mercredi 27 février 2019

Vive Henri IV

1. Vive Henri IV !
Vive ce roi vaillant !
Vive Henri IV!
Vive ce roi vaillant!
Ce diable à quatre
A le triple talent
De boire et se battre
Et d'être un vert galant.

2. Au diable guerres,
Rancunes et partis !
Au diable guerres,
Rancunes et partis!
Comme nos pères
Chantons en vrais amis,
Au choc des verres
Les roses et les lys.

3. Vive la France !
Vive le roi Henri !
Qu'à Reims on danse,
En disant comme Paris :
Vive la France !
Vive le roi Henri !
Vive la France !
Vive le roi Henri !

4. Chantons l'antienne
Qu'on chantera dans mille ans ;
Que Dieu maintienne
En paix ses descendants
Jusqu'à ce qu'on prenne
La Lune avec les dents.
Jusqu'à ce qu'on prenne
La Lune avec les dents.

Vent frais

Vent frais, vent du matin
Vent qui souffle aux sommets
Des grands pins
Joie du vent qui souffle
Allons dans le grand
Vent frais, vent du matin

Sur les monts

1. La route est dure sur la montagne,
Mais nous allons pleins de courage.
Dans l’ouragan nos cœurs qui chantent
Sont délivrés de leurs tourments,
Dans l’ouragan nos cœurs qui chantent
S’enivrent de joie et de vent.

Sur les monts tout puissants
On n’entend que le vent
On ne voit que le ciel
On ne sent que le soleil
Au revoir, au revoir
Nous allons chercher le vent

2. Le pic se dresse loin de la terre
Et nous marchons vers la lumière
Neige et soleil, montagnes aimées
Dans la splendeur de l’ouragan
Neige et soleil, montagnes aimées
Soyez bénis pour vos présents !

3. Le jour est sombre sur notre France
Mais nous allons plein d’espérance
Et tous unis nous voulons vaincre
Le désespoir et le malheur
Et tous unis nous voulons vaincre
Le mal, le plaisir et la peur

Se canto

Se canto, que canto
Canto pas per you
Canto per ma mio
Qu’es al lent de you
Aquelos montagnos
Qué tan aoutos sount,
M’empatchon de bésé
Mas amous oun sount

Debat ma fenestro,
Ya un aousélou
Touto la neî canto,
Canto sa cansou.

Baïssas bous mountagnos
Planos aoussas bous !
Perque posqui bésé
Mas amous oun sount.

Aquélos mountagnos
Tant s’abacharan
Mas amourettos
Se rapproucharan.

S’il chante, qu’il chante
Chante pas pour moi
Chante pour ma mie
Qui est loin de moi.

Ces fières montagnes
A mes yeux navrés,
Cachent de ma mie
Les trait bien aimés.

Dessous ma fenêtre
Y a un oiselet
Toute na nuit chante
Chante sa chanson

Baissez-vous montagnes,
Plaines haussez-vous
Que mes yeux s’en aillent
Où sont mes amours

Les chères montagnes
Tant s’abaisseront
Qu’à la fin ma mie
Mes yeux reverront.

Santiano

1. C'est un fameux trois-mâts, fin comme un oiseau
(Hisse et ho, Santiano)
Dix-huits noeuds, quatre cents tonneaux
Je suis fier d'y être matelot

Tiens bon la vague et tiens bon le vent
Hisse et ho, Santiano
Si dieu veut, toujours droit devant
(Nous irons jusqu'à San Francisco)

2. Je pars pour de longs mois en laissant Margot
(Hisse et ho, Santiano)
D'y penser, j'avais le coeur gros
(En doublant les feux de Saint Malo)

3. On prétend que là-bas, l'argent coule à flots
Hisse et ho, Santiano
On trouve l'or au fond des ruisseaux
(J'en ramènerai plusieurs lingots)

4. Un jour je reviendrai, chargé de cadeaux
(Hisse et ho, Santiano)
Au pays, j'irai voir Margot
(À son doigt, je passerai l'anneau)

Tiens bon le cap et tiens bon le flot
Hisse et ho, Santiano
Sur la mer qui fait le gros dos
Nous irons jusqu'à San Francisco

Russie libre (Choeur Montjoie Saint-Denis)

La la la la la la la la
Zatiebiebia roednaïa
Ouvass dieva sviet’taïa
Prochtiai trouba zoviot
Saoldati Fprorod

1. Le peuple russe souffre la passion
Mais sa résurrection
Fera trembler le rouge bastion
Et prendront fin ces temps de persécution.

2.  Quand les évêques et le Saint Père
Feront la consécration ?
Dans les goulags les martyrs l’espèrent
Mais quand donc s’accompliront ces prédictions ?

3.  Dans les ténèbres brûlent des cierges
Pour la Russie glorieuse
A Fatima l’a promis la Vierge
Du Kremlin Elle sera un jour victorieuse.
Lalala…

4. Russie libre en chrétienté
Retrouvant l’unité
Paix, justice et prospérité
Pour les nations retrouvant leur liberté.

5. La Chrétienté enfin unie
Libérera la Terre
Pour le Christ et la Vierge Marie,
Devant qui tous fléchiront genoux en terre

6.  Dieu éclairera le clergé rebelle
Aux demandes de la Reine
Qu’il entende enfin vos appels
Que votre divin cœur triomphe de la haine
Lalala…

7. Frères persécutés des glacis,
Sachez nous pardonner
L’Ostpolitik, les Yaltas communistes
Le mépris de ceux qui vous ont aliénés.

8. Camarades solidaristes
Brandissons les tridents
Pour abattre les régimes communistes
Et unir l’Europe centrale à l’occident.

9. Bannières levées il faut partir
Combattre les sections
Marchent avec nous les héros, les martyrs
Tués par la sinistre Révolution.

Réveillez-vous picards

1. Réveillez-vous Picards,
Picards et Bourguignons.
Apprenez la manière d'avoir de bons bâtons,
Car voici le printemps et aussi la saison
Pour aller à la guerre donner des horions.

2. Tel parle de la guerre
mais ne sait pas que c'est:
Je vous jure mon âme que c'est un piteux faict
Et que maint homme d'armes et gentil compagnon
Y ont perdu la vie, et robe et chaperon.

3. Où est ce duc d'Autriche?
Il est en Pays-Bas
Il est en Basse Flandre avec ses Picards
Qui nuit et jour le prient qu'il les veuille mener
En la Haute Bourgogne pour la lui contester.

4. Quand serons en Bourgogne,
et en Franche Comté,
ce sera qui-qu'en-grogne le temps de festoyer
bout'ront le roy de France, dehors de ces costeaux
et mettrons dans nos panses le vin de leurs tonneaux

5. Adieu, adieu, Salins,
Salins et Besançon
Et la ville de Beaulne, là où les bons vins sont
Les Picards les ont bus, les flamants les paieront
Quatre pastars la pinte ou bien battus seront.

6. Nous lansquenets et reîtres
et soudards si marchons
Sans finir de connaître où nous arriverons,
Aidons Dame Fortune et destin que suivons
A prêter longue vie aux soldats Bourguignons.

7. Quand mourrons de malheur
la hacquebutte au poing
Que Duc nostre Seigneur digne tombeau nous doint
Et que dedans la terre où tous nous en irons
Fasse le repos guerre aux braves bourgignons

8. Et quand viendra le temps
où trompes sonneront
Au dernier Alahau, quand nos tambours battront
nous lèveront bannières aux ducque bourgignon
Pour aller à la guerre donner des horions.

Red River Valley

1. Dans les rues du village accablé
Et mon cœur a frémi à leur pas lourd
Sur les bords de la Red River Valley

O Seigneur la roue tourne entre tes mains
Où je vais aujourd’hui je ne sais
O Seigneur la roue tourne entre tes mains
Mais je veux retrouver les pionniers

2. Les pionniers ont peiné pour le village
A leurs mains la vallée s’est pliée
Et mes yeux ont vu naître un barrage
Sur les bords de la Red River Valley

3. Les pionniers ont marqué dans la clairière
Que le pain se partage entre tous
Et ma main s’est ouverte à mes frères
Sur les bords de la Red River Valley

4. Les pionniers ont chanté dans la nuit claire
Que la terre est à qui la voulait
Et ma voix s’est unie à leur chant fier,
Sur les bords de la Red river Valley

5. Les pionniers ont promis de revenir
L’herbe pousse aujourd’hui à nos pieds
Et mon cœur s’est trouvé fait pour servir
Sur les bords de la Red River Vall

Pelot d'Hennebont

1. Que nous sommes entrés dans Paris
Que je sommes déjà caporal
Et serons bientôt général

2. À la bataille, je combattions
Les ennemis de la nation
Et tous ceux qui se présentions

3. À grand coups d'sabres les émondions
Le roi Louis m'a z'appelé
C'est "sans quartier" qu'il m'a nommé

4. "Sire sans quartier, c'est point mon nom"
J'lui dit "J'm'appelle Pelot d'Hennebont"
Il a quéri un biau ruban

5. Et je n'sais quoi au bout d'argent
Il dit: "Boute ça sur ton habit
Et combats toujours l'ennemi"

6. Faut qu'ce soye que'qu'chose de précieux
Pour que les autres m'appellent "monsieur"
Et foutent lou main à lou chapiau

7. Quand ils veulent conter au Pelot
Ma mère si j'meurs en combattant
J'vous enverrais ce biau ruban

8. En souvenir du gars Pelot
Dites à mon père, à mon cousin
À mes amis que je vais bien

Je suis leur humble serviteur
Pelot qui vous embrasse de coeur

O sari mares

1. Ô Sari Marès, belle amie d'autrefois

En moi tu demeures vive

L'amour est plus fort que la vie et que les vents

Qui peut arrêter son élan ?

 

Je veux te revoir

Ô mon vieux Transvaal

Plaine semée de chaumes

Où le vent parfumé dans les arbres toujours verts

Sans cesse d'amour nous parle

Où le vent parfumé dans les arbres toujours verts

Nous parle d'amour toujours

 

2. Quand j'étais petit, je crois qu'un vilain démon

M'emporta loin de ma maison

Mais lorsque j'eus vingt ans, ce fut une horrible guerre

Qui m'emporta vers d'autres terres

 

3. Mais quand je pris l'eau pour quitter mes amours

Le diable gonflait la voile

Depuis en mon âme rien ne peut effacer

Les claires images d'antan.

 

4. Ma Sari Marès est bien loin de mon cœur

Mais je crois en son amour

Car c'est entre ses bras que j'ai connu le bonheur

J'irai la revoir un jour.

 

5. Quand sonnera l'heure du retour au vieux Transvaal

Ma douce bien aimée au seuil

De mon pays natal m'attendra de son amour

J'irai la revoir un jour !

 

Oui, je veux revoir

Dans mon vieux Transvaal,

Ma ferme au toit de chaumes.

Où le parfum du miel et les conifères embaument

Dans l'air pur et clair comme du cristal

Où le parfum du miel et les conifères embaument

Dans l'air pur et clair comme du cristal

Nous chantons tout le long des grèves

 

1. Nous chantons tout le long des grèves

Pour plaire au cœur des gars

En disant partout notre rêve

À ceux qui n’en ont pas

En disant partout notre rêve

À ceux qui n’en ont pas.

 

2. Nos chansons ont des mots bien rudes

Aux cœurs trop tôt flétris

Pour chasser la vieille habitude

Il faut des mots hardis

Pour chasser la vieille habitude

Il faut des mots hardis

 

3. Nos chansons ont des mots bien tendres

Pour plaire aux cœurs dolents

Mais il fait meilleur les entendre

Aux clairs échos des champs

Mais il fait meilleur les entendre

Aux clairs échos des champs

 

4. Nos chansons vont chanter la vie

Qui plaît au cœur des forts

Car la route rude est suivie

Au prix de durs efforts

Car la route rude est suivie

Au prix de durs efforts.

 

 

Monsieur de Charrette

1. Monsieur d’charrette a dit à ceux d’Anc’nis (bis)

Mes amis ! Le Roy va ramener la fleur de lys.

 

Prends ton fusil Grégoire,

Prends ta gourde pour boire,

Prends ta Vierge d’ivoire,

Nos Messieurs sont partis

Pour chasser la perdrix.

 

2. Monsieur d’Charette a dit à ceux d’Loroux (bis)

Mes bijoux ! Pour mieux tirer mettez-vous à genoux.

 

3. Monsieur d’charrette a dit à ceux d’Montfort (bis)

Frappez fort ! Le drapeau blanc défend contre la mort.

 

4. Monsieur d’charrette a dit à ceux d’Clisson (bis)

Le canon ! Fait mieux danser que le son du violon.

 

5. Monsieur d’charrette a dit à ceux d’Conflans :

Mes enfants ! Ralliez-vous à mon panache blanc.

 

Prends ton fusil Grégoire,

Prends ta gourde pour boire,

Prends ta Vierge d’ivoire,

Nos Messieurs sont partis

Pour aller à Paris.

Maudit sois-tu carillonneur

Maudit sois-tu carillonneur,

Que Dieu créa pour mon malheur !*

Dès le point du jour à la cloche il s'accroche,

Et le soir encore carillonne plus fort.

Quand sonnera-t-on la mort du sonneur ?

La Ligue noire (Choeur Montjoie Saint-Denis)

1. Aujourd'hui la ligue noire

Vient se livrer à nos coups

Ami verse-nous à boire

Et la victoire est à nous.

Tripe-z-ieux, remplis mon verre

Le vin fait de bons guerriers

Bacchus mon dieu tutélaire

Arrosera nos lauriers.

 

2. Un plat bougre nous menace

La colère est sur son front

Crancé foutre quelle audace

Veut nous faire la leçon:

A nous, jour de Dieu, j'enrage

Nous, le fléau des pervers

Nous, dont le mâle courage

Se foutrait de l'univers.

 

3. Verse donc, cher camarade

De soif tu me fais languir

Verse encore une rasade

Et je veux vaincre ou mourir.

J'en veux foutre cent par terre

Et de sang tout innonder

Oui, je veux dans la poussière

Rouler Albite et Crancé.

 

4. Peut-être qu'au sein de la gloire

Un foutu morceau de plomb

M'enverra sur l'onde noire

Vers ce bougre de Caron

Content, je perdrai la vie,

Je m'en fous, j'aurais vaincu

Quand on meurt pour la Patrie

N'a-t-on pas assez vécu?

 

5. Femme, nargue le veuvage

Quand j'aurai rendu l'esprit

Dis-moi, foutre, est-on moins sage

Quand on n'a pas de mari?

Mais, garde-toi qu'un faux frère

Te fasse jamais la cour

Celui qui tremble à la guerre

N'est qu'un jean-foutre en amour.

 

6. Gauthier, scélérat perfide,

Assassin des lyonnais

Et toi, Crancé parricide

L'horreur de tous les français

Ambitieux et sanguinaires,

Les lyonnais sont tous prêts

Ils embrasseront leurs frères

Mais puniront vos forfaits.

7. Précy conduit nos phalanges,

Les lauriers seront pour nous,

Et du Rhône jusqu'au Gange

On dira que sous nos coups

Des envoyés sanguinaires

Ont vu de près nos remparts,

Une famille de frères

Qui a pour père le dieu Mars;

 

8. La liberté, la patrie

Voilà le voeu de nos coeurs

Pour cette muse chérie

Nous jurons d'être vainqueurs:

C'en est fait, la canon gronde

Nous ne voulons plus de paix

Que tous les brigands du monde

Soient aux pieds des lyonnais.

 

9. J'entends une canonnade

Vite, allons à l'ennemi;

Mais avant, une rasade

A la santé de Précy.

Son nom qu'annonce la gloire

Seul fait trembler Montessuy;

On est sûr de la victoire

Quand on combat avec lui.

 

10. Tout l'univers nous contemple

Amis, frappons-en plus fort.

Au monde, donnons l'exemple,

Aux brigands donnons la mort.

Canonniers, brûlez l'amorce,

Redoublons tous nos efforts;

Faisons-leur entrer par force

La vérité dans le corps.

Les oies sauvages

 

1. Les oies sauvages vers le Nord,
Leurs cris dans la nuit montent,
Gare au voyage car la mort,
Nous guette par le monde,
Gare au voyage car la mort,
Nous guette par le monde (bis)

2. Au bout de la nuit qui descend,
Voyage grise escadre,
L'orage gronde et l'on entend,
La rumeur des batailles,
L'orage gronde et l'on entend,
La rumeur des batailles (bis)

3. En avant vole grise armée,
et cingle aux mers lointaines,
Tu reviendras, mais nous qui sait,
Ou le destin nous mène,
Tu reviendras, mais nous qui sait,
Ou le destin nous mène (bis)

4. Comme toi toujours nous allons,
Grise armée dans la guerre,
Murmure nous si nous tombons,
La dernière prière,
Murmure nous si nous tombons,
La dernière prière (bis)

Les marins de Groix

1. Nous étions deux, nous étions trois Aa-Aa-Aa

Nous étions trois marins de Groix Aa-Aa-Aa

 

Il vente, il vente.

C’est l’appel de la mer

Qui nous tourmente.

 

2. Nous étions trois marins de Groix Aa-Aa-Aa

Embarqués sur le Saint François Aa-Aa-Aa

 

3. Le mousse est allé prendr’un ris Aa-Aa-Aa

Un gros tonnerre l’aura surpris Aa-Aa-Aa

 

4. On a retrouvé son chapeau Aa-Aa-Aa

Son garde pipe et son couteau Aa-Aa-Aa

 

5. Sa pauvre maman s’en est allée, Aa-Aa-Aa

Prier la Sainte Anne d’Auray. Aa-Aa-Aa

 

6. Sainte-Anne rendez-moi mon fils Aa-Aa-Aa

Tu le verras en paradis. Aa-Aa-Aa

Les cosaques

1. Nous aimons vivre au fond des bois

aller coucher sur la dure

la forêt nous dit de ces milles voix:

"Lance toi dans la grande aventure"

 

La la la la la la la

 

2. Nous aimons vivre sur nos chevaux

dans les plaines du Caucase

emportés par leur rapides galop

nous filons plus vite que Pégase.

 

3. Nous aimons vivre auprès du feu

et danser sous les étoiles

la forêt nous dit de ces milles voix:

"Soit gai lorsque la lune est sans voile"

Les canuts



1. Pour chanter Veni Creator

Il faut une chasuble d'or.

Pour chanter Veni Creator

Il faut une chasuble d'or.

Nous en tissons

Pour vous grands de l'Eglise,

Et nous pauvres canuts

N'avons pas de chemise.

 

C'est nous les canuts,

Nous allons tout nus.

C'est nous les canuts,

Nous allons tout nus.

 

2. Pour gouverner il faut avoir

Manteaux et rubans en sautoir.

Pour gouverner il faut avoir

Manteaux et rubans en sautoir.

Nous en tissons

Pour vous grands de la terre,

Et nous pauvres canuts

Sans drap on nous enterre.

 

3. Mais notre règne arrivera

Quand votre règne finira.

Mais notre règne arrivera

Quand votre règne finira.

Nous tisserons le linceul du vieux monde,

Et l'on entend déjà la révolte qui gronde.

Les africains

1. Nous étions au fond de l'Afrique
Gardiens jaloux de nos couleurs
Quand sous un soleil magnifique
Retentissait ce crie vainqueur
En avant ! en avant ! en avant!

C'est nous les Africains
Qui revenons de loin.
Venant de nos pays
Pour sauver la patrie
Nous avons tout quitté
Parent, gourbis, foyers,
Et nous gardons aux cœur
Une invincible ardeur
Car nous voulons porter au et fier,
Le beau drapeau de notre France entière
Et si quelqu'un venez à y toucher,
Nous serions là pour mourrire à ses pied
Battez tambours à nos amours
Pour le pays, pour la patrie,
Mourir au loin, c'est nous les Africains


2. Pour le salut de notre empire
Nous combattons tous les vautours
La faim, la soif nous font sourire
Quand nous luttons pour nos amours
En avant ! en avant ! en avant !

3. De tous les horizons de France
Groupés sur le sol Africains
Nous venons pour la délivrance
Qui, par nous se fera demain
En avant ! en avant ! en avant !

4. Et lorsque finira la guerre
Nous reviendrons à nos gourbis
Le cœur joyeux et l'âme fière
D'avoir libéré le pays
En criant, en chantent en avant !

L'enfant de Strasbourg

1. Petit papa c'est donc la mi-Carême,

Car te voici déguisé en soldat.

Petit papa, dis moi si c'est pour rire,

Ou pour faire peur aux tous petits enfants.

 

2. Non non ma fille, je pars pour la Patrie,

C'est un devoir ou tous les papas s'en vont.

Embrasse-moi petite fille chérie,

Je rentrerais bien vite à la maison.

 

3. Dis-moi maman, quelle est cette médaille,

Et cette lettre qu'apporte le facteur ?

Dis-moi maman, tu pleures et tu défailles,

Ils ont tué petit père adoré.

 

4. Oui mon enfant, ils ont tué ton père,

Pleure avec moi, car nous les haïssons.

Quelle guerre atroce qui fait pleurer les mères,

Et tue les pères des petits anges blonds.

 

5. La neige tombe aux portes de la ville,

Là est assise une enfant de Strasbourg.

Elle reste là malgré le froid, la bise,

Elle reste là malgré le froid du jour.

 

6. Un homme passe, à la fillette donne,

Elle reconnaît l'uniforme allemand.

Elle refuse l'aumône qu'on lui donne,

A l'ennemi elle dit bien fièrement :

 

7. Gardez votre or, je garde ma puissance,

Soldat prussien, passez votre chemin.

Moi je ne suis qu'une enfant de la France,

A l'ennemi je ne tends pas la main.

 

8. Tout en priant sous cette cathédrale,

Ma mère est morte sous ce porche écroulé.

