Pèlerinage de Pentecôte de Paris à Chartres

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Lundi 28 mai 2018

Pèlerinage 2018 : des pèlerins jusqu'aux Antilles!


Compte-rendu de l'abbé Arnaud Spriet, aumônier du pèlerinage "anges gardiens" organisé à la Martinique:

Lundi de Pentecôte 2018, les pèlerins récidivistes de l'an dernier et de nouveaux pèlerins, se mettent à chanter “Chartres sonne !”, sans pour autant nourrir l'espoir d'y parvenir physiquement. Mais “Chartres”, c'est aussi un concept !

Même en ayant amélioré certains points depuis l'an dernier, il y a une chose contre laquelle nous ne pouvions rien : la météo. Et ici, quand il peut, ce n'est pas du crachin ! Ayant pu nous cacher un peu dans un abri de fortune que la Providence avait placée juste à l'endroit de la première pause et au moment de la bonne et franche averse, nous avons pu reprendre la marche, trempés comme soupe, mais pas davantage...

La pluie du matin n'arrêtant pas le pèlerin, nous avons repris de plus belle en direction du Ciel, via l'église Notre-Dame du Grand-Retour de Jossaud. Et nous avons pu être accueillis dans la salle paroissiale pour nous permettre de sécher et de nous restaurer bien assis. C'est ensuite l'église qui nous a ouvert ses portes pour la Messe finale, avec ses sacristains plus que bienveillants. Plusieurs personnes ont manifesté leur joie de découvrir la liturge traditionnelle, qui est ici mise en œuvre avec sobriété, car “avec les moyens du bord”. Ici, pas de Cardinal ni de Messe-à-trois-chevaux. Et pourtant, le silence et l'orientation de l'autel font leur œuvre, soutenus par le très précieux livret du pèlerin !

Rendez-vous donc l'an prochain : même jour, même heure, même trajet, même ferveur...

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Pèlerinage 2018 : Homélie de l'abbé Benoît Paul Joseph à Rambouillet

NDC2018-sermon-abbe-paul-joseph.jpg Homélie de l'abbé Benoît Paul Joseph, supérieur du district de France de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre, le dimanche 20 mai 2018 à Rambouillet à l'occasion du 36e pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté.


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NDC2018-abbe-paul-joseph.jpg Chers amis pèlerins,

Pour quelques instants notre cohorte s’est arrêtée. Pour que nous puissions reprendre haleine ; refaire nos forces ; nourrir nos corps et nos âmes avant de repartir. Car dans une heure tout au plus, cette plaine sera à nouveau déserte et nous aurons repris la marche avec notre fatigue et notre joie, nos prières et nos chants.
Chers amis, vue du Ciel, vue de Dieu, notre cohorte est assurément magnifique ! Elle scintille de mille beautés et je crois que nous pouvons en être fiers ! Beauté certes, de nos bannières, de nos croix et de nos oriflammes, mais beauté surtout de nos traits fatigués, de nos membres déjà lourds, de notre dénuement dans cette campagne de France, de notre sainte obstination à toujours repartir, de nos cœurs pleins d’espérance et, je l’espère, de nos âmes purifiées ! Chers amis, nous sommes la cohorte des amis de Dieu, un bel échantillon de l’Eglise militante, un sursaut de chrétienté.
Pour beaucoup de nos contemporains, notre démarche est une énigme, parfois même une absurdité. Ne nous en étonnons pas, nous savons par saint Paul que l’on prenait déjà les premiers chrétiens pour des insensé ! Mais il est vrai que dans notre société de confort, de vitesse et de rentabilité un pèlerinage apparaît particulièrement décalé. Un pèlerinage c’est difficile, c’est lent et humainement ça ne rapporte rien (à vrai dire ça coûte même de l’argent…). Et pourtant, soyons sûrs que sa valeur est inestimable et son efficacité redoutable pour qui cherche Dieu, implore sa miséricorde et demande son assistance. Même à notre insu (parce qu’arrive un moment où on ne pense plus qu’à sa fatigue) un pèlerinage nous rapproche de Dieu, ce qui est le tout de notre vie.
C’est pour cela que nous sommes là et il s’agira de ne pas le cacher quand on nous demandera ce que nous avons fait durant ces 3 jours : non pas une randonnée, ni une épreuve sportive, mais un pèlerinage, une marche vers Dieu entre deux cathédrales. Toute autre explication serait incomplète, serait une rétention d’informations, d’informations essentielles, salutaires, vitales !

Et puisque nous célébrons la fête de la Pentecôte, nous supplions aujourd’hui le Saint-Esprit d’envoyer du haut du Ciel un rayon de sa lumière. Nous lui demandons d’envoyer ce rayon en nous-mêmes (en notre propre cœur), mais aussi dans nos familles – charnelles ou religieuses – et dans notre pays.
En nous même pour laver ce qui est souillé ; dans nos familles pour guérir ce qui est blessé ; dans notre pays pour rendre droit ce qui est faussé.
Car nous confessons notre immense faiblesse, Ô Père des Pauvres, nous confessons que sans votre puissance divine il n’est rien dans l’homme qui ne soit perverti ou sujet à la perversion. Aussi, en cette fête de Pentecôte, nous implorons votre lumière bienheureuse : puisse-t-elle percer les ténèbres de nos cœurs pour y verser ce rayon divin, seul capable de nous transformer !

