Pèlerinage de Pentecôte
de Paris à Chartres

Agenda

Rubriques

Actualité

Lundi 03 décembre 2018

Vidéo-témoignages : Pourquoi le choix de la messe traditionnelle ?

Chers amis pèlerins,

En ce début d’année liturgique, Notre Dame de Chrétienté redémarre la diffusion de nouvelles vidéos jusqu’à la Pentecôte. Durant ce temps de préparation de Noël, ce nouveau cycle commence par trois vidéo-témoignages sur la messe puis ensuite sur l’origine et l’histoire du pèlerinage de Chrétienté.

La messe traditionnelle, vous le savez, permet de trouver le sens du sacré dans la liturgie. Le pape émérite Benoît XVI disait dans son discours en 1988 à la conférence épiscopale du Chili : « ''nous devons retrouver la dimension du sacré dans la liturgie... La liturgie, c’est Dieu trois fois saint qui se fait présent au milieu de nous… Elle cherche à rendre présent le "Tout Autre", le Ressuscité.'' »

Durant le pèlerinage de la Pentecôte 2015, Notre Dame de Chrétienté a interrogé 4 supérieurs de communautés pour leur poser la même question suivante : « Pourquoi votre communauté a t-elle fait le choix de la messe traditionnelle? »

La densité et la diversité de leurs réponses attestent de la richesse de la messe traditionnelle.

 Notre Dame de la Sainte-Espérance, convertissez-nous !
 

» lien direct vers la vidéo

Devoir des citoyens dans la Doctrine Sociale de l'Eglise

Ceux qui sont soumis à l’autorité regarderont leurs supérieurs comme représentants de Dieu qui les a institués ministres de ses dons. Leur collaboration loyale comporte le droit, parfois le devoir d’exercer une juste remontrance sur ce qui leur paraîtrait nuisible à la dignité des personnes et au bien de la communauté.

Le devoir des citoyens est de contribuer avec les pouvoirs civils au bien de la société dans un esprit de vérité, de justice, de solidarité et de liberté. L’amour et le service de la patrie relèvent du devoir de reconnaissance et de l’ordre de la charité. La soumission aux autorités légitimes et le service du bien commun exigent des citoyens qu’ils accomplissent leur rôle dans la vie de la communauté politique. La soumission à l’autorité et la coresponsabilité du bien commun exigent moralement le paiement des impôts, l’exercice du droit de vote, la défense du pays.

Le citoyen est obligé en conscience de ne pas vivre les prescriptions ddes autorités civiles quand ces préceptes sont contraires aux exigences de l’ordre moral, aux droits fondamentaux des personnes ou aux enseignements de l’Évangile. Le refus d’obéissance aux autorités civiles, lorsque leurs exigences sont contraires à celles de la conscience droite, trouve sa justification dans la distinction entre le service de Dieu et le service de la communauté politique. « Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu ». (Mt XXII, 21). « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ». (Ac V, 29).

Si l’autorité publique, débordant sa compétence, opprime les citoyens, que ceux-ci ne refusent pas ce qui est objectivement demandé par le bien commun. Il leur est cependant permis de défendre leurs droits et ceux de leurs concitoyens contre les abus du pouvoir, en respectant les limites tracées par la loi naturelle et la Loi évangélique.

La résistance à l’oppression du pouvoir politique ne recourra pas légitimement aux armes, sauf si se trouvent réunies les conditions suivantes :  

  • En cas de violations certaines, graves et prolongées des droits fondamentaux,
  • Après avoir épuisé tous les autres recours, 
  • Sans provoquer des désordres pires,
  • Qu’il y ait un espoir fondé de réussite,
  • S’il est impossible de prévoir raisonnablement des solutions meilleures.

 

Devoirs des autorités civiles au regard de la Doctrine Sociale de l'Eglise

Le quatrième commandement de Dieu nous ordonne d’honorer tous ceux qui, pour notre bien, ont reçu de Dieu une autorité dans la société. Il éclaire les devoirs de ceux qui exercent l’autorité comme de ceux à qui elle bénéficie.

Ceux qui exercent une autorité doivent l’exercer comme un service. Nul ne peut commander ou instituer ce qui est contraire à la dignité des personnes et à la loi naturelle. L’exercice de l’autorité vise à rendre manifeste une juste hiérarchie des valeurs afin de faciliter l’exercice de la liberté et de la responsabilité de tous. Les pouvoirs politiques sont tenus de respecter les droits fondamentaux de la personne humaine. Ils rendront humainement la justice dans le respect du droit de chacun, notamment des familles et des déshérités. Les droits politiques attachés à la citoyenneté peuvent et doivent être accordés selon les exigences du bien commun. Ils ne peuvent être suspendus par les pouvoirs publics sans motif légitime et proportionné. L’exercice des droits politiques est destiné au bien commun de la nation et de la communauté humaine.

Dimanche 25 novembre 2018

Une nouveauté à se procurer !

POSTFACE

 

Quia vir desideriorum es...

Daniel IX, 23.

 

Je voudrais saluer la valeur du présent ouvrage, abrégé pratique découlant d'une bonne fréquentation des Pères. Fréquentation assidue, goutée, méditée, priée.

 

La quête amoureuse de Dieu chez ces grandes âmes ressemble à l'effort patient des hommes du désert. Parce que l'eau est vitale au désert, une part prioritaire de leur temps et de leur énergie a été consacrée à chercher l'eau. Puis à creuser, à déblayer, a nettoyer le puit où l'eau vient jaillir. Enfin à puiser pour eux-mêmes d'abord, laissant ensuite accès à un trop plein où d'autres peuvent boire. Nous cherchons ce qu'ils cherchent. Ils nous apprennent à être, mais surtout à rester, avant tout, des chercheurs de Dieu. C'est possible, c'est beau... C'est loin d'être évident.

 

Riga quod est aridum... Le Saint Esprit irrigue volontiers de son eau vive les âmes assoiffées. Mais nous devons à cette meilleure tradition spirituelle de nous conduire à la source, de nous y ramener, et de nous en offrir l'eau fraîche et précieuse, comme au creux des mains.

La relation, la fréquentation de Dieu et de l'âme passe nécessairement et toujours par la médiation du Christ, comme le rappelle le Père Marie Eugène à la suite des grands saints du Carmel. Pour le chrétien, prêtre, religieux, religieuse ou laïc, tout se résume en quelques mots:

« Cherchez d'abord le Royaume des cieux... »

« Marie a choisi la meilleure part »

« Pour moi, vivre, c'est le Christ »

« Je vis mais ce n'est plus seulement moi qui vis, c'est Jésus Christ qui vit en moi ».

« Vous tous qui avez été baptisés, vous avez revêtu le Christ »

 

Le développement, l'épanouissement surnaturel de l'âme en Dieu, ne serait-ce pas la priorité évangélique? Ne serait-ce pas aussi cette part meilleure et possible ? Ne serait-ce pas la suite profonde et cohérente du baptême ?

C'est parce que le cœur est « exposé » au Seigneur que le témoignage de la foi, le prolongement de l'acte intérieur dans les œuvres extérieures devient possible. Il faut cette longue fréquentation, cette présence assidue, cet échange mystérieux. « Demeurez en moi, et moi en vous » ; n'est-ce pas la loi de tout amour, a fortiori de l'amour de Dieu ?