Frappée à mort par l'une de vos balles,

Frappée à mort par l'un de vos boulets.

 

9. Mon père est mort sur vos champs de batailles,

Je n'ai pas vu l'ombre de son cercueil.

Frappé à mort par l'une de vos balles,

C'est la raison de ma robe de deuil.

 

10. Vous avez eu l'Alsace et la Lorraine,

Vous avez eu des millions d'étrangers.

Vous avez eu Germanie et Bohème,

Mais mon p'tit cœur vous ne l'aurez jamais,

Mais mon p'tit cœur il restera français !

Le soldat belge

1. C’était un soir sur les bords de l’Yser,

Un soldat belge qui montait la faction.

Vinrent à passer trois gardes militaires,

Parmi lesquels était le Roy Albert.

Qui vive là ? lui crie la sentinelle,

Qui vive là ? Vous ne passerez pas !

Si vous passez craignez ma baïonnette,

Retirez-vous, vous ne passerez pas ! (bis)

Halte-là !

 

2. Le Roy Albert en fouillant dans ses poches,

Tiens, lui dit-il, et laisse-moi passer.

Non, répondit la brave sentinelle,

L’argent n’est rien pour un vrai soldat belge.

Dans mon pays, je cultivais la terre,

Dans mon pays, je gardais les brebis,

Mais, maintenant que je suis militaire,

Retirez-vous, vous ne passerez pas ! (bis)

Halte-là !

 

3. Le Roy Albert dit à ses camarades :

Fusillons-le, c’est un mauvais sujet.

Fusillons-le à la lueur des astres,

Fusillons-le, c’est un mauvais sujet.

Fusillez-moi, lui dit la sentinelle,

Fusillez-moi, vous ne passerez pas.

Si vous passez, craignez ma baïonnette.

Retirez-vous, vous ne passerez pas ! (bis)

Halte-là !

 

4. Le lendemain, au grand conseil de guerre,

Le Roy Albert lui demanda son nom.

Tiens, lui dit-il, voilà la croix de guerre,

La croix de guerre et la décoration.

Que va-t-elle dire, ma bonne et tendre mère,

Que va-t-elle dire en me voyant si beau ?

La croix de guerre est à ma boutonnière

Pour avoir dit : vous ne passerez pas ! (bis)

Halte-là !

 

 

Le Roy Louis

1. Le Roy Louis a convoqué

Tous ses barons et chevaliers

Le Roy Louis a demandé

« Qui veut me suivre où que j'irai ? »

 

2. Les plus ardents se sont dressés,

Ont juré Foi, Fidélité

Les plus prudents ont deviné

Où le Roy voulait les mener.

 

3. Ainsi parla le Duc de Baume

« Je combattrai pour le royaume »

Le Roy lui dit « c'est point assez :

Nous défendrons la chrétienté »

 

4. Ainsi parla seigneur d'Estienne :

« Je défends la terre chrétienne,

Mais je ne veux pas m'en aller

Semer la mort dessus la mer »

 

5. « Ah, dit le Roy, notre domaine

S'étend sur la rive africaine

Jusqu'au désert le plus avant

C'est notre fief, et prix du sang »

 

6. S'en est allé le Roy Louis

Les plus fidèles l'ont suivi

S'en sont allés bien loin, bien loin

Pour conquérir le fief divin !

Le roi Arthur

 

 

1. Le Roi Arthur avait trois fils, quel supplice,

Mais c'était un excellent roi, oui ma foi,

Par lui ses fils furent chassés, oui chassés à coups de pied

Pour n'avoir pas voulu chanter

Pour n'avoir pas voulu chanter ohé (bis)

Par lui ses fils furent chassés oui chassés à coups de pied

Pour n'avoir pas voulu chanter

 

2. Le premier fils se fit meunier, c'est bien vrai

Le second se fit tisserand, oui vraiment

Le troisième se fit commis d'un tailleur de son pays

Un rouleau de drap sous son bras

Pour n'avoir pas voulu chanter ohé (bis)

Le troisième se fit commis d'un tailleur de son pays

Pour n'avoir pas voulu chanter

 

3. Le premier fils volait du blé, c'est bien laid

Le second fils volait du fil, c'est bien vil

Et le commis du tailleur volait du drap à toute heure

Pour en habiller ses deux soeurs

Pour n'avoir pas voulu chanter ohé (bis)

Et le commis du tailleur volait du drap à toute heure

Pour n'avoir pas voulu chanter

 

4. Dans l'écluse le meunier s'noya, ha ha ha

À son fil le tiss'rand s'pendit, hi hi hi

Et le diable, mis en furie, emporta le p'tit commis

Un rouleau de drap sous son bras.

Pour n'avoir pas voulu chanter ohé (bis)

Et le diable, mis en furie, emporta le p'tit commis

Pour n'avoir pas voulu chanter.

Le petit Grégoire

1. La maman du petit homme

Lui dit un matin:

« À seize ans, t'es haut tout comme

Notre huche à pain!

À la ville tu peux faire

Un bon apprenti

Mais pour labourer la terre

T'es bien trop petit, mon ami

T'es bien trop petit

T'es bien trop petit. »

 

2. Vit un maître d'équipage

Qui lui rit au nez

En lui disant « Point n'engage

Les tout nouveau-nés!

Tu n'as pas laide frimousse

Mais t'es mal bâti

Pour faire un tout petit mousse

T'es bien trop petit, mon ami

T'es bien trop petit

T'es bien trop petit. »

 

3. Dans son palais de Versailles

Fût trouvé le roi

« Je suis gars de Cornouailles

Sire, équipez-moi! »

Mais le bon roi Louis XVI

En riant lui dit:

« Pour être garde-française

T'es bien trop petit, mon ami

T'es bien trop petit

T'es bien trop petit. »

 

4. La guerre éclate en Bretagne

Au printemps suivant!

Et Grégoire part en campagne

Avec Jean Chouan.

Les balles sifflaient nombreuses

Au-dessus de lui

En sifflotant dédaigneuses

T'es bien trop petit, mon ami

T'es bien trop petit

T'es bien trop petit. »

 

5. Cependant une le frappe

Entre les deux yeux

Par le trou l'âme s'échappe

Grégoire est aux Cieux!

Là, Saint Pierre qu'il dérange

Lui dit: « Hors d'ici!

J'ai besoin d'un grand archange

T'es bien trop petit, mon ami

T'es bien trop petit

T'es bien trop petit. »

 

6. Mais en apprenant la chose,

Jésus se fâcha

Entr'ouvrit son manteau rose

Pour qu'il s'y cacha

Fît entrer ainsi Grégoire

Dans son Paradis

En disant « Mon ciel de gloire

C'est pour les petits mon ami!

C'est pour les petits

C'est pour les petits »

Le cor (Choeur Montjoie Saint-Denis)

 

Dans le soir d'or résonne, résonne,

Dans le soir d'or, résonne le cor

Résonne, résonne, résonne le cor (bis)

Dans le soir d'or résonne, résonne,

Dans le soir d'or, résonne le cor

 

1. C'est le cor du grand Roland

Qui sonne affolant

Sous le ciel sanglant.

C'est le cor du roi Saint Louis

Sonnant l'hallali

Des païens maudits.

C'est le cor du gai Du Guesclin

Harcelant sans frein

L'Anglais qui le craint.

 

2. C'est le cor de Jeanne Lorraine

Qui sonne et s'égrène

Dans la nuit sereine.

C'est le cor du preux Bayard

Qui dans le brouillard

Rallie les fuyards.

C'est le cor qui sonne le jour

Où la gloire accourt :

Condé, Luxembourg.

 

3. C'est le cor de Hoche et Marceau

Des gars en sabots

Sauvant nos drapeaux.

C'est le cor du vieil Empereur,

Qui sonne et se meurt

Dans l'île des pleurs.

C'est le cor des chasseurs de fer

Tenant quatre hivers

Des Vosges à l'Yser.

 

Et c'est le cor du grand chef Maud'huy

Dont l'âme aujourd'hui

Toujours nous conduit !

Le combat de demain (Choeur Montjoie Saint-Denis)

1. Etait noire la nuit, était rouge le feu.

La nation semblait à l'agonie.

Plus de chefs, plus de foi, un destin malheureux

S'abattait sur la chère Patrie

 

Les héros d'autrefois nous convient à leur foi

Fiers paras, groupons-nous en avant,

Les héros d'autrefois nous convient à leur foi

Fiers paras tous ensemble à l'assaut.

 

2. Tous sont morts et leurs casques rouillés dans le vent

Veillent sur mille tombes fleuries

Sur la route au lointain nos chars rythment en grondant

Le refrain de la grande Patrie

 

3. Le cri de notre histoire et la terre et les morts

Nous appellent au combat de demain.

Nous jurons d'être unis, nous jurons d'être forts.

France, ton avenir est le mien.

 

4. Etait noire la nuit, était rouge le feu

C'était le moment du grand assaut,

Coude à coude en marchant ils chantaient par lambeaux

Le refrain de l'hymne des adieux.

Le 31 du mois d'Août

1. Le 31 du mois d'août

Nous aperçûmes sous l'vent à nous

Une frégate d'Angleterre

Qui fendait la mer et les flots

C'était pour aller à Bordeaux

 

Buvons un coup, buvons en deux

A la santé des amoureux

A la santé du roi de France

Et merde pour le roi d'Angleterre

Qui nous a déclaré la guerre

 

2. Le capitaine au même instant

Fit appeler son lieutenant

Lieutenant te sens-tu l'courage

Dis-moi te sens-tu assez fort

Pour prendre l'Anglais à son bord

 

3. Le lieutenant fier'z et hardi

Lui répondit capitaine oui

Faites monter tout l'équipage

Hardis gabiers, gais matelots

Faites monter tout l'monde en haut

 

4. Le maître donna un coup d'sifflet

En haut larguez les perroquets

Larguez les ris en vent arrière

Laissez porter jusqu'à son bord

Pour voir qui sera le plus fort

 

5. Vir' lof pour lof, en arrivant

Nous l'avons pris par son avant

A coups de haches d'abordages

De piques et de mousquetons

Nous l'avons mis à l'arraison

 

6. Que dira-t-on de lui bientôt

En Angleterre et à Bordeaux

D'avoir si bien paré l'outrage

Par un vaisseau de 6 canons

Lui qu'en avait 30 et si bons

 

Dernier refrain

Buvons un coup, buvons en deux

A la santé des amoureux

A la santé du roi de France

A qui nous devons le succès

D'être vainqueurs sur les Anglais

la montagne

 

1. J’ai laissé là-bas

Dans mon beau pays

J’ai laissé tous mes amis

J’ai voulu partir

Et je suis parti

Une fin d’après-midi

 

La montagne était si belle

Que j’ai voulu la revoir

Quand descend le soir

Laissez-moi chanter

La chanson du souvenir

 

2. J’ai laissé là-bas

Dans mon beau pays

Une mère si jolie

Elle doit pleurer

Et compter les jours

Et prier pour mon retour

 

3. Mais je reviendrai

Dans mon beau pays

Pour y voir mes amis

Nous nous retrouverons

Et retournerons

Très souvent parmi les monts

 

 

La messe des bois ( Choeur Montjoie Saint-Denis)

 

1. Où courez-vous ? Femmes qui donc vous presse ?

Où courez-vous passé minuit ?

Dieu va venir, c’est l’heure de la messe,

On ne voit plus Dieu que la nuit.

 

2. Vos temples sont des masures affreuses

Où les bleus siègent en vainqueurs

Dieu trouve asile en nos forêts ombreuses

Aussi discrètes que nos cœurs.

 

3. Plus de clocher, hélas, et plus de cloche

Qui chante au dessus des sillons,

Quand le bon Dieu de nos forêts approche

Les oiseaux font leurs carillons.

 

4. Dans les fourrés où vos bandes s’assemblent !

Quels honneurs reçoit Jésus-Christ ?

Il trouve là des gens qui lui ressemblent :

Les Vendéens que l’on proscrit.

 

5. Près de l’autel en ces retraits funèbres

A peine quelque torche luit.

Nos cœurs brillent alors dans les ténèbres,

Comme nos cœurs devant Lui.

 

6. L’orgue jamais au milieu de vos fêtes,

Ne sème ses accords si beaux ?

Le chêne épanche au milieu de nos têtes

La grande voix de ses rameaux.

 

7. Si Dieu permet que votre effort succombe

Qui désormais vous soutiendra ?

A la Vendée on peut creuser sa tombe,

En nouveau Christ elle sortira.

La Bohème

 1. Chante et danse la Bohème

Fa-ria, fa-ria, oh!

Vole et campe où Dieu la mène

Fa-ria, fa-ria,oh!

Sans souci, au grand soleil

Coule des jours sans pareils.

Fa-ria... oh! (bis)

 

2. Dans sa bourse rien ne pèse

Fa-ria, fa-ria, oh!

Mais son coeur bat tout à l'aise

Fa-ria, fa-ria, oh!

Point de comptes et point d'impôt

Rien ne trouble son repos.

Fa-ria... oh! (bis)

 

3. Quand la faim se fait tenace

Fa-ria, fa-ria, oh!

Dans les bois se met en chasse

Fa-ria, fa-ria, oh!

Tendre biche et prompt chamois

Lui feront un plat de roi.

 

4. Si la soif brûle en sa gorge

Fa-ria, fa-ria, oh!

Au ravin la source est proche

Fa-ria, fa-ria, oh!

Eaux plus claires que l'Asti

En vous tout le ciel sourit.

Fa-ria... oh! (bis)

 

5. Sur la mousse ou dans la paille

Fa-ria, fa-ria, oh!

Trouve un lit fait à sa taille

Fa-ria, fa-ria, oh!

Coeur léger, Bohème dort

Que n'éveille aucun remords.

Fa-ria... oh! (bis)

 

6. Et si mince est son bagage

Fa-ria, fa-ria, oh!

Que sans peine déménage

Fa-ria, fa-ria, oh!

Dans le ciel quand Dieu voudra

En chantant s'envolera.

Fa-ria... oh! (bis)

La blanche hermine (Choeur Montjoie Saint-Denis)

 

1. J'ai rencontré ce matin devant la haie de mon champ

Une troupe de marins d'ouvriers de paysans

Où allez-vous camarades avec vos fusils chargés

Nous tendrons des embuscades viens rejoindre notre armée

 

La voilà la Blanche Hermine vive la mouette et l'ajonc

La voilà la Blanche Hermine vive Fougères et Clisson!

 

2. Où allez-vous camarades avec vos fusils chargés

Nous tendrons des embuscades viens rejoindre notre armée

Ma mie dit que c'est folie d'aller faire la guerre aux Francs

Mais je dis que c'est folie d'être enchaîné plus longtemps

 

3. Elle me dit que c'est folie d'aller faire la guerre aux Francs

Mais je dis que c'est folie d'être enchaîné plus longtemps

Elle aura bien de la peine pour élever les enfants

Elle aura bien de la peine car je m'en vais pour longtemps

 

4. Elle aura bien de la peine pour élever les enfants

Elle aura bien de la peine car je m'en vais pour longtemps

Je viendrai à la nuit noire tant que la guerre durera

Comme les femmes en noir triste et seule elle m'attendra

 

5. Je viendrai à la nuit noire tant que la guerre durera

Comme les femmes en noir triste et seule elle m'attendra

Et sans doute pense-t-elle que je suis en déraison

De la voir mon coeur se serre là-bas devant la maison

 

6. Et sans doute pense-t-elle que je suis en déraison

De la voir mon coeur se serre là-bas devant la maison

Et si je meurs à la guerre pourra-t-elle me pardonner

D'avoir préféré ma terre à l'amour qu'elle me donnait

 

7. Et si je meurs à la guerre pourra-t-elle me pardonner

D'avoir préféré ma terre à l'amour qu'elle me donnait

J'ai rencontré ce matin devant la haie de mon champ

Une troupe de marins, d'ouvriers, de paysans

Kyrie des gueux

1. Holà ! Marchons, les gueux,

Errant sans feu ni lieu,

Bissac et ventre creux,

Marchons, les gueux !

 

Kyrie, eleison, miserere nostri.

 

2. Bissac et ventre creux,

Aux jours calamiteux,

Bannis et malchanceux,

Marchons, les gueux !

 

3. Bannis et malchanceux,

Maudits comme lépreux,

En quête d'autres cieux,

Marchons, les gueux !

 

4. En quête d'autres cieux,

Rouleux aux pieds poudreux,

Ce soir chez le Bon Dieu,

Frappez, les gueux !

 

5. Ce soir chez le Bon Dieu,

Errant sans feu ni lieu,

Bissac et ventre creux,

Entrez, les gueux !        

 

Je t'aime ô ma Patrie

 

Je t’aime, ô ma Patrie,

Pour tes monts neigeux et fiers,

Pour la chanson jolie

De tes fleuves toujours clairs.

Pour tes grèves,

Que soulèvent

Des flots si bleus,

Où l’on voit briller les cieux

Calmes et radieux.

 

Je t’aime pour tes plaines

Où mûrissent les moissons,

Pour tes forêts de chênes,

Pour tes bois et tes vallons,

Pour tes vignes qui s’alignent

Sur tes coteaux,

Pour le chant de tes ruisseaux

Où boivent les oiseaux.

 

Je t’aime pour la grâce

Dont se parent tes enfants,

Pour la fierté qui passe

Au regard de leurs vingt ans.

Pour leur âme

Qui s’enflamme

Prompte au secours,

Et se donne, sans retour,

D’un simple et pur amour.

 

Je t’aime, ô douce France,

Pour la gloire de ton nom,

Pour les bienfaits immenses

De ton cœur joyeux et bon.

De patrie

Plus chérie

Il n’en est pas ;

Pour la paix, voici nos bras,

Nos corps, pour tes combats !

Honneur, fidélité ( Choeur Montjoie Saint-Denis)

Honneur, Fidélité, Honneur, Fidélité

Sauront nous donner des jours plus beaux !

 

1. Par les routes inondées de lumière,

Nos chants montent dans un jour nouveau.

Dans le matin claquent nos bannières,

Notre foi vit dans nos drapeaux !

 

2. Hier, amis, c'était l'aventure,

La guerre, les routes, les combats sanglants.

Nous avons conquis une âme dure.

Amis, la France nous attend !

 

3. Partout la misère nous tenaille

Notre peuple souffre mille maux.

Mais nos coeurs tout prêts à la bataille

Feront naître des temps nouveaux !

Hé garçon prends la barre

1. Eh garçon, prend la barre,
Vire au vent et largue les ris!
Le vent te raconte l'histoire
Des marins couverts de gloire.
Il t'appelle et tu le suis (bis)

2. Vers les rives lointaines
Que tu rêves tant d'explorer
Et qui sont déjà ton domaine,
Va tout droit sans fuir la peine
Et soit fier de naviguer (bis)

3. Sur la mer et sur terre,
Au pays comme à l'étranger,
Marin, soit fidèle à tes frères
Car tu as promis naguère
De servir et de protéger (bis)

La Chrétienté, raison d'être du pèlerinage de Chartres

Pourquoi l’association Notre Dame de Chrétienté insiste-t-elle tant sur la Chrétienté ?

Tout simplement, parce que la Chrétienté est le modèle de société qui permet à chaque individu, qui le veut, de faire le plus aisément possible son salut sur terre.

Mais qu’est-ce que la Chrétienté ?

 C’est une question à la fois très simple et très compliquée. Néanmoins, pour être concis, on peut dire qu’une chrétienté, c’est une société qui vit ou, plus exactement, essaie de vivre selon l’Évangile, en appliquant les principes qui s’y trouvent. Notre-Seigneur Jésus-Christ est venu "accomplir", au sens de rendre définitive, la loi qui nous vient de l’Ancien Testament. Et Il l’a complétée avec un commandement nouveau, celui de l’Amour. Donc, vivre selon l’Évangile, c’est vivre en appliquant les commandements de Dieu (Les dix commandements), à la lumière du commandement nouveau : la Charité.

Alors ce n’est bon que pour les chrétiens ?

Pas du tout ! Dieu a mis, dans l’âme de tout homme une loi qu’on appelle la loi naturelle. C’est la loi qui, naturellement, quelle que soit notre religion, nous fait, par exemple, protéger les faibles, aimer la beauté, vouloir la paix,…Et Dieu, Créateur de toute chose, ne pouvant vouloir une chose et son contraire, a donné à Moïse des commandements qui ne sont que la traduction de cette loi naturelle. C’est pourquoi, vivre selon la loi naturelle ou selon les commandements de Dieu, c’est équivalent.

Ces sociétés qui vivent selon l’Évangile n’existent-elle pas déjà ?

En effet les familles (du moins certaines), les monastères, certaines écoles, les troupes scoutes…et beaucoup d’autres petits groupes. C’est bien, et il faut les encourager, mais ce n’est pas suffisant. En effet, ces sociétés qui forment comme des micro-chrétientés ne disposent que d’un pouvoir très limité dans le temps et dans l’espace. Ce qu’il faut, c’est que la société qui dispose de tous les pouvoirs, c'est-à-dire la nation elle-même, soit une chrétienté. En effet, c’est elle qui exerce le plus d’influence sur notre vie de tous les jours, et c’est donc elle qui doit vivre selon l’Évangile.

Cette forme de société n’est-elle pas comparable aux sociétés musulmanes ?

Absolument pas ! Nous ne voulons pas de confusion entre les pouvoirs temporels et les pouvoirs spirituels, comme dans les théocraties musulmanes. Mais nous ne voulons pas non plus de la séparation qu’essaient de nous imposer certains laïcistes. Nous voulons une distinction entre les deux pouvoirs, tout en demandant que le pouvoir temporel soit irrigué par le pouvoir spirituel. Nous voulons « rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu », sachant que César, lui-même, doit un culte à Dieu. En bref, ni confusion, ni séparation, mais distinction des pouvoirs et soumission de l’ensemble à Dieu : voilà ce qu’est que la Chrétienté.

