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Notre-Dame de Chrétienté - pèlerinage de Pentecôte de Notre-Dame de Paris à Notre-Dame de Chartres

     
 

mercredi 07 juin 2017

Pèlerinage 2017: discours du Président de Notre Dame de Chrétienté le dimanche 4 juin


jdt2017-dimanche.jpgChers amis de Notre Dame de Chrétienté,

Merci à tous d’être fidèles au pèlerinage de chrétienté !

2017 est une année exceptionnelle. Nous avons le grand honneur et la grande joie d’accueillir le cardinal Burke. Il a atterri ce matin et célèbrera la messe demain à Chartres. Il sera parmi vous ce soir sur le bivouac de Gas. Montrez-lui comment les chapitres de Notre Dame de Chrétienté savent accueillir un grand et courageux cardinal romain ! Je compte particulièrement sur vous, chapitres Enfants, Pastoureaux et Famille !

2017 est aussi une année exceptionnelle parce que riche de nombreux anniversaires, autant d’occasions de rendre grâce à Dieu.

  • Le premier anniversaire est le centenaire des apparitions de Fatima, un acte d’Espérance.
  • Le second anniversaire fête les 10 années du Motu Proprio Summorum Pontificum, un acte de Foi.
  • Le troisième anniversaire est celui de notre pèlerinage, son trente-cinquième, un acte de Charité au nom de la chrétienté.


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L’apparition de Notre Dame à Fatima a un lien particulier avec notre pèlerinage.
La Sainte Vierge à Fatima demande aux hommes leurs prières et leurs sacrifices pour la conversion de la Russie; elle condamne ainsi le communisme en annonçant les malheurs du XXème siècle.
En 1983, lors du lancement de notre premier pèlerinage sous le pontificat de Jean-Paul II, nos fondateurs voulaient faire écho au grand pèlerinage polonais de Częstochowa et amplifier la résistance catholique au communisme.
Fatima est une apparition pleine d’espérance. Notre Dame vient nous protéger et nous donne les armes de la victoire finale qui sont celles du pèlerin : chapelet et pénitence.

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Notre choix de la liturgie traditionnelle à l’origine de ce pèlerinage a été un acte de Foi, pas un esthétisme, ni une nostalgie ou un conservatisme.
Le Motu Proprio Summorum Pontificum voulu par Benoît XVI en 2007, il y a 10 ans, n’avait pas pour effet premier la pacification de tendances au sein de l’Église. Le Motu Proprio recherchait la pacification de l’Église avec elle-même.
Nous éprouvons une immense reconnaissance pour Benoît XVI d’avoir posé cet acte courageux de foi, de charité et de justice.
Combien d’incompréhension autour de cette question liturgique !
Nos fondateurs voulaient, appuyés sur la liturgie traditionnelle, conserver la Foi pour la transmettre à nos enfants. Dans la tempête des innovations insensées de l’époque, ils voulaient faire « l’expérience de la Tradition » pour reprendre les mots de Mgr Lefebvre à qui les premières années de notre pèlerinage doivent tant. Ils s’opposaient à ce qui vient d’être très récemment rappelé par le cardinal Sarah - je le cite - « l’œuvre d’autodestruction de l’Eglise par elle-même par la démolition planifiée de ses fondations doctrinales, liturgiques, morales et pastorales. »
En 2017, 10 ans ont passé depuis le Motu Proprio, le pèlerinage de Chartres est devenu un événement providentiel pour des générations de pèlerins par la grâce justement de cette liturgie selon le rite extraordinaire, «premier acte de la nouvelle évangélisation » pour reprendre les mots du cardinal Burke.

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Un dernier anniversaire, en 1997, il y a 20 ans, Saint Jean Paul II était au JMJ en France sur la tombe de son ami, le professeur Lejeune : « Nous nous trouvons, disait-il, devant … un grand chrétien du XXe siècle, …un homme pour qui la défense de la vie est devenue un apostolat. »
Jérôme Lejeune est un exemple héroïque du combat pour la chrétienté de notre temps. La priorité aujourd’hui est de défendre la loi naturelle : pour la vie contre l’avortement et l’euthanasie, pour la famille contre le faux mariage homosexuel, contre les PMA et GPA et contre la théorie « délirante et mortifère » du gender. A l’exemple du Professeur Lejeune, des générations de pèlerins de Chartres depuis 35 ans s’engagent sur ces questions au cœur du combat pour la chrétienté, vocation de notre pèlerinage.

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Je terminerai avec quelques mots sur Notre Dame de Chrétienté.
Vous entendez souvent dire, au moins une fois par an, le dimanche de Pentecôte, que le pèlerinage existe par le dévouement de centaines de bénévoles qui toute l’année préparent ces 3 journées. Ils travaillent pour assurer la logistique, la sécurité des pèlerins, rencontrent les autorités. Ils préparent les vidéo-formations, le livret, mettent à jour le site internet, notre Université d’Automne de NDC en novembre entre autres initiatives. Je n’oublie pas le Secrétariat, la Communication et bien sûr…l’encadrement des pèlerins, les récollections, les nombreuses réunions de préparation, les Anges Gardiens, ces pèlerins non marcheurs qui sont en ce moment des milliers du monde entier à prier avec nous.
En votre nom, je redis à toutes ces personnes au service de la Sainte Vierge dans Notre Dame de Chrétienté ma reconnaissance, mon amitié, mon admiration.
Il faut être bien conscient que votre grand nombre rend le pèlerinage chaque année plus compliqué à organiser. Nous avons eu cette année une augmentation des effectifs logistique et service d’ordre de près de 20% !
L’année prochaine, si Dieu le veut, nous devrons adapter notre organisation devant la croissance du pèlerinage.
Il nous faudra trouver des solutions pour à la fois permettre le développement du pèlerinage de Chartres tout en restant fidèle à sa vocation.
Nous vous expliquerons tout cela en demandant votre soutien. Suivez-nous bien sur notre site internet !

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Demain à Chartres, avant la messe, vous assisterez à l’ostension du Voile de la Très Sainte Vierge.
Nous allons pouvoir prier en cette année du centenaire de Fatima devant une des plus précieuses et anciennes reliques de la chrétienté et ainsi obtenir une grâce bien particulière, celle demandée par les pèlerins depuis plus de mille ans. Cette grâce est « la protection pour les combats futurs. » Nous en aurons le plus grand besoin dans les jours prochains !