La métaphysique enseigne ce que le bon sens confirme ; « A mesure qu'on est proche d'une cause, on en reçoit l'efficacité ». Cela vaut en premier lieu pour Dieu infiniment saint, et cause de toute sainteté.

 

Pour redevenir, comme le prophète Daniel, des hommes de désir spirituel en plein XXI° siècle, il nous faut donc découvrir notre pauvreté intérieure. Et non seulement la découvrir mais l'aimer, l'assumer dans l'oraison, la poser devant Dieu. Et pour cela comprendre qu'elle attire Dieu. « Ma fille, montre-moi ton vide, lui seul attire ma plénitude », disait le Christ à Sainte Faustine.

 

L'école d'oraison à la suite des pères du désert est une bonne inspiration suivie.

Elle a aidé et aidera encore bien des âmes à se poser en présence de Dieu, à vivre le quaerite primum de l'Evangile.

Que ceux qui ont permis cette aventure spirituelle trouvent ici l'expression de ma gratitude.

Abbé Alexis Garnier, Fraternité Saint Pierre

vendredi 23 novembre 2018

Quatrième partie de l'Université d'Automne 2018 - Conférence de Bruno de St Chamas, Président d'Ichtus

La culture 

« La culture de l’Europe est née de la rencontre entre Jérusalem, Athènes et Rome – de la rencontre entre la foi au Dieu d’Israël, la raison philosophique des Grecs et la pensée juridique de Rome. Cette triple rencontre forme l’identité profonde de l’Europe. Dans la conscience de la responsabilité de l’homme devant Dieu et dans la reconnaissance de la dignité inviolable de l’homme, de tout homme, cette rencontre a fixé des critères du droit, et les défendre est notre tâche en ce moment historique ».

Benoît XVI – Discours au Bunderstag – 22 septembre 2011

Autrefois la piété était un devoir, aimer son pays était un devoir. Comme les devoirs ont été rayés, on peut aujourd’hui parler de droit d’aimer la France. Nous n’avons pas à se justifier du fait que l’on aime son pays. Nous sommes nés quelque part et la vertu de piété c’est la gratitude de tout ce que nous avons reçu. C’est le 4ième commandement de Dieu. Il faut que les marcheurs de Chartres soient décomplexés et s’affichent catholiques, français, heureux de vivre en France, même si ce n’est pas tous les jours facile. Cela reste notre désir et ce désir n’est pas coupable.

De cet amour de la patrie, le Cardinal Vingt-Trois, Archevêque de Paris et Président de la Conférence des évêques de France le jeudi 23 décembre 2010 sur Europe 1, tire d’ailleurs certains devoirs :

 « Le danger d’islamisation, c’est si, nous, nous ne savons pas ce que nous voulons. C’est pas le problème de savoir si les musulmans veulent être musulmans, ça c’est clair qu’ils veulent être musulmans. Le problème, c’est de savoir si nous, on veut être quelque chose.

Il est évidemment plus difficile de se remettre en cause que de remettre en cause les autres. Nous qui refusons l’invasion migratoire, sommes-nous mariés et si oui, combien d’enfants avons-nous ? Nous qui disons « non » à l’islamisation de notre société, allons-nous à la messe chaque dimanche ? Élevons-nous nos enfants dans la Foi ? »                

Politiquement, si je ne sais pas faire aimer la France à des gens qui ont une religion différente car je n’ai pas les moyens de les accueillir, c’est une injustice : je détruis le bien commun qui est une justice. Nous devons donc agir, nous qui sommes en marche, en répondant à nos premiers devoirs : aller à la messe, nous marier, avoir des enfants, élever nos enfants dans le foi… sous peine de devenir  complices des agresseurs, ce qui est une culpabilité très grave. Avoir le sentiment d’être libéré de ces questions par son simple vote n’est pas juste, nous avons une action à faire…

Parfois, je me demande qui sont ceux qui dans le monde actuel se préoccupent vraiment de générer des processus qui construisent un peuple, plus que d’obtenir des résultats immédiats qui produisent une rente politique facile, rapide et éphémère, mais qui ne construisent pas la plénitude humaine. EG (224) Pape François

Chacun de nous doit se demander quel processus il peut initier. Ce travail métapolitique est fondamental pour l’avenir car cela répond à la véritable attente de TOUT homme.

Benoît XVI : « Même si nous n’avons pas la force de croire, nous devons vivre sur cette hypothèse, autrement le monde ne fonctionne pas ».

Vue l’actuelle crise des cultures qui prétendent avancer « etsi Deus non daretur», comme si Dieu n’existait pas, il faut plutôt avoir le courage de retourner l’axiome des Lumières et dire : celui qui ne réussit pas à trouver le chemin de l’acceptation de Dieu devrait aussi chercher à vivre et diriger sa vie « veluti si Deus daretur », comme si Dieu existait.

Cela fait 400 ans que nous sommes sur la mauvaise hypothèse, comme si Dieu n’existait pas. Et si l’on faisait selon la volonté de Dieu, comme s’il existait ? Ce serait la vraie amitié, celle du Christ-Roi. Nous avons un grand travail de « penser la politique » pour montrer aux autres que c’est le mode d’emploi du bonheur. Si Dieu nous aime, il veut notre bien. Si je veux le bien de quelqu’un, je l’aime. .

Etre passeur d’hommes pour le règne du Christ requiert d’avoir un cœur droit  (sagesse, discernement, prudence, foi), une mémoire des dons reçus (gratitude, piété, espérance) et la volonté de faire la volonté de Dieu (tempérance, courage, justice, charité).

Et pour ce qui est de l’action surnaturelle, nous avons besoin de la foi pour fortifier notre cœur, de l’espérance pour notre mémoire et notre imagination, et de la charité pour fortifier la volonté. Tout cela pour obtenir la liberté des enfants de Dieu qui est la promesse de la civilisation de l’amour, dans laquelle vérité, beauté et bonté s’embrassent.

Troisième partie de l'Université d'Automne 2018 - Conférence de Bruno de St Chamas, Président d'Ichtus

La politique

Quelle est la source du droit ? Benoît XVI nous dit dans son discours au Bunderstag le 22 septembre 2013 : « « Contrairement aux autres grandes religions, le christianisme n’a jamais imposé à l’État et à la société un droit révélé, ni un règlement juridique découlant d’une révélation. Il a au contraire renvoyé à la nature et à la raison comme vraies sources du droit ».

Il n’y a pas de charia catholique : le règne du Christ-Roi n’est pas un enseignement de l’Eglise qui nous a inventé ce qu’il fallait faire. Pour fonder le droit, l’Eglise en a toujours appelé à la nature et à la raison. On comprend mieux pourquoi les gens que l’on a en face de nous tiennent à ce point à ce que ce soit nos émotions et notre affectivité qui nous gouvernent.

 Jean-Jacques Rousseau disait « ce que je sens être bien est bien, ce que je sens être mal est mal ». Il a ainsi fait croire que la grandeur de l’homme était d’agir comme un animal soumis à ses émotions. Or nous devons agir en politique en fonction de la nature et de la raison. Aujourd’hui certains sont contre la nature et contre la raison, pour le primat de l’émotion et de l’affectivité.