En quoi suis-je utile pour aboutir à la Chrétienté ?

Ce qu’on présente comme l’âge d’or de la Chrétienté en France, c’est le XIIIème siècle, le siècle de Saint Louis. Saint Louis n’a pas dit, un matin au réveil : « A partir d’aujourd’hui, je crée une chrétienté ! » Il a, sa vie durant, essayé d’agir en chrétien. Et, comme il était roi, il a pu créer les conditions qui ont permis à la société de suivre son exemple. Même s’il manque actuellement un Saint Louis à la tête de la France, faisons comme les français du XIIIème siècle : agissons, dans le milieu où nous vivons, en chrétien, c'est-à-dire en respectant les lois de Dieu, et, petit à petit, nous arriverons à changer la face de la société.

N’est-ce pas un peu utopique ?

En effet ; c’est pour cela qu’il faut s’y mettre tout de suite. Eh puis, ne vous découragez pas en route ; compte tenu de la nature de l’homme, il n’y a pas de société parfaite. Cela n’empêche pas que nous avons tous le devoir d’agir pour que chacun puisse faire son salut. Notre salut, c’est notre « Bien Commun » ; la Chrétienté, c’est le moyen d’y parvenir. Tel est le but et l’un des trois piliers de notre pèlerinage.

 

« On ne bâtira pas la société autrement que Dieu ne l’a bâtie » Saint Pie X

« Vous ne m’avez pas accueilli ! Ce jugement lui aussi fait son chemin à travers l’histoire de nos familles ; il fait son chemin à travers l’histoire des nations et de l’humanité. Les paroles du Christ concernent aussi des institutions sociales, des gouvernements et des organisations internationales » Jean-Paul II, "Lettre aux familles"

« D’autres nations attendent de votre exemple chrétien. Dans le contexte de la société européenne, les valeurs évangéliques, encore une fois, deviennent une contre-culture, tout comme elles l’étaient du temps de saint Paul. » Benoît XVI

« On est toujours capable de revenir au bien lorsqu’on n’a pas quitté le vrai » Mgr Freppel

 

mardi 26 février 2019

Le Chef est un marchand d'espérance

L’autorité est un pouvoir qui s’exerce sur les volontés, qui est attaché à un état, à une fonction qui lui donne sa légitimité. C’est l’autorité du père de famille, du chef de cordée, du chef d’entreprise, du chef de corps, du chef de l’État. La diversité et la hiérarchie des corps sociaux fondent la variété des modes d’autorité. On ne dirige pas une équipe de football comme on dirige une famille ou une entreprise. Pour faire comprendre ce qu’est l’autorité, je me référerai à ce que je connais, le monde militaire. La prise de commandement d’un régiment donne lieu à une cérémonie au cours de laquelle est prononcée une phrase rituelle qui nous donne la clef de ce qu’est l’autorité. Le général qui préside la cérémonie s’adresse aux officiers, sous-officiers et soldats du régiment et désignant de la main le nouveau chef, il leur demande de le reconnaître pour leur chef et de lui obéir en tout ce qu’il commandera pour le bien du service, l’observation des règlements, le respect des lois et le succès des armes de la France. Par cette formule, on comprend que l’autorité n’existe pas pour elle-même mais qu’elle est orientée vers le bien commun. Si telle n’était pas le cas, elle perdrait sa légitimité. Plus qu’un pouvoir l’autorité doit donc être considérée comme un service. C’est en ce sens qu’elle est bienfaisante. Elle est pourtant souvent perçue aujourd’hui comme un carcan. On voit dans le chef un ennemi, un étouffoir de la personnalité. Il faut alors revenir à l’étymologie du mot qui dérive du verbe latin « augere » qui veut dire « augmenter ». L’autorité est donc cette force qui permet à une société à travers les individus qui la composent de prospérer, de se développer. On aura compris que l’autorité n’appartient pas à celui qui la détient. Celui-ci en est seulement le dépositaire le temps qu’il occupe la fonction à laquelle l’autorité se rattache. Celle-ci s’inscrit dans une structure hiérarchique. Elle est toujours subordonnée à une autorité supérieure. Et cela le Chrétien le comprend bien qui sait que toute autorité vient de Dieu.

Le commandement est l’art d’exercer l’autorité. Deux écueils à éviter : l’autoritarisme qui est une caricature de l’autorité conçue comme une fin et le manque d’autorité qui s’appelle la démagogie. C’est celle des parents trop permissifs. Dans les deux cas il s’agit d’un manque d’amour.

Le chef est celui qui décide et qui commande, celui qui transforme la pensée en action et propage cette énergie autour de lui. J’aime définir le chef comme celui qui rayonne. Le chef parfait n’existe pas car aucun homme ne rassemble parfaitement toutes les qualités requises. Il n’y a pas, par ailleurs, de portrait type et unique du chef. Il suffit de considérer les grands chefs militaires pour constater combien ils sont différents. Il n’en demeure pas moins qu’ils présentent un ensemble de qualités qui leur sont communes. Je n’en ferai pas ici un inventaire exhaustif mais je citerai en les développant ce qui constitue à mon avis les quatre grandes vertus du chef avec les qualités qui en découlent :

1/ La compétence : l’autorité sans compétence est impuissante. La compétence est une des principales sources de la confiance qu’inspire le chef à ses subordonnés. Elle est le fruit de la connaissance qui s’acquiert par l’étude et de l’expérience. Elle n’est jamais définitivement acquise. Elle ne réside pas dans la maîtrise au plus haut degré de tous les savoir-faire de ses subordonnés. Elle se situe au niveau d’emploi du chef. Le chef ne se substitue pas à ses subordonnés mais il optimise leur action en restant à sa place. Cela passe par une bonne connaissance des capacités de ses subordonnés et des outils dont ils disposent.

2/ La force de caractère : c’est l’élément actif du commandement. « Il vaut mieux cent moutons menés par un lion que cent lions menés par un mouton »

 - Courage physique mais davantage encore courage intellectuel. Ne pas être servile vis à vis de l’autorité, vis à vis de son chef, être capable de lui dire des vérités qui vont le déranger, de défendre un point vue différent du sien. Ne pas être démagogue vis à vis de ses subordonnés. Les reprendre, les sanctionner quand il le faut.

- Exigence en commençant par soi-même cela s’appelle l’exemplarité. On ne peut pas demander aux autres ce que l’on ne s’applique pas à soi-même. L’exigence envers ceux que l’on commande : « le soldat pardonne mal à celui de ses chefs qui ne l’amène pas à se dépasser » Général Lagarde « Le chef est un marchand d’espérance » disait Napoléon.

 - Persévérance, Endurance - Goût du risque - Esprit de décision

3/ Le désintéressement : les subordonnés perçoivent d’instinct le chef qui agit pour lui-même, qui recherche sa propre gloire, son intérêt, qui est animé par le désir de plaire, qui ne tire de l’autorité qu’un profit égoïste. Une saine ambition personnelle est légitime mais elle ne doit jamais être le moteur principal. Le moteur principal, c’est le bien commun, l’intérêt général. Le chef est le premier serviteur d’une fin qui dépasse sa petite personne et celles de ses subordonnés. Toute autorité est un service et cela nous le savons par notre Divin Maître. Servir : donner sans attendre de contrepartie.

4/ L’humilité, l’enthousiasme. Dans les réussites le chef n’oublie pas qu’il n’est rien sans ses subordonnés, il rend hommage à leurs mérites ; dans les échecs, il assume sans se défausser sur ses subordonnés. Il s’en prend à lui-même. Le chef qui posséderait ces qualités au plus haut degré ne serait qu’une mécanique froide s’il lui manquait ce qui rend toutes ces qualités efficientes en les vivifiant et en les rendant actives : ce sont les qualités de cœur du chef : la générosité, l’attention qu’on porte à ses subordonnés, la chaleur que l’on établit dans les relations, l’humour. Elles établissent une relation qui prend la forme de la camaraderie qui est à la base de l’esprit de corps et de la cohésion. Cet esprit de corps (ou d’entreprise) est plus efficace que la force contraignante pour faire marcher les hommes. Lyautey disait « il vaut mieux une troupe moins bien entrainée moins bien formée mais bien en main qu’une troupe très bien instruite très bien formée et moins bien en main. »

Général Marc Paitier – Février 2019

Lundi 25 février 2019

Avarice : le possesseur possédé ( les 7 péchés capitaux - saison 2)

La bonne semence qui tombe dans les épines, ce sont ceux qui ont écouté, mais qui peu à peu sont étouffés par les soucis, les richesses, les plaisirs de la vie. Aussi ne portent-ils pas de fruits. (Lc, VIII, 4-15).

Continuons notre marche vers Pâques à travers ces temps de Septuagésime et de Carême. Pour éclairer nos éventuelles résolutions (avant le 5 mars à 23h59...), je poursuis avec vous cette petite suite, cette « série » sur les péchés capitaux.

Saison 2 : l'avarice, ou le possesseur possédé

La parabole pointe une disposition étouffante et stérilisante pour le germe de grâce du baptême. Songez à quelques circonstances concrètes : quelle réaction et décision devant... les soldes, un partage d'héritage, le paiement des factures et dettes, le chevreuil qui percute votre voiture, l'occasion légitime de faire un cadeau, de soutenir un apostolat ou un projet... - le premier clochard de la journée, quand vous avez une pièce en poche.

Accumuler de l'argent, but dernier de ma vie? C'est rare pour un chrétien, direz-vous... En revanche,  premier souci de sa vie ? C'est moins rare. « Tout obéit à l'argent», constate déjà avec lucidité l'Ecriture. Donc, voyons ce qu'est l'avarice, ce qu'elle entraine, et comment la combattre.

Qu'est-ce que l'avarice ?

* « Avidus aeris -avide de métal - amour de l'argent ». Chacun souhaite accroître sa personnalité, en effet. Comment donc ? De bien des manières... Entre autre, en possédant les biens utiles à ses nécessités matérielles et spirituelles. En fait, l'avarice pervertit ce droit légitime. On confond le moyen et la fin. C'est le désir démesuré de l'argent, et plus largement de n'importe quel bien. Le possesseur devient... possédé. INQUIÉTUDE excessive d'AVOIR, de GARDER, de NE PAS PERDRE. Notez bien cette compréhension fine de l'enseignement de Jésus ; dans l'Evangile, le « danger de richesse » pointe une qualité de désir, non une quantité de richesses.

* L'histoire, la fiction offrent une sympathique galerie d'avarice et d'avaricieux : Midas,... Crassus ... le jeune homme riche de l'Evangile... Judas... Harpagon... Don Salluste... Le savetier et le financier de la Fontaine... Scrooge de Dickens... Picsou de Walt Disney...

* Notre monde ne facilite pas le rapport aux biens matériels... Après une longue prospérité, un mirage économique, voici le temps de l'addition. Notre système se nourrit de richesses artificielles ... nourriture limitée. Alors de temps à autre, cela entraine des crises :  2001, 2008,... . Ce même système pousse à la consommation aveugle et passive. Enfin, «notre système brutal n'est même plus traversé par la perspective d'un au-delà meilleur». Eclipse de spiritualité, de philosophie réaliste, de transcendance... Ca ne fait pas disparaître le besoin d'infini, d'illimité qui hante le cœur de l'homme. Mais cela détourne un désir d'infini vers des biens finis.

A quoi s'étend l'avarice ?

Tout vice peut être « matériel » ou « spirituel ».

  • avarice matérielle relativement « facile » à comprendre, et à détecter...
  • avarice spirituelle, celle du temps, du service , même celle de la vie spirituelle. En tout cela, on peut manquer à la pauvreté d'esprit.

 

Est-ce vraiment « capital » ?

Oui, et cela peut aller loin... « L'amour de l'argent est la racine de tous les maux ». Un péché racine d'autres péchés, c'est cela, un péché capital, un défaut dominant. La suite logique de l'avarice est l'insensibilité, l'inquiétude de posséder, la violence pour s'approprier,  le vol, la trahison, la tristesse, l'alourdissement de cœur ; pas de changement de vie, de conversion, de réponse aux appels divins... Perte de l'union à Dieu... Abandon du devoir d'état... dépendance et accoutumance...

Voyez Judas... Le jeune homme riche... En ces deux exemples, il y a, au moins au départ, double désir du cœur ; désir de perfection, de charité, d'amour de Dieu, de vie éternelle – et puis désir des richesses.

Quels sont les remèdes à l’avarice ?

Il y a des Judas et des jeunes hommes riches, certes, mais il y a aussi des Sts Zachée et Matthieu ; c'est consolant. « Le scout est économe, il prend soin du bien d'autrui». « Le vrai problème, ce n'est pas la richesse, c'est le gaspillage». L'attitude juste est l'économie : ni avarice ni prodigalité.  Alors faites votre choix dans les résolutions suivantes...

  • Mesurez bien … L'Evangile, l'enseignement de l'Eglise, l'exemple des saints donnent des instruments de mesure : le nécessaire, le convenable, le superflu. Bien voir cela, concrètement. Quels sont mes moyens présents ?
  • Pratiquez la sobriété du côté des biens : consommer, soit, mais pas en vain. «En ai-je vraiment besoin (et pas seulement envie)?». Question utile parfois, devant la vitrine, le rayon, la promotion…ce qui n'empêche pas d'user largement pour une bonne cause.
  • Exercez la confiance en Dieu : quel remède à la peur de manquer, à l'inquiétude excessive, à la fausse sécurité des richesses ?  La confiance, mais sans imprévoyance ni injustice.
  • Remettez le moyen à sa place : demandez-vous souvent « Pour quoi faire ? ». Plus que propriétaire, nous sommes intendants, administrateurs, bienfaiteurs. St Ignace rappelle l'exercice des 3 parts : quelle part pour mes/nos besoins ? Quelle part pour l'Eglise et le culte dû à Dieu ? Quelle part pour l'aumône ?
  • Soyez généreux sans être injuste ou indélicat : St Benoit Joseph Labre mendiant partageait ses aumônes avec ses frères de la rue. Quelle leçon !
  • Éduquez à la gratuité et à la privation [mesurée], choisie ou au moins acceptée. Eduquez... vous-même, et ceux qui vous sont confiés. « Pas tout, pas tout de suite, pas sans effort». Belle sortie, concrète, hors de la prison de l'argent facile et roi. C'est beau de voir de nombreux jeunes sortir de la spirale de l'avarice du temps, de l'argent, du loisir, par un don gratuit, des engagements, de la dépense de temps et de talent au service de bonnes causes. C'est promesse de prêtres, de parents et de consacrés généreux!
  • Méditez la passion de Jésus : attaché à la croix, Jésus nous détache de bien des choses. Criant sa soif d'aimer et d'être aimé de sa créature, Dieu fait Homme tempère la soif des biens matériels, cette fièvre qui brûle le cœur de l'homme. Offrant toute sa vie d'Homme, et sa vie divine, Jésus prêche la libéralité, la largesse, la magnificence à nos cœurs d'épiciers un peu chiches.
  • Gardez le détachement intérieur : il est « engendré par l'expérience et le goût de Dieu, mais aussi la pensée des comptes qu'il faut rendre à l'heure de la mort ». II Cor VI, 10.

Saint Matthieu, Saint Zachée, Priez pour nous !

Abbé Alexis Garnier – 25 Février 2019

samedi 23 février 2019

Prière de demande - Charles Peguy (Les 5 prières dans la Cathédrale de Chartres)

Nous ne demandons pas que le grain sous la meule
Soit jamais replacé dans le cœur de l’épi,
Nous ne demandons pas que l’âme errante et seule
Soit jamais reposée en un jardin fleuri.

Nous ne demandons pas que la grappe écrasée
Soit jamais replacée au fronton de la treille,
Et que le lourd frelon et que la jeune abeille
Y reviennent jamais se gorger de rosée.

Nous ne demandons pas que la rose vermeille
Soit jamais replacée aux cerceaux du rosier,
Et que le paneton et la lourde corbeille
Retourne vers le fleuve et redevienne osier.

Nous ne demandons pas que cette page écrite
Soit jamais effacée au livre de mémoire,
Et que le lourd soupçon et que la jeune histoire
Vienne remémorer cette peine prescrite.

Nous ne demandons pas que la tige ployée
Soit jamais redressée au livre de nature,
Et que le lourd bourgeon et la jeune nervure
Perce jamais l’écorce et soit redéployée.

Nous ne demandons pas que le rameau broyé
Reverdisse jamais au livre de la grâce,
Et que le lourd surgeon et que la jeune race
Rejaillisse jamais de l’arbre foudroyé.

Nous ne demandons pas que la branche effeuillée
Se tourne jamais plus vers un jeune printemps,
Et que la lourde sève et que le jeune temps
Sauve une cime au moins dans la forêt noyée.

Nous ne demandons pas que le pli de la nappe
Soit effacé devant que revienne le maître,
Et que votre servante et qu’un malheureux être
Soient libérés jamais de cette lourde chape.

Nous ne demandons pas que cette auguste table
Soit jamais resservie, à moins que pour un Dieu,
Mais nous n’espérons pas que le grand connétable
Chauffe deux fois ses mains vers un si maigre feu.

Nous ne demandons pas qu’une âme fourvoyée
Soit jamais replacée au chemin du bonheur.
Ô reine il nous suffit d’avoir gardé l’honneur
Et nous ne voulons pas qu’une aide apitoyée

Nous remette jamais au chemin de plaisance,
Et nous ne voulons pas qu’une amour soudoyée
Nous remette jamais au chemin d’allégeance,
Ô seul gouvernement d’une âme guerroyée,

Régente de la mer et de l’illustre port
Nous ne demandons rien dans ces amendements
Reine que de garder sous vos commandements
Une fidélité plus forte que la mort.

vendredi 22 février 2019

Ensemble

 

1. Ensemble nous avons marché

Marché le long des sentes

Ensemble nous avons glané

Des fleurs au creux des pentes

 

Ensemble, ensemble,

Notre devise est dans ce mot

Ensemble, tout semble plus beau.

 

2. Ensemble, nous avons gémi

Sous le lourd sac qui brise

Ensemble nous avons frémi

Au baiser de la brise.

 

3. Ensemble nous avons chanté

Tous d’une même haleine

Ensemble nous avons jeté

Nos chants au vent des plaines.

 

4. Ensemble nous avons cherché

Les bois et les bruyères

Nos fronts se sont illuminés

D’une même lumière.

 

5. Ensemble nous avons appris

Bien mieux que dans les livres

Ensemble nous avons compris

Qu’il faut aimer pour vivre.

En traineau

 

1. Quand la neige a recouvert la plaine

Je prends mon cheval et mon traîneau

Et mon chant s’élève à perdre haleine

Non, jamais le monde fut si beau (bis)

 

2. Au matin dans la brise glaciale

Je m’en vais au gré de mon traîneau

Mais le ciel peu à peu se dévoile,

Non, jamais le monde fut si beau (bis)

 

3. Dès le soir quand la nuit est rebelle

Mon cheval s’empresse au grand galop :

Mais mon cœur, lui, reste aussi fidèle,

Non, jamais le monde fut si beau (bis)

 

4. Vole au ciel, vole chanson légère

Le soleil vers lui t’emportera ;

Vers celui qui donne la lumière

Et réchauffe le cœur de nos gars (bis)

Elle descend de la montagne à cheval

 

1. Elle descend de la montagne à cheval

Elle descend de la montagne à cheval

Elle descend de la montagne

Elle descend de la montagne

Elle descend de la montagne à cheval

 

Singing I, I, youpee, youpee I

Singing I, I, youpee, youpee I

Singing I, I, youpee, I, I, youpee

I, I, youpee, youpee I

 

2. Elle embrasse son grand-père

Quand elle descend

Elle embrasse son grand-père

Quand elle descend

Elle embrasse son grand-père

Elle embrasse son grand-père

Elle embrasse son grand-père

Quand elle descend

 

3. J'voudrais être son grand-père

Quand elle descend

J'voudrais être son grand-père

Quand elle descend

J'voudrais être son grand-père

J'voudrais être son grand-père

J'voudrais être son grand-père

Quand elle descend

 

4. Mais c'est mieux d'avoir vingt ans

Et toutes ses dents

Mais c'est mieux d'avoir vingt ans

Et toutes ses dents

Mais c'est mieux d'avoir vingt ans

Mais c'est mieux d'avoir vingt ans

Mais c'est mieux d'avoir vingt ans

Et toutes ses dents

Debout les gars réveillez-vous !

Cette montagne que tu vois
On en viendra à bout les gars
Un bulldozer et deux cents bras
Et passera la route

Debout les gars, réveillez-vous
Il va falloir en mettre un coup
Debout les gars, réveillez-vous
On va au bout du monde

Il nous arriv’ parfois le soir
Comme un petit gout de cafard
Mais ce n’est qu’un peu de brouillard
Que le soleil déchire

Debout les gars, réveillez-vous
Il va falloir en mettre un coup
Debout les gars, réveillez-vous
On va au bout du monde

Il ne faut pas se dégonfler
Devant des tonnes de rochers
On va faire un quatorz’ juillet
A coup de dynamite

Debout les gars, réveillez-vous
Il va falloir en mettre un coup
Debout les gars, réveillez-vous
On va au bout du monde

Les gens nous prenaient pour des fous

Mais nous on passera partout
Et nous serons au rendez-vous
De ce qui nous attendent

Debout les gars, réveillez-vous
Il va falloir en mettre un coup
Debout les gars, réveillez-vous
On va au bout du monde

Encore un mètre et deux et trois
En mill’ neuf cent quatre vingt trois
Tes enfants seront fiers de toi
La route sera belle

Debout les gars, réveillez-vous
Il va falloir en mettre un coup
Debout les gars, réveillez-vous
On va au bout du monde

Et quand tout sera terminé
Il faudra bien se séparer
Mais nous on n’oubliera jamais
Ce qu’on a fait ensemble

Debout les gars, réveillez-vous
Il va falloir en mettre un coup
Debout les gars, réveillez-vous
On va au bout du monde

Debout les gars, réveillez-vous
Il va falloir en mettre un coup

Debout les gars, réveillez-vous
On va au bout du monde

Dans les prisons de Nantes

Dans les prisons de Nantes
Y avait un prisonnier

Personne ne vint le "voure"
Que la fille du gelier

Un jour il lui demande
Et que dit-on de "mou"?