Car, chers amis pèlerins, au-delà de nos déficiences et de nos misères personnelles, il nous revient cependant de poursuivre dans le monde, et d’abord dans notre pays, la gigantesque mission des disciples de Jésus-Christ, commencée il y a 20 siècles : l’annonce de la Bonne Nouvelle. Or, aujourd’hui en France, comme dans toute l’Europe, notre situation ressemble à celle des chrétiens du Ve siècle dans l’Empire romain d’Occident, pris en étau entre une société en voie d’effondrement, à bout de souffle et la montée en puissance d’autres cultures et surtout d’autres religions incompatibles avec le message de JC. Comme nos aînés, nous sommes confrontés à l’avachissement progressif de notre propre civilisation, infidèle à ce qui a fait sa grandeur, vide de toute force spirituelle et à la puissance conquérante, non plus de hordes barbares, mais d’un Islam déterminé et violent, portant la mort au nom du Coran.
Chers amis pèlerins, dans cette situation inquiétante, il faut faire acte de résistance, ne céder ni devant l’arrogance d’une religion belliqueuse, ni pactiser avec les idoles modernes qui anesthésient les âmes par le venin de l’indifférence, le culte abrutissant du bien-être et la prison du consumérisme. A vrai dire, ces dangers-là sont les plus insidieux et les plus redoutables car ils s’offrent à nous comme l’air qu’on respire et petit à petit contaminent nos âmes. Aussi, comme nos ainés dans la foi, il nous faut refuser de sacrifier aux idoles pour garder nos cœurs à Jésus-Christ. Chers pèlerins que ces 3 jours de prière soient l’occasion de vérifier quels sont nos vrais attachements, de vérifier si nous n’avons pas de secrètes attaches aux idoles modernes : restons-nous libres, par exemple, dans l’utilisation des réseaux sociaux : eux peuvent vivre sans nous, pouvons-nous vivre sans eux ? Quel usage avons-nous de notre smartphone : est-ce nous qui le possédons ou lui qui nous possède en s’étant rendu indispensable ? Mais surtout, quelle est notre relation avec la personne de Jésus-Christ : règne-t-il dans toute notre vie ou lui interdisons-nous l’accès à certains domaines de notre existence ? Méfions-nous de la morsure d’une société sécularisée dont Dieu a été chassé et dont le seul idéal est l’épanouissement personnel indépendamment d’une famille, d’une patrie et d’une religion.
Et nous assistons aujourd’hui au développement ultime de cet individualisme effréné, avec le refus de l’ordre et des limites posées par le créateur, le dénis de notre condition même de créature et les conséquences funestes qui en découlent : la volonté de contrôler techniquement la vie humaine quitte à blesser sa dignité, le rejet de toute loi morale et même naturelle, vues comme des atteintes à la liberté alors qu’elle nous préserve d’agissements indignes ou encore les projets fous du transhumanisme cherchant à fabriquer un être humain augmenté mais spirituellement démuni.

Chers amis pèlerins, il importe de ne pactiser, en aucune façon, avec ces nouvelles idoles, incompatibles avec notre vie d’enfants de Dieu. Il faut les fuir et les combattre avec la même énergie et la même ténacité que celles des martyrs des premiers siècles qui nous ont tracé la voie de la fidélité à Dieu. Si le sel vient à s’affadir, avec quoi va-t-on le saler ? demande NS.
Pour autant notre mission ne peut s’arrêter là : nous n’avons pas seulement vocation à nous prémunir contre les dangers du monde mais à porter haut la bannière de Jésus-Christ pour que les paroles de feu de l’Evangile embrasent toute la terre, illuminent les cœurs et les consciences. Notre mission est aussi urgente et impérieuse qu’au temps des Apôtres et nous sommes dépositaires des mêmes dons sacrés.
Chers pèlerins, en ce jour de Pentecôte, daigne le Saint-Esprit allumer en nous le feu de son amour pour que nous marchions avec fidélité derrière la cohorte de héros, de saints et de martyrs qui nous a précédés.

Abbé Benoît Paul-Joseph
Supérieur du district de France de la Fraternité Saint Pierre

Pèlerinage 2018 : Homélie de Mgr Denis Jachiet à Notre Dame de Paris

NDC2018-Mgr-Denis-Jachiet.jpg Homélie de Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris, lors de la messe d'ouverture du 36e pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté le samedi 19 mai 2018 à Notre-Dame de Paris:


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Béni soit le Seigneur qui vous rassemble si nombreux, anciens et nouveaux de ce pèlerinage pour prendre ensemble la route de Notre-Dame de Chartres et cheminer vers le Seigneur ! Ce matin j’aimerais vous poser une question. Demandez-vous pourquoi vous partez en pèlerinage.