Autre fondamental pour le fondement de la vie en société : lorsque nous sommes en société, il ya deux rois, deux personnes dont la dignité est à l’image de celle de Dieu, qui discutent ensemble, qui ont besoin l’un de l’autre…. comment va être possible la coopération, la relation entre deux rois, entre deux hommes qui se gouvernent ? Aristote, Saint Thomas, Jean-Paul II ont repris le même enseignement en disant que la qualité de la relation entre deux personnes dépend des biens qui relient les deux personnes. Il existe deux types de biens pour lesquels la recherche de l’intérêt prime : le bien agréable, bonum delectabile et le bien utile ;  le moteur de ces biens est en général l’eros, amour de possession. La grandeur de l’homme fait qu’il est aussi capable de fonder une relation sur des biens honnêtes, des biens justes. Ces biens honnêtes et justes ont souvent été éliminés de la politique qui se réduit à l’optimisation de l’utile et de l’agréable pour le plus grand nombre d’électeurs et de consommateurs : c’est l’utilitarisme.

Un homme qui n’a pas que des passions de possession, qui est capable de grandeur, de vouloir le bien des autres… est capable d’amitié, fondement de la vie politique. L’Histoire de l’humanité n’est pas celle de la lutte des classes. Comme le dit Jean-Paul II, toute l’histoire de l’humanité est l’histoire du besoin d’aimer et d’être aimé. Les pèlerins de Chartres ne sont pas mus par l’intérêt, l’utile, l’agréable, ils cherchent un bien plus grand qu’ils vont partager, qui va se multiplier contrairement à l’utile et l’agréable, qui, une fois partagés, fait qu’on en a moins. Dans notre monde matérialiste qui a réduit la politique à l’enjeu de l’utile et de l’agréable, le fondement de la vision politique est la lutte ; l’homme est un loup pour l’homme, l’important est d’être le plus fort. La vision chrétienne de la politique est celle de la justice, du bien commun qui va passer, pour l’accomplissement de la personne humaine, par le don de soi. L’homme est capable de se donner, c’est la réalité anthropologique fondamentale ; l’Evangile nous rappelle qu’il fait s’aimer et aimer les autres comme Dieu nous aime. Or Dieu ne nous aime pas seulement pour l’utile et l’agréable, il nous donne le seul bien qui puisse répondre à notre vocation.

L’autorité, être un chef, gouverner, être passeur, leader d’hommes : la marque chrétienne est celle du service (lorsque Jésus lave les pieds, il dit « ne m’appelez plus maître, mais ami »). Ce qui fonde notre relation au Christ, c’est une amitié :  le bonheur de l’homme est l’intimité avec le Christ, le moteur de toutes nos actions est la recherche de cette intimité avec le Christ. Le chef se met à genoux pour laver les pieds des gens de son équipe pour que ça marche : voilà la grandeur de l’autorité et du chef dans une vision chrétienne. Le mauvais chef, c’est Pilate ; il sait le bien et le mal avec son intelligence, il a une conscience qui luit dit ce qui est juste, il agit en fonction de la foule, instrumentalise le Christ, en fait un argument politique, il se lave les mains du sort de l’homme. Le bon chef lave les pieds, le mauvais chef s’en lave les mains.

Lorsque Saint Louis va donner à manger aux pauvres et visiter les lépreux, Joinville raconte qu’il avait décidé de vouvoyer ses sujets : le vouvoiement en France nous vient de Saint Louis, pour bien marquer qu’ils n’étaient pas des objets, des instruments de son pouvoir, mais des sujets, des personnes, à l’image de Dieu « en eux, Jésus a fait sa demeure ».

Jean-Paul II a réussi à retourner par son enseignement une situation politique que l’on croyait irréversible : c’est la libération de la Pologne via des pèlerinages qui a permis la diffusion de l’enseignement de Jean-Paul II. La mobilisation commence là, comme à Chartres.

Deuxième partie de l'Université d'Automne 2018 - Conférence de Bruno de St Chamas, Président d'Ichtus

L’anthropologie : qu’est ce qui fait l’homme ?

C’est la grande question que nos adversaires ont mis au centre de leur combat : la désintégration de la nature et de la personne humaine. Si nous ne savons pas répondre à nos contemporains, tout est fichu. Qu’est ce qui fait qu’un acte est humain ? Quand nous marchons vers Chartres, nous faisons l’expérience que le Christ prend tout, notre corps, notre intelligence, notre volonté.

Nous agissons de nos sens vers l’action (réflexe), puis les sens agissent vers la mémoire et l’imagination, de là les passions vers l’acte ; c’est ce que l’on appelle une action par instinct :  c’est le mode animal. Nous agissons souvent par réflexe ou par instinct : les campagnes marketing d’Apple qui réalise 10% des ventes dans les 48 premières heures  sont un bon exemple de l’instinct, de l’acte sans réflexion, sans besoin, du réflexe d’achat, de l’instinct d’appartenance.

Or l’homme est capable d’actes qui ne sont pas que des réflexes ou que des instincts ; il est capable d’actes humains, c'est-à-dire d’actes qui mobilisent en plus son intelligence, sa volonté et sa liberté qui elles-mêmes vont agir sur les passions. C’est en cela qu’il est à l’image de Dieu. L’Intelligence permet de mobiliser son attention sur le pourquoi de sa vie, de ses actions, de ses engagements, de son métier, de son amour dans sa famille, de ses responsabilités dans la politique.

Chaque personne se gouverne elle-même. Les Pères de l’Eglise disent que « la personne est un roi », nous sommes des rois et le modèle des rois, c’est le Christ, le Christ-Roi avec l’incarnation de l’homme l’Ecce homo, central dans l’enseignement de l’Eglise et dans l’expérience humaine que nous pouvons faire depuis 2000 ans. Le seul modèle de l’homme accompli c’est le Christ. Nous le savons par la foi, nous pouvons le vérifier avec notre intelligence, nous pouvons l’aimer avec notre volonté. C’est là qu’est la force de l’engagement pour l’action ; quand on s’adresse à quelqu’un, on s’adresse à son intelligence pour qu’il mobilise sa volonté, sa liberté et ses passions pour agir. Si l’on veut manipuler, agir par autoritarisme, instrumentaliser, faire faire quelque chose que l’autre n’a pas envie de faire, on cherche à agir de l’autre côté, directement sur les passions. C’est la dignité de la personne humaine qui fait que je me gouverne, que je suis un roi.

Il faut donc qu’il règne sur nos intelligences : nous devons croire, avec une complète soumission, d’une adhésion ferme et constante les vérités, révélées et les enseignements du Christ.

Il faut qu’il règne sur nos volontés : nous devons observer les lois et les commandements de Dieu.

Il faut qu’il règne sur nos cœurs : nous devons sacrifier nos affections naturelles et aimer Dieu par-dessus toutes choses et nous attacher à Lui seul.

Il faut qu’il règne sur nos corps et sur nos membres : nous devons les faire servir d’instruments ou, pour emprunter le langage de l’Apôtre saint Paul, d’armes de justice offertes à Dieu pour entretenir la sainteté intérieure de nos âmes.”