On dit de vous en ville
Que vous serez pendu

Mais s'il faut qu'on me pende
Dliez-moi les pieds

La fille tait jeunette
Les pieds lui a dli

Le prisonnier alerte
Dans la Loire s'est jet

Ds qu'il ft sur les rives
Il se prit chanter

Je chante pour les belles
Surtout celle du gelier

Si je reviens Nantes
Oui je l'pouserai

Dans les prisons de Nantes
Y avait un prisonnier

Chant des marais

 

1. Loin vers l’infini s’étendent 
Des grands prés marécageux. 
Pas un seul oiseau ne chante 
Sur les arbres secs et creux. 

Ô, terre de détresse

Où nous devons sans cesse 
Piocher (bis) 


2. Dans ce camp morne et sauvage 
Entouré de murs de fer 
Il nous semble vivre en cage 
Au milieu d’un grand désert 

3. Bruit des pas et bruit des armes, 
Sentinelles jours et nuits, 
Et du sang, des cris, des larmes, 
La mort pour celui qui fuit. 

4. Mais un jour dans notre vie, 
Le printemps refleurira. 
Liberté, liberté chérie 
Je dirai « tu es à moi ». 


 

Chanson de Monsieur Henri

 

1. Sous l'effort de la tempête

Quand tous ont courbé leurs fronts (bis)

Seuls debout dressant la tête

Je vous vois, frères compagnons.

 

Vendéens !

Marchons au feu sans effroi.

Mourons pour Dieu pour le Roi !

Marchons au feu sans effroi, vive le Roi !

Vive Dieu, vive Dieu, vive le Roi !

 

2. En partant pour la Croisade

J'avais dis moi faible enfant,(bis)

Je serai leur camarade

Vous m'avez fait commandant.

 

3. S'il était là mon vieux père Saurait mieux vous commander

Le ciel m'enverra j'espère

Son ombre pour me guider

 

4. Si je fonce à la bataille

Suivez mon panache blanc (bis)

Si j'ai peur de la mitraille

Sabrez votre chef tremblant.

 

5. Si le plomb d'un vil rebelle

Frappe un jour mon front meurtri (bis)

Amis, qu'une main fidèle

Venge le trépas d'Henri.

Carillon de Vendôme

Mes amis, que reste-t-il ?
À ce Dauphin si gentil ?
Orléans, Beaugency,
Notre-Dame de Cléry,
Vendôme, Vendôme !

Les ennemis ont tout pris

Ne lui laissant par mépris
Qu'Orléans, Beaugency,
Notre-Dame de Cléry,
Vendôme, Vendôme !

Après sept années de guerre

1. Après sept années de guerre
Sept années de bâtiment.
Je reviens de Grande Terre
Je reviens à Lorient.
Je reviens de Grande Terre
Guerre guerre, vent devant.

2. J'ai passé des nuits entières
Debout au gaillard d'avant.
Sous bon vent sous vent contraire
Sous la brise et les brisants.
Sous bon vent souvent contraire
Guerre guerre, vent devant.

3. Voyez mon sac de misère
Lourd de poux, vide d'argent.
Allez dire au capitaine
J'ai obéi trop souvent.
Allez dire au capitaine
Guerre guerre, vent devant.

4. Bonjour m'amie qui m'est chère
Revoilà ton cher aimant.
Je suis las de trop de guerre
Sans voir grandir mes enfants.
Je suis las de trop de guerre
Guerre guerre, vent devant.

5. J'ai reçu tes mille lettres
Par le rossignol chantant.
Je t'écrivais moins peut-être
Je t'envoyais des rubans.
Je t'écrivais moins peut-être
Guerre guerre, vent devant.

6. Mes amis, plus que naguère
Vous me verrez bien souvent.
Après tant d'années de guerre
J'aurai tant et tant de temps.
Après tant d'années de guerre
Guerre guerre, vent devant.

7. De Lorient à Grande Terre
Vent arrière, vent avant.
Les fleurs d'hiver étaient belles
Elles annoncaient le printemps.
Les fleurs d'hiver étaient belles
Guerre guerre, vent devant.

Amitié

Amitié, Amitié, Liberté, Liberté
Par vous l’avenir sera plus beau.
Amitié, Amitié, Liberté, Liberté
Par vous l’avenir sera plus beau.


Le visage inondé de lumière
Tourné vers des lendemains heureux,
Nous bâtirons une cité fière
En chantant ce refrain joyeux.


Si tu peines parmi la tempête
Vois, tant d'autres sont dans le ressac,
Unis tes efforts pour tenir tête
Aidons-nous à porter le sac.


Et bien sûr quand les tous les gars du monde
Chanteront avec nous ce refrain,
Tous unis dans une joie profonde
Léger sera notre chemin.


 

Ami rejoins-nous sur le chemin !

Ami, rejoins-nous sur le chemin,  1-2
Portant ton fardeau avec entrain  3-4

Quitte la pauvreté du confort  encore

Reçoit les richesses de l’effort ;  plus fort

Marchons en avant marchons,  en arrière

Marchons en avant marchons.  en arrière

 

1. Quand tu crois que tu es seul au monde,

 Isolé dans la nuit sans secours,

Apporte-nous ta charge,

Nous la partagerons.

 

2. Quand tu souffres en ton corps, en ton âme,

Redoutant les embûches du chemin,

Reprends, reprends courage,

Le Christ est devant toi.

 

3. Si tu suis ceux qui ouvrent la marche,

Tu soutiens ceux qui suivent ton pas,

Nous sommes solidaires,

à la vie, à la mort.

 

4. La tempête et le froid et l’orage,

Le soleil et la soif et la faim,

Ne pourront pas réduire

l’allure de ton pas.

 

5. Souviens-toi que la croix, la souffrance

Acceptées dans la Foi, par amour,

Seront la voie unique

pour te mener à Dieu.

Saints de France - Choeur Montjoie Saint-Denis

 

De la France qui se lève,

Dieu bénit le clair matin.

Par Clotilde et Geneviève,

Saint Rémi et Saint Martin.

 

Saints de France à qui notre histoire

Doit ses jours de plus belle gloire,

Dans le malheur et le danger (bis)

Vous saurez bien nous protéger (bis)

 

Des vieux Francs, la foi profonde

De l’Eglise est le soutien.

Et Saint Louis présente au monde

L’idéal du Roi chrétien.

 

Pour transmettre les messages

De son Cœur victorieux,

Dieu choisit nos vierges sages

De Paray et de Lisieux

 

Quand se meurt la France en larmes,

Le secours lui vient du Ciel.

Jeanne d’Arc reçoit ses armes

De l’archange Saint Michel.

 

O grands Saints la France est fière

De compter près du Seigneur,

Tant d’élus dont la prière

Est un gage de bonheur.

O Saint Hubert

Ô Saint Hubert, patron des grandes chasses,
Toi qu’exaltait la fanfare au galop,
En poursuivant le gibier à la trace,
Tu le forçais sous l’élan des chevaux.
Nous, les derniers descendants de ta race,
Arrache-nous aux plaisirs avilis,
Emplis nos cœurs de jeunesse et d’audace,
Dans la forêt, fais nous chasseurs hardis.

Sauve d’abord du Bocage à l’Ardenne
Notre forêt si chère aux vieux gaulois,
Pour qu’à son chant, notre jeunesse apprenne
Les fiers secrets gardés par les grands bois.
Fais nos yeux prompts, et fais nos lèvres claires,
Pour bien lancer, quand viendra le danger,
Le cri de chasse ou le dur cri de guerre ;
« Sus à la bête ! », et courons la traquer.

Tu vis un jour, au fond du hallier sombre
Où tes limiers se pressaient aux abois,
La croix du Christ que le grand cerf dans l’ombre
Couronnait de l’auréole de ses bois :
Mystique appel qui conquit ta grande âme ;
Tu dis aux cours un méprisant adieu.
Montre à nos yeux cette divine flamme,
Et conduis-nous camper sur les hauts lieux.

Quand le Seigneur, la chasse terminée,
Appellera notre nom à son tour,
Epargne-nous les tristes mélopées ;
Tu sonneras pour nous le point du jour.
Au grand galop, pour célébrer ta gloire,
Nous bondirons en poussant l’hallali,
Et nous ferons, au fracas des fanfares,
En ton honneur trembler le paradis !

L'étendard de la délivrance

1. Sonnez fanfares triomphales,
Tonnez canons, battez tambours !
Et vous, cloches des cathédrales,
Ebranlez-vous comme au grand jour !
En ce moment la France toute entière
Est debout avec ses enfants
Pour saluer, comme nous, la bannière
De la Pucelle d'Orléans !

Etendard de la délivrance,
A la victoire il mena nos aïeux,
A leurs enfants il prêche l'Espérance,
Fils de ces preux, chantons comme eux,
Fils de ces preux, chantons comme eux,
Chantons comme eux,
Vive Jehanne, Vive la France !

2. Salut à la blanche bannière
Salut, salut aux noms bénis
Du Christ et de Sa Sainte Mère
Inscrit par Jehanne dans ses plis
Par eux, jadis, elle sauva la France
Aimons-les donc comme autrefois
Et de nouveau consacrons l'alliance
De notre épée avec la Croix !

3. Quels noms fameux tu nous rappelles,
Drapeau sacré, toujours vainqueur !
Patay, Beaugency, les Tourelles,
Et Reims où tu fus à l'honneur !
A ton aspect, que la France reprenne
Sa vieille foi et sa vieille ardeur,
En t'acclamant que ton peuple devienne,
Plus généreux, plus rédempteur !

4. Planant au-dessus de nos têtes,
Les grands français de tous les temps
Réclament leur part de nos fêtes
En s'unissant à leurs enfants !
Les anciens francs, les preux du Moyen-Age,
Et les braves des temps nouveaux
A Jehanne d'Arc rendent le même hommage,
Et lui présentent leurs drapeaux !

Vous êtes sans pareille

1- Vous êtes sans pareille,
Ô Mère du Sauveur
Vous êtes la merveille
Des oeuvres du Seigneur,
Ô Notre-Dame
Des oeuvres du Seigneur.

2- Ô Vierge, élue du Père
Pour mettre au monde un Dieu,
Soyez encore la mère
De tout enfant de Dieu,
Ô Notre-Dame
De tout enfant de Dieu.

3- Vous êtes la fontaine
De grâce et de pitié,
Jaillit des hauts domaines
Sur toute humanité,
Ô Notre-Dame
Sur toute humanité.

4- Ô Vierge de lumière,
Étoile dans les cieux,
Brillez sur notre terre
De la clarté de Dieu,
Ô Notre-Dame
De la clarté de Dieu.

5- Vous êtes toute pure
O Mère de mon Dieu
Intacte et sans souillure
Plus belle que les cieux
Noble parure
Plus belle que les cieux

6- Jadis dans une étable
Un Dieu naquit de vous
C’est un peuple innombrable
Qui naît encore de vous
Mère admirable !
Qui naît encore de Vous

7- Beauté qui nous attire
Bien loin de nos laideurs
Contemplant votre sourire
On est déjà meilleur
Sainte Marie !
On est déjà meilleur

Inviolata

1. Inviolata, integra, et casta es Maria, quæ es effecta fulgida cæli porta. 
Vous êtes sans tache, chaste et virginale, ô Marie. 
Vous êtes devenue la porte éclatante du Ciel.

 2. O Mater alma Christi carissima, suscipe pia laudum præconia.
O Sainte Mère du Christ, qui nous êtes si chère, 
recevez la pieuse louange de nos chants.

3. Te nunc flagitant devota corda et ora, nostra ut pura pectora sint et corpora. 
Nos cœurs et nos lèvres vous prient avec dévotion  pour que soient purs nos corps et nos âmes.

4. Tua per precata dulcisona, nobis concedas veniam per sæcula. 
Par vos prières si douces, obtenez-nous le pardon pour l'éternité.

5. O benigna ! O Regina ! O Maria, quæ sola inviolata permansisti. 
O très bonne ! ô Reine ! ô Marie, qui, seule, êtes demeurée sans tache !

Voguons au vent de mer

Voguons au vent de mer
Au gré des vagues.
Marie, là-haut, comme une étoile,
Marie, là-haut, veillez sur nous.
Etoile du ciel, lumière sans voile,
Etoile du ciel, brillez pour nous !

Vierge Sainte, Dieu t'a choisie

1 - Vierge Sainte, Dieu t'a choisie,
Depuis toute éternité,
Pour nous donner son Fils bien-aimé,
Pleine de grâce nous t'acclamons.

Ave ! Ave ! Ave Maria !

2 - Par ta foi et par ton amour,
Ô Servante du Seigneur !
Tu participes à l'oeuvre de Dieu,
Pleine de grâce, nous te louons.

3 - En donnant aux hommes, ton Fils,
Mère riche de bonté,
Tu fais la joie de ton Créateur,
Pleine de grâce, nous t'acclamons.

4 - Ô Marie, Refuge très sûr
Pour les hommes, tes enfants,
Tu nous comprends et veilles sur nous,
Pleine de grâce nous te louons.

5 - Tu demeures près de nos vies,
Nos misères et nos espoirs,
Pour que la joie remplisse nos coeurs :
Pleine de grâce, nous t'acclamons.

6 - Ô Marie, Modèle éclatant,
Pour le monde aujourd'hui,
Tu nous apprends ce qu'est la beauté :
Pleine de grâce, nous t'admirons !

7 - Tu nous mènes auprès de ton Fils
Qui nous parle de l'Amour
Et nous apprend ce qu'est le pardon :
Pleine de grâce, nous t'écoutons !

8- Bienheureux les pauvres en esprit,
Qui écoutent le Seigneur
Car avec toi ils triompheront
Près de ton Fils, pour l’éternité

9- Bienheureux le cœur affligé
L’opprimé, le malheureux
Car avec Toi il exultera
Dans le Royaume de toute joie

10 – Bienheureux le cœur assoiffé
De justice et de bonheur
Car le Seigneur le rassasiera
Dans le royaume de toute paix

11- Bienheureux le cœur généreux
Attentif à son prochain
Quand il sera jugé sur l’Amour
Il obtiendra le pardon de Dieu

12- Bienheureux seront les cœurs purs
Dont la foi ne tarit pas
Car avec toi, aux siècles sans fin
Ils verront Dieu et le chanteront

13- Bienheureux les persécutés
Et les artisans de paix
Car avec toi ils partageront
Le vrai bonheur des enfants de Dieu

14- Exultez, soyez dans la joie
Dieu attend tous ses amis
Dans son Royaume Il les comblera
Auprès de toi, pour l’éternité

15- Rendons gloire au Père très bon,
A son Fils ressuscité
AU Saint-Esprit qui vit en nos cœurs
Dans tous les siècles des siècles, Amen.

Vierge des chemins de France

 

Vierge des chemins de France, vois tes fils Routiers 
Nous avons cueilli pour toi ces fleurs au long des bois
Ave,
Nous sommes las, nous pauserons auprès de toi.

 

Sur la route et pour le dur effort soutiens nos pas.
Maria, 
Et prends nous un jour au ciel
O mère dans tes bras.

Ave Maria

Salve Regina Coelitum

1. Salve Regina caelitum, O Maria,

Tuorum spes fidelium, O Maria.

  

Exsultate, Cherubim, Jubilate, Seraphim,

Salve, Salve, Salve Regina.

 

2. Tu vitae lux, fons gratiae, O Maria,

Causa nostrae laetitiae, O Maria.

 

3. Mater misericordiae, O Maria,

Dulcis parens clementiae, O Maria

Salve Regina

Salve, Regína, mater misericórdiae
Vita, dulcédo et spes nostra, salve
Ad te clamámus, éxules fílii Evae.
Ad te suspirámus, geméntes et flentes
In hac lacrimárum valle.
Eia ergo, advocáta nostra,
illos tuos misericórdes óculos
Ad nos convérte.
Et Jesum, benedíctum frucum ventris tui,
Nobis post hoc exsílium osténde
O clemens, o pia, o dulcis Virgo María

Salut ô Reine, Mère de miséricorde,
notre vie, notre consolation notre espoir, salut !
Enfant d’Eve, de cette terre d’exil nous cirons vers vous ;
vers vous nous vous prions,
gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.
Ô vous, notre Avocate, tournez vers nous vos regard compatissants.
Et après cet exil, obtenez-nous de contempler Jésus,
le fruit béni de votre sein, ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie

Salve Mater Misericordiae

Salve, Mater misericordiae,
Mater Dei, et mater veniae,
Mater spei, et mater gratiae,
Mater plena sanctae laetitiae,
O Maria !

Salut, Mère de Miséricorde,
Mère de Dieu et Mère du Pardon,
Mère de l’Espérance et Mère de la Grâce,
Mère comblée de la Sainte Joie,
Ô Marie !

1. Salve, decus humani generis,
Salve, Virgo dignior ceteris,
Quae virgines omnes transgrederis,
Et altius sedes in superis,
O Maria !

Salut, beauté du genre humain,
Salut, Vierge plus digne que les autres,
Toi qui outrepasses toutes les vierges,
Et sièges plus haut dans les hauteurs,
Ô Marie !

2. Te creavit Deus mirabilem,
Te respexit ancillam humilem,
Te quaesivit sponsam amabilem,
Tibi numquam fecit consimilem,
O Maria !

Dieu t’a créée admirable,
Il t’a regardée comme humble servante,
Il t’a cherchée comme aimable épouse,
Jamais il ne fit une autre semblable à toi,
Ô Marie !

3. Te beatam laudare cupiunt
Omnes justi, sed non sufficiunt,
Multas laudes de te concipiunt,
Sed in illis prorsus deficiunt,
O Maria !

Ils désirent te louer comme bienheureuse,
Tous les justes, mais sans y atteindre,
Moultes louanges de toi ils conçoivent,
Mais en elles ils défaillent complètement,
Ô Marie !

4. Esto, Mater, nostrum solatium,
Nostrum esto, tu Virgo gaudium,
Et nos tandem post hoc exsilium,
Laetos junge choris caelestium,
O Maria !

Sois, Mère, notre repos,
Sois, ô Vierge, notre joie,
Et nous enfin, après cet exil,
Réunis-nous heureux aux chœurs des Cieux,
Ô Marie !

Reine de France

Reine de France, priez pour nous
Notre espérance, repose tout en vous (bis)

1. Venez, chrétiens, de l’auguste Marie,
A deux genoux implorer les faveurs ;
Et pour toucher cette Reine chérie,
Unissons tous et nos voix et nos cœurs

2. Priez pour nous, O Vierge tutélaire,
Car nos esquifs menacent de sombrer ;
Dieu nous punit, les flots de sa colère
Montent toujours : oh ! Venez nous sauver.

3. Quoique pécheurs, vous nous aimez encore
Et votre cœur n’est pas fermé pour nous.
Pitié, pitié, la France vous implore,
Séchez ses pleurs, O Mère exaucez-nous.

4. Je sens mon cœur renaître à l’espérance,
Quand à genoux, j’invoque votre nom
Oui, vous viendrez, vous sauverez la France,
Et de Jésus, nous aurons le pardon

Regina Caeli

Regina Cœli, laetare, alleluia,
quia quem meruisti portare, alleluia.
Resurrexit, sicut dixit, alleluia.
Ora pro nobis Deum, alleluia.

V. Gaude et laetare, Virgo Maria, alleluia.
R. Quia surrexit Dominus vere, alleluia.

Reine du ciel, réjouissez-vous, alléluia
car Celui que vous avez mérité de porter dans votre sein, alléluia
est ressuscité comme Il l'a dit, alléluia
Priez Dieu pour nous, alléluia.

V. Soyez dans la joie et l'allégresse, Vierge Marie, alléluia.
R. Parce que le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.

O Vierge Marie, Mère du Très-Haut

1. O Vierge Marie, Mère du Très-Haut,
Mère du Messie, le Divin Agneau,
Vierge incomparable, Espoir d'Israël,
Vierge tout aimable, Clair parvis du ciel.

Vierge Marie, priez pour nous. 

2. O Mère très pure du Christ Rédempteur,
Mère sans souillure, Mère du Sauveur,
Vierge vénérée, Mystique attribut,
Mère très aimée, Porte du salut.

3. Vierge très prudente, guidez nos combats,
Fidèle et clémente, ouvrez-nous vos bras.
O divine flamme, Astre du matin,
Nard, baume et cinname, Céleste jardin !

4. Miroir de justice, Palais du grand Roi,
Mystique édifice, Arche de la Loi,
O Céleste tige, Branche de Jessé,
Illustre prodige au monde annoncé.

5. Reine immaculée, Fille d'Aaron,
Fleur de Galilée, Rose de Saron,
Tendre et chaste Mère, pleine de bonté,
Voyez ma misère, Lys de pureté.

6. Reine des saints anges, Secours des chrétiens,
A vous nos louanges, Trésor de tous biens.
Reine du Rosaire, O Temple immortel,
A vous ma prière, Ornement du ciel.

7. Trône de sagesse, de grâce et d'honneur,
Source d'allégresse, notre vrai bonheur,
Reine d'espérance, guérissez nos cœurs ;
Notre délivrance, sauvez les pécheurs.

