur de l’homme par une infraction grave à la loi de Dieu ; il détourne l’homme de Dieu, qui est sa fin ultime et sa béatitude en Lui préférant un bien inférieur. » (CEC, § 1855). Comme l’adjectif l’exprime le péché mortel détruit le principe de la vie surnaturelle dans l’âme de celui qui l’a commis. Ce principe vital est la charité théologale. Mais dans quelle mesure un peuple peut-il avoir une âme ?

 

Un peuple ne peut être un peuple que s’il possède un principe d’unité, ce que l’on peut appeler analogiquement une âme. L’âme est en effet ce qui anime un corps organisé en lui donnant unité et vie. La vie se déploie et se manifeste dans des activités, activités qui varient selon que le vivant est doué de vie végétative (végétaux), sensitive (animaux)  ou intellective (humains). Les activités d’un peuple sont les décisions qu’il prend pour se déterminer lui-même par la médiation de ceux qu’il a choisis pour exercer l’autorité gouvernementale, législative et judiciaire. La clef de voûte de la vie commune est la législation par laquelle les actes des membres de la communauté politique sont ordonnés à une finalité, soit le bien commun soit un bien apparent qui est en réalité un mal détruisant l’unité et la santé morale et spirituelle du peuple. Les actes fondés sur la vertu de justice et de solidarité sont-ils disposés par telle ou telle loi ? Ou au contraire déclarant juste un acte injuste contribue-t-elle à obscurcir la conscience des citoyens ?   

 

Comme le développe Karol Wojtyła dans Personne et acte (1969), à travers les actes qu’une personne pose, elle se détermine comme telle ou telle personne (par exemple juste ou injuste). Les actes révèlent la personne et lui permettent de se réaliser ou au contraire de s’aliéner. C’est pour cette raison que Platon affirme dans le Gorgias qu’il « vaut mieux subir l’injustice que la commettre ». Certes personne ne peut souhaiter être victime d’un acte mauvais posé par autrui, mais comme je suis d’abord responsable de moi-même, en aucun cas je ne peux justifier mon acte injuste comme une réponse proportionnée à un acte injuste que j’ai subi. Celui-ci n’a pas la capacité en tant que tel de me transformer alors que l’acte que je pose lui me façonne. La doctrine du péché mortel présuppose donc une doctrine anthropologique et morale dans laquelle la personne humaine est comprise comme douée de liberté de choix et comme responsable de ce qu’elle devient par ses choix ; ce que désigne le terme d’autodétermination.

La France a fait un choix en 1975, sous le gouvernement de Jacques Chirac : celui de rendre légale la suppression des êtres humains au début de leur vie, lorsqu’ils sont encore totalement vulnérables parce que dépendants de la sollicitude de leur mère. Il est évident qu’une telle loi, d’abord votée comme une simple tolérance d’un mal présenté comme « moindre » pour des raisons de « santé publique», puis bientôt considérée comme le principe consacrant la liberté des femmes à disposer de leur corps, est une décision d’une portée morale et spirituelle d’une extrême gravité. Comme le dit Péguy nous sommes bien devant un acte « complaisamment accepté, complaisamment endossé, complaisamment acquis » et ce par les plus hautes institutions de la République française : Conseil constitutionnel, Conseil d’Etat, Comité d’éthique, etc. Cette iniquité est le choix de tout un peuple, le nôtre, par lequel il se coupe de sa vocation naturelle et surnaturelle, être promoteur de principes universels touchant l’humanité comme telle, notamment la justice et la sagesse. Il est clair que cette décision est signe mais aussi  source d’une décomposition profonde de notre peuple. On peut faire l’hypothèse qu’il en subit déjà les effets mortifères. En effet, la justice immanente est pour une personne humaine dès ici-bas l’anticipation et la concrétisation terrestre de cette loi morale de la responsabilité qui se déploie ultimement devant Dieu. Idem pour un peuple.   