De cette doctrine de la royauté sociale de Jésus-Christ, découle tout notre comportement social. Son règne ne se limite pas seulement à notre âme, il inspire l’ensemble de notre vie.  Encyclique Quas primas, Pie XI – 1925

Première partie de l'Université d'Automne 2018 - Conférence de Bruno de St Chamas, Président d'Ichtus

Ca va être très dur mais comme vous êtes des pèlerins de Chartres, je sais que vous allez y arriver !

Jean Ousset écrivait en 1948 à l’un de ses amis  ( Former, chercher la vérité dans la douceur de l’amitié )

« De plus en plus nous voyons des gens qui sont apparemment des gens fort pieux, qui pour toutes les démarches de la vie privée sont apparemment bons catholiques, très pratiquants, très zélés pour les œuvres, mais qui pour toute l’autre partie de l’existence, sont libéraux, socialistes, marxistes etc…Dès qu’ils ouvrent la bouche dans quelque conversation, les hérésies défilent en rangs serrés, hiatus entre les convictions religieuses et la vie réelle, pratique, extérieure, politique et sociale de ces gens-là. Pendant un certain temps, une telle attitude fut le fait de quelques inconscients. On peut constater un peu partout, voire dans la presse, que c’est une attitude qui se généralise affreusement. C’est pour lutter contre cela que très exactement, nous nous sommes mis au travail pour faire comprendre aux gens l’unité rigoureuse du catholicisme depuis ses dogmes spécifiquement religieux, jusqu’à ses conséquences multiples dans toute la vie privée ou publique ».

Voilà quelle était l’intention de Jean Ousset, l’intention de ce qui a présidé à la fondation de ce qu’est aujourd’hui Ichtus après avoir été la Cité Catholique et l’Office International.

A la différence d’autres, nous sommes en marche vers un but, nous savons où nous allons et quand nous démarrons. Quand c’est dur, nous savons que nous aurons la joie d’arriver, d’être accueilli, d’être aimé, nous aurons ce frisson en arrivant à Chartres. Nous savons que les gens que nous avons embarqués, qui sont venus peut-être au départ par amitié, vont être touchés. Leur cœur va être touché. Il y a-t-il un moyen aussi de toucher leur intelligence et leur action ?

Se former pour agir… Pour qu’Il règne ! C’est le titre d’un ouvrage de Jean Ousset, qui devrait être au cœur de notre préparation du pèlerinage car c’est un déroulé de l’histoire de la bête, la bête de l’Apocalypse, mais aussi du triomphe du Christ. Quels sont les enjeux d’aujourd’hui ? L’anthropologie, la vision de l’homme, la politique et la culture.

Lundi 19 novembre 2018

Etre, prier et agir pour le Règne du Christ

Homélie de l'abbé Alexis Garnier, aumônier du pèlerinage, à l'occasion de l'Université d'Automne de Notre-Dame de Chrétienté le 17  novembre à Paris:

Bien chers amis,

Quoi que vous demandiez dans la prière,

croyez que vous le recevrez, et cela vous sera donné[1].

 

Or que demande, fondamentalement, un chrétien ?

L'avènement du Règne de Dieu.

L'accomplissement de sa volonté... « Sur la terre comme au ciel ». Pourquoi donc ? Et bien, comme le rappelait un des anciens du pélé, la réponse est au commencement... Où Dieu créa le ciel et la terre, c'est à dire les réalités visibles, et invisibles... les spirituelles, et les temporelles... Il est donc normal que tout cela soit comme contenu dans son règne[2]. Il est donc normal que sa volonté s'accomplisse en tout cela.

C'est l'inusable demande de l'inusable Pater ;

Notre Père qui êtes aux cieux,

que votre règne arrive,

que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

 

Mais qu'est-ce que ce Royaume de Dieu, ce règne de Dieu?

         Bien sûr, le règne de Dieu désigne d'abord et avant tout le Christ, dans l'Evangile. Ainsi, l'Incarnation est le premier acte d'avènement de ce règne, le retour en gloire et le jugement général en sont l'accomplissement.

         Il désigne encore l'Eglise, royaume de Dieu inauguré sur la terre.

         Il désigne encore l'âme où le Christ vient étendre son règne par la grâce du baptême et son développement.

         Mais il a encore une sphère importante; la royauté sociale de Notre Seigneur.

 

Il y a un entre deux de ce règne du Christ, entre Incarnation et Parousie, où nous sommes. Quel est son sens profond ?

 

«Nous avons tous la vocation d'être sauvés[3].

Tout le monde chrétien a la vocation de faire son salut.

Et le reste du monde a la vocation de devenir chrétien[4]».

 

Est-ce que nous faisons nôtre cette conviction de la petite Jeannette de Péguy, celle du mystère de la Charité ?

A l'entendre, c'est très fort... Trop.

A mesurer le décalage évident entre cet idéal et le réel, on peut penser qu'il s'agit d'une utopie. « De combien il s'en faut ! » Nous ferions aisément nôtres ces premières paroles, provocantes, de la même Jeannette de Péguy ;

« O mon Dieu si on voyait seulement le commencement de votre règne

[…] de combien il s'en faut que votre règne arrive. 
[…] de combien il s'en faut que votre règne arrive au royaume de la terre. 
[…] de combien il s'en faut que votre volonté soit faite ».

 

Car oui, notre monde a cessé, en majorité, d'être chrétien.

         Il a cessé d'être chrétien dans ses institutions et ses lois, dans son marché, dans sa sphère professionnelle.

         Il a encore cessé d'être chrétien en de nombreuses âmes.

         La distinction du spirituel et du temporel, leur subordination harmonieuse, la juste autonomie des réalités temporelles, le travail pour les pénétrer d'esprit chrétien, le maintien d'une conformité à la loi naturelle, le respect de la vie, d mariage, de la famille ... Tout ce qui a soutenu l'Occident chrétien semble voler en éclat dans une formidable « tenaille à 2 mâchoires » ; celle du laïcisme de combat agressif, avec pour tranchant utime les idéologies de déconstruction-destruction – celle du Dar el Islam conquérant, théocratie dévoyée et violente. Celui qui vous parle rencontre dans son ministère, chaque semaine, des jeunes pris dans l'une ou l'autre de ces mâchoires.

 

Pourtant le chrétien appelle de tous ses vœux le Règne de Dieu,

non seulement dans la phase triomphante et définitive

que le Christ doit inaugurer à la fin des temps,

mais encore - et il est magnanime de le désirer,

dans les ténèbres de ce bas monde, vallée de larmes,

où gémissent les fils d'Ève[5].

 

         Lucidité, humilité donc, mais aussi magnanimité, au service du règne de Dieu. Voici ce qu'il nous faut demander pour les luttes d'hier, d'aujourd'hui et de demain au service de cette noble cause. Il y a un courage verbal entre soi, ou au contraire un abandon[6] souriant et desesperé des principes qui ne servent pas cette cause.