O Vierge immaculée

Chantons nos louanges
Unis aux archanges
Ave Maria (bis)
Elle est notre mère Encore sur la terre Ave Maria (bis)

Ô cœur immaculé,
Océan de tendresse,
Nous venons Te supplier
Verse en nous Tes largesses.

Je me consacre à Toi
Ô ma Mère et ma Reine
Je me donne dans la joie
Avec un cœur sincère.

Ô cœur plein de bonté
Dont la grâce déborde
Regarde l’humanité  
Obtiens miséricorde.

O Vierge de Lumière

Le soir étend sur la terre
Son grand manteau de velours
Et le camp calme et solitaire
Se recueille en ton amour.

O Vierge de lumière,
Etoile de nos coeurs,
Entend notre prière,
Notre-Dame des éclaireurs.

O douce Dame aux étoiles
Jette un regard sur ce camp
Où tes fils, sous leurs frêles toiles,
Vont dormir en t’invoquant.

O toi plus blanche que neige
Ravie au Mont virginal[1]
Ta beauté, Vierge, nous protège
Contre la laideur du mal.

Que tes bontés maternelles
Veillent sur ceux qui sont tiens ;
Place ici comme sentinelles
Les bons anges nos gardiens.

Comme les tentes légères
Que l’on roule pour partir,
Garde-nous, âmes passagères,
Toujours prêtes à mourir.

Fais-nous quitter l’existence
Joyeux et pleins d’abandon,
Comme un scout, après les vacances,
S’en retourne à la maison.

O Sanctissima

O sanctissima, o piissima,
dulcis Virgo Maria!
Mater amata, intemerata,
ora, ora pro nobis.

Tu solatium et refugium,
Virgo Mater Maria.
Quidquid optamus, per te speramus;
ora, ora pro nobis.

Ecce debiles, perquam flebiles;
salva nos, o Maria!
Tolle languores, sana dolores;
ora, ora pro nobis.

Virgo, respice, Mater, aspice;
audi nos, o Maria!
Tu medicinam portas divinam;
ora, ora pro nobis.

O Marie, ô Mère chérie

O Marie, ô mère chérie,
Garde au cœur des Français,
La foi des anciens jours.
Catholique et Français toujours !
Entends du haut du Ciel, ce cri de la patrie :
Catholique et Français toujours !
Catholique et Français toujours !

1. Aux pieds de ta Mère bénie
Tombe à genoux peuple chrétien!
Et que ta bannière chérie
S'incline en ce lieu trois fois saint.

2. Console-toi, Vierge Marie,
La France revient à son Dieu;
Viens, souris à notre patrie,
D'être chrétienne elle a fait voeu.

3. Elle assiège ton sanctuaire!
Elle accourt dans tes saints parvis!
Pitié, pitié, puissante Mère!
Fléchis le coeur de Dieu ton Fils.

4. Rends la couronne à notre Père,
Confonds les méchants et leurs voeux;
Fais que le successeur de Pierre
Connaisse enfin des jours heureux

O ma Reine, ô Vierge Marie

Ô ma Reine, ô Vierge Marie
Je vous donne mon coeur
Je vous consacre pour la vie
Mes peines, mon bonheur.

Je me donne à vous ô ma mère
Je me jette en vos bras
[Marie exaucez ma prière
Ne m'abandonnez pas. [bis]

Je vous donne mon corps, mon âme
Aujourd'hui pour jamais
[Marie et de vous je réclame
Un doux regard de paix. [bis]

Je vous donne la dernière heure
Du dernier de mes jours
[Marie, obtenez que je meure
En vous aimant toujours.[bis]

À Jésus, à sa douce Mère
Gloire, amour en tous lieux
[Marie, en nos coeurs sur la terre
Régnez ainsi qu'aux cieux [bis]

Etre chef, c'est servir

 Tous les commandements se résument  aux commandements de l’amour de Dieu et de  l’amour du prochain. Or l’amour n’est pas un sentiment, c’est un acte. Acte par lequel l’on va servir Dieu (adorer = 3 premiers commandements) et servir nos frères en promouvant le respect de l’autorité (4ième commandement), le respect de la vie (5ième commandement), le respect de l’amour (6ième  et 9ième  commandements), le respect de la vérité (8ième commandement), le respect de la liberté de chacun par le respect de la propriété légitime (7ième et 10ième commandement).

Le chef est donc celui qui, dans toute communauté humaine, saura promouvoir et faciliter l’exercice de ces différents respects auprès de ceux dont il a la charge.

Ce n’est pas pour rien que la tradition catholique rattache au 4ième commandement l’exercice de l’autorité : en effet, le respect des parents dans l’obéissance, le service et l’amour naturel est la première condition et le premier signe d’une société humaine stable. Toute autorité venant de Dieu, celle des parents l’est pour l’organisation et l’épanouissement de la famille comme celle des chefs pour l’organisation et l’épanouissement de la communauté qui leur est confiée. Le 4ième commandement est le 2ième du tableau du décalogue parce que sans lui, tous les autres s’écroulent. Exercer l’autorité, c’est « être auteur » du bien commun, c’est faire grandir ( augere auctum = croître, augmenter) en eux le goût et l’exercice des différents respects.

Nous le savons par notre propre expérience : les être humains sont faibles et pécheurs. C’est pour cela qu’ils ont besoin d’exemples : il leur faut des chefs qui soient des exemples par leur fidélité inconditionnelle aux commandements de Dieu. Ce n’est pas irréalisable. Ce qui fut réalisé hier, la Chrétienté, l’est encore aujourd’hui, mais au même prix : la conversion. Celle-ci ne commence que par l’humble fidélité au Décalogue, ce merveilleux mode d’emploi que Dieu nous a laissé pour nous apprendre comment aimer (donc servir) d’abord Lui-même et par voie de conséquence nos frères.

Nous voulons des chefs qui soient des saints ? Commençons déjà nous-mêmes par vivre les commandements de Dieu dans toutes les communautés auxquelles nous appartenons ou dont nous avons la charge. Vivre le Décalogue ce n’est pas vivre dans la crainte un code desséchant, mais c’est vivre dans l’allégresse les conseils d’amour donnés par notre Père à ses fils pour leur montrer le chemin du paradis perdu.

Vivons avec la certitude joyeuse que nous serons pour nos contemporains d’autant plus chefs, c'est-à-dire guides, que nous vivrons l’authenticité de ces commandements que notre Père nous a donnés pour la conduite de notre vie et toute communauté. Souvenons-nous que nous vivrons d’autant ces commandements que nous resterons greffés par toute la vie sacramentaire à Celui qui est la Tête, le Chef, notre seul chef, Jésus-Christ. Faisons nôtre celle belle prière que le scoutisme enseigne à tous ses chefs : "Seigneur et Chef Jésus-Christ, qui malgré ma faiblesse, m’avez choisi comme gardien et chef de mes frères, faites que ma parole et mes exemples guident leurs pas aux sentiers de Votre Loi ; que je sache leur montrer Vos traces divines dans la nature que vous avez créée, leur enseigner ce que je dois, et les conduire d’étape en étape, jusqu’au camp du repos et de la joi où Vous avez planté votre tente et la nôtre pour l’éternité".

 

jeudi 21 février 2019

Appel de Chartres n° 227 : Debout ! La Mission vous attend !

« Le bonheur de certains appartient, par un mystère de charité, à tout le monde » écrivait Paul Claudel

Cette phrase me semble aujourd’hui particulièrement appropriée aux pèlerins de Notre Dame de Chrétienté : chaque pèlerin, quel qu’il soit, est en effet, si l’on suit le grand poète français, à la fois un « certain » et un « tout le monde », ou encore le bonheur de chaque pèlerin appartient à tout le monde, et le bonheur de certains appartient également à chaque pèlerin. Et ce, sans s’arracher les cheveux ni les couper en quatre, bien que la référence au génial écrivain du Soulier de satin puisse, j’en conviens, évoquer de telles tractations !

Remarquons tout d’abord que c’est bien « par un mystère de charité » que ce petit miracle de chaque Pentecôte s’accomplit. Le Saint-Esprit, troisième personne de la Sainte Trinité, est ce nœud d’amour qui unit le Père et le Fils, en procédant de Leur amour, et c’est bien Lui qui protège notre pèlerinage de Chrétienté. Sans Lui, nous ne pouvons rien faire ! Mystère de charité, aussi, qui est celui de l’Eglise, vivifiée par sa tête, le Christ, mort par amour pour nous. Sur des bases ainsi stables, voyons l’enseignement de l’écrivain.

Le bonheur de certains, dit-il, appartient à tout le monde. Le mois de février, qui s’allonge démesurément entre les joies de Noël et l’ascèse quadragésimale, paraît propice à la douce somnolence de l’hibernation. Mais les Français ne sont pas de la race des ours ! Ils sont de la race d’un saint Bernard, d’une sainte Thérèse de Lisieux, d’un saint Théophane Vénard ! Prêcher, prier, évangéliser et baptiser sans relâche, en un mot se sacrifier. La France est le pays qui a fourni le plus de missionnaires. Le cardinal Sarah, qui nous a tant honorés l’année dernière, aime à redire qu’il doit la pourpre de son cardinalat au sang des missionnaires français venus dans sa terre natale. « Seigneur, le zèle de ta maison me consume », dit l’Ecriture Sainte. En ces temps de vent, de froidure et de pluie, laissons-là nous aussi nos manteaux, pour nous vêtir de livrées jolies et de broderies. Un missionnaire, c’est d’abord un saint, un « contemplatif en action » (Redemptoris missio). C’est en ce sens que le bonheur de certains appartient à chaque pèlerin, à un « tout le monde » qui englobe aujourd’hui chaque marcheur et ange gardien de Pentecôte. Le sommeil en hiver est fatal au voyageur...

Amis pèlerins, debout ! Il est temps de réveiller votre entourage, de réfléchir au chapitre où vous pèlerinez, de le grossir par votre zèle apostolique, et de nourrir le dit zèle ! Comment ? C’est tout simple : participez aux récollections régionales, venez soutenir vos chefs de chapitre et vous rassasier de la bonne parole de nos aumôniers, venez préparer votre marche, et raffermir vos pieds par l’accroissement des connaissances.

Votre aimable région est dépourvue de chapitre ? Votre paroisse se meurt d’inexistence au sein du pèlerinage ? Faites advenir le printemps et les fleurs sur ces terres glacées et désolées ! Fondez votre chapitre, en écrivant à votre chef de région ! 

Que les esprits timides et débordés se rassurent : notre patronne des missions est bien la carmélite de Lisieux, qui depuis son couvent sut être une âme missionnaire d’élite. Et c’est bien le conseil de Dom Chautard « Qui ne connaît cette parole de saint Bernard aux apôtres : Si vous êtes sage, soyez des réservoirs et non des canaux (...). Le canal laisse écouler l'eau qu'il reçoit sans en garder une goutte. Le réservoir au contraire se remplit d'abord, puis, sans se vider, verse un trop-plein toujours renouvelé dans les champs qu'il fertilise. Combien qui, adonnés aux œuvres, ne sont jamais que des canaux et restent eux-mêmes à sec alors qu'ils s'efforcent de féconder les cœurs ! ». Depuis votre prière quotidienne, chaque pèlerin pourra assurer le bonheur de tous, puisque prier pour tout le monde !

Mais aussi, le bonheur de chaque pèlerin appartient à tout le monde. A savoir que « toute âme qui s’élève élève le monde ». Tout le monde, ce sont nos communautés religieuses amies qui, depuis leur cloître, font monter leurs prières vers Dieu pour chaque pèlerin. Tout le monde, c’est l’Eglise triomphante – et j’ajouterais française – qui, du haut du ciel, contemple ses descendants, ceux de chez nous, qui sont encore militants. Le missionnaire est un témoin de l’amour de Dieu, et dans ce sens, le bonheur que reçoit chaque pèlerin ne lui appartient pas, mais devient vitrail de l’amour de Dieu pour les autres, chacun étant coloré par la Grâce à sa façon.

Chacun reflète l’Aventure, qui est celle de la Foi, de l’Espérance et de la Charité. Saint Grégoire écrit ainsi « L'apostolat ne consiste pas à courir après les âmes, mais à être tel que les âmes viennent à vous ». Saint Benoît-Joseph Labre, le mendiant missionnaire, saint François de Sales dans son évêché protestant, le Bienheureux Charles de Foucauld dans son ermitage sont, chacun à leur manière, des missionnaires-vitraux. 

Amis pèlerins, votre bonheur appartient à tous, et le bonheur de certains dépend de vous. C’est encore un écrivain français qui nous dit, fin connaisseur qu’il était des grandes vérités de la nature : « Et ce champ inculte où tu marches attend non pas que tu pleures sur sa mauvaise végétation, mais que tu le défriches pour y semer le bon grain. Là où il n’y a pas d’amour, mettez de l’amour et vous tirerez de l’amour ». A bientôt sur les routes de Chartres, dans cette campagne beauceronne qui n’attend que votre amour !

 

Vous voulez sortir de votre hibernation alors rejoignez-nous en vous proposant auprès de votre chef de région ! (http://www.nd-chretiente.com/index-site.php?file=pelerinage/contact-chapitres)

Vous voulez aider durant l’année et marcher durant le pèlerinage alors n’hésitez pas les anges gardiens ont besoin de votre aide dès maintenant ! (angesgardiens@nd-chretiente.com)

Vous voulez aider les pèlerins qui marchent auprès des chapitres familles alors écrivez-nous ! (familles@nd-chretiente.com)

Vous êtes à l'autre bout du monde et vous voulez nous aider à distance, nous avons besoin de vous ! (recrutement@nd-chetiente.com)

Vous l’aurez compris la direction des pèlerins (DIRPEL) recrute et vous invite dès maintenant à nous proposer vos talents ! (recrutement@nd-chetiente.com)

 

Sursum corda !

La Direction des Pèlerins

 

mercredi 20 février 2019

Lettre ouverte aux Présidents des conférences épiscopales

Les cardinaux Burke et Brandmüller ont décidé de rendre publique la lettre qu’ils adressent à leurs confrères évêques, présidents des conférences épiscopales du monde, qui se réunissent demain, 20 février, à Rome autour du Pape. Ce n’est pas le « cléricalisme » qui est la cause du mal, mais le fait que l’esprit du monde a pénétré le clergé. A la racine du mal est l’effondrement doctrinal dans l’Eglise, où l’on s’est éloigné de la vérité de l’Evangile

 

Chers Confrères, Présidents des conférences épiscopales,

Nous nous adressons à vous avec une grande tristesse.

Le monde catholique est désorienté et se demande avec angoisse : où va l'Église ?

Face à la dérive en cours, il semble que le problème se réduise à celui des abus sur les mineurs – un crime horrible, tout particulièrement quand il est commis par un prêtre, mais qui n'est qu'un élément d'une crise bien plus vaste. Telle une plaie, la cause homosexuelle se répand dans l'Église, promue par des réseaux organisés et protégée par un climat de complicité et d'omertà. Les racines de ce phénomène se trouvent évidemment dans ce mélange de matérialisme, de relativisme et d'hédonisme qui refuse absolument l'existence d'une loi morale absolue, c'est-à-dire qui ne souffre pas d’exceptions.

On accuse le cléricalisme est d’être responsable des abus sexuels, mais la première et principale responsabilité du clergé n'est pas dans l'abus de pouvoir, mais dans le fait de s'être éloigné de la vérité de l'Évangile. La négation, y compris publique, dans les paroles comme dans les actes, de la loi divine et naturelle, est à la racine du mal qui corrompt certains secteurs de l'Église.

Face à cette situation, cardinaux et évêques se taisent. Vous tairez-vous également lors de la réunion convoquée ce 21 février au Vatican ?

Nous sommes de ceux qui ont interpellé le Saint-Père en 2016 sur les dubia qui divisaient l'Église à l'issue des conclusions du Synode sur la famille. Aujourd'hui, ces dubia non seulement n'ont pas reçu de réponse mais s'inscrivent dans une crise de la foi bien plus générale. Nous voulons par conséquent vous encourager à faire entendre votre voix et à proclamer l'intégrité de la doctrine de l'Église.

Nous invoquons le Saint-Esprit pour qu'il assiste l'Église et éclaire les pasteurs qui la guident. Un acte décisif est aujourd'hui urgent et nécessaire. Nous mettons notre confiance dans le Seigneur qui a promis : « Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20).

Walter Card. Brandmüller

Raymond Leo Card. Burke

 

Tiré de l'Homme Nouveau

Hélie de Saint-Marc, un chemin d'honneur

Journaliste, auteur et réalisatrice, spécialisée dans la Défense, Marcela Feraru se consacre depuis 10 ans à la sauvegarde des témoignages des oubliés de l'Histoire : prisonniers d'HO-CHI-MIN, Harkis, Français d'Algérie, et à la réalisation de films documentaires sur des thèmes méconnus ou volontairement passés sous silence.

Le film Hélie de Saint - Marc, témoin du siècle, soutenu par Jean-Marie Schmitz, Président du Secours de France, et Blandine, fille du Commandant de St Marc,  offre une immersion dans des archives inédites et un regard profondément incarné sur l'Histoire à travers les souvenirs et les écrits d'un combattant.

Hélie de Saint Marc, témoin du siècle nous plonge dans l'histoire de France (1914 – 2014) à travers le témoignage du Commandant de Saint Marc, résistant, déporté, héros des guerres d'Indochine et d'Algérie et auteur de plusieurs ouvrages dont Les Sentinelles du Soir, Les Champs de Braises, L'aventure et l'Espérance et y apporte un éclairage nouveau.

 « J’approche du mystère et je me sens plus démuni qu’un enfant.  À mon âge, c’est peut-être la seule grâce qui reste, cette flamme fragile, si bouleversante, que je veux confier à mes lecteurs. »

« Repiquer chaque matin le riz de nos souvenirs, pour que d’autres en extraient quelques grammes d’humanité, pour les repiquer ailleurs. »

Il était la sentinelle, le veilleur d’une très longue Histoire, le témoin dont parle Pascal quand il dit: « Je ne crois qu’aux témoins qui se font égorger. »« Les témoins, rappelait Saint-Marc, sont le sel d’un pays. De près, ils brûlent la peau car personne n’a envie de les entendre.» Mais surtout, il était une conscience. Ses paroles viennent d’une profonde réflexion, d’une attitude face à la vie restée verticale, même dans les heures les plus noires. Cette réflexion – de l’homme, du soldat - dépasse les instruments de la  philosophie

« Monsieur le président, on peut demander beaucoup à un soldat, en particulier de mourir, c’est son métier. On ne peut lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de mentir, de se renier, de se parjurer… » - disait il, devant le Haut Tribunal Militaire, réuni pour juger sa participation au putsch d ‘Alger. C’est le credo qui l’a accompagné tout au long de sa carrière militaire, à Buchenwald comme en Indochine ou en Algérie.

Le XXième siècle fut, peut être, le pire, le plus sanglant, le plus terrible. Le Nazisme, le Communisme, le terrorisme ont endeuillé l’humanité plus que ne l’a fait tout le reste de l’histoire. Quelle attitude devant de telles épreuves ? Quels enseignements ? Comment retirer le bien au milieu du mal absolu ? Comment préparer l’avenir pour que les crimes du passé ne se reproduisent pas ?...

C’est sur ces questions qu’Hélie de Saint-Marc a médité et écrit, avec la sagesse qui vient de l’expérience et le talent d’un grand écrivain. 

QUELQUES CITATIONS

Déportation

« Avant mon séjour dans les camps de concentration, je pensais que le pire venait d'ailleurs. J'ai trouvé le pire chez les autres et aussi en moi. Ce n'est pas l'abandon des siens qui est le plus dur à vivre, mais la déchéance de l'homme en soi. La conscience part en lambeaux. L'extrême humiliation transforme les hommes en coupables. C'est la tristesse des déportés. »

 « Les seuls édifices qui tiennent sont intérieurs. Les citadelles de l'esprit restent debout plus longtemps que les murailles de pierre. » 

"Atteindre l’autre rive, faire un pas puis l’autre, marcher, ne pas penser, ne pas regarder, trouver encore la force au-delà de mes forces, chercher le visage de ma mère, ne pas pleurer, penser à tout le courage accumulé, ne pas fermer les yeux, surtout ne pas glisser, forcer encore, percer le mur, oublier les aboiements, chercher un appui."