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous !
Notre Dame de la Sainte Espérance, convertissez nous !

Jean de Tauriers
Président de Notre Dame de Chrétienté




mardi 06 juin 2017

Pèlerinage 2017: revoir les photos et les reportages publiées en direct pendant les 3 jours


Les photos sont accessibles sur cette page. Retrouvez également tous les reportages dans la rubrique actualité.


D'autres photos seront publiées prochainement!




Lundi 05 juin 2017

Pèlerinage 2017 : Jour 3 : un jour une prière


vierge-bois.jpg Sainte Marie, Mère de Dieu,

garde-moi un cœur d’enfant,

pur et transparent comme une source ;

obtiens-moi un cœur simple,
qui ne savoure pas les tristesses ;
un cœur magnifique à se donner,
tendre à la compassion,
un cœur fidèle et généreux
qui n’oublie aucun bienfait
et ne tienne rancune d’aucun mal.
Fais-moi un cœur doux et humble,
aimant sans demander de retour,
joyeux de s’effacer dans un autre cœur
devant ton divin Fils ;
un cœur grand et indomptable,
qu’aucune ingratitude ne ferme,
qu’aucune indifférence ne lasse ;
un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ,
blessé de son amour
et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel.




Pèlerinage 2017 : Jour 3 - Un jour un Saint


Mère Thérèsa nait en 1910, à Skopje, capitale de la Macédoine d’une famille d’origine albanaise. En 1928, à 18 ans, elle rejoint l’institut des Sœurs de Notre Dame de Lorette près de Dublin en Irlande. En 1929, elle débarque à Calcutta, ville importante suitée en Inde orientale près du Bangladesh, pour y faire son noviciat. En 1931, elle fait sa profession de foi et choisit le prénom de Theresa par admiration pour Sainte Thérèse de Lisieux. Pendant 20 ans, elle enseigne la géographie à Loreto Entally, une école pour filles de castes supérieures, à l’abri du monde misérable et sale de Calcutta.

Le 10 septembre 1946, elle reçoit de Dieu, ce qu’elle appellera Un appel dans l’appel. En effet, Dieu lui enjoint, comme un ordre, une certitude de quitter son couvent et d’aller vivre parmi les plus pauvres d’entre les pauvres. Elle demande à l’archevêque Ferdinand Perier, la permission de quitter sa congrégation et reçoit, le 8 août 1948, l’autorisation d’exclaustration du pape PIE XII à Rome.

Lorsqu’elle quitte le couvent, elle a 5 roupies en poche et un sari qu’elle s’est confectionné pour marquer son inculturation. Son sari blanc gansé de bleu rappelle les traditionnelles représentations de la Vierge.

En décembre 1948, après 4 mois de formation infirmière, elle ouvre sa 1ère école dans un espace public de Calcutta pour des dizaines d’enfants abandonnés à qui elle enseigne l’alphabet et distribue des savons. Elle ouvre aussi le ’mouroir’ de Calcutta pour assurer une fin digne à ceux qui, leur vie durant, avaient vécu comme des bêtes. Plusieurs autres sœurs et anciennes élèves de Loreto l’ont rejointe, si bien qu’au printemps 1950, elle rédige la règle d’une nouvelle congrégation Les Missionnaires de la Charité dont la vocation est de répandre l’amour qui vient de Dieu. Elle prend alors officiellement le nom de Mère Theresa.

mere-teresa.jpg

Pour elle chaque vie est sacrée : Même l’enfant, non encore né, a la vie de Dieu en lui. Nous n’avons pas le droit de détruire cette vie pour quelque raison que ce soit répète-t-elle à propos de l’avortement, ce qui lui vaudra des critiques de l’occident.

Mère Theresa n’en a cure : sans relâche, elle fonde, recrute, secoue les indifférences, frappe aux portes et aux cœurs des puissants.

A partir de 1970, devenue célèbre, elle utilise cette notoriété pour élargir son réseau de donateurs et rappeler que les pauvres n’ont pas besoin de pitié mais de respect. En 1979, elle reçoit le prix Nobel de la Paix.

En 1996, la congrégation des Missionnaires de la Charité comptait 517 missions dans plus d’une centaine de pays. Il y a actuellement 4000 sœurs Missionnaires de la Charité. En 1997, elle décède à l’âge de 87ans. L’Inde a déclaré le lendemain de sa mort un deuil national et lui a offert des funérailles nationales. En 2016, elle est canonisée par le pape François.


Pendant 50 ans, la vie de Mère Theresa de Calcutta a été marquée par la grande épreuve spirituelle de la Nuit de la Foi. Elle était assaillie par le doute concernant l’existence de Dieu. Ces années de nuit intérieure constituent un trait important de sa figure spirituelle. C’était un supplice secrètement enfoui en elle et dissimulé derrière un visage paisible qu’elle avait en public. Personne ne savait qu’elle était tourmentée. Cette épreuve de la Nuit de la Foi apparaît avec précision, jusque-là inédite, avec la publication en 2007, d’un ouvrage compilant 40 lettres rédigées au cours des 6 dernières années de sa vie et qu’elle voulait voir détruites pour certaines.




Pèlerinage 2017 : Homélie du Père Ambroise Marie Pellaumail à Amblainvilliers


Homélie du Père Ambroise Marie Pellaumail à Amblainvilliers pour la vigile de Pentecôte (2 juin 2017)

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Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Chers Pèlerins,

Cette année, nous marchons en méditant sur le thème de « Sainte Marie, Mère de Dieu ». A travers les différents mystères du rosaire que nous méditerons pendant ces trois jours, nous contemplerons le mystère de la maternité divine de Marie. En effet, la plupart des mystères du Rosaire nous présentent Marie comme la mère de Jésus, associée à la vie de son Fils. Après les scènes de l’évangile rapportant la vie terrestre du Christ, les trois derniers mystères glorieux nous font contempler Marie comme notre mère. Ainsi nous prenons vraiment conscience de la maternité de Notre-Dame à notre égard. Par les paroles « Voici ton fils » adressées à Marie et « voici ta mère » adressées à l’apôtre Saint Jean au pied de la Croix, Marie reçut la mission de cette nouvelle maternité qui lui a été confiée. Après le retour de Jésus auprès de son Père, les mystères de la Pentecôte, de l’Assomption et du Couronnement nous dévoilent cette maternité de grâce de Marie.