         Et puis, il y a l'effort opiniâtre, en esprit surnaturel, pour promouvoir ou défendre les fondamentaux de ce règne du Christ dans la société, les institutions, les corps intermédiaires... Dans le politique, la famille,  l'école, le loisir et la culture, le scoutisme et les mouvements de jeunesse. « La chrétienté, c'est l'art des recommencements[7]». Cela, c'est intéressant. Soyons-en, chacun pour notre part, à notre place.

 

D'autre part, au service du règne de Dieu, tout ne se fait pas dans la prière, mais rien de grand, de fécond ne se fait sans la prière. N'oublions pas de poser à nouveau cette cause devant Dieu, dès maintenant à la Messe, et tout à l'heure au Pater, avec les mots mêmes du divin Maître... avant d'y travailler dans un esprit d'unité, de charité et de verité, amen.

 

[1]    St Marc, XI, 22-24. Evangile de la messe du jour.

[2]    « Au commencement Dieu créa le ciel et la terre » (Genèse, I, 1)- « In dicione tua Domine, universa sunt posita... En votre vouloir, Seigneur, toutes choses sont posées – et aucune ne peut résister à votre volonté – En effet, vous avez créé toutes choses, ciel et terre et tout ce que contient l'ampleur de l'univers. Oui, vous êtes le Seigneur de toute chose » (Esther, IV, 17 – XIII, 9 – X, 11).

[3]    « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la verité. » I Timothé, II, 4.

[4]    Charles PEGUY, Mystère de la Charité.

[5]    Dom GERARD.

[6]             Le refus de la Royauté sociale de Jésus-Christ est-il irréversible? Est-ce l'heure de l'agonie? Devra-t-on, comme le Christ Jésus, répéter dans uni sueur de sang: «Que votre Volonté soit faite et non la mienne? »  Cette prière va-t-elle jeter celui qui la prononce dans une attitude de résignation passive aux traverses et aux contradictions?

                En ce cas, ni l'homme de guerre ni l'homme du combat politique ne la pourraient prononcer.

                Erreur, profonde erreur. La troisième demande du Pater est, en politique comme en mystique, le suprême recours: non pas subir passivement la volonté de Dieu, mais s'en faire ardemment les instruments, et ne s'en remettre à la Providence que dans l'inéluctable.

[7]    Charles PEGUY.

vendredi 09 novembre 2018

Retraite d'Avent de Notre Dame de Chrétienté à Fontgombault

La retraite de NDC aura lieu du samedi 1er décembre 2018 à partir de 10h (messe conventuelle) jusqu'au dimanche 2 décembre à 15h à l'abbaye Notre-Dame de Fontgombault (Indre).

Elle sera prêchée par notre Aumônier Général l'Abbé Garnier, sur le thème ;

Encouragements aux chrétiens vivant dans le monde
(à l'écoute des épitres de St Pierre).

Il y a 40 places disponibles pour cette belle retraite !

C'est un excellent lancement de la nouvelle année chrétienne, et l'occasion de communier au silence, à la prière et à la contemplation des moines bénédictins. Profitons de cette hospitalité offerte "comme au Christ !"

Tous les amis de NDC (et pas seulement les cadres) peuvent désormais s'inscrire en ligne avant le 23 novembre 2018:


Prix: une participation aux frais de 40€ est demandée (incluant l’offrande pour l'abbaye, repas et hébergement).

Toutes les informations pratiques sont détaillées sur le tract à télécharger ici.



samedi 03 novembre 2018

Appel de Chartres n°223

C’est le moment de resserrer les rangs

Chers pèlerins,

Nous voici au temps de l’épreuve, celle qui a commencé à secouer l’Eglise catholique depuis les révélations d’actes immoraux, voire criminels, commis par des hommes d’Eglise, sans oublier ceux qui ont couvert ces actes de leur silence. Et certains de ces prédateurs ont été protégés, voire promus…

Un double sentiment nous envahit : colère et tristesse. Nous n’en sommes qu’au début de cette épreuve, l’actualité de mois prochains nous fera mal, mais il y aura un bien : il faut que justice soit faite et elle le sera.

Devons-nous baisser les bras ? Sûrement pas. Car l’Eglise est le Corps Mystique de Notre Seigneur, elle est sainte, même si certains de ses membres sont des parjures et des renégats.

Alors, dans ce temps qui s’annonce difficile, resserrons les rangs. Et tournons-nous vers ce qui est positif : votre pèlerinage croît chaque année, chaque année il apporte de nouveaux et beaux fruits. Deo gratias !

La première étape du pélé 2019, sur le thème ‘La paix du Christ par le règne du Christ’, sera notre journée d’université d’automne le samedi 17 novembre. Nous y présenterons l’édition 2019 et écouterons Bruno de Saint-Chamas, président d’Ichtus et Marion Maréchal, Directrice générale de l’ISSEP, nous parler de vocation, de formation et d’engagement.

Nous avons fait pour vous les choses en grand : Messe à ND du Lys et réunion au Forum de Grenelle, juste à côté. Alors, chers pèlerins, nous vous y attendons très nombreux : c’est le moment de montrer notre mobilisation, notre Foi et notre Espérance. Et notre amour de l’Eglise. Et notre volonté d’aller de l’avant, pour l’amour du Christ.

Car la faute de quelques-uns ne saurait nous décourager !

E ultreia, e suseia, Deus adjuva nos.

Hervé Rolland

mardi 16 octobre 2018

Université d'automne de NDC: les inscriptions sont ouvertes!

Samedi 17 NOVEMBRE 2018

Forum de Grenelle, 5 rue de la Croix-Nivert - Paris XVe

MODALITES D’INSCRIPTION

Suivez ce lien :

et réservez votre place selon votre statut:

  • Adulte : 20 €
  • Etudiant: 12 €
  • Clergé : gratuit

Vous recevrez votre billet en ligne, à présenter impérativement à l’accueil.

L’INSCRIPTION PREALABLE EST OBLIGATOIRE ET AUCUNE INSCRIPTION SUR PLACE NE SERA PRISE.

Un filtrage et une fouille des sacs seront réalisés à l’entrée, se munir d’une carte d’identité.

Autour du thème du pèlerinage 2019 : "La paix du Christ par le règne du Christ", la journée d’université d’automne sera l’occasion de présenter les trois jours de marche qui s’articuleront autour de la Doctrine sociale de l’Eglise, au service de la Cité et du Bien commun.

Nous aurons le plaisir d’accueillir deux invités impliqués dans ce combat pour la Cité, pour qui la formation est essentielle afin de disposer des bases permettant l’engagement concret.