Bien sûr toutes sortes de réponses peuvent habiter vos cœurs. Ce peut être le désir d’une marche exigeante à travers la Beauce tout en faisant une démarche religieuse. On peut vouloir faire acte de mémoire et inscrire ses pas dans une tradition séculaire de nombreux pélerins.
On peut désirer recevoir une grâce particulière et venir la mendier auprès du Seigneur en se faisant pèlerin. Ce peut être pour soi ou pour un autre dont nous savons le besoin en le portant dans la prière d’intercession, comme le fit Charles Péguy en 1912.
Partir en pèlerinage c’est aussi un acte pénitentiel qui permet de reconnaitre nos péchés, de les confesser et de demander au Seigneur le pardon et la force de se convertir.
Quelle meilleure manière que de célébrer la fête de la Pentecôte en cheminant au milieu de pèlerins qui nous aident à percevoir le mystère de l’Eglise, peuple de Dieu en marche et Corps mystique du Christ.
Ce pèlerinage est aussi bien sûr un acte de dévotion filiale envers la bienheureuse Vierge Marie, celle qui siège en cette cathédrale et en celle de Chartres pour y accueillir ses enfants.

Tout cela est vrai, pourtant la raison la plus essentielle d’un pèlerinage surplombe toutes ces motivations.
En venant en ce monde, le Verbe éternel a partagé l’intégralité de notre condition humaine, sans le péché. Le Christ a marché sur les routes de Galilée et de Judée et a déclaré ne pas avoir « d’endroit où reposer la tête ». (Mt 8, 20) Il a sanctifié la terre qu’il a foulée.
En choisissant d’accomplir en tout la volonté du Père, le Seigneur Jésus est mort sur la Croix pour que nous ayons la Vie. A cause du péché, l’homme avait perdu l’accès à la vie éternelle ; à cause de l’offrande d’amour du Christ sur la Croix, il l’a retrouvé. Par sa mort librement consentie et par sa résurrection au matin de Pâques, le Seigneur Jésus nous a ouvert les portes de la Vie éternelle. Désormais notre vie humaine n’est plus bornée par l’horizon de la mort. Par la grâce du Baptême, nous avons reçu une vocation à la sainteté. Notre vie est un passage vers le Salut qui nous est promis. Notre Seigneur est parti nous préparer une place dans les demeures du Père, il a fait de nos vies, un pèlerinage vers notre destinée céleste.

Partir en pèlerinage, c’est se recentrer, avec son corps et son âme, sur l’essentiel de notre vie. Marcher ensemble en priant, dans la foi, l’espérance et la charité, nous rappelle le chemin de conversion à parcourir vers notre destinée éternelle. Le pèlerinage fait grandir en nous le désir de s’unir à l’Eglise du Ciel, à la Vierge Marie, à St Joseph, au St Padre Pio et à tous les saints du ciel.

Lorsque Dieu a choisi Joseph pour qu’il soit l’Epoux de Marie et le père, éducateur et protecteur, de Jésus, il ne lui a pas tracé une vie facile ni une route toute droite. Il a dû partir de Galilée vers Bethléem avec Marie enceinte de l’Enfant Jésus pour se faire recenser. Il a dû se lever dans la nuit, prendre l’Enfant et sa Mère et fuir en Egypte. Il a consenti à quitter son pays pour devenir, comme ses ancêtres, un émigré au pays d’Egypte. Sur l’ordre de Dieu, il s’est encore levé, prenant l’Enfant et sa Mère pour un long retour vers Nazareth. Que de pérégrinations, que d’exils, que de cheminements !
Saint Joseph, homme juste et obéissant s’est fait pèlerin non par goût mais pour remplir la mission de veiller sur le Fils de Dieu confié à sa garde ainsi que sur la Vierge Marie son Epouse.
Pèlerin de Dieu, Saint Joseph nous est donné comme modèle de toute vie chrétienne. En accomplissant la mission de protéger l’Enfant Jésus et la Vierge Marie sa mère, St Joseph, s’est vu confier les mystères du Salut, les biens les plus précieux de l’histoire du monde. St Joseph a reçu cette mission éminente de tout son être. Rien n’est jamais passé devant cette mission, rien ne l’en a jamais détourné.
Saint Joseph est le modèle de notre mission de chrétien. Tous ne sont pas époux, père, au service d’une vie professionnelle. Tout chrétien est cependant appelé à être gardien des mystères du salut qui ont été déposés en lui au jour de son Baptême.

Nous avons reçu la grâce des Sacrements, la Bonne Nouvelle du Salut, et la connaissance des commandements et du chemin des Béatitudes. Que faisons-nous de ces trésors ? Sont-ils remisés dans un tiroir dès nous arrivons au travail ou en présence de non-croyants ? Nous sentons-nous gardiens en ce monde des mystères de notre foi, de Jésus et de Marie, de l’amour dont ils nous remplissent ?
Demandons à Saint Joseph qu’il intercède pour nous. Qu’il nous aide à comprendre la mission de témoins du Christ qui nous est demandée en ce monde. Qu’il nous obtienne la force de l’accomplir. Qu’il nous aide à prendre chez nous Marie, notre mère dans la grâce.

En cheminant dans la foi vers le sanctuaire de Chartres, que nos cœurs s’ouvrent à l’Esprit Saint répandu sur l’Eglise au jour de la Pentecôte. Que nous recevions encore « l’Esprit de Vérité que le monde ne peut recevoir parce qu’il ne le connait pas ». C’est lui qui nous rendra missionnaires et clairvoyants, conscients des trésors de grâce déposés en nos cœurs pour qu’en répondant à notre vocation personnelle, nous servions le Christ notre Seigneur.