Marie reçut une première effusion de l’Esprit-Saint à l’Annonciation pour devenir mère du Seigneur : Elle conçut du Saint-Esprit. Pour devenir notre mère, elle reçoit une nouvelle effusion de grâce. Au milieu des apôtres, elle enfante à la grâce l’Eglise, qui est née du côté du Christ sur la Croix, ainsi que tous les chrétiens, membres de l’Eglise. Mais cette maternité va prendre toute son ampleur avec l’Assomption. En montant au Ciel avec son corps et son âme, Marie peut ainsi veiller, du haut du Ciel, sur chacun de nous. Elle est devenue « l’étoile de la mer » chère à Saint Bernard et aux marins, qui dans les périls l’invoquent pour être assistés de son secours. Les différentes apparitions mariales nous montrent cette proximité et cette douceur maternelle envers les voyants en particulier et aussi envers tous les hommes. Enfin, par le couronnement de la Vierge, Jésus veut associer Marie à l’extension de son règne. Il veut que son règne s’étende par celui de Marie. Comme le dit Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, au début du traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge : « C'est par la Très Sainte Vierge Marie que Jésus-Christ est venu au monde, et c'est aussi par elle qu'il doit régner dans le monde. » En effet, par sa douceur maternelle, Marie est capable de toucher les cœurs les plus endurcis pour les ramener à Jésus.

A côté du rosaire, bien des prières nous parlent de cette maternité de Marie envers nous. C’est le cas des litanies de la sainte Vierge, dites de Lorette, que vous pourrez réciter pendant ces trois jours et qui comportent un certain nombre de titres attribués à la Vierge. Parmi toutes ces invocations, quatre titres nous aident à mieux saisir cette maternité de Marie à notre égard : « Salut des infirmes », « Refuge des pécheurs », « Consolatrice des affligés » et « Secours des chrétiens ». Ces quatre titres nous montrent que Marie comme mère de grâce, est mère miséricordieuse, mère de miséricorde : les épreuves de sa vie terrestre et notamment celle de voir souffrir autant son Fils ont forgé en Marie un cœur à l’unisson de celui de son fils. Si Dieu montre toute sa miséricorde envers nous par le mystère de la Rédemption, Marie ne peut qu’imiter son fils et son sauveur dans cette voie de la miséricorde. La proximité de Marie et de Jésus et l’union de leurs deux cœurs vont faire de Marie, une mère de miséricorde, vont lui apprendre à voir comme Dieu voit, et à aimer comme Dieu aime. Les quatre titres des litanies soulignent comment Marie est celle qui remédie à notre misère, comment elle est mère de miséricorde.

De plus, ces quatre invocations nous parlent à chacun d’entre nous, car nous sommes tous d’une certaine façon :
Infirmes au moins spirituellement en raison de nos péchés ;
Pécheurs, car encore loin de la sainteté ;
Affligés au moins par nos péchés et aussi par les épreuves ;
et Chrétiens depuis notre baptême.

Tout d’abord, comme « Salut des infirmes », Marie est celle qui agit à notre place dans l’ordre surnaturel et spirituel quand nous sommes devenus trop faibles, trop malades, quand nous sommes devenus incapables d’agir par nous-mêmes. Elle nous obtient la guérison de l’âme lorsque celle-ci est mise à mal par le péché et l’épreuve ; elle nous fortifie dans le bien lorsque nous sommes encore fragiles et elle nous soulage des maux en écartant bien des dangers pour notre âme. Comme « Refuge des pécheurs », Marie révèle toute sa miséricorde, car elle accueille à bras ouverts les pécheurs et les protègent des attaques du démon. Elle est notre avocate, comme le dit si bien le Salve Regina, car elle plaide notre cause auprès de son fils, même si nous avons fait les pires des péchés. Ce sont les entrailles d’une mère qui a souffert pour ses enfants, qui parlent à ce moment-là.

Comme « Consolatrice des affligés », Marie, est une mère qui nous soutient quand nous sommes accablés par les épreuves ou découragés par nos si faibles progrès dans notre conversion. Elle adoucit les peines qui nous accablent.

Comme « Secours des chrétiens », Marie est celle qui combat pour nous, qui nous obtient les victoires sur nos désordres intérieurs, sur le tentateur et sur les ennemis de notre religion.
En ce centenaire de Fatima, tournons-nous vers notre Mère, mère de grâce et de miséricorde pour qu’elle nous apprenne à être vraiment ses enfants et par là les enfants de Dieu. Prions pour que, par la répétition de nos Ave, par la contemplation des mystères du Rosaire et l’invocation de ses différents titres dans les litanies, nous prenions conscience de la maternité de Marie à notre égard et qu’ainsi nous sachions recourir en toute circonstance à cette si douce mère.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.




Pèlerinage 2017 : Envoi du RP Louis-Marie de Blignières



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Dimanche 04 juin 2017

Pèlerinage 2017 : Jour 2 - Méditation


pieta-michelange.jpg Marie est la Mater Dolorosa, cette Mère qui s’unit au Sacrifice de son Fils sur la Croix par amour pour Lui et l’humanité toute entière. Elle est alors l’image de l’acceptation et du renoncement de soi, avec et par Amour. Ainsi, Marie participe à toutes les souffrances de Jésus sur terre. Par cette souffrance vécue tout-au long de son chemin sur terre, elle nous enseigne et nous apprend ce qu’est le dépouillement, et nous fait prendre conscience de la douleur que provoque l’éloignement de NSJC (comme dans ces 3 jours d’attente angoissante de la disparition de Jésus enseignant au Temple).

Puis, dans le cheminement de la Sainte Vierge, il y a le point culminant, la Passion, que Marie suit et vit de toute la douleur de son âme et de son corps, et ce, du Chemin de croix au Calvaire, de la Crucifixion à la mort. Marie reste alors présente, recueille le corps martyrisé de son Fils et le mène à la tombe. Sacrifice ô combien immense pour une mère. Et malgré cette douleur, la Foi reste inébranlable. Ce scandale pour les païens est une nécessité pour la Rédemption, Marie l’accepte, et encore une fois son « fiat » retentit, rayonne et illumine.