Bruno de Saint-Chamas,
Président d’ICHTUS

Marion Maréchal
Directrice Générale de l’ISSEP


PROGRAMME DE LA JOURNÉE
09:00 10:15 : Messe chantée célébrée par l'abbé Alexis Garnier, Aumônier Général.
- Chapelle Notre Dame du Lys, 7 rue Blomet, 75015 Paris (M° Sèvres Lecourbe).
- Des prêtres seront disponibles pour les confessions durant la Messe

10:30 Suite de la journée au Forum de Grenelle, 5 rue de la Croix-Nivert Paris XVe
11:00 11:30 Le pèlerinage 2019 "La paix du Christ par le règne du Christ",
11:30 12:30 L’animation de réseau à l’heure du Web 3.0
12:30 13:00 Qui sont nos pèlerins ?
13:00 14:30 Déjeuner (inclus dans le tarif d’inscription)
14:30 16:30 Bruno de Saint-Chamas et Marion Maréchal répondront aux questions de Notre-Dame de Chrétienté
17:00 clôture par Jean de Tauriers, président

Un pèlerinage peut en cacher d'autres

groupe 1.jpeg Il est une tradition à laquelle Notre Dame de Chrétienté ne déroge pas depuis 2010 : celle de se retrouver après la douceur de l'été et le tourbillon de la rentrée pour confier à Notre Dame de Vie les mois à venir, ceux de la préparation du Pèlerinage de Chartres. Cette année n'a pas fait défaut, et c'est le samedi 13 octobre que nous nous sommes retrouvés à Saint Lambert des Bois, non loin de l'Abbaye de Port-Royal, au coeur des terres de Jean Racine, Blaise Pascal, Nicolas Boileau, Jean de La Fontaine et tant d'autres.

chemin jean racine.JPG

Une journée de marche et de prières autour de l'église Saint Martin de Chevreuse, l'église de l'Assomption de la Très Sainte Vierge à Milon-la-Chapelle et l'église de Notre Dame de Vie à Saint Lambert des Bois, qui résonnait de manière toute particulière en cette rentrée troublée par la menace de la PMA pour tous, de l'interdiction de l'objection de conscience et de la préparation des français à la PMA / GPA.

Il se trouve que depuis le XIVième siècle, Notre Dame de Vie est invoquée pour répondre à la prière des femmes qui ne peuvent pas avoir d'enfant. Sa protection s'est étendue aux femmes enceintes dont la grossesse est à risque, à celles qui sont poussées à avorter et à celles qui souffrent à la suite d'un avortement.

Notre Dame de Chrétienté prie Notre Dame de Vie pour qu'elle intercède auprès de nos dirigeants et les guident vers le respect de la vie : confions à Notre Dame de Vie toutes les mères en détresse et toutes les personnes qui les accompagnent.

statue notre dame de vie.jpgNotre Dame de vie, Sainte Marie, Mère de Dieu, Priez pour nous,
Vous en qui le Verbe s’est fait chair, Priez pour nous,
Vous en qui jaillit sans cesse le fleuve des eaux vives, le Saint-Esprit, Priez pour nous,
Vous à qui le Père des miséricordes a confié tout l’ordre de la Miséricorde, Mère de Miséricorde, Priez pour nous,
Vierge sans péché, au Cœur Immaculé, Priez pour nous, pauvres pécheurs.
Mère de Jésus Christ, sous votre cœur a battu le cœur de Jésus pendant neuf mois ; priez pour tous ces petits dont le cœur bat déjà sous le cœur de leur mère ; ne permettez pas que leur vie soit brisée, que leur cœur soit broyé, que leur corps soit déchiqueté.
Femme bénie entre toutes les femmes, priez pour celles qui attendent un enfant dans la joie et la lumière, et plus encore pour celles en qui le péché du monde a transformé cette joie en angoisse et cette lumière en ténèbres. Femme bénie entre toutes les femmes, priez pour celles que la stérilité prive de la joie d’être mère.
Mère douloureuse, debout au pied de la croix, l’arbre de vie, Notre-Dame de l’Espérance, priez pour les mères auxquelles la mort a arraché un enfant.
Vierge Sainte entre toutes les vierges, priez pour celles qui se donnent entièrement à votre Fils Jésus pour être témoins du « Royaume à venir » déjà commencé.
Servante du Seigneur, priez pour toutes les femmes célibataires pour que chacune réalise sa vocation personnelle et que leur vie porte du fruit selon la volonté du Seigneur.


« O Trinité Sainte, Source jaillissante de Vie, nous Te supplions par l’intercession de Marie qui eut le privilège de porter en son sein le seigneur de la Vie, redonne à notre pays le goût de la Vie, redonne-lui la volonté d’accueillir et de respecter toute vie humaine, donne-lui de retrouver ses racines chrétiennes et le sens de sa mission évangélisatrice »

groupe.jpeg

Lundi 15 octobre 2018

Appel de Chartres n°222

Du passé faisons table-rase ?


xhennequart.png « Debout, les damnés de la terre
Debout, les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère,
C'est l'éruption de la fin.
Du passé faisons table rase,
Foule esclave, debout, debout
Le monde va changer de base,
Nous ne sommes rien, soyons tout. »

Ce passage emprunté à l’Internationale(1) dont il constitue le premier couplet exprime d’une certaine façon les idées qui ont traversé le siècle précédent et l’ont en quelque sorte façonné, portées par les espoirs de toute une génération.
Aujourd’hui nous en voyons le résultat… Bonjour les dégâts !

Que sont devenues les âmes de la France et de l’Europe, toujours plus orientées vers la primauté de l’économique tout aussi matérialistes et prises dans la tourmente de la globalisation ? Trop pleins de nous-mêmes, nous en avons oublié Dieu.
On ne saura jamais assez que l’oubli de Dieu est à la racine de tout péché.

À l’époque des droits de l’Homme répétés et martelés, le bien-être animal passe avant le respect de la vie de l’enfant dans le sein de sa mère et l’accueil du prochain.

Si l’idée centrale d’Humanae Vitae – dont nous célébrons le 50e anniversaire cette année – de ne jamais séparer union des corps et procréation était respectée, nous n’aurions peut-être pas à lutter contre les idées mortifères et désordonnées qui agitent les enjeux :
- du devenir des embryons surnuméraires,
- de la chosification de l’embryon,
- de la P.M.A. , de la G.P.A.
- du bouleversement du droit de la filiation
- etc…

Est-ce l’économie qui est au service de l’Homme ou l’inverse ?

Il est temps d’arrêter cet énorme gâchis et de revenir aux racines chrétiennes qui sont à notre origine : « À qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines » affirmait Léon XIII dans Rerum Novarum.

Écoutons Benoît XVI :
« L’Europe contemporaine est le fruit de deux mille ans de civilisation et elle plonge ses racines à la fois dans l’immense patrimoine d’Athènes et de Rome, et surtout dans le terrain fécond du christianisme(2)».
« Quand l’Europe écoute l’histoire du Christianisme, elle entend sa propre histoire. Sa notion de justice, de liberté et de responsabilité sociale, en même temps que les institutions culturelles et juridiques établies pour préserver ces idées et les transmettre aux générations futures, sont modelées par l’héritage chrétien(3).»

Depuis plusieurs décennies, notre société fait face à l’arrivée souhaitée ou subie de nouveaux arrivants. Comment leur transmettre l’amour de notre pays si nous passons notre temps à le critiquer ou à ne rien faire ? Si l’Islam est conquérant et progresse si vite, n’est-ce pas avant tout parce-que la France est victime de ses propres abandons ? Plutôt que de nous comporter comme de futurs dhimmis(4), comment pouvons-nous faire aimer la France et Jésus-Christ à ces déracinés, nous qui sommes parfois déracinés dans notre propre pays ?

Aimer ses propres racines est une condition pour les faire aimer aux autres.

Chacun peut agir là où Dieu l’a placé.