Pèlerinage 2018: Discours du Président de Notre-Dame de Chrétienté à Chartres


NDC2018-JdT-Chartres.jpg Chers pèlerins, présents en ce moment à Chartres sur le parvis et dans la cathédrale, Chers pèlerins, anges gardiens, unis spirituellement à notre pèlerinage,
Chers amis nous regardant en ce moment sur notre site internet,

Je voudrais remercier Mgr Christory, évêque de Chartres, pour son accueil chaleureux.

Merci Monseigneur d’avoir célébré le Salut du Saint Sacrement hier soir à Gas. Je saisis cet instant pour vous féliciter pour votre ordination épiscopale toute récente et je vous assure des prières de tous les pèlerins de Notre Dame de Chrétienté.
Je remercie également le Cardinal Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, d’avoir honoré notre pèlerinage de sa présence. Merci, Eminence, d’avoir visité le bivouac de Gas hier soir. J’espère que vous transmettrez au Vatican notre amour de l’Eglise, la ferveur et l’enthousiasme de nos pèlerins.
Enfin, je remercie le Sanctuaire de San Giovanni Rotondo d’avoir autorisé l’ostension des reliques de Saint Padre Pio pendant notre pèlerinage dans les cathédrales de Paris et Chartres. Cette ostension est un grand et rare événement. Nous célébrons en 2018 le cinquantenaire du rappel à Dieu du Padre Pio et le centenaire de ses stigmates.
Enfin, comment ne pas vous remercier, chers amis de Notre Dame de Chrétienté, membres de l’organisation. Sans votre dévouement, celui de vos familles, le pèlerinage n’existerait pas et il est chaque année plus complexe à organiser. Nous avons besoin de bonnes volontés demain pour que le pèlerinage continue.
Je m’adresserai maintenant à nos amis pèlerins étrangers.

I would like to thank the Capuchin friars from the Shrine of San Giovanni Rotondo for having given permission for the exposition of the relics of Padre Pio on the occasion of the fiftieth anniversary of the death of Saint Padre Pio and of the centenary of his stigmata.
As Benedict the Sixteenth said, “The relics of the saints are traces of that invisible but real presence which sheds light upon the shadows of the world.”

We have a very particular devotion to Saint Padre Pio, the great saint of the twentieth century, given by God to make us better understand prayer, the meaning of sin and of sacrifices, the Holy Mass, the Sacrament of Penance, the meaning of obedience, and devotion to the Blessed Virgin.
To assist at the Mass of Padre Pio was a great grace to understand better what the Mass and the Sacrament of the Eucharist is.
Saint Padre Pio used to climb Calvary, when he celebrated his Mass; he physically suffered the Passion of Our Lord, notably through his stigmata. The Holy Mass was brought to light by the way that he celebrated it.
Let us listen to the words of John Paul the Second in two thousand and two: “The Mass of Padre Pio was an extraordinary catechesis on the value and importance of the Eucharistic sacrifice.”
The Mass of Padre Pio was the Tridentine Rite, the Extraordinary Form, with Padre Pio having obtained special permission in nineteen sixty-five to continue to celebrate it.
It is quite moving to say that, for the first time in fifty years, Padre Pio is being reunited through his relics—here on the Chartres pilgrimage—with the Mass of his whole life.
Because of the lack of basic catechetical knowledge, too many Catholics today do not know any more what the Mass is. We are witnessing nowadays a real “apostasy of the Eucharist”. Saint Padre Pio embodies the link between sacrifice and mercy, between the Sacraments of the Eucharist and of Penance, between the Mass and the Confessional.
Padre Pio was a great confessor, a true “apostle of the Confessional”, to repeat the recent words of Pope Francis at Pietrelcina and San Giovanni Rotondo.
Padre Pio would often spend practically the whole day in the Confessional, with—among many of his charisms—that of reading souls, always good and just, sometimes severe, for one should not mock the Good Lord.
A confession with Padre Pio brought about the peace of the soul and a confidence in the Divine Mercy. I hope that you may find this consolation during your pilgrimage.
I shall conclude these few words on Padre Pio, man of prayer, by quoting Benedict the Sixteenth: “Like all great men of God, Padre Pio had himself become prayer, soul and body. His days were a living rosary, that is, a continuous meditation and assimilation of the mysteries of Christ in spiritual union with the Virgin Mary.”

Dear pilgrims, Be strong and generous like Saint Joseph, the saint of difficult times, of humility and of perseverance.
Ask Saint Padre Pio to protect us, to grant us love for the Holy Mass, faith in God’s Goodness, and the thirst for prayer.
Have a good return journey; come back in good numbers in two thousand nineteen; set up chapters of Guardian Angels where you live.
Next year the theme will be “The peace of Christ in the Kingdom of Christ”.

Le thème de l’année prochaine sera “La paix du Christ par le règne du Christ ”, ce sont les premiers mots de l’encyclique Quas Primas de Pie XI sur la royauté sociale de Jésus Christ.
Notre Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous !

Jean de Tauriers,
Président de Notre Dame de Chrétienté

jeudi 24 mai 2018

Pèlerinage 2018: des chrétiens d'orient en union de prière et de marche avec les pèlerins de Chartres

A l'initiative de SOS Chrétiens d'Orient, des pèlerinages ont été organisés en Syrie, en Irak et au Liban au cours du week-end de Pentecôte en union de prière avec les pèlerins de Chartres. Voici un petit compte-rendu de cette initiative:

Le 20 mai, les catholiques commémorent la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres sous forme de langues de feu et la naissance de l’Église apostolique. Tandis que les pèlerins en France s’acheminent vers Chartres, les volontaires en mission pour SOS Chrétiens d’Orient partent eux aussi en pèlerinage. Volontaires syriens et français se réunissent pour marcher dans la Vallée des Chrétiens, lieu hautement symbolique, entre Tartous et Homs, en Syrie. En Irak, ils se retrouvent à Teleskuff, tandis qu’au Liban ils s’acheminent dans le Metn. Sous un soleil cuisant, les chapelets se succèdent, alternant les « Je vous salue Marie » en français et en arabe. La fatigue se fait sentir sur les chemins abrupts, mais tous les pèlerins continuent de bon cœur, désireux d’arriver au but de leur pèlerinage. « Ce n'est pas une simple marche. Les chemins, bien que difficiles sont magnifiques.Cela nous rappelle que c'est en se dépassant et non pas en restant dans notre confort quotidien que nous pourrons voir un jour notre Père...Et prier tous ensemble témoigne bien de l'importance de la Foi dans notre mission humanitaire. » explique Axelle, une volontaire, pendant la marche. Les pèlerinages se clôturent par une magnifique messe de Pentecôte, où toutes les voix s’unissent pour prier pour les chrétiens d’Orient, de France et du monde entier.



Syrie


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Irak


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Liban


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Jordanie

Marche de 20 km sur les plateaux du Wadi Muji, l'un des affluents de la mer Morte.
Messe de la Pentecôte de rite grec melkite à Smakieh, dernier village chrétien de Jordanie d'où est parti le pèlerinage.

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mardi 22 mai 2018

Pèlerinage 2018 : homélie du Cardinal Sarah à Chartres


Réécoutez ou relisez l'homélie de son Eminence le Cardinal Robert Sarah prononcée lors de la messe de clôture du 36e pèlerinage de Pentecôte à Chartres le 21 mai 2018:

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Nota: les passages en gras, soulignés ou en italique sont dans le texte original du Cardinal Sarah.


NDC2018-card-Sarah2.jpg Permettez-moi tout d'abord de remercier chaleureusement Son Excellence Monseigneur Philippe Christory, Evêque de Chartres pour son accueil si fraternel en cette merveilleuse Cathédrale.

Chers Pèlerins de Chartres,

« La lumière est venue dans le monde », nous dit aujourd'hui Jésus dans l’Évangile, « et les hommes ont préféré les ténèbres ».

Et vous, chers pèlerins, avez-vous accueilli l’unique lumière qui ne trompe pas : celle de Dieu ? Vous avez marché pendant trois jours, vous avez prié, chanté, souffert sous le soleil et sous la pluie, avez-vous accueilli la lumière dans vos cœurs ? Avez-vous réellement renoncé aux ténèbres ? Avez-vous choisi de poursuivre la Route en suivant Jésus, qui est la Lumière du monde ?
Chers amis, permettez-moi de vous poser cette question radicale, car si Dieu n’est pas notre lumière, tout le reste devient inutile. Sans Dieu tout est ténèbres !
Dieu est venu jusqu’à nous, il s’est fait homme. Il nous a révélé l’unique vérité qui sauve, il est mort pour nous racheter du péché et, à la Pentecôte, il nous a donné l'Esprit Saint, il nous a offert la lumière de la foi... mais nous préférons les ténèbres !

Regardons autour de nous ! La société occidentale a choisi de s’organiser sans Dieu. La voilà maintenant livrée aux lumières clinquantes et trompeuses de la société de consommation, du profit à tout prix, de l’individualisme forcené.
Un monde sans Dieu est un monde de ténèbres, de mensonge et d’égoïsme !
Sans la lumière de Dieu, la société occidentale est devenue comme un bateau ivre dans la nuit ! Elle n’a plus assez d’amour pour accueillir des enfants, les protéger dès le sein de leur mère, les préserver de l’agression de la pornographie.
Privée de la lumière de Dieu, la société occidentale ne sait plus respecter ses vieillards, accompagner vers la mort ses malades, faire une place aux plus pauvres et aux plus faibles. Elle est livrée aux ténèbres de la peur, de la tristesse et de l’isolement. Elle n’a plus que le vide et le néant à offrir. Elle laisse proliférer les idéologies les plus folles. Une société occidentale sans Dieu peut devenir le berceau d’un terrorisme éthique et moral plus virulent et plus destructeur que le terrorisme des Islamistes. Souvenez-vous que Jésus nous a dit : « Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt Celui qui peut perdre dans la géhenne à la fois l’âme et le corps » (Mt 10, 28).