 

Ainsi les débats parlementaires qui ont lieu en ce moment sont en fait mesurés par cette loi inique de 1975. Comment le statut de l’embryon humain peut-il être reconnu et protégé si la législation considère que toute femme peut  ôter sa vie à l’enfant qu’elle a conçu sans autre raison que l’état de sa subjectivité ? Comment les droits de l’enfant à être conçus et élevés par ses parents peuvent-ils être respectées si le droit à la disposition de son propre corps implique en réalité son envers, à savoir un droit à l’enfant « si je veux et quand je veux » ? Alors affirmer que la France est analogiquement en état de péché mortel n’est pas à comprendre comme une condamnation pleine d’amertume et de ressentiment mais comme une exhortation à changer motivée par l’espérance théologale.            

« Si le péché mortel n’est pas racheté par le repentir et le pardon de Dieu, il cause l’exclusion du Royaume du Christ et la mort éternelle de l’enfer, notre liberté ayant le pouvoir de faire des choix pour toujours, sans retour.» (CEC, §1861) Prions pour le salut de notre ancien Président. Prions pour que notre peuple prenne publiquement conscience de son crime et s’en repente officiellement en implorant le pardon de Dieu. 

 

Thibaud Collin - L'Homme Nouveau

 

samedi 12 octobre 2019

" Une grande prière pour la vie, qui parcourt le monde entier, est une urgence"

Tout au long de ce mois d’octobre, nous sommes invités à réciter le Rosaire ou à dire le Chapelet. De quoi s’agit-il ? Un rosaire, c’est une couronne de roses ; quant au chapelet, c’est un petit chapeau de fleurs. Dire son Chapelet ou réciter le Rosaire, c’est tresser à la Sainte Vierge une couronne de prières. Toutefois, comme nous le rappelle Jean-Paul II dans la Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, «… tout en ayant une caractéristique mariale, le Rosaire est une prière dont le centre est christologique… Il concentre en lui la profondeur de tout le message évangélique, dont il est presque un résumé ».

Le pape Jean-Paul II vantait ainsi les mérites du Rosaire : « Le Rosaire, grâce à Marie, fait descendre, pour ainsi dire, la lumière salvifique de tous les mystères du Christ dans les circonstances et les difficultés de la vie quotidienne normale, du travail, de la fatigue, du doute, de la souffrance, de la vie sociale et familiale, et transfigure tout, élève tout, purifie tout ». Il disait encore : « Le Rosaire est ma prière préférée. C’est une prière merveilleuse de simplicité et de profondeur…pour exhorter à la contemplation du visage du Christ en compagnie de sa Très Sainte Mère et à son école ».

Le Rosaire récité en famille est ferment d’union et de concorde. Voilà, ce que disait le pape Pie XII, à ce sujet : « en récitant le Chapelet, la famille prie unie …Si la famille prie, en effet, elle vit ; et si elle prie unie, elle vit unie. Peu de moyens nous semblent aussi efficaces, pour promouvoir et conserver l’union des esprits, que la prière en commun récitée en famille, sous le regard affectueux et souriant de Marie ». Et encore : « C’est surtout au sein des familles que nous désirons que la pratique du Rosaire soit répandue, religieusement conservée et sans cesse développée. C’est en vain qu’on s’efforce d’enrayer le déclin de la civilisation si on ne ramène pas à la loi de l’Évangile la famille, principe et fondement de la société ». Quant au pape Jean-Paul II, il nous exhortait en ces termes : « Je répète aujourd’hui à tous, ce que j’ai dit aux familles : une grande prière pour la vie, qui parcourt le monde entier, est une urgence ».

 Le Rosaire est aussi un remède aux grands maux de notre temps. Le pape Paul VI en octobre 1969 s’exprimait ainsi : « Nous exhortons le clergé et les fidèles à demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la paix et la réconciliation entre tous les peuples. La paix est certes l’affaire des hommes…, mais la paix est aussi l’affaire de Dieu. La prière (la récitation du Rosaire), par laquelle nous demandons le don de la paix, est donc une contribution irremplaçable à l’instauration de la paix ». Tandis que Jean-Paul II affirmait : « Le Rosaire est une prière orientée, par nature, vers la paix. En réalité, tandis qu’il nous conduit à fixer les yeux sur le Christ, le Rosaire nous rend aussi bâtisseur de la paix dans le monde ».