Nous récoltons ce que nous semons, rarement l’inverse. Arrêtons de perdre du temps à nous désoler de l’évolution de notre pays et sachons passer de la parole à l’action.

Œuvrer pour installer la chrétienté c’est travailler à un développement durable !
Et pour cela appuyons nous sur nos racines, comme nous le rappelle Chesterton dans Ce qui cloche dans le monde : « Tous les hommes qui, dans l’histoire, ont eu une action réelle sur l’avenir avaient les yeux fixés sur le passé. »

La chrétienté c’est lorsque les institutions, les lois civiles, les modes de vie sont respectueux de la loi naturelle, de la vie depuis son commencement jusqu’à sa fin. Seules ces conditions harmonieuses permettent à chaque homme de s’épanouir et de s’élever spirituellement. Il ne s’agit pas de subir en déclarant « On ne lâche rien », répondons à l’invitation du Christ qui nous appelle à le suivre.

« Une société perdure dans le temps : elle recueille le passé et prépare l’avenir. Par elle, chaque homme est constitué " héritier ", reçoit des " talents " qui enrichissent son identité et dont il doit développer les fruits…. A juste titre, chacun doit le dévouement aux communautés dont il fait partie et le respect aux autorités en charge du bien commun(5).»

Assumons donc pleinement notre double filiation :
- Fils de France, nous le sommes
- Enfant de Dieu de par notre baptême, nous le sommes

Serons-nous la génération de la rupture ou de la restauration ?

« Que m’importe le passé en tant que passé », s’écriait déjà Gustave Thibon, « ne voyez-vous pas que, lorsque je pleure sur la rupture d’une tradition, c’est surtout à l’avenir que je pense ? Quand je vois pourrir une racine, j’ai pitié des fleurs qui demain sécheront faute de sève(6). »
La Tradition restera toujours une source d’espérance.

Prions pour la France,
Prions pour nos prêtres,
Prions pour nos âmes,
Formons-nous(7),
Engageons-nous dans la Cité,
Et soyons des vrais serviteurs.

Fidèle à ma Patrie,
Je le serai.
Tous les jours de ma vie
Je servirai (8).

Notre Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous !

Xavier Hennequart
Responsable de la formation


(1) « L’internationale » : chant révolutionnaire dont les paroles furent écrites par Eugène Pottier en 1871 lors de la répression de la commune de Paris. Chant symbole entonné notamment par les communistes ou socialistes lors de rassemblements.
(2) Zenit, Les racines chrétiennes de l’Europe sont vivantes, constate Benoît XVI, 9 décembre 2008.
(3) Benoît XVI, Rencontre œcuménique, salle du Trône de l’Archevêché de Prague, 27 septembre 2009, Voyage Apostolique, République tchèque, 26-28 septembre 2009.
(4) « Dhimmis : nom donné, au cours de leurs conquêtes par les musulmans aux juifs et aux chrétiens, considérés comme inférieurs. Ayant perdu la totalité de leurs droits politiques et l’essentiel de leurs droits civils , les dhimmis doivent racheter leur vie chaque année par la jizia, un tribut spécial fixé par les musulmans. » Les 2 islams p 70-71 Jean-Jacques Walter.
(5) Catéchisme de l’Église Catholique n°1880
(6) Gustave Thibon, Notre regard qui manque à la lumière » – § le temps et l’éternité
(7) Visiter la rubrique formation de www. nd-chretiente.com, de nombreuses ressources pour vous former sont à votre disposition, c’est gratuit et cela peut rapporter gros ! Servez-vous !
(8) Couplet du Chant de la promesse des scouts. Père Jacques Sevin.

Rappel à Dieu de Michel de Penfentenyo

20180925MdePenfentenyo.jpg Mardi 25 septembre ont été célébrées à la cathédrale Saint Louis de Versailles les obsèques de Michel de Penfentenyo, rappelé à Dieu le 21 septembre.
Notre Dame de Chrétienté souhaite rendre hommage à un grand français et à un apôtre de l'engagement des laïcs dans la Cité.
Nous reproduisons ci-dessous le communiqué publié par ICHTUS :

Michel de Penfentenyo nous a quittés le 21 septembre 2018, à l’heure des Laudes.
C’est, pour ICHTUS, pour tous ceux qui l’ont connu, admiré, aimé, une très grande tristesse. Nous le recommandons, pleinement confiants, au Père tout puissant.
Dire ce qu’a représenté pour notre œuvre la présence si bienveillante et si forte, de Michel de Penfentenyo est difficile à exprimer en quelques lignes. Très tôt, dès janvier 1957, il s’engage aux côtés de Jean Ousset dans ce qui s’appelait alors la Cité Catholique, et exerce rapidement les fonctions de Directeur général de l’Office international des oeuvres de formations civiques et d’actions culturelles selon le droit naturel et chrétien, conduisant magnifiquement le navire à travers les tempêtes qui n’ont pas manqué. Mais, outre une force de caractère qui lui a permis de toujours garder le cap, beaucoup retiendront sa bonté et son extrême délicatesse à l’égard de tous, sa capacité d’écoute et de conseil, son énergie et son dévouement complet à la formation et au service d’une amitié pour servir le bien commun.
Après s’être engagé dans le combat pour la vie, il suscite à la création du Centre d’Études des Entreprises (CEE) et fonde le Secrétariat d’Information des Collectivités Locales Et Régionales (le SICLER), pour aider les élus à reconstituer les réseaux de solidarité naturelle, il se consacrera entièrement à cette action à partir de 1980. Beaucoup de collectivités lui doivent un véritable renouveau de la vie locale.
Convaincu que la France avait perdu le sens de sa vocation, il se battra aussi pour mieux faire connaître les sources et les fondements de son histoire.

mardi 25 septembre 2018

Jean Piat - « La voix du pèlerinage s'est éteinte... »

Jean-Piat.jpg Si Jean Piat n'a pas été, à ma connaissance, pèlerin de Chartres, il est « la voix » indissociable de notre pèlerinage. Citons de mémoire: « J'ai fait un pèlerinage... à Chartres. Je suis beauceron, Chartres est ma cathédrale. Je n'avais aucun entrainement, j'ai fait 105 kilomètres en 3 jours. Ah, mon vieux, les croisades, c'était facile ! On voit les flèches de la cathédrale à 18 kilomètres sur la plaine.... de temps à autre elles disparaissent, (…) Dès que je les ai vues, ça a été une extase ! Je ne sentais plus rien... J'ai prié, mon vieux, prié comme jamais je n'avais prié. Mon gosse est sauvé. Je les ai confié tous à Notre Dame ». Qui n'avait entendu, un petit matin de Pentecôte ou bien au soir, sur le bivouac, sa voix chaude balançant les mots de Péguy, comme une foulée de marcheur ? Jean Piat, c'est d'abord et surtout cela ; une voix et une présence.

Né en 1924, il est décédé ce 18 septembre dernier à Paris, en la fête de St Joseph de Cupertino.