Chers amis, pardonnez-moi cette description. Mais il faut être lucide et réaliste.
Si je vous parle ainsi, c’est parce que, dans mon cœur de prêtre, de pasteur, je ressens de la compassion pour tant d’âmes égarées, perdues, tristes, inquiètes et seules !
Qui les conduira à la lumière ?
Qui leur montrera le chemin de la vérité, le seul vrai chemin de liberté qui est celui de la Croix ?
Va-t-on les livrer à l’erreur, au nihilisme désespéré, ou à l’islamisme agressif sans rien faire ?
Nous devons clamer au monde que notre espérance a un nom : Jésus Christ, l’unique Sauveur du monde et de l’humanité !
Nous ne pouvons plus nous taire !
Chers Pèlerins de France, regardez cette cathédrale ! Vos ancêtres l’ont construite pour proclamer leur foi !
Tout, dans son architecture, sa sculpture, ses vitraux, proclame la joie d’être sauvé et aimé par Dieu. Vos ancêtres n’étaient pas parfaits, ils n’étaient pas sans péchés. Mais ils voulaient laisser la lumière de la foi éclairer leurs ténèbres !
Aujourd’hui, toi aussi, Peuple de France, réveille-toi !
Choisis la lumière ! Renonce aux ténèbres !
Comment faire ?
L’Évangile nous répond : « celui qui agit selon la vérité vient à la lumière ». Laissons la lumière du Saint-Esprit illuminer nos vies concrètement, simplement, et jusque dans les régions les plus intimes de notre être profond.
Agir selon la vérité, c’est d’abord mettre Dieu au centre de nos vies, comme la Croix est le centre de cette cathédrale.
Mes frères, choisissons de nous tourner vers Lui, chaque jour !
En cet instant, prenons l’engagement de garder tous les jours quelques minutes de silence pour nous tourner vers Dieu, pour lui dire « Seigneur règne en moi ! Je te donne toute ma vie ! »
Chers Pèlerins, sans silence, il n’y a pas de lumière. Les ténèbres se nourrissent du bruit incessant de ce monde, qui nous empêche de nous tourner vers Dieu.
Prenons exemple sur la liturgie de la Messe de ce jour. Elle nous porte à l’adoration, à la crainte filiale et amoureuse devant la grandeur de Dieu. Elle culmine à la Consécration où tous ensemble, tournés vers l’autel, le regard dirigé vers l’hostie, vers la croix, nous communions en silence dans le recueillement et l’adoration.
Chers frères, aimons ces liturgies qui nous font goûter la présence silencieuse et transcendante de Dieu, et nous tournent vers le Seigneur.

Chers frères prêtres, je veux m’adresser spécialement à vous. Le Saint Sacrifice de la Messe est le lieu où vous trouverez la lumière pour votre ministère. Le monde où nous vivons nous sollicite sans cesse. Nous sommes constamment en mouvement, sans nous préoccuper de nous arrêter et de prendre le temps pour nous rendre dans un endroit désert nous reposer un peu, dans la solitude et le silence, en compagnie du Seigneur. Le danger serait grand de nous prendre pour des "travailleurs sociaux". Nous ne porterions plus alors au monde la Lumière de Dieu, mais notre propre lumière, qui n’est pas celle qu’attendent les hommes. Ce que le monde attend du prêtre : c’est Dieu et la Lumière de sa Parole proclamée sans ambiguïté, ni falsification.
Sachons nous tourner vers Dieu dans une célébration liturgique recueillie, pleine de respect, de silence et empreinte de sacralité. N’inventons rien dans la liturgie. Recevons tout de Dieu et de l’Eglise. N’y cherchons pas le spectacle ou la réussite. La liturgie nous l'apprend : Être prêtre, ce n'est pas d'abord faire beaucoup. C'est être avec le Seigneur, sur la Croix ! La liturgie est le lieu où l’homme rencontre Dieu face à face. La liturgie est le moment le plus sublime où Dieu nous apprend à « reproduire en nous l’image de son Fils Jésus Christ, afin qu’il soit l’Aîné d’une multitude de frères » (Rm 8, 29). Elle n’est pas et ne doit pas être une occasion de déchirement, de lutte ou de dispute. Dans la forme ordinaire, tout comme dans la forme extraordinaire du Rite romain, l'essentiel est de nous tourner vers la Croix, vers le Christ, notre Orient, notre Tout et notre unique Horizon ! Que ce soit dans la forme ordinaire ou la forme extraordinaire, sachons toujours célébrer, comme en ce jour, selon ce qu'enseigne le Concile Vatican II : avec une noble simplicité, sans surcharges inutiles, sans esthétique factice et théâtrale, mais avec le sens du sacré, le souci premier de la Gloire de Dieu, et avec un véritable esprit de fils de l’Église d’aujourd’hui et de toujours !
Chers frères prêtres, gardez toujours cette certitude : être avec le Christ sur la Croix, c'est cela que le célibat sacerdotal proclame au monde ! Le projet, de nouveau émis par certains, de détacher le célibat du sacerdoce en conférant le sacrement de l’Ordre à des hommes mariés (les « viri probati ») pour, disent-ils, « des raisons ou des nécessités pastorales », aura pour graves conséquences, en réalité, de rompre définitivement avec la Tradition apostolique. Nous allons fabriquer un sacerdoce à notre taille humaine, mais nous ne perpétuons pas, nous ne prolongeons pas le sacerdoce du Christ, obéissant, pauvre et chaste. En effet, le prêtre n’est pas seulement un « alter Christus », mais il est vraiment « ipse Christus », il est le Christ lui-même ! Et c'est pour cela qu'à la suite du Christ et de l’Église, le prêtre sera toujours un signe de contradiction !