Lorsque la Sainte-Vierge apparaît à Fatima en 1917, elle porte un chapelet et ne manque pas de recommander la récitation du Rosaire : ‐ « Récitez le Chapelet tous les jours, afin d’obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre »« Je veux que… vous disiez le Chapelet tous les jours »« Je suis Notre-Dame du Rosaire. Que l’on continue à réciter le Chapelet tous les jours… ».  Apparaissant à sœur Lucie, au couvent de Tuy, le 10 décembre 1925, la Sainte-Mère de Dieu, lui dit, en lui montrant son cœur : « Vois ma fille, mon cœur entouré d’épines, que les hommes ingrats y enfoncent à chaque instant par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi au moins tâche de me consoler et dis qu’à tous ceux qui pendant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la Sainte Communion, réciteront un Chapelet, et passeront quinze minutes avec moi, en esprit de réparation, je promets de les assister à l’heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme ».

 

vendredi 11 octobre 2019

Octobre, mois du Rosaire : prier Notre-Dame, Reine de France

Notre-Dame est Reine de France, au moins officiellement depuis février 1638. Elle a étendu sa maternelle protection sur la Chrétienté depuis bien plus longtemps pour intervenir quand tout semblait perdu : le mois du Rosaire nous invite particulièrement à redécouvrir la richesse de la dévotion à notre Sainte-Mère.

Les grâces de la prière du Rosaire sont nombreuses dans l’Histoire, mais quelles leçons tirer ?

La condition de l’humilité et de l’amour de la pauvreté : Si la Vierge permet la victoire des armes, elle privilégie le plus souvent les enfants dans ses apparitions ; ces enfants sont peu instruits, d’extraction modeste, mais sont animés d’une foi profonde et croient immédiatement en la réalité de l’Apparition. Point de preuve, point de démonstration savante : « Je suis l’Immaculée Conception », une seule vérité qui se suffit à elle-même. C’est donc l’humilité qui est l’une des conditions nécessaires pour que la Vierge se manifeste ; elle demande une adhésion prompte, généreuse, sans défaillance à son message, tout comme elle a prononcé son « Fiat » à Nazareth.

La nécessité de la pénitence : Notre-Dame dira aux enfants de Fatima : « voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’il voudra pour la conversion des pécheurs ? » Que ce soit à La Salette, à Pontmain ou à l’Ile Bouchard, elle réclame de faire pénitence. Si elle exalte la nécessité et la primauté de la pénitence, elle semble insister sur l’obligation morale de faire son devoir d’état avant toute chose, ponctuellement, sans y déroger en rien, sans ajout inutile. Avant toute macération, c’est déjà une véritable pénitence par l’obéissance immédiate que requiert une telle attitude, obligeant bien souvent à faire passer ses désirs propres après ce qu’on doit faire (le secours d’un confesseur régulier est une aide précieuse). Quant à la souffrance, morale ou physique, elle doit être acceptée sans récrimination, à l’exemple du Sauveur qui a connu l’abandon par les siens et la torture la plus cruelle : elle est une occasion inespérée de participer à la Croix.

L’importance primordiale de la prière : C’est par la prière du Rosaire que le Turc a été arrêté à Lépante. A Pontmain, les enfants disent le chapelet tout comme Bernadette à Lourdes. C’est en allant dire un chapelet, qu’à l’Ile Bouchard les enfants voient la Sainte-Vierge. Là encore, ce n’est pas une prière compliquée que nous demande Notre-Dame ; elle désire simplement que nous disions tout notre amour pour son Divin Fils et notre soif de Le servir et de L’honorer. Chacune des Apparitions n’est que le rappel du « faites tout ce qu’Il vous dira » des Noces de Cana. Notre confiance en Dieu doit être totale et la Vierge Mère vient nous rappeler que son seul désir est de faire la volonté de son Fils, et nous en donne les moyens, tout en nous rappelant que Notre-Seigneur triomphera à la fin des temps.

jeudi 10 octobre 2019

Retrouvez-nous au Colloque d'Ichtus !