L’Eglise est à l’image de Marie, elle vient du Christ tout comme la Vierge est une créature de Dieu, et comme la Vierge, elle est aussi avec le Christ, le servant tout-au long de Sa vie terrestre. Ainsi, Marie est un exemple de la Foi, de l’obéissance et de la Charité, puisque par son acceptation et son renoncement pratiqués dans un amour parfait, elle concoure à la Rédemption opérée par le Christ.

Nous, enfants de Dieu, nous sommes aussi enfants de Marie, tout comme l’est le Christ. Etre enfants de Dieu, c’est donc vivre avec ce bien d’une préciosité infinie que nous a donné Jésus sur la Croix, sa propre Mère. Marie, la Mère de Miséricorde, l’Immaculée Conception, est celle qui nous aide à grandir. C’est notamment la prière du Rosaire qui nous aide à nous unir à Notre Seigneur Jésus Christ

La Sainte Vierge reste en effet notre meilleur intercesseur, notre avocate dans les épreuves que nous traversons. Elle a accepté de s’associer à la souffrance de son Fils pour notre Rédemption, il nous faut donc la prier ardemment, qu’elle nous aide à nous détourner du péché et à nous convertir.

Marie est dès sa conception une créature directement reliée à Dieu, elle accepte de se laisser guider par l’Esprit Saint. Ensuite, c’est l’Annonciation, qui célèbre, dans l’intimité de la prière de cette jeune fille de 15ans, les épousailles avec ce même Esprit Saint qui descend former en Marie le corps physique de Jésus. L’Esprit Saint descend une nouvelle fois sur Marie à la Pentecôte, formant avec les apôtres le corps mystique du Christ, l’Eglise. L’Assomption est l’aboutissement, L’Esprit saint s’est emparé totalement de Marie, son corps est divinisé et emporté dans la gloire.

Toutes ces Grâces données sont reçues par Marie, et à ces dons, Marie répond par le don de sa personne et de son âme, par l’acceptation et la participation au Sacrifice divin qui mène à la Rédemption.

Quand nous prions Marie, elle intercède pour nous auprès de Dieu pour qu’il nous envoie son Esprit. Dans le silence de sa prière, Marie nous est à nouveau un exemple, par le silence de cette prière, nous sommes disposés à recevoir le Don de l’Esprit. Elle nous invite au silence de la prière.

Marie, humble et douce de cœur, est aussi combattante et victorieuse. Nous sommes des pécheurs, nos faiblesses nous entachent, la vie est une bataille, un combat que Marie nous aide à remporter par la lumière qu’elle apporte, pourvu qu’on la prie.

A Eve, en qui nous retrouvons nos questionnements intérieurs, notre tentation de nous détourner de la Vie, répond la docilité, l’humilité, le Fiat de la Vierge. Ce choix d’accepter les projets divins, non sans combats intérieurs, est une victoire. C’est le choix et la victoire de la Vie.

Après le combat pour la Vie, ce combat est aussi celui contre le péché, contre le mal, contre nos faiblesses. Il nous faut, comme Marie, transformer le « Pourquoi » d’Eve en le « Comment » de la Vierge. Ce « Comment » est l’arme de la Victoire, c’est le choix de Dieu.

Marie est aussi la Vierge sainte, vierge dans son âme et sa foi. Elle est aussi vierge en son esprit et en son corps. La virginité de Marie est pourtant féconde de sa maternité divine. A l’image de la Vierge, l’Eglise est Vierge et Mère des membres du Christ qu’elle enfante. Cette fécondité spirituelle, souvent associée uniquement aux vierges consacrées, s’adresse à tous les fidèles, appelés à y participer, notamment par la consécration à la Sainte Vierge. Par cette consécration le fidèle exprime sa volonté d’appartenir totalement à la Sainte Vierge.




Pèlerinage Jour 2: Nathalie et Véronique, bénévoles


Samedi, 17h30 : la pluie... Cette pluie tant attendue, celle dont nous savions qu’elle arriverait, celle que chaque pélerin redoutait après avoir passé la semaine à regarder, vérifier, réactualiser la météo. Cette pluie tombe enfin. Nous l’attendions cette pluie coriace, tout-en la redoutant fortement.

C’est donc au pas de course que nous nous sommes mis à la recherche d’un endroit sec prêt à accueillir les communicants détrempés. Sur notre passage précipité éclosent à perte de vue les ponchos et k-ways de couleurs diverses et variées. Les rouges vifs sortent tout droit des achats Décathlon de la veille (après confirmation météorologique), les autres sont marqués des aventures et péripéties récentes ou anciennes. Ils sont marqués du sceau du feu des veillées scoutes ou des déchirures de ronces combattantes. Ceux des marins bretons du Golfe du Morbihan sont délavés par les embruns. Toutes ces affaires, marquées par nos vies, participent aujourd’hui à notre sanctification.

Dans notre recherche désespéré d‘un lieu, nous tombons par le plus grand des hasards providentiels sur Nathalie et Véronique. Elles nous sont alors apparues comme deux rayons de soleil au milieu du déluge. Elles sont là, au coeur du dispositif, couvertes d'un de ces vêtements de pluie, le sourire éclatant et le rire chantant. Elles sont à l’air libre, sous la pluie battante, elles sont sous la pluie mais souriantes... elles cuisinent.

Elles cuisinent pour le service d’ordre pour les trois jours, un repas chaud le soir, et un panier froid pour le déjeuner. Pleines d’humour et de joie de vivre, elles tournent et retournent des steaks hachés sautillants et exhalants une odeur des plus alléchantes. Une odeur que même le pèlerin le plus épuisé serait prêt à suivre 10km de plus. Au loin, des salades se préparent...

Nous quittons ces petites mains ouvrières qui ne cessent de s‘agiter, après avoir pris cette photo résumant tout du don de ces centaines de bénévoles qui se donnent sans compter dans la joie, par amour pour Dieu et... pour nous.
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Pèlerinage 2017 : Jour 2 - Un jour une prière


Souvenez-vous, ô Très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou réclamé vos suffrages, ait été abandonné.

Animé de cette confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je viens vers Vous, et gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds.

O Mère du Verbe Incarné, ne méprisez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. Amen.
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Pèlerinage 2017: Jour 2, Pentecôte, Pentecôte!!!