A vous, chers chrétiens, laïcs engagés dans la vie de la Cité, je veux dire avec force : « n’ayez pas peur ! N’ayez pas peur de porter à ce monde la lumière du Christ ! »
Votre premier témoignage doit être votre propre exemple : agissez selon la Vérité ! Dans votre famille, votre profession, vos relations sociales, économiques, politiques, que le Christ soit votre Lumière ! N’ayez pas peur de témoigner que votre joie vient du Christ !
Je vous en prie, ne cachez pas la source de votre espérance ! Au contraire, proclamez ! Témoignez ! Évangélisez ! L’Église a besoin de vous ! Rappelez à tous que seul « le Christ crucifié révèle le sens authentique de la liberté ! »(1) . Avec le Christ, libérez la liberté aujourd’hui enchaînée par des faux droits humains, tous orientés vers l’autodestruction de l’homme.

A vous, chers parents, je veux adresser un message tout particulier. Être père et mère de famille dans le monde d’aujourd’hui est une aventure pleine de souffrances, d’obstacles et de soucis. L’Église vous dit : « Merci » ! Oui, Merci pour le don généreux de vous-mêmes !
Ayez le courage d’élever vos enfants à la lumière du Christ. Il vous faudra parfois lutter contre le vent dominant, supporter les moqueries et les mépris du monde. Mais nous ne sommes pas ici pour plaire au monde ! « Nous proclamons un Christ crucifié, scandale pour les juifs et folie pour les païens » (1 Co 1, 23-24)
N’ayez pas peur ! Ne renoncez pas ! L’Église, par la voix des Papes - tout spécialement depuis l’encyclique Humanae Vitae - vous confie une mission prophétique : témoigner devant tous de notre confiance joyeuse en Dieu, qui nous a fait gardiens intelligents de l'ordre naturel. Vous annoncez ce que Jésus nous a révélé par sa vie même : « La liberté s'accomplit dans l'amour, c'est à dire le don de soi »(2) .
Chers Pères et Mères de famille, l’Église vous aime ! Aimez l’Église ! Elle est votre Mère. Ne vous joignez pas à ceux qui se moquent d’elle, parce qu’ils ne voient que les rides de son visage vieilli par les siècles de souffrance et d’épreuves. Aujourd’hui encore, elle est belle et rayonne de sainteté.

A vous enfin je veux maintenant m’adresser, vous, les plus jeunes qui êtes ici nombreux !
Toutefois, je vous prie d’écouter d’abord un « Ancien », qui a plus d’autorité que moi. Il s’agit de l’évangéliste saint Jean. Au-delà de l’exemple de sa vie, saint Jean a également laissé un message écrit aux jeunes. Dans sa Première Lettre, nous lisons ces paroles émouvantes d’un Ancien aux jeunes des Eglises qu’il avait fondées. Ecoutez sa voix pleine de vigueur, de sagesse et de chaleur : « Je vous l’ai écrit, à vous, les plus jeunes : vous êtes forts, la Parole de Dieu demeure en vous, vous avez vaincu le Mauvais. N’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde » (1 Jn 2, 14-15) (3).
Le monde que nous ne devons pas aimer, commentait le Père Raniero Cantalamessa, dans son homélie du Vendredi Saint 2018, et auquel nous ne devons pas nous conformer, n’est pas, nous le savons bien, le monde créé et aimé par Dieu, ce ne sont pas les personnes du monde vers lesquelles, au contraire, nous devons toujours aller, surtout les pauvres et les derniers des pauvres, pour les aimer et les servir humblement… Non ! Le monde à ne pas aimer est un autre monde ; c’est le monde tel qu’il est devenu sous la domination de Satan et du péché. Le monde des idéologies qui nient la nature humaine et détruisent la famille… Les structures onusiennes, qui imposent une nouvelle éthique mondiale, jouent un rôle décisif et sont devenues aujourd’hui une puissance écrasante, qui se propage par la voie des ondes à travers les possibilités illimitées de la technologie. Dans beaucoup de pays occidentaux, c’est un crime aujourd’hui de refuser de se soumettre à ces horribles idéologies. C’est ce que nous appelons l’adaptation à l’esprit du temps, le conformisme. Un grand poète croyant britannique, du siècle dernier, Thomas Stearns Eliot a écrit trois versets qui en disent davantage que des livres entiers : « Dans un monde de fugitifs, celui qui prend la direction opposée aura l’air d’un déserteur ». Chers jeunes chrétiens, s’il est permis à un « Ancien », comme l’était saint Jean, de s’adresser directement à vous, je vous exhorte moi aussi, et je vous dis : vous avez vaincu le Mauvais ! Combattez toute loi contre nature, que l’on voudrait vous imposer, opposez-vous à toute loi contre la vie, contre la famille. Soyez de ceux qui prennent la direction opposée ! Osez aller à contre-courant ! Pour nous, chrétiens, la direction opposée n’est pas un lieu, c’est une Personne, c’est Jésus Christ, notre Ami et notre Rédempteur. Une tâche vous est particulièrement confiée : sauver l’amour humain de la dérive tragique dans laquelle il est tombé : l’amour, qui n’est plus le don de soi-même, mais seulement la possession de l’autre - une possession souvent violente tyrannique -. Sur la Croix, Dieu s’est révélé comme « agape », c’est-à-dire comme l’amour qui se donne jusqu’à la mort (4). Aimer vraiment, c’est mourir pour l’autre. Comme ce jeune gendarme, le colonel Arnaud Beltrame !