Chers amis,

Le succès de la manifestation Marchons Enfants du 6 octobre montre qu'il existe une base de mobilisation solide et nombreuse pour résister au « Meilleur des mondes » promis par l'industrie biotechnologique. Cependant, les questions essentielles liées au projet de loi de bioéthique ne sauraient être isolées de l'ensemble la problématique sociale. Dans une tribune publiée par le site d'information Aleteia, Guillaume de Prémare, délégué général d'Ichtus, montre pourquoi les questions dites « sociétales » sont intimement liées à la question sociale dans son ensemble.

Samedi prochain, le colloque Catholiques en action, dont le thème « Agir pour un nouveau catholicisme social » s'inscrit dans le sillage de l'appel pour un nouveau catholicisme social, permettra de réfléchir à la manière de nous engager concrètement pour réduire les fractures françaises et reconstruire des communautés solidaires au niveau local, dans la culture, dans l'entreprise, dans la famille, etc.

Nous vous invitons à découvrir ici la bande-annonce du colloque.

Il vous reste deux jours pour vous inscrire au colloque Catholiques en action, nous comptons sur votre présence et sur votre engagement pour mobiliser autour de vous !

S'inscrire au colloque Catholiques en action

Lire la tribune de Guillaume de Prémare

Amitiés

Bruno de Saint Chamas

 

 

Cérémonie sacrilège dans les jardins du Vatican, le 4 octobre

A propos de la cérémonie déconcertante qui s’est tenue dans les jardins du Vatican le 4 octobre, le jour de saint François, on a parlé d' »orgie panthéiste », de « syncrétisme religieux », de « délire ». Avec la circonstance aggravante d’avoir utilisé saint François.

C’est parfaitement exact. Mais je me permets humblement d’ajouter que ce fut aussi une profanation. Certes, les jardins du Vatican ne sont pas, ou du moins pas entièrement, des terres consacrées. Mais ils font partie de la cité dans laquelle vit le pape, et depuis quelques années aussi le pape émérite. Ils sont à deux pas de la basilique qui conserve le souvenir du premier des apôtres et de ce qui est considéré comme sa tombe. Ils sont à quelques pas des résidences des deux papes et de la réplique de la grotte de Lourdes, où Benoît XVI va prier. Les jardins ont été fréquentés par de nombreux papes, qui se sont promenés le long des allées, y ont prié et récité le Saint Rosaire, comme le Pape Benoît XVI le fait encore aujourd’hui. Ils sont situés dans la zone de l’inhumation des chrétiens des premiers siècles et abritent de nombreux symboles religieux, comme la statue de saint Michel Archange et celle de Notre-Dame d’Aparecida, pour ne citer que deux des exemples les plus récents.

Avoir donc réalisé cette cérémonie à connotation païenne dans les jardins du Vatican, on peut bien le dire, équivaut à quelque chose de sacrilège, une action impie qui offense tous les croyants et qui doit être réparée.

Beaucoup de lecteurs et d’amis m’ont fait remarquer que sur la nappe posée sur une pelouse, objet d’adoration pendant la cérémonie, il y avait une statue d’une sorte de Priape, et en effet les images ne laissent aucun doute.

Non pas que cela rende plus grave ce qui était à tous points de vue une cérémonie d’un caractère idolâtre, mais je veux le noter parce que je me pose une question: comment les catholiques qui y ont participé ont-ils pu se prosterner devant la nappe et les symboles déposés dessus? Dans quel esprit l’ont-ils fait? Qu’ont-ils pensé à ce moment-là? A qui s’adressaient-ils réellement avec leurs « prières » ? Qui adoraient-ils ? Bref, pour dire les choses crûment: le doute que la cérémonie avait aussi un contenu satanique, à mon avis, est bien présent.