Parti fort tôt, ce dimanche matin, sous un joli soleil de juin pour une fois ni trop chaud, ni trop masqué, nos chers amis pèlerins ont admiré ce matin les magnifiques forêts de chênes plus que centenaires les rapprochant de Rambouillet.

Deux brèves haltes: aux Charmes et aux Fougères! Et déjà la matinée pourtant commencée en avance est déjà finie!

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La messe a débuté au Courlis et quelques nuages ont opportunément décidé de] protéger du soleil de midi nos amis fatigués s'apprêtant à fêter la Pentecôte au milieu de la nature sous une brise rafraîchissante...




Pèlerinage 2017 : Entretien avec Jean de Tauriers au départ du pèlerinage


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Pèlerinage 2017 : Homélie de Mgr Patrick Chauvet à Notre Dame de Paris


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Pèlerinage 2017 : Jour 2 - Le Saint du jour


Toute sa vie durant, Saint Louis Grignon de Monfort, fut un infatigable apôtre et un grand pèlerin de la Vierge Marie. Il traversa une grande partie de la France, prêchant dans le cadre de missions, de Paris à Poitiers en passant par la Vendée et le centre du pays.

Il assurera plus de 70 missions où les conversions furent nombreuses et les marques restent encore visibles aujourd’hui, si l’on considère les croix apposées par lui dans les campagnes lors de son passage.

Enfant doué d’une famille nombreuse et très pieux, ses parents l’envoient au collège de Rennes tenu par les Jésuites. Attiré par le sacerdoce, il veut être prêtre pour les pauvres. Aussi il se rend à Paris, au séminaire de Saint Sulpice. Là, il fait le vœu de pauvreté et est ordonné prêtre le 5 juin 1700, à 27 ans. Attiré par les missions, il se rend à Rome et rencontre le Pape Clément XI pour lui demander d’être envoyé en Orient. Le Pape lui donne le titre de Missionnaire Apostolique ; et le renvoie en France avec cette consigne :

Vous avez, Monsieur, un assez grand champ en France pour exercer votre zèle. N’allez point ailleurs.

Rentré en France, il commence un long pèlerinage de missions, de paroisse en paroisse.

Son ultime sermon rappelle « la douceur de Jésus ». Epuisé par la fatigue et les pénitences, il meurt le 28 avril 1716, à 43 ans. Il est béatifié en 1888 par le Pape Léon XIII et canonisé en 1947 par Pie XII.

Saint Louis Marie est à l’origine de 3 fondations :

  • la Compagnie de Marie a pour but de continuer son œuvre : ce sont les Pères Montfortains ;
  • les Frères de Saint Gabriel, congrégation enseignante ;
  • les Filles de la Sagesse, congrégation féminine établie avec Marie Louise Trichet, à Nantes, en 1703.


Saint Louis Marie Grignon de Montfort est l’apôtre marial par excellence. Toute sa vie, ses œuvres, ses engagements, ses prédications s’inspirent d’un principe : A Jésus par Marie !

Saint Louis Marie vit pleinement cette certitude. La Croix est inévitable dans toute vie donnée à Dieu. Elle est sa force, et la raison du succès de ses missions.

Pour les fidèles qu’il rencontre, il est un peu un signe de contradiction. Il déchaine l’enthousiasme des uns et la colère des autres. Car il impose à ses fidèles un engagement de perfection dans la vie religieuse.

Il fera partager aux foules qui l’écoutent sa conviction intime :

Adorer, aimer, remercier Dieu, Dieu seul ! C’est son amour, son programme, sa force.

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Cette conviction profonde transporte ceux qui assistent aux missions qu’il prêche. Et pour aller au fond de sa conviction, il propose aux fidèles de réaliser cette union au Christ en invoquant la Sainte Vierge.

Elle seule peut toucher durablement son fils, et faire aboutir nos demandes et présenter nos offrandes. C’est pourquoi Saint Louis Marie Grignon de Montfort est l’un des maitres de la théologie mariale. Il a compris et montré les liens qui unissent le Saint Esprit et la Mère de Jésus.

Il écrit dans son Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge :

Qui veut avoir en soi l’opération du Saint-Esprit, doit avoir son épouse fidèle et indissoluble, la divine Marie, qui le rend fertile

Ou encore :

Quand le Saint-Esprit, l’époux de Marie, l’a trouvée dans une âme, il y vole, il y entre pleinement, il se communique à cette âme abondamment et autant qu’elle donne place à son épouse

En lisant cela, on peut ressentir toute la mystique mariale de ce saint qui a pour devise : Totus Tuus ou tout à toi.

Chers Pèlerins, suivons ce grand apôtre marial en allant nous aussi à Jésus par Marie !

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samedi 03 juin 2017

Pèlerinage 2017: Jour 2, premier pèlerinage, déjà dans les soutiens!

16h, nous arrivons au bivouac de Choisel.

Un « schtroumpf » nous accueille et nous guide, et, avec la sainte patience qui les caractérisent, essaye de faire comprendre à notre vaillant chauffeur l’épineux concept du garage en épis-cul. Après moults gesticulations, essayant de nous faire comprendre par d’amples mouvements des bras qu’on ne se gare pas forcément dans le sens d’une droite rectiligne, et ce toujours avec le sourire, Frédéric, cet homme providentiel qu’un hasard calculé nous a mis sur la route, se raconte.

Frédéric est au service de la circulation et commence cette année son premier pèlerinage de Chartres, en tant que bénévole.

Ancien gendarme mobile, son accent fleure bon le sud chantant, nous faisant vite oublier la froidure de pluie, nous transportant joyeusement auprès de ses comparses Tropéziens. A la retraite, comptant sur toutes ces personnes qui travaillent maintenant pour lui (moi, toi, vous, lui, elle), lui qui était si peu disponible trouve enfin le temps de s’engager à Notre Dame de Chrétienté. Il apporte dans ce service une expertise professionnelles résultant de ces 30 années d’expérience. Etre bénévole, c’est vivre le pèlerinage, faire le pèlerinage, mais autrement. La fatigue est aussi présente, le levé est plus tôt, le coucher est plus tard, les responsabilités sont là, et même si un roulement existe, il faut se relayer de jour comme de nuit. Cependant, Frédéric, notre novice du pèlerinage compte bien expérimenter l’année prochaine le pèlerinage, mais cette fois de l’autre côté, celui de la marche.