Légion étrangère

« Dans ma mémoire si chargée d’évènements de toutes sortes, les légionnaires que j’ai commandés occupent une place écrasante. La Légion fut la grande affaire de ma vie. »

« Ma passion pour la Légion est sans doute liée à la méfiance pour la comédie humaine que j’ai acquise dans les camps de concentration. »

« J’ai tout de suite aimé ces hommes, dont j’ai dû envoyer une partie à la mort. Leur mémoire les blessait comme un silex. Ils possédaient la fraternité de ceux qui n’ont plus rien et se raccrochent les uns aux autres. Je voulais leur donner un respect à la hauteur de ce qu’ils avaient perdu. »

Indochine

« Une guerre orpheline est une guerre sans père, sans nom et sans reconnaissance. C’est celle que nous avons connue, de 1948 à 1954, dans les criques de pierre et les campements de fortune, décor de notre jeunesse. Les morts furent nombreux. Près de cent mille de nos camarades ont laissé leur vie en Indochine : vingt mille soldats de nationalité française, onze milles légionnaires, quinze mille Africains et plus de cinquante mille Vietnamiens, supplétifs et soldats réguliers. Jaunes, Noirs, Blancs, nous nous battions pour une cause qui laissait la métropole indifférente. »

« Ce peuple mélancolique et réservé, romantique et cruel, et sa terre imbibée de songe nous ont donné des raisons de vivre, lorsque les raisons de mourir nous manquaient parfois. Il y avait tant de beauté étalée, une telle richesse intérieure, un tel torrent d’émotions inconnues, tant d’odeur et de lumière, que nous n’avons pas hésité à jeter notre peau dans la balance pour que le Vietnam échappe aux camps de rééducation, à la pensée automatique, à la censure, aux mausolées sinistres, à la gymnastique du matin et aux mots d’ordre crachés par les haut-parleurs. »

« Tout au long de mon existence, j’ai poursuivi sans relâche ces instants éphémères où l’humanité des autres m’a révélé, fût-ce avec douleur, ma propre humanité dans sa face caché, sa part manquante. Certains soir, si l’on m’avait proposé de rester au Vietnam jusqu’à la fin de mes jours, j’aurais répondu oui. »

Algérie

« Sur cette terre calcinée, j’ai vécu des heures périlleuses. J’ai risqué ma vie et celle de mes légionnaires. Pris dans un engrenage qui dépassait le destin de chacun d’entre nous, j’ai cru de tout mon être à une solution de justice. Je me suis battu pour elle avant de me révolter contre le pouvoir de mon pays, parce qu’on avait tout dit, tout fait pour nous rendre fous. Je suis donc devenu un détenu politique et un proscrit… »

« La bataille d’Alger posait évidemment un cas de conscience. Bien sûr, il y a eu des interrogatoires qui n’auraient pas dû être. Mais au-delà de quelques comportements individuels empreints de vice et aisément condamnables, le jugement que l’on porte sur la grande masse des interrogatoires « sous contrainte » est affaire d’échelle de valeurs. »

« Parfois la guerre c’est le combat d’un bien contre un autre bien, parfois d’un mal contre un autre mal. »

La révolte

« Nous avons été les victimes d’un mensonge organisé, martelé, aux conséquences terribles. Le double langage en Algérie atteignait à cette époque des sommets que l’on a du mal à restituer aujourd’hui. En 1960, lors d’une tournée d’inspection, le général de Gaulle lui-même a juré : « Moi vivant, jamais le drapeau vert et blanc du FLN ne flottera sur AlgerSi l’armée avait été la seule victime de ce leurre, sa duplicité aurait été acceptable. Mais la présence de centaines de milliers d’Algériens que nous engagions chaque jour à nos côtés transformait ce jeu de go politicien en abus de confiance. Á Mostaganem, le FLN avait abattu à neuf reprises le porte-drapeau des anciens combattants musulmans. Dix fois, un autre volontaire avait pris sa place. Les harkis et les moghaznis n’étaient pas seuls. Il y avait les élus des scrutins de 1958, les caïds, les fonctionnaires …Ces hommes et ces femmes avaient misé leur vie en rejoignant les rangs français. Ils avaient droit à autre chose qu’à du vent. »

« Avant de nous juger, j’aimerais que les jeunes générations sachent par quelles angoisses nous sommes passés lorsque nous avons compris que, dans le conflit algérien, le général de Gaulle utilisait comme des armes courantes le mensonge, la duplicité et le cynisme. Quelque chose de vital et de définitif s’est cassé en nous qui ne vivra plus jamais. »

« Sur la lame du rasoir, j’ai fait basculer mon destin…Je n’avais pas prémédité cette décision. Si contestable qu’elle puisse paraître aux yeux de certains, elle correspond à une suite logique dans ma propre vie, que je n’ai pas à regretter. Un homme doit toujours garder en lui  la capacité de s’opposer et de résister. Trop d’hommes agissent selon la direction du vent. »

Témoigner

« Pour certaines émotions, il n’y a ni passé ni avenir, mais une sorte d’éternité. »

« L’Histoire est un orage de fer qui hache les hommes. Après, il faut recueillir les cendres, comprendre, raconter. Les témoins sont le sel d’un pays »

« Je pense aujourd’hui que la parole est un don que l’on offre à autrui. »

Un DVD exceptionnel, au prix de 15€, à commander au 29, rue de Sablonville  – 92200 Neuilly sur Seine ou par mail à : contact@secoursdefrance.com

Pour toute commande en nombre (pensez à votre famille !!!) des tarifs spéciaux peuvent être demandés par mail

Lundi 18 février 2019

La Royauté du Christ conduit à la paix sociale

Notre Seigneur est Roi : « Il faut donc qu'il règne sur nos intelligences: nous devons croire, avec une complète soumission, d'une adhésion ferme et constante, les vérités révélées et les enseignements du Christ. Il faut qu'il règne sur nos volontés: nous devons observer les lois et les commandements de Dieu. » Pie XI, Quas Primas, 11 décembre 1925

La paix existe dans notre âme lorsque nous savons peu à peu donner à Notre Seigneur sa vraie place : la première en tout. Il doit régner sur toutes nos affections, sur toutes nos passions, sur toutes nos vertus. Notre Sauveur est l’unique Seigneur et Maître de toute chose, Il faut lui consacrer tout ce qui est à nous et en nous : nos cœurs et chacune des affections qui l’animent ; nos intelligences, toutes nos études intellectuelles, toutes nos pensées, tous nos jugements, toutes nos opinions, nos habitudes intellectuelles.

Devant la Seigneurie de notre divin Roi, il faut abdiquer toute propriété sur notre esprit, notre âme, notre cœur, nos amitiés, que sais-je encore ? Il est Seul Seigneur et Maître de toute chose. Pour avoir la paix dans la famille, il faut la Royauté de Jésus en icelle. « Il n'y a lieu de ne faire aucune différence entre les individus, les familles et les Etats; car les hommes ne sont pas moins soumis à l'autorité du Christ dans leur vie collective que dans leur vie privée. Il est l'unique source du salut, de celui des sociétés comme de celui des individus: Il n'existe de salut en aucun autre; aucun autre nom ici-bas n'a été donné aux hommes qu'il leur faille invoquer pour être sauvés). » Pie XI, Quas Primas

La paix ne peut exister dans la famille que si la royauté de l’amour du Christ est instaurée dans cette société fondamentale. « Il faut qu’il règne » (I Cor XV, 25) et ce dans nos cœurs, dans notre famille et aussi dans notre Nation. Pour ce règne, il faut pilonner les positions libérales et mener une guerre incessante à la laïcité et au naturalisme qui ne sont que des formes d’impiété et d’apostasie pour notre pays qui autrefois se proclamait fièrement catholique…

Notre-Seigneur « est l'unique auteur, pour l'État comme pour chaque citoyen, de la prospérité et du vrai bonheur: “La cité ne tient pas son bonheur d'une autre source que les particuliers, vu qu'une cité n'est pas autre chose qu'un ensemble de particuliers unis en société. Les chefs d'État ne sauraient donc refuser de rendre - en leur nom personnel, et avec tout leur peuple - des hommages publics, de respect et de soumission à la souveraineté du Christ; tout en sauvegardant leur autorité, ils travailleront ainsi à promouvoir et à développer la prospérité nationale. » Pie XI, Quas Primas

La paix ne peut exister dans notre chère France que si la royauté de l’amour du Christ est ré-instaurée. Elle semble définitivement perdue ; pourtant, là encore, le Magistère nous maintient dans une sainte Espérance. « Si les hommes venaient à reconnaître l'autorité royale du Christ dans leur vie privée et dans leur vie publique, des bienfaits incroyables - une juste liberté, l'ordre et la tranquillité, la concorde et la paix - se répandraient infailliblement sur la société tout entière. » Pie XI, Quas Primas

Cette paix, Notre Seigneur Jésus Christ l'a laissée à ses disciples avant sa mort comme un trésor inestimable en disant : " Je vous laisse ma paix, je vous donne la paix " (Jn 14, 27). L'Apôtre en parle aussi en ces termes : " Et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence gardera vos coeurs et vos pensées en Jésus-Christ " (Ph 4, 7).Si l'homme ne méprise pas les biens de ce monde, il ne peut avoir la paix. La paix s'acquiert par des tribulations. Celui qui veut plaire à Dieu doit traverser beaucoup d'épreuves. Rien ne contribue plus à la paix intérieure que le silence et, si possible, la conversation incessante avec soi-même et rare avec les autres. Nous devons donc concentrer nos pensées, nos désirs et nos actions sur l'acquisition de la Paix de Dieu et crier incessamment avec l'Église : " Seigneur ! Donne-nous la paix ! »

Comment conserver la paix de l'âme ? De toutes nos forces il faut s'appliquer à sauvegarder la paix de l'âme et à ne pas s'indigner quand les autres nous offensent. Il faut s'abstenir de toute colère et préserver l'intelligence et le coeur de tout mouvement inconsidéré. Un exemple de modération nous a été donné par Grégoire le Thaumaturge. Abordé, sur une place publique, par une femme de mauvaise vie qui lui demandait le prix de l'adultère qu'il aurait soi-disant commis avec elle, au lieu de se fâcher, il dit tranquillement à son ami : Donne-lui ce qu'elle demande. Ayant pris l'argent, la femme fut terrassée par un démon. Mais le saint chassa le démon par la prière. S'il est impossible de ne pas s'indigner, il faut au moins retenir sa langue... Afin de sauvegarder la paix, il faut chasser la mélancolie et tâcher d'avoir l'esprit joyeux... Quand un homme ne peut suffire à ses besoins, il lui est difficile de vaincre le découragement. Mais ceci concerne les âmes faibles. Afin de sauvegarder la paix intérieure, il faut éviter de juger les autres. Il faut entrer en soi-même et se demander " Où suis-je ? "Il faut éviter que nos sens, spécialement la vue, ne nous donnent des distractions : car les dons de la grâce n'appartiennent qu'à ceux qui prient et prennent soin de leur âme.

Institut du Christ Roi

Dimanche 17 février 2019

Notre-Dame des cathédrales

Notre-Dame des cathédrales,

Dans ce pays, vous êtes chez vous.

Notre-Dame des cathédrales,

Veillez sur lui, veillez sur nous.

 

1. Ils ont bâti votre domaine,

Ils ont bâti votre maison,

Ils vous avaient choisi pour Reine, Mère de Dieu, Reine des francs.

 

2. De leurs mains d'hommes ils ont fait Chartres,

Ils ont bâti Auch et Strasbourg

Et dans Paris, ô Notre-Dame,

Vous rayonnez d'un grand amour.

 

3. Vous qui voyez passer les guerres,

O Sainte Mère du Sauveur,

Gardez la paix à notre terre, Donnez la paix à tous les coeurs.

 

4. Un blanc couvre la France

De pierre et de sérénité.

Donnez la grande espérance

Des bâtisseurs de chrétienté.

 

5. Ils ont élevé sur la plaine

Deux tours qui nous montrent les cieux.

Vers elles nous marchons dans la peine

Mais nous avons le coeur joyeux

Marche avec nous Marie sur nos chemins de foi

1. La première en chemin, Marie tu nous entraînes
A risquer notre "oui" aux imprévus de Dieu.
Et voici qu'est semée en l'argile incertaine
De notre humanité, Jésus-Christ, Fils de Dieu.


Marche avec nous, Marie,
Sur nos chemins de foi,
Ils sont chemin vers Dieu (bis).

2. La première en chemin, en hâte tu t'élances,
Prophète de Celui qui a pris corps en toi.
La parole a surgi, tu es sa résonance
Et tu franchis des monts pour en porter la voix.

3. La première en chemin, pour suivre au Golgotha
Le fils de ton amour que tous ont condamné,
Tu te tiens là, debout, au plus près de la Croix
Pour recueillir la vie de son cœur transpercé.

4. La première en chemin avec l'Eglise en marche
Dès les commencements, tu appelles l'Esprit!
En ce monde aujourd'hui, assure notre marche;
Que grandisse le corps de ton fils Jésus-Christ
 

Laudemus Virginem

Canon à 2 voix

Laudemus Virginem, Mater est,
Et ejus Filius, lhesus est.
Plangamus scelera, acriter
Sperantes in lhesum, jugiter.

Louons la Vierge qui est mère :
et son fils qui est Jésus.
Confessons sans faillir nos péchés
sans cesser d’espérer en Jésus.

Je vous salue Marie, à Dieu vous avez plu

Je vous salue Marie,

À Dieu vous avez plu,

Vierge qu’Il a choisie

Pour nous donner Jésus.

 

1. L’ange envoyé du Père

S’incline devant vous,

Annonçant le mystère :

Dieu va venir chez nous !

 

2. Par votre foi profonde,

Servante Seigneur,

Voici qu’enfin le monde

Accueille le Sauveur !

 

3. Vous êtes bienheureuse,

Vous qui ne doutez pas.

Ô Reine gracieuse,        

Dieu vous couronnera ! 

De votre aide Vierge Sainte

Je mets ma confiance,

Vierge, en votre secours,

Servez-moi de défense,

Prenez soin de mes jours ;

Et quand ma dernière heure

Viendra fixer mon sort,

Obtenez que je meure

De la plus sainte mort.

 

Sainte Vierge Marie,

Asile des pécheurs,

Prenez part, je vous prie,

A mes justes frayeurs :

Vous êtes mon refuge,

Votre Fils est mon Roi,

Mais Il sera mon Juge,

Intercédez pour moi.

 

Ah ! Soyez-moi propice

Avant que de mourir,

Apaisez Sa justice,

Je crains de la subir ;

Mère pleine de zèle,

Protégez votre enfant,

Je vous serai fidèle

Jusqu’au dernier instant.

 

A dessein de vous plaire,

O Reine de mon coeur !

Je promets de rien faire

Qui blesse votre honneur :

Je veux que, par hommage,

Ceux qui me sont sujets,

En tous lieux, à tout âge,

Prennent vos intérêts.

 

Voyez couler mes larmes,

Mère du bel Amour ;

Finissez mes alarmes

Dans ce mortel séjour :

Venez rompre ma chaîne,

Pour m’approcher de vous,

Aimable Souveraine,

Que mon sort serait doux !

 

Vous êtes, Vierge Mère,

Après Dieu, mon support ;

Je sais qu’Il est mon Père,

Mais vous êtes mon fort :

Faites que dans la gloire,

Parmi les bienheureux,

Je chante la victoire

Du Monarque des cieux.

Les 7 péchés capitaux : 1er volet

« Auras-tu l'oeil mauvais parce que moi je suis bon ? »

L'ENVIE.

Vous savez le sens spirituel de cette parabole. Mais aujourd'hui, pour ouvrir la série des 7 péchés capitaux, arrêtons-nous au sens moral. « Auras-tu l'oeil mauvais parce que moi je suis bon  » ?  C'est le reproche du maître de la vigne à l'ouvrier de la première heure dans l'Evangile de ce dimanche. C'est... l'envie démasquée. C'est cela, l'envie, la jalousie ; avoir l'oeil mauvais sur un bienfait de Dieu ou d'autrui.

« Jaloux, moi,... jamais » ?

En fait, c'est un défaut très « démocratique »... Nous avons tous la triste faculté d'être jaloux ; soit par penchant (ce qui n'est pas encore une faute), soit en acte. Remarquons par exemple la réaction des apôtres. Il leur est promis de siéger avec le Christ dans son Royaume, et s'ensuit aussitôt la première querelle de préséance. St Pierre, invité à suivre le Christ ressuscité, s'inquiète... de savoir ce qui est prévu pour St Jean..

« Les envieux mourront, mais non jamais l’envie ». Il y a une très longue procession des envieux dans l’histoire des anges et des hommes. Evitons d'y prendre place, tâchons d'en sortir.

D'abord, qu'est-ce que l'envie, et la jalousie?

L’envie ; la tristesse de l'avoir… « Qu'est-ce que les autres ont reçu? » ; Caïn jalouse le sacrifice d’Abel, et l’agrément divin. Pour nous, ce peut être, selon les âges et situations : un jouet - une attention - un diplôme ou un grade - une place, une responsabilité, un pouvoir - un succès - un charme - un niveau de vie - des relations, une amitié - une vertu.

La jalousie ; la tristesse de l'être... « Qu'est-ce que sont les autres ? » Caïn retourne son envie contre Abel-même.

Quels sont les « indices », les « signaux » de l'envie ?

  • Tristesse systématique : Pour quoi ? pour tout bien d’autrui. Ecoutez la jalousie du petit enfant; « ce n’est pas juste ». Ecoutez celle de l'adulte… Plus discrète, elle passe éventuellement par un silence affecté, une froide indifférence.
  • Aigreur, amertume : jamais de félicitations, d’encouragements, de compliments aux autres.
  • Bouffée de joie malsaine… devant le mal d’autrui. « Bien fait ! ».
  • Critique lourde, longue : de tout revers, maladresse, échec. « Prends ça ».
  • Destruction verbale, physique : la jalousie construit peu, et détruit beaucoup. Elle n'édifie pas, mais scandalise. Voyez la reine jalouse d’être « la plus belle », qui détruit même sa propre beauté, pour se débarrasser de sa rivale Blanche Neige…
  • Honte : on nie, on dissimule. On se rassure. « Jaloux ? Moi ? Jamais ! J'ai passé l'âge...»
  • Egocentrisme et captation : on ne s’occupe pas (assez) de moi, même un instant, même pour une bonne raison? Insupportable. Je suis pourtant aimé en particulier, par Dieu, par le prochain même? Insuffisant. Je dois être premier, et seul aimé. La jalousie asphyxie l’amour et l’amitié. Elle transforme l'attention et la confiance en soupçon et possessivité. Le jaloux voit la vie et le monde en forme de piédestal, non de podium. Quelle différence ? Sur un piédestal, il n'y a qu'une seule place ; la sienne, évidemment.
  • Agitation car seul le malheur des autres le repose. Seul l’entourage qui « vaut moins que lui » le met à l'aise.

Est-ce un péché capital ?

Oui... Il commande et explique bien d'autres fautes

  • contre le prochain… De la jalousie, on passe à la colère, puis la vengeance et la destruction. « Non, je ne puis souffrir un bonheur qui m’outrage...». Division, esprit de parti... car la jalousie veut rallier à sa cause... Elle se cherche des complices contre une personne, une œuvre. Devant témoins, à plusieurs, c’est plus drôle.
  • Contre Dieu : ingratitude, tristesse, murmure, reproche envers la Providence. L'envieux oublie ou omet facilement de rendre grâce.
  • Contre soi-même : ressentiment, amertume, mépris injuste, haine de soi. La Sainte Ecriture parle du grincement de dents des impies, sur terre et en enfer. Elle évoque également l'âme rétrécie ou desséchée par l'envie. « De l'amour j'ai toutes les fureurs (...) Que fais-je ? où ma raison se va-t-elle égarer ? Moi jalouse ! »

Quels sont les moyens d'en finir ?

  • D'abord l'examen de conscience, courageux, lucide sur ce point... (s')avouer ce défaut… et aussi les fautes, les actes, les chutes.
  • La méditation sur Dieu, c'est sérieux. Combien nous connaissons peu celui que nous appelons « le Bon Dieu ». Que savons-nous de Lui? L'oeil mauvais se purifie pourtant en se tournant de ce côté-là dans la foi. Dieu est infiniment bon en Lui. Il est ensuite source de tout bienfait hors de Lui. En nous, dans le prochain. N'ayons pas le « syndrome de l'entonnoir » ; ne réduisons pas les bontés de Dieu à nous seuls, nous ne pouvons les recevoir et les épanouir seuls. La jalousie sèche et rétrécit. La charité puisée en Dieu irrigueimprègnedilate dans le bien.
  • Chercher, voir, dire le bien vrai ; chez soi, et chez les autres! Tous les jours! Vous ne le voyez pas (bien)? Faites-vous aider par le jugement des « meilleurs » qui vous entourent ; supérieurs, famille, amis, ... et même subordonnés !
  • Rendre grâce. Emerveillement et gratitude ne vont pas de soi, il faut les entretenir et … les dire à Dieu et aux autres! « Bravo, merci, c'est bien... » sont des contrepoids à la jalousie.
  • Accepter aussi nos manques, nos limites. « Quels sont-ils ? En suis-je responsable, coupable... ou pas ? Puis-je, et dois-je changer sur ce point ? »
  • Notre plus grand bien est le bien commun. Donc tout bonheur du prochain augmente le vôtre. Tout progrès du prochain stimule le vôtre. Toute peine du prochain appelle votre compassion. Toute chute du prochain grandit votre humilité.
  • Eviter la jalousie aux autres. Pas d’acception de personnes, d’injustice, d’amour mal ordonné dans l'exercice des responsabilités. Il faut user de justice, de charité, de discrétion, dans la manière de faire du bien. Alors les qualités, talents, vertus éclairent le prochain, sans lui faire de l’ombre. Ils édifient, poussent au bien – sans détruire ou rabaisser.
  • Imiter la joie des saints : St Jean Baptiste est brillant, admiré, exposé, talentueux. Puis retiré, laissé par ses disciples, « doublé » par Notre Seigneur, et même « mis à l'ombre ». ses quelques fidèles sont jaloux du Christ. « Il est l'époux; l'ami de l'époux, qui se tient là et qui l'entend, éprouve une grande joie à cause de la voix de l'époux: cette joie, qui est la mienne, est parfaite. Il faut qu'il croisse, et que je diminue».

samedi 16 février 2019

Ave Regina Caelorum

Ave, Regina cælorum

Ave, Domina angelorum,

Salve, radix, salve, porta

Ex qua mundo lux est orta.

 

Gaude, Virgo gloriosa,

Super omnes speciosa ;

Vale, o valde decora

Et pro nobis Cristum exora.

 

Salut, Reine des cieux !

Salut, Reine des Anges !

Salut, tige féconde !

Salut, porte du Ciel !

Par toi la lumière s’est levée sur le monde.

 

Réjouis-toi, Vierge glorieuse,

Belle entre toutes les femmes !

Salut, splendeur radieuse,

Implore le Christ pour nous.

Ave Maria de Fatima

Ave, ave, ave Maria

Aven ave, ave Maria

 

1. Dans la lande claire,

Sur un arbrisseau

La Dame en lumière

Parle aux pastoureaux.