Dans une Église catholique qui invite souvent à considérer comme superflu, voire déconseillé de s’agenouiller en adoration, le 4 octobre, nous avons vu des gens se prosterner à plusieurs reprises devant une nappe posée sur une pelouse et couverte de symboles, au moins très ambigus et, dans un cas au moins, obscènes.

Je ne sais pas si les membres du clergé qui ont participé au « rite » savent ce qu’est le sacrilège. Sans aucun doute, il ont trahi le Sacré et le Saint qui est Jésus-Christ, rétrogradant dans un paganisme superstitieux et faux. C’est l’effet du relativisme religieux qui a maintenant pénétré l’Église.

J’ai lu que les offrandes des indigènes à la Pachamama, la Terre Mère, incluent le foetus d’un lama, avec aspersion de sang sur le sol, ou de feuilles de coca. La prochaine fois, aurons-nous encore ces rituels? Si l’on veut « inculturer » la foi, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout?

Mais, je le répète, à présent, il faut réparer. Quelqu’un parmi ces messieurs les cardinaux est-il prêt à le faire ?

AM Valli - www.benoit&moi.fr

 

Veiller pour la renaissance de la culture de vie dans notre société

Depuis 10 ans sont organisées chaque année des veillées pour la vie dans les paroisses à l'initiative de fidèles et de leur curé. Ces veillées sont d'autant plus importantes que le respect de la loi naturelle est totalement bafoué par le pouvoir en place qui nous impose une dictature de la pensée dont seule la Grâce peut nous sortir. La Sainte-Vierge nous a rappelé lors de chacune de ses apparitions la nécessité de prier le chapelet : en ce mois du Rosaire, il nous semble nécessaire d'oeuvrer ensemble pour exaucer Sa demande et confier à la Providence le Salut de notre pays. " Demandez, et l'on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l'on vous ouvrira" nous rappelle en effet Saint Matthieu.

Nous vous invitons à vous rendre  au plus vite sur le site : www.veilleespourlavie.org, sur lequel vous trouverez toutes les indications et le kit d'organisation pour l'organisation de ces veillées.

Attention, il est nécessaire d'en parler très rapidement à votre curé : les agendas se remplissent vite, surtout en cette fin d'année. Le 30 novembre ou une autre date au début de l'Avent reste un impératif pour former cette grande communion de prière.

Nous comptons sur vous amis pèlerins ! Notre communion ne doit pas se limiter aux 3 jours de pèlerinage, que toutes nos églises rayonnent de nos prières pour que renaisse la culture de vie en France ! 

mercredi 09 octobre 2019

Feiz e Breizh : faire renaître la chrétienté régionale

La 2ième édition du pèlerinage Feiz e Breizh a réuni 800 fidèles à la Messe de Clôture célébrée par Monseigneur Centène à Sainte Anne d'Auray sur le thème 'Prier avec nos saints", dont Saint Iltud à l'origine de la Chrétienté bretonne et Sainte Anne, Patronne des Familles. Une très belle démarche qui manifeste bien le besoin de retour au sources de chacun...

Une dizaine de religieux accompagnaient la colonne des pèlerins : Sœurs de la Famille Missionnaire de Notre-Dame (Vincin, Arradon), prêtres du diocèse de Vannes, prêtres de la Fraternité Saint-Pierre (Quimper et Saint-Pol-de-Léon) et chanoines de l’Institut du Christ-Roi (Saint-Brieuc et Rennes).

Devant un tel succès, notez déjà dans vos agendas la 3ième édition qui aura lieu les 26 et 27 septembre 2020 ! 

Ronan, pèlerin témoigne : 

  " C’était un excellent pèlerinage. C’est une belle œuvre qui marche. Il y a beaucoup de jeunes, de vraies générations qui suivent le flambeau et c’est plein d’espérance.