Il fut un acteur de théâtre remarquable, interprète notamment des pièces d'Edmond Rostand et de Sacha Guitry. Lorsque le théatre arriva sur le petit écran, il fut encore le truculent Robert d'Artois des Rois maudits. Il prêta sa voix à des chefs d'oeuvre de la litterature et du cinéma ; Gandalf dans le Seigneur des Anneaux – le commissaire Jacomet dans un bel enregistrement sur Ste Bernadette – ou encore Lawrence d'Arabie... Il a encore dit quelques belles narrations accompagnant les spectacles du Puy du Fou. Et puis les amateurs de belles pages et de nobles pensées iront écouter le lien ci-dessous.

Mais, on l'a dit, il reste surtout pour nous la voix qui a porté quelques morceaux choisis de Péguy, redisant à des milliers de pèlerins l'âme de cette route de conversion et de sainteté qu'est le « pélé ». Il affirmait crânement « être né catho », quoi qu'il ait rencontré et exprimé quelques difficultés devant les fins dernières.

Sur le grand âge, il pensait sérieusement au terme de sa vie, au passage de la mort - cet ultime rideau qui tombe sur le théâtre de notre existence terrestre... Et qui se lève sur l'éternité. Dans la mythologie de Tolkien, alors que le combat fait rage pour la défense de Minas Tirith, et que le 2e rempart est pris d'assaut par les forces de Sauron, Gandalf réconforte un hobbit découragé: « Le voyage n'est pas fini... la mort n'est qu'un autre chemin qu'il nous faut tous prendre... Le rideau de pluie grisâtre de ce monde s'ouvrira et tout sera brillant comme l'argent... alors vous les verrez... les rivages blancs et au-delà la lointaine contrée verdoyante … Alors ça ne va pas si mal? Non en effet... » Cela n'a pas la consistance d'une profession de foi catholique explicite en la vie éternelle, dira-t-on... Et cela ne suffit pas à faire de notre cher défunt un « saint de vitrail »... Certes! Mais nous aimons à penser qu'il y a un peu de l'âme de Jean Piat dans ces mots qu'il prononçait pour le compte de Gandalf. Alors nous laissons l'ultime jugement au Dieu qui seul sonde les reins et les cœurs. Et surtout nous redirons pour lui la prière à Notre Dame de Chartres :
« Mère voici vos fils qui se sont tant battus.
Qu'ils ne soient pas pesés comme on pèse un esprit.
Qu'ils soient plutôt jugés comme on juge un proscrit
Qui rentre en se cachant par des chemins perdus. »

« Donnez-lui, Seigneur le repos éternel, et que pour lui brille votre lumière sans déclin ».

Abbé Alexis Garnier,
Aumônier Général de Notre Dame de Chrétienté.


Pour réentendre Jean Piat déclamant Denoix de St Marc (« Que dire à un jeune de 20 ans »), cliquer sur ce lien.

Lundi 17 septembre 2018

Appel de Chartres n°221

Edito de l'Aumônier Général de Notre Dame de Chrétienté.

abbe-garnier2018.jpg

CALME, COURAGE, CONFIANCE !



Chers amis pèlerins,

Les vacances sont une belle occasion de desserrer le temps, de le retrouver, de le reprendre. Pourquoi ? Pour l'essentiel. « Vacare Deo », prendre du temps en Dieu, pour Dieu. Les camps, sessions familiales, colonies, séjours et tournées diverses, les retrouvailles en famille, la visite d'un sanctuaire ou d'une abbaye nous permettent cela. Et nous nous exclamons avec crainte et émerveillement ;
« Dieu est ici, et je ne le savais pas ! » (Genèse, XXVIII).

De passage à Pellevoisin, j'ai pour ma part lu un sermon excellent (et court!), en 3 mots. 3 mots qui peuvent résumer l'esprit dans lequel nous attaquons cette rentrée, et la préparation du prochain pèlerinage.

« CALME, COURAGE, CONFIANCE! »

Nous avons besoin de cet encouragement marial, dans une période difficile pour l'Eglise ! Nous en avons besoin pour apaiser l'indignation, la stupeur, et (peut-être) la tentation de scandale que le démon jette contre nos âmes ! Nous en avons besoin devant ces faits accablants. Ils salissent le visage de l'Eglise. Ils rendent difficilement audible pour certains son message de salut et de vérité !

vierge-sacre-coeur2.jpg Sur ce sujet, certaines paroles éclairent notre jugement surnaturel, et notre sensus fidei :
« Les prêtres de mon Fils sont devenus des cloaques d'impureté (1) » - « L'Eglise est du côté des victimes ! (2) » - « Il est inévitable que des scandales arrivent, mais malheur à celui par qui le scandale arrive ! » Devant les infidélités des membres de l'Eglise, y compris haut placés, la sagesse populaire nous rappelle cependant que « Le bruit de l'arbre qui tombe ne doit pas faire oublier la forêt qui pousse ». Mais surtout, gardons le verset du psaume : « Seigneur, il y a beaucoup de paix pour ceux qui aiment votre Loi, et pour eux, point de scandale » (3)

Alors, oui, mes amis, le pèlerinage 2019 aura d'autant plus de sens ! Il sera une protestation amoureuse de nos âmes, une protestation de fidélité, un acte de réparation par les mains jointes et les pieds douloureux, par la grâce de la Sainte Messe, par la prière des enfants et des jeunes.
Car le Coeur de Dieu est blessé sur la croix par tant de crimes monstrueux.
Mais il est aussi consolé d'avance par les actes de charité envers Dieu et le prochain, par les pénitences acceptées et offertes (celles du devoir d'état), par les larmes du cœur pleurant sur ses péchés propres et sur ceux du monde. Ces larmes-là sont posées devant le Seigneur, in conspectu Domini !
Je vous souhaite à tous de bonnes rentrées, et vous donne rendez-vous ici ou là ; lors du petit pèlerinage de rentrée en vallée de Chevreuse (13 octobre), ou encore à l'Université d'automne le 17 novembre à Paris, ou à la retraite spirituelle ouverte à tous à Fontgombault, les 1° et 2 décembre prochains !

Calme, courage, confiance !

Vd abbé Alexis Garnier, Aumônier Général.

(1) Message de Notre Dame de la Salette.
(2) Abbé Pierre Hervé Grosjean, 15 mars 2016, plateau de Canal +.
(3) Psaume 118, v 165.

Dimanche 16 septembre 2018

Itinéraires de Chrétienté avec Jean Madiran

madiran-fontaine-2.jpg Jean Madiran (1920-2013) fut, au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, l’une des plus importantes figures de la résistance française et catholique à la subversion et à l’apostasie générale.

Fondateur de la revue Itinéraires, puis animateur du quotidien Présent, sa plume acérée défendit inlassablement « France et Chrétienté », abandonnées par la plupart des élites, tant laïques qu’ecclésiastiques, pourfendant l’impiété moderne.

L’ouvrage de Rémi Fontaine, qui travailla longtemps avec Jean Madiran, permet de découvrir la cohérence et la logique de la pensée du grand auteur contre-révolutionnaire – tout en offrant des pistes d’interprétation originales et encore méconnues, notamment sur l’influence du scoutisme ou de la vie bénédictine sur la pensée de Madiran.

Rémi Fontaine, né en 1956, est journaliste et essayiste.

Préface de Dom Louis-Marie, Père Abbé du Barroux.

Postface d’Yves Chiron, historien

madiran-fontaine.jpg