Mais comment un gendarme de 30 ans de carrière, une fois à la retraite, décide de se lancer dans du bénévolat pour le pèlerinage de Chartres, et quel pèlerinage ! Très doucement il nous parle de son attachement pour Charles Péguy, et de sa volonté de suivre sa trace, et nous assomme d’un très simple, mais évocateur « j’aime bien tout ça ». Et puis aussi, installé en région parisienne, c’était une belle occasion avant de retourner dans ce sud enchanté qui manque tant à cette fin de journée.

Devant tant de confiance, de calme et de simplicité, nous cherchons à savoir si cet homme d’ordre a rencontré des difficultés depuis le début de ce pèlerinage, lui arriverait-il de perdre son calme ? Et que nenni-que nenni fut sa réponse… D’un calme olympien, il sut nous garer, et d’un même calme olympien, il garera le monde. Cependant, non sans humour, il nous avoue qu’il lui arrive d’être saisi par la tentation de prendre le volant de certains conducteurs, non pas pour récupérer les catho-mobiles, et autres voitures marquées aux écus divers et variés de l’ensemble de la chrétienté, mais pour garer rapidement des voitures particulièrement dociles et compréhensives, comme la nôtre.

Pour son premier pélé, Frédéric reste impressionné par l’organisation, la logistique, son expérience certaine reste enthousiaste et très agréablement surprise par la logistique, mais aussi par la responsabilité et la conscience des pèlerins « 10 000 personnes, aucun déchet, du jamais vu ».

Nous le libérons enfin et le regardons partir au loin, s’avancer tranquillement vers les voitures arrivantes et leur expliquer à elles aussi le rangement en épi-cul...




Pèlerinage 2017: Jour 2, dans les coulisses de votre nuit à Choisel

Pourriez-vous nous préciser vos responsabilités dans le pèlerinage, et aussi depuis combien de temps vous venez à et votre relationnel avec le pèlerinage ?

Je suis un ancien pèlerin marcheur, j’ai fait un peu de service au service médical à l’ordre de malte, je suis aussi passé par les cuisines, et j’ai maintenant pris la responsbailité de la sécurisation des bivouacs avec le service d’ordre., et donc la fluidité de l’installation de tout ce qui est matériel (camions, matériel et personnel adéquat).

Le principal enjeu est la planification en amont, en sachant que l’ensemble du personnel concerné est bénévole à l’association, et qu’aucun personnel intérimaire ne participe au montage des bivouacs.

Craignez-vous la menace extérieure ?

Oui, c’est même un impératif réglementaire. Les abords du bivouac sont cette année renforcés en barriérage, ainsi qu’un personnel supplémentaire, intérieur et extérieure, une équipe de nuit et des plans d’évacuation dédiés dans l’optique de renforcer le gardiennage et la sécurité des pèlerins.

Prenons un exemple parlant. Comment faire rentrer dans un champ dédié un nombre X de voitures/de camions et de tentes, tout en favorisant la fluidité de la circulation et des espaces réservés aux services et aux pèlerins ? Chaque camion, véhicule et infrastructure est priorisé et prévu dans un déroulé horodaté et suivi par les membres de l’équipe de manière à éviter doublons, chevauchements et oublis.

On est comme un comité de direction chargé de placer les bonnes choses aux bons endroits.

Pourriez-vous nous rappeler de quelles équipes sont composées les équipes bivouac ?

Vous avez les équipes logistiques, les équipes toilettes, l’électricité, le son, les tentes, la cuisine logistique, la cuisine adulte, les sacs.

L’ensemble de la coordination entre ces équipes se fait entre septembre et mai.

Vous voulez dire que, avant d’arriver au pélé, chaque camion sait ou et à quelle heure il doit se placer !

Notre équipe accueille les camions, pour prendre un exemple, exactement comme une ouvreuse au théatre ! il y a 700 bénévoles au total dans l’équipe soutien, sur la sécurité bivouac on est 20, à l’accueil bivouac 60, et à 80, on assure la sécurité/police et la fluidité au sein du camp !

En quoi le service que vous accomplissez cette année est-il différent, plus enthousiasmant, ou changeant pour vous qui êtes passés par tant de services ?

La supervision, le côté stratégie, c’est un peu l’idée de l’homme de Vinci, je dois coordonner les équipes en charge et en même temps répondre à des demandes hyper opérationnelles. Ma fatique est différente de celles des pèlerins marcheurs, je dois être hyper polyvalent, être toujours disponible, et coordonner ce qui a été préparé en amont. C’est un poste hyper stressant, très responsabilisant. L’idée c’est comme si on invitait 10 000 personnes à la maison !

Comment déléguez-vous/répartissez-vous les responsabilités ?

Chaque équipe a plusieurs adjoints, et justement celui qui vient de m’interrompre, c’est mon patron ! (Rires) … Ce qui vous permet de vous plaindre de votre patron !

En tant qu’ex marcheur, n’avez-vous pas l’impression de vous sentir légèrement à l’extérieur du pèlerinage ?

C’est un autre pèlerinage.

Justement comment accomplissez-vous votre pèlerinage, êtes-vous suivi/guidé spirituellement ?

Nous avons des messes particulières, un aumonier (l’abbé Leclerc), des enseignements dédiés au bénévoles ; des temps de confession, de méditation.

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Et depuis combien de temps avez-vous cette responsabilité ?

Cela fait 3 ans, et c’est mon 18e pélé ! Et en plus mes] enfants prennent la relève, et en plus ils arrivent avec leurs propres enfants !

Question plus concrète : combien avez de camions par jour, et par chapitre ?

11 camions sacs, 33 tonnes gros porteurs, 11 petits ou grand camions toilettes (chapitres enfants inclus), et les petits porteurs liés à chaque service (20, 40 ou 60 m3), qui sont alloués à chaque service en fonction de leurs besoins et du matériel embarqué.

Tous les bénévoles employés à l’établissement du bivouac dépendent ils tous de l’association, ou y t-ils également des prestataires ?

Uniquement des bénévoles ; à part Malte (secourisme), et Rejoyce pour l’électricité, l’éclairage et la sonorisation.

Question insolite pour la fin de cet entretien : quelle est votre 1ère pensée lorsque vous entendez la « voix » le matin ? (celle qui dit au haut-parleur : « amis pèlerins, il est 5h ! et je vois encore des tentes debout sur la prairie », NDLR).