Aucune des photos ne vous montreront assez bien la ferveur des chapitres, l’esprit catholique et breton régnant, la camaraderie et l’investissement personnel de chacun. La veillée excellente où korrigans et pèlerins luttaient à qui chanterait, danserait, rirait et se battrait le mieux. Les messes et les prières étaient dans nos chapelles reconstruites et restaurées, avec des homélies fortes et une liturgie au sommet. Être au premier rang de messes solennelles soigneusement paramétrées est une vision du ciel, qui ne se vit qu’une fois parce qu’à chaque fois nouveau.

J’ai vu des bretons bretonnants, des parisiens et des angevins non concernés par la culture bretonne. J’ai vu des anciens en larmes de revoir la foi revivre dans leur campagne en pluie. Il y avait des adolescents non concernés, consommateurs et finalement intéressés. J’ai vu des enfants brandissant bannière et scandant ses cantiques bretons avec fierté. D’autres pleuraient, ceux qui avec leur maman résistaient sur un bivouac arrosé par la tempête. J’ai vu un évêque reconnaissant, des pèlerins fatigués et remplis de grâce. Ceux que je n’ai pas croisé, ce qui ne pouvait pas arriver : trouver ce pèlerinage nul, maladroit et sans pertinence.  

Ce n’est pas la première fois que je vais à Sainte Anne, ce n’est pas la première fois non plus que j’y viens en pèlerinage. Pour ceux qui ont l’expérience de pèlerinage aux marches difficiles, aux conditions climatiques démoralisantes, au sommeil écourté et à l’appétit brimé, vous savez de quoi je parle. De quoi je parle quand on voit l’objectif au loin : le clocher qui dépasse la campagne, le genou qui se pose de joie. Vous savez le sentiment que nous avons quand le monument plein et gracieux se dresse devant vous comme ultime point d’orgue : vous êtes arrivés. Chartres au bout de trois jours de marche n’a pas la même beauté qu’à la descente d’un train. Sainte Anne sous les cantiques bretons, habités par les costumes et les croix des pèlerins, ne se dessinent pas non plus de la même manière. Ici la scala santa s’impose, là la piété et la compréhension de la relique de la mère de Marie s’accomplit. Le visage de la basilique s’illumine.

Je suis venu de Paris fatigué, je reviens exténuéLe corps va se remettre vite, le souvenir lui restera d’année en année et nos âmes sanctifiées."

 

mardi 08 octobre 2019

Journée d'Amitié Chrétienne : inscrivez-vous !

Samedi 16 novembre 2019

Église Sainte Odile – 2 av Stéphane Mallarmé – 75 017 PARIS

 

Autour du thème du pèlerinage 2020 : “Saints-Anges, protégez-nous dans les combats”,

la Journée d’Amitié Chrétienne sera l’occasion de présenter les trois jours de marche tournés vers

les anges, leur identité, leur rôle et notre lien avec eux.

 

Puis, pour élargir notre réflexion vers l’action au quotidien, 

nous aurons le plaisir d’accueillir, autour d’une table ronde sur le thème

“Politiques, syndicats et entreprises : est-il encore possible d‘agir pour le bien commun ? “

 


Église Sainte Odile – 2 av Stéphane Mallarmé – 75 017 PARIS

De 9h à 17h avec possibilité de rejoindre en cours de journée

Inscriptions en ligne : c'est ici

Lundi 07 octobre 2019

7 Octobre 1571 : Notre-Dame de la Victoire à l'origine de la Solennité du Saint-Rosaire

Notre Dame est apparue six fois à Fatima, et, au cours de toutes ces apparitions, Elle a demandé que nous ne laissions passer aucune journée sans réciter le chapelet. Trois fois Elle a indiqué que la récitation du chapelet était le meilleur moyen d'obtenir la paix. «Que l'on récite le chapelet tous les jours pour obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre» (13 Mai 1917). «Je veux que l'on continue à réciter le chapelet tous les jours en l'honneur de Notre Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre, parce qu'Elle seule peut vous secourir» (13 Juillet 1917). «Que l'on continue à réciter le chapelet pour obtenir la fin de la guerre» (13 Septembre 1917).