 

2. Priez pour le monde

Rempli de pécheurs.

Que la grâce abonde

Dans les pauvres cœurs.

 

3. C'est la Vierge Mère

Qui pour nous sauver,

Descend sur la terre

Et vient nous parler.

 

4. Par vos sacrifices,

Payez leur tribut,

Soyez les prémices

De l'humain salut !

 

5. Des maux de la guerre

Le monde souffrait,

Et l'Europe entière

En sang se montrait.

 

6. Disons le Rosaire,

Convertissons-nous !

Au ciel, notre Mère

Nous conduira tous !

 

7. Le mal à combattre,

Ce sont nos péchés :

Aux trois petits pâtres

Marie dit "Priez".

Angelus

V. L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie

R/ Et elle conçut du Saint-Esprit

Je vous salue Marie, pleine de grâce,

Le Seigneur est avec vous,

Vous êtes bénie entre toutes les femmes,

Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, mère de Dieu,

Priez pour nous, pauvres pécheurs,

Maintenant, et à l'heure de notre mort.

V. Voici la Servante du Seigneur

R/ Qu’il me soit fait selon votre parole.

Je vous salue Marie...

V. Et le Verbe s’est fait chair

R/ Et il a habité parmi nous.

Je vous salue Marie...

V. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu

R/ Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.

Prions :

Daignez Seigneur répandre Votre grâce dans nos âmes, afin qu’ayant connu par la voix de l’ange l’Incarnation de Votre Fils Jésus-Christ, nous parvenions, par Sa Passion et par Sa croix, à la gloire de la résurrection. Par le même Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il

 

Viens Esprit de sainteté

Viens, Esprit de sainteté,

Viens, Esprit de lumière,

Viens, Esprit de feu,

Viens, nous embraser

 

1. Viens, Esprit du Père, sois la lumière,

Fais jaillir des cieux ta splendeur de gloire.

 

2. Viens, onction céleste, source d'eau vive,

Affermis nos cœurs et guéris nos corps.

 

3. Esprit d'allégresse, joie de l'Eglise,

Fais jaillir des cœurs, le chant de l'Agneau.

 

4. Fais-nous reconnaître l'amour du Père,

Et révèle-nous la face du Christ.

 

5. Feu qui illumines, souffle de la vie,

Par toi resplendit la croix du Seigneur.

 

6. Témoin véridique, tu nous entraînes

A proclamer : Christ est ressuscité !

 

     

« Prélude » pour une « suite »...

« Béni soit le Seigneur mon Dieu qui éduque mes mains pour le combat,

et mes doigts pour la guerre !

Mon bienfaiteur et ma forteresse, ma haute retraite et mon libérateur,

mon bouclier, mon refuge, celui qui m’assujettit mon peuple ! »

Peut-être aurez-vous reconnu les paroles prononcées par Barry Peper, l'excellent sniper d'Il faut sauver le soldat Ryan. En fait, c'est un extrait du psaume 144 que le tireur d'élite récite du haut de son clocher, tout en visant et décimant ses ennemis.

Chers amis, nous voici au temps de Septuagésime....

Septuaginta = 70. C'est un compte à rebours avant la fête de Pâques (environ J – 70). C'est aussi un seuil du Carême. Silence de l'Alleluia et du Gloria aux dimanches et féries... Couleur violette... chants plus graves du Trait...

La septuagésime nous introduit au temps du Carême.

40 jours d'exercice... l'« OPEX » spirituelle de l'Eglise de la terre. Mais on n'envoie pas un soldat se battre sans entrainement, sans manœuvre, sans préparation. Et bien, c'est cela, la Septuagésime. En fait le combat spirituel est aussi réel que celui du sniper sus cité.

« La vie et la mort s'affrontèrent en combat singulier,

le prince de la vie a enduré la mort ;

vivant, Il règne désormais ! (1) »

Il ne faut pas entendre de l'extérieur ce chant de triomphe de Pâques ! Il ne faut pas regarder l'arène en spectateur, il faut y descendre. L'arène... c'est notre vie. Le champs de bataille, c'est l'Eglise et nos âmes.

Et les soldats... c'est nous. Mais oui !

Souvenons-nous de « l'onction du lutteur » ; un prolongement du baptême est d'être les « lutteurs de Dieu ».

Souvenons-nous encore de l'onction de la confirmation, qu'on reçoit sur le front pour ne jamais rougir du Christ et de l'idéal chrétien. Et puis le soufflet reçu, symbole et annonce des contradictions, des luttes à endurer pour le Nom de Jésus... et en même temps, le souhait de l'évêque ; « Pax tecum ».

Gardons la paix, oui, mais celle de Dieu, et … la paix dans le combat spirituel !

« Ennemi en vue... »

Où en sommes-nous dans le combat spirituel ?

Quelle faiblesse, quel manque, quelle défaite éventuellement récurrente ?

Quel défaut dominant entrainant facilement en nous les autres défaites et redditions?

Bref, quelle résistance à l'amour de Dieu et du prochain ?

Qui sont nos alliés, nos ennemis ?

La guerre terrestre a eu ses grands noms , le combat spirituel aussi !

La guerre terrestre a eu ses stratèges, génies, chefs; Jules César, Du Guesclin, Vauban, Charette, Napoléon , Clausewitz, Rommel et Montgomery, Patton, Giap, … tant d'autres...

Le combat spirituel a ses saints, docteurs de l'Eglise, auteurs utiles. A leur suite (2), avec beaucoup de gratitude envers leur héritage spirituel, voici une « petite série» sur les 7 péchés capitaux. Pour les retenir, c'est assez simple ; GALOPEC – Gourmandise, Avarice, Luxure, Orgueil, Paresse, Envie, Colère.

Nous marcherons ainsi de dimanche en dimanche vers le temps de la Passion, la Semaine Sainte et Pâques.

Ces quelques réflexions seront utiles et profitables si elles aident notre entrainement spirituel,

  • en nous aidant à démasquer l'ennemi,

  • en nous fournissant les bonnes « armes spirituelles »

  • en nous faisant pratiquer les vertus opposées au défaut que nous aurons identifié et « visé »

  • en nous fortifiant dans l'amour de Dieu et du prochain, qui est le fin mot de ce combat spirituel.

 

Sans plus attendre donc, … « Première bataille ; l'envie ».

 

Abbé Garnier

(1) Séquence Victimae Paschali, Dimanche de Pâques, Missel Romain (attribué à Wipon, clerc de la cour de Charlemagne).

(2) On recommande en particulier ;

- St Thomas d'Aquin, Questions disputées sur le mal, Editions NEL, question 8.

- Lorenzo SCUPOLI, le Combat spirituel.

- P.IDE et L.ADRIAN, 7 péchés capitaux, ou ce mal qui nous tient tête,Ed. Mame, 2002.

- Mgr F. SHEEN, La formation du caractère, Ed. Du Laurier, 2005 (tiré à part de l'ouvrage « Dépassons-nous ! », traduit de l'americain en 1953).

 
 

 

Défendre le bien commun sans la guerre, est-ce possible ?

En quoi la paix constitue-t-elle un bien commun ?

La « paix » est avec la « liberté » et l’ « amour », est un des mots les plus galvaudés.

La Paix selon le monde n’est que l’absence de guerre ; la liberté de laisser se développer les passions les plus désordonnées ; la mise sur le même plan de l’erreur et de la vérité ; du bien et du mal…Cette paix-là est cause de désordre. La Paix pour le chrétien est selon l’expression de saint Augustin, la tranquillité de l’ordre. Le plein épanouissement de l’ordre créé par Dieu. Elle est fondée sur des relations harmonieuses entre les citoyens se basant sur le respect de l’autorité et une saine obéissance, chacun et chaque chose étant à sa place. Elle doit être associée à la justice, à la charité et à la vérité sans lesquelles il n’y a pas de paix véritable et durable. Or les hommes et les Chrétiens eux-mêmes sont loin d’être dirigés par ces vertus. C’est la raison pour laquelle la paix est fragile, précaire.

La paix ne va jamais de soi car le cœur des hommes est ainsi fait qu’il se complaît dans l’affrontement. La nature des choses, ce n’est pas l’équilibre et l’harmonie, c’est le désordre. Le désordre c’est la règle du monde, l’ordre c’est l’exception. C’est la raison pour laquelle la paix est le fruit d’une volonté ferme et d’un combat. Elle est l’apanage des forts. Cette paix là non seulement constitue un bien commun mais elle est la condition nécessaire à la préservation et à l’épanouissement de tous les autres.

Les papes tout au long de l’histoire et spécialement au XXe siècle n’ont cessé de la défendre et de chercher à la promouvoir. Pendant la Première Guerre mondiale, les deux seules tentatives de restauration de la paix ont été le fait du pape Benoit XV et du seul chef d’État authentiquement chrétien, Charles d’Autriche. Ce grand monarque était aussi un soldat. Il savait que cette guerre était une guerre civile et qu’elle mettait en péril la Civilisation. Il est symptomatique que toutes les puissances laïques et ouvertement anti chrétiennes aient tout fait pour faire échouer ces tentatives.

S’agit-il du même bien commun lorsqu’aujourd’hui des opérations militaires extérieures sont conduites ?

Nous vivons dans un monde interdépendant, dans lequel un événement lointain peut avoir très vite des répercussions dramatiques dans notre pays. On doit rejeter l’idéologie mondialiste qui coupe les individus de leur culture et de leurs racines, qui veut faire de l’homme un consommateur interchangeable mais on ne peut pas combattre la mondialisation qui est un fait.

On ne peut pas vivre en autarcie et se désintéresser de l’environnement international. Dans ce cadre, la France a des responsabilités par la place qu’elle occupe au sein de l’organisation des Nations Unies, par son histoire, par les liens forts qui la rattachent à ses anciennes colonies en Afrique. La justification de nos interventions en Afrique, c’est d’y maintenir autant que possible une certaine stabilité pour promouvoir son développement.

En agissant ainsi la France défend le bien commun à l’échelle du monde ; elle est un artisan de paix. Ce fut l’honneur de la France dans les années 90 d’intervenir au Rwanda. Elle n’avait rien à y gagner sinon de sauver des vies et de sauver l’honneur. Elle aurait pu détourner la face comme toutes les autres grandes puissances. Elle défend aussi le bien commun de notre propre pays car la question des migrations trouvera son règlement dans la stabilité, la sécurité et le développement des pays dont sont originaires les migrants. Dans certaines circonstances, nous avons le devoir d’intervenir loin de nos frontières. C’est la raison pour laquelle la France doit conserver une armée de projection.

Une opération extérieure doit répondre aux critères de la guerre juste. Certaines de nos interventions, ces dernières décennies, ont malheureusement bafoué ces critères. L’intervention en Libye dont nous avons été le moteur a débouché sur la libération de forces qui ont généré l’insécurité et le terrorisme dans la bande sahélienne. En 1999, notre intervention au Kosovo sous le couvert de l’OTAN comme supplétif des Américains a eu lieu après une vaste campagne de désinformation conduite contre la Serbie notre allié historique. En 2003, en revanche, ce fut l’honneur de la France de dénoncer le mensonge américain et la guerre en Irak en cherchant à promouvoir une solution diplomatique et en mettant en garde contre les risques de chaos qui suivraient l’intervention. Le discours de Dominique de Villepin à l’ONU restera dans l’Histoire.

La vocation d’un militaire est-elle d’apprendre à faire la guerre ou à faire la paix ?

 La guerre est un moyen, la paix est une fin. La paix est le but de la guerre juste. Dans les années 70, on a voulu faire du militaire un « soldat de la paix ». L’expression a remporté un certain succès auprès des responsables politiques. À l’époque, lors de la chute du mur de Berlin, on parlait des dividendes de la paix. Parler de « soldat de la paix », c’est confondre la fin et les moyens. Le métier du soldat, c’est de faire la guerre, de s’y préparer, de développer ses forces morales pour faire face aux menaces les plus contraignantes, pour affronter les ennemis les plus implacables, pour défendre ce que nous avons de plus cher, notre patrie, notre civilisation. C’est un métier très exigeant qui demande beaucoup de vertus car la force doit être employée avec une conscience éclairée et avec mesure. Apprendre à faire la guerre, c’est apprendre à maîtriser la force dont on est dépositaire, à l’employer dans une juste proportion pour obtenir l’effet recherché. L’emploi de la force est toujours proportionnel. Il trouve sa justification dans cette maxime bien connue qui est la devise de l’école de guerre : « Si vis pacem, para bellum ». En faisant la guerre le soldat prépare les conditions de la restauration de la paix.

La pacification d’un territoire n’est-elle pas désormais une partie intégrante de la mission après une intervention militaire ? N’est-elle pas une conception spécifique à l’armée française ?

Ce n’est pas un concept nouveau. Il est vieux comme le monde. Les armées romaines pacifiaient les régions conquises. Elles imposaient la « pax romana » qui est à l’origine de la civilisation française.

Le but de toute intervention militaire est de mettre fin au chaos et de créer les conditions d’un retour à l’harmonie. Il est vrai pourtant que l’armée française a été pionnière dans le domaine de la pacification. Son action passée en Indochine, à Madagascar, au Maroc et en Algérie demeure une référence. Elle est enseignée dans les écoles militaires américaines. Je citerai trois grands généraux français qui furent de grands pacificateurs : Gallieni au Tonkin et à Madagascar ; Lyautey, son disciple au Maroc et de Lattre en Indochine en 1951. Ces grands pacificateurs avaient compris qu’il n’y avait pas de victoire possible sans le soutien des populations, que le but de l’action consistait à gagner les cœurs.

 « On ne conquiert pas un village de la même façon quand on sait que le lendemain on va y rouvrir un marché » disait Lyautey. Il disait aussi qu’un chantier valait 10 bataillons. La pacification a été théorisée par un grand penseur militaire français le lieutenant-colonel Galula dont on redécouvre la pertinence de la doctrine aujourd’hui. On constate malheureusement que si nous remportons la victoire militaire initiale nous avons beaucoup de mal à stabiliser les pays dans lesquels nous intervenons, à y ramener la sécurité et à y créer les conditions d’un avenir meilleur dans le domaine politique, économique et social. Il y a plusieurs raisons à cela : tout d’abord, nous intervenons dans l’urgence et nous ne pensons pas ou insuffisamment au temps d’après, qui devrait être le but de toute intervention militaire. L’Irak, l’Afghanistan et la Libye sont des parfaites illustrations de ce phénomène, ensuite l’action militaire, la pacification, la stabilisation nécessitent l’action coordonnée d’un grand nombre d’acteurs dans le domaine de la sécurité, de la santé, de l’éducation, de la reconstruction, de la justice, de la gouvernance or les organismes en charge de ces actions agissent de façon trop indépendante alors qu’ils devraient agir en cohérence pour concentrer leurs efforts. Il faudrait pour cela un chef unique. C’est parce que Lyautey avait obtenu le commandement militaire et civil qu’il a réussi. – Enfin, nous sommes tributaires de gouvernements nationaux qui sont tous corrompus et n’ont pas le sens du bien commun.

La paix intérieure présente-t-elle des similitudes avec la recherche de la paix extérieure ?

 Le pape Benoit XV affirme que la loi de charité régit les individus comme les nations. L’Évangile ne contient pas une loi de charité pour les individus et une autre pour les États et pour les peuples. Ainsi, non seulement paix intérieure et paix extérieure présentent des similitudes mais l’une est la condition de l’autre. La recherche de la paix intérieure, c’est la recherche d’un équilibre, d’un ordre et d’une cohérence pour dominer nos passions, surmonter nos faiblesses, nos manques de courage, nos égoïsmes, combattre nos mensonges. Tout cela vaut pour les individus, les familles, les corps intermédiaires et les nations. Nous sommes marqués par le péché. Les sociétés sont à notre image.

vendredi 15 février 2019

La paix est la tranquillité de l'Ordre

 « La paix est la tranquillité de l’Ordre » nous rappelle St Augustin. Mais de quel Ordre s’agit-il ? En fait, cet Ordre en regroupe trois : l’ordre qui doit être en nous, celui au sein de notre famille et celui de la Cité. Cette trilogie nécessaire à l’équilibre implique donc de développer une éthique personnelle, une éthique familiale et une éthique politique, elles-mêmes directement tributaires d’une sagesse personnelle pour se gouverner soi-même, d’une sagesse économique pour le gouvernement de la maison familiale et d’une sagesse politique pour le gouvernement de la cité. Ces trois sagesses « pratiques » sont toutes directement issues de la sagesse philosophique, théologique et mystique.

Parce que la paix est d’abord une paix intérieure dans l’âme, elle ne peut exister que si la multitude des passions de l’âme est maîtrisée. « En votre patience, vous posséderez vos âmes » (Lc 21:19) Cette paix intérieure dans la possession de l’âme dont parle Notre-Seigneur, c’est une maîtrise de toutes les passions de celle-ci ; c’est une maîtrise de tous les mouvements de l’affectivité sensible et spirituelle. La paix est dans mon âme parce que je maîtrise les mouvements de l’amour, de joie, de haine, du désir, de fuite, d’espoir, de désespoir, de crainte, d’audace, de tristesse, de colère en mon affectivité sensible et spirituelle. Cette maîtrise requiert toutes les vertus naturelles et surnaturelles. Elle requiert par-dessus-tout la charité.

Entre toutes les affections, entre tous les amours de notre cœur, entre toutes les vertus, la charité doit « présider et régner sur toutes les affections, voire même sur l’entendement et la volonté.

« Entre tous les amours, celui de Dieu tient le sceptre, et a tellement l’autorité de commander inséparablement unie, et propre à sa nature, que s’il n’est le maître incontinent il cesse d’être et périt. » Traité de l’Amour de Dieu, livre I, chap.6

« Les vertus sont en l’âme pour modérer ses mouvements, et la charité, comme première de toutes les vertus, les régit et les tempère toutes, non seulement parce que le premier en chaque espèce des choses sert de règle et mesure à tout le reste, mais aussi parce que Dieu ayant créé l’homme à son image et ressemblance, veut que comme en lui tout y soit ordonné par l’amour et pour l’amour. » Traité de l’Amour de Dieu, livre I, chap.6

Institut du Christ Roi

jeudi 14 février 2019

Chapelet à Notre Dame du Lys (Paris 15)

Résultat de recherche d'images pour "coeur immacule de marie"

 

 

Réparation des blasphèmes envers

l’Immaculée Conception de Notre Dame

 

Pour réparer ces offenses faites au Cœur Immaculé de Marie,

le chapitre du pèlerinage de Chartres vous invite à Notre Dame du Lys, le :

                                 Samedi 2 mars 2019

 

à 17 h. 30 : Pour méditer,  pendant quinze minutes, sur le premier mystère douloureux, et réciter les mystères joyeux, (possibilité de confession), 

à 18 h. 30 : Pour assister à la messe célébrée en la forme extraordinaire du rite romain par Monsieur l’Abbé de Saint Rémy.

(Premier samedi sur les cinq demandés par Notre Dame de Fatima)

               Renseignements : chapitrendlys@gmail.com

            Notre Dame du Lys 7, rue Blomet 75015 PARIS

 

 

 

 

Un pamphlet contre l'Eglise (Correspondance européenne)

 Le titre en est Sodome et l’auteur, Frédéric Martel, un activiste LGBT français bien connu. Le livre est cependant né au Italie au cours d’un entretien entre l’auteur et l’éditeur Carlo Feltrinelli, fils de Gian Giacomo, l’éditeur terroriste mort le 14 mars 1972 alors qu’il posait une bombe sur un pylône à haute tension de l’ENEL à Segrate. Sodome sera présenté au cours des tous prochains jours en huit langues et une vingtaine de pays. Le lancement officiel se fera le 21 février en concomitance avec l’ouverture au Vatican de la réunion de haut niveau dédiée aux abus sexuels sur mineurs. Il s’agit donc d’une puissante opération médiatique qui a comme cible l’Eglise catholique. L’auteur du libre, Frédéric Martel, présenté par la presse sous les titres de fois en fois de sociologue, chercheur, historien, est parvenu à une certaine popularité grâce à son dernier essai, traduit en diverses langues, Global gay – publié en Italie par Feltrinelli – dédié à l’actuelle marche triomphante du mouvement homosexualiste dans le monde entier.

Impliqué directement dans de nombreuses associations actives dans la diffusion du programme LGBT Frédéric Martel est engagé depuis des années en première ligne dans le processus de promotion et de « normalisation » de l’homosexualité. Le militantisme LGBT de l’auteur de Sodome l’a porté à être l’un des principaux promoteurs de la loi n°99-944 du novembre 1999 (Du pacte civil de solidarité et du concubinage), sur ce qu’il est convenu d’appeler les PACS, qui introduisirent en France les unions civiles. Au cours des années suivantes, l’activiste LGBT a continué à apporter sa contribution à la cause homosexualiste en dédiant de nombreux articles à l’introduction du pseudo mariage homosexuel en France, jusqu’à sa légalisation complète intervenue le 18 mai 2013.

Frédéric Martel affronte maintenant la sodomie au sein de l’Eglise, en affirmant avoir conduit une enquête de terrain d’une durée de 4 ans, en interrogeant quelques 1.500 personnes au Vatican et dans différents pays du monde. En réalité, ce dont le livre manque cruellement est justement la documentation. Nous ne savons rien, en effet, après sa lecture, de plus que ce que nous ne savions auparavant sur la diffusion de l’homosexualité dans l’Eglise. Ce très grave problème, placé sous les projecteurs par le témoignage de S.Exc. Mgr Carlo Maria Viganò, a été analysé de manière scientifique et documentée par deux chercheurs polonais, les Pères Dario Oko et Andrzej Kobyliński, auteurs d’études qui ont été ignorées par la presse internationale. Cependant Frédéric Martel ne cherche pas la vérité. Il a une thèse idéologique à démontrer et il ne démontre rien au fil de ses pages. Il ne fait que suggérer, insinuer, calomnier, dénigrer.