La voix du matin ? C’est mythique. Il n’y aurait pas de pélé sans elle. En revanche aucun idée ne me vient à la tête, je suis levé avant lui ! Le service logistique a sa propre messe le matin à 4h30 !

Merci chez Cyrille, pour votre enthousiasme et votre service ! Nous prierons pour vous !




Pélerinage 2017 - Un jour une prière - Prière de l'Angélus


Portez-vous attention aux tintements des cloches de l’église qui se trouve proche de votre maison, de votre bureau ou de votre lieu de villégiature ? Peut-être qu’il vous arrive de ne pouvoir vous empêcher de penser au réveil matinal qui sera causé par les lourds tintements de ces fontes ! Mais si vous avez la chance de pouvoir entendre ces cloches, vous remarquerez qu’elles rythment votre journée, vous annonçant les heures, parfois les demi-heures, voire les quart d’heure. Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi, trois fois dans la journée, les tintements ne correspondent pas aux heures annoncées. A 6h, 12h et 18h, par trois fois, trois tintements suivis enfin d’une volée ? Un mauvais branchement pourrait être le cause de ces hésitations sonores ? Une soirée arrosée aurait fait perdre les pédales aux sonneurs ?



Non rassurez-vous, la cloche n’est pas bête… Ces tintements particuliers annonce la prière de l’Angélus. Il fut même un temps où chacun s’arrêtait au son de ces cloches pour prier l’Angélus trois fois par jour. C’est une prière de dévotion en l’honneur de l’Incarnation. Elle est entrecoupée d’Ave Maria pour remercier la Vierge Marie d’avoir enfant le Sauveur.

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Alors si aujourd’hui, les cloches se font moins nombreuses et le sont encore moins à « tinter » pour l’Angélus, nos téléphone peuvent prendre le relais et nous signaler les heures de l’Angélus. C’est une prière courte offerte à la Vierge Marie qui peut rythmer votre journée. Quelques mots, quelques phrases, quelques Ave… A midi notamment, ce peut être l’occasion de les réciter et de se souvenir que, dans nos occupations quotidienne, à l’école, à la maison, au travail, la Vierge Marie est toujours auprès de nous et que nous pouvons nous placer sous sa protection. Ce rythme journalier peut aussi nous rappeler que nous sommes enfants de Dieu toute la journée et non pas que le soir à l’occasion de la prière familiale ou le dimanche, l’occasion d’une Messe, mais tout le temps.



L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie, Et elle conçut du Saint-Esprit.



Je vous salue Marie...



Voici la Servante du Seigneur, Qu’il me soit fait selon votre parole.



Je vous salue Marie...



Et le Verbe s’est fait chair, Et il a habité parmi nous.



Je vous salue Marie...



Priez pour nous, sainte Mère de Dieu, Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.



Prions. Daignez, Seigneur, répandre votre grâce dans nos âmes, afin qu’ayant connu par la voix de l’Ange l’Incarnation de Votre Fils Jésus Christ, nous puissions parvenir par sa Passion et par sa Croix, à la gloire de sa Résurrection, par le même Jésus Christ Votre Fils, notre Seigneur. Amen




Pèlerinage 2017 : Jour 1 - Méditation


Chers pèlerins, chers pèlerins non marcheurs, chers amis, nous voici au début de ce pèlerinage 2017! Pourquoi se lancer à nouveau sur les routes de Chartres, pourquoi tourner nos regards vers Marie, célébrée à Paris et à Chartres, alpha et oméga de notre pèlerinage ? Parce que Marie récapitule le passé et le présent, la douleur et l’espérance, la connaissance de l’Homme et la soif de Dieu. Parce que Marie est un signe, une direction, une lumière.

Marie est mère de l’Eglise car mère de Dieu. En cela elle insuffle et protège la race des hommes et le Monde que son fils a créé. En cela, elle n'a pas d’obstacle temporel car l’intelligence de l’Esprit Saint transparaît en elle. Par son « fiat », Marie perce le mystère de la liberté humaine en sacrifiant sa vision à celle de Dieu. En cela, elle est un modèle de Foi. « Par le Christ, avec Marie ». En cela, elle est un modèle de sainteté, car, humaine, elle ne s’appuie pourtant qu’en Dieu. En cela, elle est un modèle d’humanité, car toute sa vie est une suite de joies cachées, même au pied de la Croix. Marie, médiatrice de toutes grâces. Cause de tout ce qui l’a précédée, elle est la médiatrice de l’éternité. IMG_0657.JPG

« Marie, mère d’espérance ». Portant avec son Fils les douleurs de la Passion, elle exprime dans son humanité la totalité des peines du monde. Dans son visage, toutes les souffrances de l’âme humaine. Marie nous rappelle que là où est la douleur, là est Dieu. « Marie, mère des malades ». La pénitence Mariale est un rappel de l’indispensable conversion de nos cœurs à la présence et à l’action de l’Esprit Saint, réel gardien de nos vies et maître des événements. Marie nous montre que Jésus se laisse toucher, que sa miséricorde est en actes, qu’il est créateur et sauveur. « Marie, mère auxiliatrice ». Par la Foi, et l’Espérance, la souffrance devient une prière.

« Marie, experte en humanité ». Épouse et Mère de Dieu, elle est mère de Jésus et Jésus est le Verbe incarné, vraiment Dieu et vraiment homme. « Le Verbe s’est fait chair ». Marie porte en elle l’intention créatrice de Dieu, son amour multiplicateur et débordant de fécondité. Bossuet dit « Marie, Mère de Dieu pour tout obtenir et Mère des hommes pour tout accorder ». Assoiffée de Dieu, elle donne son corps, et sa vie, pour son Créateur. Pleinement humaine, elle connaît le prix de son abandon, et pourtant garde la paix du cœur. Marie est le signe que la sanctification, loin d’être une tentative pour s’élever par soi même, est le don que Dieu fait à ceux qui renoncent à eux-mêmes sans chercher une raison pour cela autre que l’amour.