LA PREUVE PAR LES FAITS

Les faits, aussi bien anciens que récents, montrent que le chapelet est réellement l'arme de la paix. Les Albigeois Au 13eme siècle, un danger terrible menaçait l'Eglise catholique surtout au sud de la France: l'hérésie albigeoise. Les Albigeois sont plus dangereux que les Maures, déclarait le Pape Innocent II. A la demande du Pape, les chrétiens du Nord organisèrent une croisade pour la défense de la foi. Mais le sort leur fut d'abord défavorable. St Dominique propagea le Rosaire, et la victoire ne se fit pas attendre. Le 12 Septembre 1213 eut lieu la célèbre bataille de Muret, près de Toulouse, où 2000 soldats chrétiens furent vainqueurs de 100000 hommes, composant l'armée albigeoise, commandée par le Comte Raymond de Toulouse et le Roi Pierre d'Aragon.

A qui fut attribuée cette victoire retentissante sur l'hérésie? Simon de Montfort, le chef de l'armée des croisés, n'hésita pas à l'attribuer à Notre Dame du Rosaire. Aussi fit-il ériger sur le lieu même une chapelle sous l'invocation de Notre Dame du Rosaire. Le Pape Pie XI, le 29 Septembre 1937, écrivait: «Nous désirons vivement que, durant le prochain mois d'Octobre, le Saint Rosaire soit récité avec une dévotion accrue par tous les chrétiens... Que Celle qui a écarté victorieusement des frontières des peuples chrétiens la terrible secte des Albigeois, soit invoquée et suppliée par nous, pour dissiper les nouvelles erreurs actuelles, en particulier celles des communistes, qui, pour plus d'une raison, et par leur perversité, rappellent ces antiques hérésies. Comme au temps de la Croisade s'élevait dans l'Europe entière, parmi tous les peuples, une même supplique, qu'aujourd'hui, dans le monde entier, dans les villes, les bourgs, les villages, tous, unis par le coeur dans un même effort, cherchent, par d'incessantes prières, à obtenir de la puissante Mère de Dieu que soient vaincus les destructeurs de la civilisation chrétienne et humaine, et que, sur les nations fatiguées et inquiètes, resplendisse la véritable paix». (Encyclique «Ingravescentibus malis»).

Lépante «En 1571, les musulmans cherchaient à se venger des défaites subies en Occident, surtout au Portugal et en Espagne, au cours des siècles précédents. La chrétienté était gravement menacée. Le Pape St Pie V, surtout, voyait le danger. Il ne s'agissait pas seulement d'une lutte entre nations rivales, mais d'une menace pour la foi catholique de l'Occident. Aussi s'appliqua-t-il à une mobilisation à la fois spirituelle et temporelle des fidèles. Il demanda spécialement que, le premier dimanche d'Octobre de cette année 1571, on célébrât le Saint Rosaire par la récitation du chapelet et les processions des Confréries, afin d'implorer de Notre Dame le secours nécessaires aux chrétiens» (Mgr. Francisco Rendeiro O. P., Evêque de Coimbra). En même temps, une flotte chrétienne, commandée par Jean d'Autriche, fils de Charles-Quint et frère de Philippe II, se dirigea vers le Proche-Orient. Afin d'obtenir la protection de Marie, le Saint-Père voulut que chaque combattant fût muni d'un chapelet et s'engageât à le réciter. Le dimanche 7 Octobre, la Flotte chrétienne et la Flotte turque s'affrontèrent dans le golfe de Lépante, sur les côtes de la Grèce. La bataille acharnée, qui dura toute l'après-midi, se termina par la victoire éclatante des chrétiens. Le soir même, St Pie V eut, à Rome, une claire connaissance du succès rem porté. Dans le même après-midi, les Confréries du Rosaire, spécialement à Rome, parcouraient les rues en procession en récitant le Rosaire. Cette victoire mit fin à la puissance navale des Turcs et sauva l'Europe chrétienne. St Pie V attribua cette victoire à la prière du Rosaire, plus qu'à la force des armes, et il ordonna d'ajouter aux Litanies de la Vierge l'invocation: «Secours des chrétiens, priez pour nous». En outre, il établit une fête à célébrer le 7 Octobre de chaque année, en action de grâces, sous le titre de «Notre Dame de la Victoire». Son successeur Grégoire XIII institua la Solennité du Saint Rosaire, à célébrer tous les ans, le premier dimanche du mois d'Octobre, afin de rappeler ce souvenir. Le 10 Mai 1955, Pie XII disait: «L'appellation donnée à Notre Dame de Reine du Très Saint Rosaire évoque, sans aucun doute, une grande victoire remportée sur les infidèles, mais, plus encore, les conquêtes de la foi sur le mal et l'ignorance religieuse». Mgr. Francisco Rendeiro O. P. écrivait: «C'est surtout à partir de la victoire de Lépante que les fidèles se sont habitués à invoquer Marie à l'aide du Saint Rosaire dans les grandes calamités publiques».