Mgr Battista Ricca, qualifié par le vaticaniste Sandro Magister de « prélat du groupe de pression homosexuel » lui ouvre les portes du Vatican. « Il m’indique minutieusement comment franchir le contrôle des gendarmes puis celui des gardes suisses. Je croiserai souvent ce prélat aux yeux liquides, un franc-tireur proche de François qui a connu la gloire et la chute. C’est à lui que je devrai, comme on le verra, de pouvoir loger dans l’une des résidences du Vatican ». L’auteur raconte s’être installé à Rome une semaine par mois, « logeant même régulièrement à l’intérieur du Vatican grâce à l’hospitalité de hauts prélats qui, parfois, se révélaient être eux-mêmes « de la paroisse »";  "Une quarantaine de Cardinaux et des centaines d’Evêques, de monsignori, de prêtres et de « nonces » (les ambassadeurs du pape) ont accepté de me rencontrer. Parmi eux, des homosexuels assumés, présents chaque jour au Vatican, m’ont fait pénétrer leur monde d’initiés ».

Parmi ses informateurs, se trouve le Père Antonio Spadaro « un jésuite considéré comme l’une des éminences grises du pape, avec lequel j’ai régulièrement discuté au siège de la revue La Civiltà Cattolica, dont il est le directeur ». C’est lui qui lui explique que « le cardinal Burke a pris la tête de l’opposition au pape ». S.Em. le Cardinal Raymond Leo Burke, auquel Frédéric Martel dédie un chapitre de son livre, représente logiquement l’une de ses cibles. Sa faute ? Condamner de manière catégorique l’homosexualité. La thèse de Frédéric Martel est que derrière tout homophobe se cache en réalité un homosexuel mais, dans la mesure où rien de ce genre ne peut être démontré vis-à-vis du Cardinal américain, l’activiste français se contente d’une description minutieuse et caricaturale du très normal appartement du Cardinal. « Le cardinal – écrit-il – évoque irrésistiblement dans ses accoutrements vestimentaires et son allure insolite une drag-queen ». Toutefois Frédéric Martel  admet : « Burke est l’un des rares à avoir le courage de ses opinions », comme par ailleurs Mgr Viganò, qui lui semble « comme un témoin fiable et sa lettre irrécusable »"; « il me semble néanmoins – ajoute-t-il    que le geste de Viganò est plus irrationnel et solitaire qu’on ne l’a cru : c’est un acte désespéré, une vengeance personnelle, qui est d’abord le fruit d’une blessure intime profonde ».

De quoi sont coupables les ecclésiastiques homosexuels ? Non pas d’avoir violé la loi morale mais d’être hypocrites et de ne pas avoir rendu publiquement témoignage de leur vice. « Qu’il soit bien clair que, pour moi, un prêtre ou un cardinal ne doit avoir aucune honte à être homosexuel ; je pense même que ce devrait être un statut social possible, parmi d’autres ». Les hommes d’Eglise devraient dire : nous sommes homosexuels et nous nous en vantons et l’Eglise dire : je me suis trompée en condamnant l’homosexualité.

C’est la raison pour laquelle Frédéric Martel est un partisan de la « réforme » du Pape François : « La démission de Benoît XVI et la volonté de réforme du pape François contribuent à libérer la parole ». « Ce pape latino est le premier à avoir employé le mot « gay » – et non plus seulement le mot « homosexuel » – et on peut le considérer, si on le compare à ses prédécesseurs, comme le plus « gay-friendly » des souverains pontifes modernes. Il a eu des mots à la fois magiques et retors sur l’homosexualité : « Qui suis-je pour juger ? » Et on peut penser que ce pape n’a probablement pas les tendances ni l’inclination qu’on a attribuées à quatre de ses prédécesseurs récents. Pourtant, François fait l’objet aujourd’hui d’une violente campagne menée, en raison même de son libéralisme supposé sur les questions de morale sexuelle, par des cardinaux conservateurs qui sont très homophobes – et, pour la plupart d’entre eux, secrètement homophiles ». « Ce qui insupporte François, ce n’est pas tant cette homophilie si répandue que l’hypocrisie vertigineuse de ceux qui prônent une morale étriquée tout en ayant un compagnon, des aventures et quelquefois des escorts. Voilà pourquoi il fustige sans répit les faux dévots, les bigots insincères, les cagots. Cette duplicité, cette schizophrénie, François les a souvent dénoncées dans ses homélies matinales de Santa Marta. Sa formule mérite d’être placée en exergue de ce livre : « Derrière la rigidité, il y a toujours quelque chose de caché ; dans de nombreux cas, une double vie ».

Frédéric Martel, comme le Pape François, est convaincu que derrière chaque homophobe se cache un homophile, un homme attiré ou obsédé par l’homosexualité, qu’il la pratique ou non. « On peut même dire qu’il y a une règle non écrite qui se vérifie presque toujours à Sodome : plus un prélat est homophobe, plus il a de chances d’être lui-même homosexuel ». « Plus un prélat est véhément contre les gays, plus son obsession homophobe est forte, plus il a de chances d’être insincère et sa véhémence de nous cacher quelque chose ».

Le but de ce livre ? Abattre la Bastille de la morale catholique : « Cinquante ans après Stonewall, la révolution gay aux Etats-Unis, le Vatican est le dernier bastion à libérer ! Beaucoup de catholiques ont désormais l’intuition de ce mensonge, sans avoir encore pu lire la description de Sodome ».

Les étapes à réaliser sont : appuyer et encourager la réforme du Pape François, disqualifier les hommes d’Eglise fidèles à la Tradition, empêcher qu’au sein de l’Eglise ne soit discutée la plaie de l’homosexualité, surtout lors de la prochaine réunion de haut niveau de ce mois de février. Il faut remarquer cependant que l’appui du mouvement LGBT au Pape François ne l’aidera certes pas dans la situation de grave difficulté dans laquelle il se trouve. Les Cardinaux et Evêques démonisés dans le livre sortiront renforcés après cette attaque si mal conduite et si les Présidents des Conférences épiscopales mondiales ne devaient pas traiter de l’homosexualité, la réunion du 21 au 24 février se soldera par un échec. Cependant, ce qui peut d’ores et déjà être considéré comme un flop est le pamphlet de Frédéric Martel.

Roberto de Mattei – Correspondance européenne

 

 

Pèleriner pour le retour de la Chrétienté

Notre pèlerinage de Pentecôte est un pèlerinage «de chrétienté» non comme un pèlerinage parmi d'autres dans une chrétienté qui, hélas, n'existe plus, mais comme un pèlerinage qui souhaite le retour, la restauration de la chrétienté - Demain la chrétienté, selon le beau titre de Dom Gérard - et qui agit, prie et combat en ce sens.

La chrétienté, selon la définition de Gustave Thibon, c'est un «tissu social où la religion pénètre jusque dans les derniers replis de la vie temporelle (mœurs, usages, jeux et travaux...), une civilisation où le temporel est sans cesse irrigué par l'éternel». C'est une alliance du sol avec le ciel, une alliance des nations avec la Sagesse éternelle. C'est le régime politique au sens large qui, inspiré spirituellement par l'Église, mais temporellement autonome, permet à la double et unique loi de Dieu de régner : celle du Décalogue (résumé de la loi naturelle) et celle de l'Évangile (avec sa loi d'Amour et sa charte des béatitudes). C'est la proclamation de la royauté de Jésus-Christ sur les âmes, sur les institutions et sur les mœurs. C'est le corps charnel de l'Église ...

Notre pèlerinage est en outre «de chrétienté», comme «parabole vivante» (Dom Gérard), modèle de «microsociété», appliquant pro domo les principes de la chrétienté. Il ouvre en somme la voie en commençant par lui. Outre la conversion indispensable des âmes, la finalité propre du pèlerinage de chrétienté est donc le bien commun temporel et surnaturel de la cité charnelle, dans une juste distinction et (sub) ordination du temporel et du spirituel. C'est un pèlerinage de laïcs responsables du temporel, militants du temporel chrétien dans l'Église militante et dans leur nation.

Car la chrétienté et sa restauration passent par la nation - Jeanne d'Arc en témoigne - et particulièrement par la nation française, comme l'avait désiré Péguy : «Il faut que France et chrétienté continuent !». Selon l'adage classique, si ce sont les prêtres qui prêchent la croisade, ce sont les fidèles qui la font avec des chefs laïcs pour la diriger.

Ainsi en va-t-il du pèlerinage de chrétienté, croisade pour la chrétienté, qui rompt à cet égard avec la mauvaise habitude d'une certaine Action Catholique où les curés, faute d'un pouvoir temporel chrétien du laïcat, s'arrogeaient abusivement ce pouvoir, mettant indûment les laïcs sous leur tutelle. «Il y a un aumônier sur chaque navire mais on ne lui demande pas de fixer la ration de vivres de l'équipage ni de faire le point», résume à sa façon Jean Anouilh dans Becket ou l'honneur de Dieu. Il en est de même dans nos chapitres et, en dehors du pèlerinage, dans nos combats de la cité. Le but de notre pèlerinage c'est aussi rétablir le pouvoir temporel du laïcat chrétien.

A l'échelle du pèlerinage, et selon le modèle de la chrétienté, "l'ordre chrétien" se divise en deux pouvoirs : le temporel, qui revient essentiellement aux chefs de chapitre (sous la direction du Président) dans une juste autonomie, quasiment une souveraineté même si elle est limitée, et le "spirituel" qui revient aux aumôniers (sous la direction de l'aumônier national) soumis à l'autorité de l'Église. C'est la «sainte alliance» entre le clerc et le laïc dans ce binôme chef-aumônier - qu'on retrouve dans le (vrai) scoutisme catholique, lequel constitue lui aussi, comme le pèlerinage, et à sa façon un retour en chrétienté.

Il y a en outre dans l'ordre temporel du pèlerinage (comme dans le scoutisme) une application pro domo de la doctrine sociale de l'Église avec le «système des chapitres» (analogue au système des patrouilles du scoutisme) qui applique admirablement le principe de totalité (selon lequel l'être de la partie est pour l'être du tout) et le principe de subsidiarité (selon lequel l'autorité supérieure, qui dirige, harmonise et supplée, doit s'interdire, par une ingérence mal-heureuse, de retirer aux groupements d'ordre inférieur les fonctions qu'ils sont en mesure de mieux remplir eux-mêmes). Ce que je nomme le «système des chapitres» (par affinité régionale et sans distinction de classes, d'âges et de mouvements) illustre bien la conception organique que se fait le pèlerinage de la société et de son ordre hiérarchique (conformément à la doctrine sociale et à la philosophie réaliste) aux antipodes d'une conception totalitaire, mécaniciste.

Le rôle-pivot (médiateur) du chef de chapitre (qui a charge d'âmes) est à cet égard le rôle essentiel du pélé (comme le chef de patrouille dans le scoutisme) entre les pélerins et l'état-major du pèlerinage qui oriente l'ensemble. Enfin, autre héritage de la Cité catholique, le pèlerinage de chrétienté est une œuvre auxiliaire, qui se refuse, depuis son origine, à être un mouvement parmi les autres. Limitant son organisation, son encadrement et son «suivi» à sa seule finalité de pèlerinage de chrétienté, il est en revanche au service des mouvements, des partis, des organisations militantes, de tous ceux qui, dans le respect de la diversité des initiatives, ont le souci de la complémentarité des forces. «Au-dessus des partis», par sa finalité temporelle et spirituelle, il propose à tous ceux-là, dans l'esprit de l'Amitié française, de venir se ressourcer, voire se réconcilier, dans une marche de chrétienté. Marche où les partis disparaissent et se fondent, pour trois jours, dans le cadre des provinces et des chapitres locaux et familiaux.

Ces chapitres reproduisant comme des corps intermédiaires naturels (fondés sur la géographie et un réseau social : villes, paroisses..), d'où est exclu toute dialectique artificielle. Cellule de base du pèlerinage, le chapitre est sensé reconstituer socialement, pour lui-même aussi, une microchrétienté (comme on dit analogiquement que la famille est une Église domestique). D'où l'importance d'éviter précisément, dans la mesure du possible, les regroupements unitaires par âges (à l'exception du «chapitre enfants» pour des raisons évidentes), par mouvements, par secteurs professionnels (selon l'expérience malheureuse aussi de l'Action Catholique...) pour susciter la solidarité des générations, des classes sociales, etc... Disons, pour terminer ce volet, que c'est la chrétienté qui vient principalement spécifier notre pèlerinage. Si la tradition et la mission sont aussi des éléments essentiels, constitutifs de son être, ils peuvent en effet se retrouver dans d'autres pèlerinages qui ne sont pas de chrétienté. On voit mal en revanche comment un pèlerinage de chrétienté aujourd'hui, dans notre monde sécularisé et désorienté, pourrait ne pas être de tradition et de mission, de résistance et de reconquête.

Conférence de Rémi Fontaine aux Assises Nationales de Notre Dame de Chrétienté le 8 décembre 2001

mercredi 13 février 2019

L'Esprit de Dieu

L’Esprit de Dieu repose sur moi,

L’Esprit de Dieu m'a consacré,

L’Esprit de Dieu m'a envoyé

Proclamer la paix, la joie.

 

1- L’Esprit de Dieu m’a choisi

Pour étendre le règne du Christ parmi les nations

Pour proclamer la Bonne Nouvelle à ses pauvres,

J’exulte de joie en Dieu mon Sauveur.

 

2- L’Esprit de Dieu m’a choisi

Pour étendre le règne du Christ parmi les nations

Pour consoler les cœurs accablés de souffrance

J’exulte de joie en Dieu mon Sauveur.

 

3- L’Esprit de Dieu m’a choisi

Pour étendre le règne du Christ parmi les nations

Pour accueillir le pauvre qui pleure et qui peine

J’exulte de joie en Dieu mon Sauveur.

 

4- L’Esprit de Dieu m’a choisi

Pour étendre le règne du Christ parmi les nations

Pour annoncer la grâce de la délivrance

J’exulte de joie en Dieu mon Sauveur.

 

5- L’Esprit de Dieu m’a choisi

Pour étendre le règne du Christ parmi les nations

Pour célébrer sa gloire parmi tous les peuples

J’exulte de joie en Dieu mon Sauveur.

 

O salutaris Hostia

O salutaris Hostia,

Quæ cæli pandis ostium:

Bella premunt hostilia,

Da robur, fer auxilium.

 

O vere digna Hostia,

Spes unica fidelium:

In te confidit Francia;

Da pacem, serva lilium

 

Uni trinoque Domino

Sit sempiterna gloria,

Qui vitam sine termino

Nobis donet in patria. Amen.

 

O Victime salutaire,

Qui nous ouvre les portes du ciel,

Les armées ennemies nous poursuivent,

Donne-nous la force, porte-nous secours.

 

O vraiment digne Hostie,

Unique espoir des fidèles,

En toi se confie la France,

Donne-lui la paix, conserve le lys.

 

Au Seigneur unique en trois personnes

Soit la gloire éternelle ;

Qu'il nous donne en sa Patrie

La vie qui n'aura pas de fin. Amen.

Loué soit à tout instant

Loué soit à tout instant,
Jésus au Saint-Sacrement (bis)

1 - Jésus veut par un miracle,
Près de nous, la nuit, le jour,
Habiter au Tabernacle,
Prisonnier de Son amour.

2 - Ô divine Eucharistie,
Ô trésor mystérieux !
calice-jesus Sous les voiles de l'hostie
Est caché le Roi des cieux.

3 - Oui, voici le Roi des anges,
Mais de nous Il veut aussi
Un tribut d’humbles louanges
C’est pour nous qu’Il est ici.

4 - Tous ces biens Il nous les donne,
Et, voilant Sa Majesté,
A nos soins Il abandonne,
Sa divine pauvreté.

5 - Chaque jour, don ineffable,
Il nous sert le Pain du Ciel
Pour le juste et le coupable
Il s'immole sur l'autel.

6 - Tout est là, dans ce mystère,
Jésus montre à Ses amis,
Bethléem et le Calvaire,
Le Thabor, le Paradis.

7 - Le pécheur, hélas ! l’outrage,
Le chrétien indifférent
Dédaigne de rendre hommage
A ce Dieu qui L’aime tant.

8 - Pour Jésus, le sanctuaire
Est souvent une prison,
Où la lampe solitaire
Eclaire Son abandon.

9 - Nous du moins, en Sa présence,
Fidèles adorateurs,
Réparons leur inconstance,
Leurs mépris et leurs froideurs.

10 - Jésus est l'ami fidèle,
Venez tous, vous qui souffrez
C'est Sa voix qui vous appelle
Venez tous, venez, venez !

11 - Ranimez votre espérance :
Tous les biens par vous perdus,
Paix du cœur, joie, innocence,
Sont aux pieds du doux Jésus.

12 - Sur le chemin de la vie
Tous les jours arrêtons-nous
Près de Dieu qui nous convie
Et nous veut à Ses genoux.

13 - Guide-nous vers notre Père,
Dans la foi, la charité ;
Donne-nous d'aimer nos frères,
Garde-nous dans l'unité.

14 - Ici pour notre partage,
Nous louons Jésus caché.
Mais au ciel, notre héritage,
Nous verrons, sa Majesté.

Lauda Sion

Lauda, Sion, Salvatorem, lauda ducem et pastorem, in hymnis et canticis. 
Loue, Sion, ton Sauveur, loue ton chef et ton pasteur par des hymnes et des cantiques. 

Quantum potes, tantum aude, quia major omni laude nec laudare sufficis. 
Autant que tu le peux, tu dois oser, car Il dépasse tes louanges et tu ne pourras jamais trop Le louer. 

Laudis thema specialis, Panis vivus et vitalis hodie proponitur. 
Le sujet particulier de notre louange, le Pain vivant et vivifiant, c’est cela qui nous est proposé aujourd’hui. 

Quem in sacræ mensa cenæ turbæ fratrum duodenæ datum non ambigitur. 
Au repas sacré de la Cène, au groupe des douze frères, Il a été clairement donné. 

Sit laus plena, sit sonora ; Sit jucunda, sit decora ; mentis jubilatio. 
Que notre louange soit pleine, qu’elle soit sonore ; qu’elle soit joyeuse, qu’elle soit belle la jubilation de nos cœurs. 

Dies enim solemnis agitur in qua mensæ prima recolitur hujus institutio. 
C’est en effet la journée solennelle où nous fêtons de ce banquet divin la première institution. 

In hac mensa novi Regis, novum Pascha novæ legis, phase vetus terminat. 
A cette table du nouveau Roi, la nouvelle Pâque de la nouvelle loi met fin à la Pâque ancienne. 

Vetustatem novitas, umbram fugat veritas, noctem lux eliminat. 
L’ordre ancien cède la place au nouveau, la vérité chasse l’ombre, la lumière dissipe la nuit. 

Quod in cena Christus gessit, faciendum hoc expressit, in sui memoriam. 
Ce que le Christ a fait à la Cène, Il a ordonné de le refaire en mémoire de Lui. 

Docti sacris institutis, panem, vinum in salutis consecramus hostiam. 
Instruits par ces commandements sacrés, nous consacrons le pain et le vin en victime de salut. 

Dogma datur christianis, quod in carnem transit panis et vinum in sanguinem. 
C’est un dogme pour les chrétiens que le pain se change en son Corps et le vin en son Sang. 

Quod non capis, quod non vides, animosa firmat fides, præter rerum ordinem. 
Ce que tu ne comprends pas, ce que tu ne vois pas, la foi vive l’affirme, hors de l’ordre naturel des choses. 

Sub diversis speciebus, signis tantum et non rebus, latent res eximiæ. 
Sous des espèces différentes, signes seulement et non réalités, se cachent des choses sublimes. 

Caro cibus, sanguis potus, manet tamen Christus totus, sub utraque specie. 
Sa chair est nourriture, son Sang est breuvage, pourtant le Christ tout entier demeure sous l’une ou l’autre espèce. 

A sumente non concisus, non confractus, non divisus, integer accipitur. 
Par celui qui le reçoit, il n’est ni coupé ni brisé, ni divisé : Il est reçu tout entier. 

Sumit unus, sumunt mille, quantum isti, tantum ille nec sumptus consumitur. 
Qu’un seul le reçoive ou mille, celui-là reçoit autant que ceux-ci et l’on s’en nourrit sans le détruire. 

Sumunt boni, sumunt mali, sorte tamen inæquali : vitæ vel interitus. 
Les bons le reçoivent, les méchants aussi, mais pour un sort bien inégal : pour la vie ou pour la mort. 

Mors est malis, vita bonis, vide paris sumptionis quam sit dispar exitus. 
Mort pour les méchants, vie pour les bons, vois comme d’une même communion l’effet peut être différent. 

Fracto demum sacramento, ne vacilles, sed memento tantum esse sub fragmento quantum toto tegitur. 
Quand le Sacrement est rompu ne te laisses pas ébranler, mais souviens-toi qu’il y a autant sous chaque fragment que dans le tout. 

Nulla rei fit scissura signi tantum fit fractura ; qua nec status, nec statura signati minuitur. 
La réalité n’est pas divisée, le signe seulement est fractionné ; mais ni l’état ni la taille de ce qui est signifié n’est diminué. 

Ecce panis angelorum factus cibus viatorum, vere Panis filiorum non mittendis canibus. 
Voici le pain des anges devenu l’aliment de ceux qui sont en chemin, vrai Pain des enfants à ne pas jeter aux chiens. 

In figuris præsignatur, cum Isaac immolatur, Agnus paschæ deputatur datur manna patribus. 
D’avance il est annoncé en figures, lorsqu’Isaac est immolé, l’Agneau pascal, sacrifié la manne, donnée à nos pères.