Cher amis pèlerins, Marie est la vigie de la Chrétienté. Reine d’espérance, experte en humanité, et Reine de la Foi, elle est tout à la fois le moule de la vie Chrétienne, et sa figure de style, sa proue. La Vierge est, à elle seule, la limite entre la nature créée et celle incréée. Aussi est-elle le plus sûr chemin vers la conversion, puis vers la paix dans Notre Seigneur. Marie, synthèse entre l’imperfection humaine et la gloire de la perfection divine. Marie, récapitulatrice de l’abandon humain et du rachat par Notre Seigneur. Enfin, Marie, toujours Vierge, vainc le péché et révèle la vraie jeunesse de l’homme dans sa pureté. « Marie, plus jeune que le péché » (G. Bernanos). Amis pèlerins, à la suite de Marie, mettons de côté nos doutes, nos peurs, et notre fébrilité, et, à genoux, implorons la force de la Foi !




Pèlerinage 2017 : Jour 1 : La médaille miraculeuse


Le samedi 27 novembre 1830, la Vierge Immaculée apparut à Sainte Catherine Labouré, Fille de la Charité et lui confia la mission de faire frapper une médaille dont Elle lui révèlera le modèle.

Faites frapper une médaille sur ce modèle, dit la Vierge, les personnes qui la porteront avec confiance recevront de grandes grâces.

Catherine l'aperçoit, debout, les pieds posés sur un globe terrestre, où s'agite un serpent de couleur verdâtre. La Vierge avait le pied posé sur le bête immonde. Elle dit à Catherine:

Cette boule représente le monde entier, la France, chaque personne en particulier.

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La Vierge tenait entre ses mains un globe plus petit surmonté d'une croix d'or. Elle l'offrait à Dieu d'un geste suppliant... Tout à coup les doigts de ses mains se remplissent d'anneaux porteurs de diamants qui jettent des rayons de tous côtés...Elle dit:

C'EST L'IMAGE DES GRÂCES QUE JE REPANDS SUR LES PERSONNES QUI ME LES DEMANDENT...

Et pour expliquer les pierres qui ne projettent pas de rayons. Elle dit:

C'EST L'IMAGE DES GRÂCES QUE L'ON OUBLIE DE ME DEMANDER.

À ce moment, se forme autour de la Vierge un tableau ovale sur lequel Catherine voit apparaître en lettres d'or:

Ô MARIE CONÇUE SANS PECHE PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS À VOUS! ...

Puis le tableau paraît se retourner. C'est le revers de la médaille: un grand M, initiale de Marie, surmonté d'une croix. Au-dessus, les deux Cœurs : celui de Jésus, couronné d'épines; celui de Marie, percé par le glaive...douze étoiles entourent ce tableau.




Pèlerinage 2017 : Jour 1 - Le Saint du jour


Ce moine capucin, de son vrai nom Francisco Forgione est né en 1887 à Pietrelcina, non loin de Naples, il demanda à 15 ans à entrer au couvent. Dès le noviciat, il eut d'extraordinaires expériences du démon qui le torturait physiquement et l'empêchait de dormir. Ce n'était qu'un début et toute sa vie il dut affronter le diable.

En 1915, il reçoit les stigmates de la passion du Christ, ce qui lui vaut des douleurs permanentes et des difficultés à marcher. La plaie du côté saigne au point de remplir une tasse de sang par jour. La plaie ne présente jamais d'inflammation, elle est nettement ouverte. Les stigmates des mains et des pieds sont recouverts d'une mince peau qui obture le vide de l'emplacement des clous de la crucifixion. Ce vide est nettement perceptible à la palpation. De nombreux médecins, croyants ou non, ont examiné ce phénomène et n'y ont trouvé aucune explication ni analogie avec quelques autres faits médicaux.


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La spiritualité du père Pio fait aussi des miracles, ou plutôt c'est Dieu qui en fait par son intermédiaire. Des foules viennent à son monastère de San Giovanni Rotondo pour se confesser et les pénitents constatent avec stupéfaction que le père lit dans leur cœur à livre ouvert. Il leur rappelle tel événement caché de leur vie ou bien refuse la communion à quelqu'un qui, parmi la foule, n'est pas en règle avec sa conscience. Pendant la célébration de la messe, son visage exprime une émotion d'un autre monde. Il verse souvent des flots de larmes ou transpire à grosses gouttes malgré le froid. Les bouleversements spirituels qu'il provoque chez ses visiteurs s'accompagnent parfois de guérisons miraculeuses.

Un des phénomènes les plus étranges concernant le Padre Pio est certainement la bilocation. Ainsi un général sur le point de se suicider vit apparaître un moine qu'il n'avait jamais vu et arrêta son geste.

Plus tard, ayant appris l'existence du père Pio, il se rendit au monastère et reconnut en lui ce moine qui l'avait sorti du désespoir : le père lui sourit et lui dit: vous l'avez échappé belle!

Le père Pio a rejoint le Père en 1968. Son couvent a tenu un registre de tous les faits miraculeux dont ont témoignés des dizaines de pèlerins.

Il a été canonisé le 16 juin 2002.

S’il n’y a rien d’autre dans une âme que le désir d’aimer Dieu, il y a déjà tout. Il y a Dieu lui-même. Car Dieu n’est pas là où il n’y a pas le désir de son amour




Pèlerinage 2017 : Jour 1 - Bienvenue à Notre Dame


6 h 00. Le soleil se lève doucement au chevet de Notre Dame.
Paris est vide, les rues sont calmes, et pourtant, règne autour de Notre Dame une effervescence inhabituelle pour cette heure aussi matinale mais à laquelle les riverains et les pèlerins sont habitués depuis de nombreuses années. Les pèlerins arrivent place Jean Paul II. Commence alors pour eux le rituel habituel du samedi matin. Trouver son chapitre, poser son sac dans le bon camion, ne pas faire d'erreur, car retrouver son sac sera le salut du pèlerins ce soir.

Les visages sont parfois encore un peu endormis mais la foi habite chacun de ces marcheurs. Les visages s'illuminent rapidement à la vue de son chapitre, d'une connaissance, d'un Abbé. Tous vont marcher d'un seul pas vers Chartres. Les flèches de la cathédrale de Chartres sont encore loin mais celle de Notre Dame rassure déjà

6h30, les premiers pèlerins s'installent en silence dans la cathédrale. La chorale, par ses chants, assure le recueillement. Dans chacune des chapelles latérales, les prêtres offrent des messes.

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Laissons maintenant se préparer les pèlerins pour la Messe qui va commencer dans quelques minutes. Nous leur souhaitons de vivre un très beau pèlerinage sous la protection de la Très Sainte Vierge Marie.

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