Save the date !

Chers pèlerins, chers amis,

comme chaque année, nous nous retrouverons à la mi-novembre pour préparer notre pèlerinage de la prochaine Pentecôte qui devrait, une fois de plus, battre tous les records de participation.

Cette année, le samedi 16 novembre, se déroulera ce que nous appelons désormais la JAC, la Journée d'Amitié Chrétienne de NDC. C'est en effet la meilleure définition que nous pouvons donner de cette journée qui allie les informations détaillées sur le pèlerinage et consacre dorénavant une large part aux échanges avec des personnalités amies.

Nous vivons dans un monde qui voit se multiplier la poursuite des transgressions : PMA sans père, esclavage maternel, euthanasie "assistée". La loi naturelle de Dieu inscrite au coeur de chacun est bafouée. Ce sont les ravages du progressisme sans frein et sans finalité.

Dans le même temps, nous ne pouvons qu'être inquiets face à certaines initiatives dans l'Eglise même :  là encore, on assiste à la remise en cause de points fondamentaux de sa doctrine, parfois par les plus hautes autorités.

Dans ce contexte, nous avons besoin de nos deux piliers :

  • Spirituellement, nous savons que l'Eglise a les promesses de la vie éternelle, qu'elle a traversé sur Terre déjà bien des épreuves et que, c'est l'essentiel, elle nous sauve.
  • Humainement, nous avons besoin d'amitié partagée, besoin de retrouver de vrais amis de la Vérité, de la Chrétienté, de la doctrine de l'Eglise, sa doctrine sociale en particulier.

Voilà l'objet de la JAC : cette journée est donc ouverte à tous les pèlerins, à tous les amis de NDC.

Rendez-vous le 16 novembre, en l'église Sainte-Odile.

Pour s'inscrire c'est  ICI

 

Dimanche 06 octobre 2019

En avant !

" Mes chers amis, vous devez avoir en vous quelque chose de semblable à des aigles. un cœur d'aigle et un regard d'aigle, comme disait le regretté primat. Vous devez tremper votre âme et l'élever très haut, pour pouvoir, tels des aigles survoler toute la volaille, en marche vers l'avenir de notre Patrie. Ce n'est qu'en ressemblant à des aigles que vous pourrez affronter les vents, les orages et les tempêtes de l'Histore, sans vous laisser mener à l'esclavage. Souvenez-vous-en ! Les aigles sont des oiseaux libres, car ils volent haut dans le ciel et ne se vautrent pas à terre." 

Le chemin de ma croix, Jerzy Popiełuszko (trad. Michel de Wieyzka), éd. cana, 1984, p. 173