Chers jeunes, vous éprouvez souvent sans doute, dans votre âme, la lutte des ténèbres et de la lumière. Vous êtes parfois séduits par les plaisirs faciles du monde.
De tout mon cœur de prêtre, je vous le dis : n’hésitez pas !
Jésus vous donnera tout ! En le suivant pour être des Saints, vous ne perdrez rien ! Vous gagnerez la seule Joie qui ne déçoit jamais !
Chers jeunes, si, aujourd’hui, le Christ vous appelle à le suivre comme prêtre, comme religieux ou religieuse, n’hésitez pas ! Dites lui : « fiat » , un oui enthousiaste et sans condition !
Dieu veut avoir besoin de vous, quelle grâce ! Quelle joie !
L'Occident a été évangélisé par les Saints et les Martyrs. Vous, jeunes d'aujourd'hui, vous serez les saints et les martyrs que les nations attendent pour une Nouvelle Evangélisation ! Vos patries ont soif du Christ ! Ne les décevez pas ! L’Église vous fait confiance !
Je prie pour que nombreux parmi vous répondent, aujourd’hui, durant cette Messe, à l’appel de Dieu à le suivre, à tout laisser pour lui, pour sa lumière.
Chers jeunes n’ayez pas peur, Dieu est le seul ami qui ne vous décevra jamais !

Quand Dieu appelle, il est radical. Cela signifie qu’Il va jusqu’au bout, jusqu’à la racine. Chers amis, nous ne sommes pas appelés à être des chrétiens médiocres ! Non, Dieu nous appelle tout entier jusqu'au don total, jusqu'au martyr du corps ou du cœur !
Cher peuple de France, ce sont les monastères qui ont fait la civilisation de ton pays ! Ce sont les hommes et les femmes qui ont accepté de suivre Jésus jusqu’au bout, radicalement, qui ont construit l’Europe chrétienne. Parce qu’ils ont cherché Dieu seul, ils ont construit une civilisation belle et paisible, comme cette cathédrale.
Peuple de France, peuples d’Occident, vous ne trouverez la paix et la joie qu’en cherchant Dieu seul ! Retournez à vos racines ! Retournez à la Source ! Retournez aux monastères ! Oui, vous tous, osez aller passer quelques jours dans un monastère ! Dans ce monde de tumulte, de laideur et de tristesse, les monastères sont des oasis de beauté et de joie. Vous y ferez l'expérience qu'il est possible de mettre concrètement Dieu au centre de toute sa vie. Vous y ferez l'expérience de la seule joie qui ne passe pas !
Chers pèlerins, renonçons aux ténèbres. Choisissons la lumière ! Demandons à la Très Sainte Vierge Marie de savoir dire « fiat », c’est-à-dire oui, pleinement, comme elle, de savoir accueillir la lumière de l'Esprit Saint comme elle. En ce jour où, grâce à la sollicitude du Saint-Père le Pape François, nous fêtons Marie, Mère de l’Église, demandons à cette Mère Très Sainte d'avoir un cœur comme le sien, un cœur qui ne refuse rien à Dieu, un cœur brûlant d'amour pour la gloire de Dieu, un cœur ardent à annoncer aux hommes la Bonne Nouvelle, un cœur généreux, un cœur large comme le cœur de Marie, aux dimensions de l’Église, aux dimensions du Cœur de Jésus !

Ainsi soit-il !

Robert Card. Sarah

(1) Saint Jean-Paul II, Veritatis Splendor, 85.
(2) Saint Jean-Paul II, Veritatis Splendor, 87.
(3) Saint Jacques ajoute : “Créatures adultères ! Vous savez bien que l’Amour pour les choses du monde est hostilité contre Dieu; donc, celui qui veut aimer les choses du monde se pose en ennemi de Dieu” ( Jc 4, 4). Le monde occidental est une illustration incontestable de ce qu’affirme saint Jacques.
(4) Homélie du Père R. Cantalamessa du Vendredi Saint 2018, Basilique Saint-Pierre de Rome.


Quelques extraits ont été publiés sur le compte twitter du Cardinal Sarah:





Pèlerinage 2018 : la presse en parle

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Articles:












Vidéos:


  • Journal télévisé 19/20 de France 3 Centre - Val de Loire du 21 mai 2018: lien vers la vidéo





Pèlerinage 2018 - une rencontre

Antoine, 16 ans, candidat Raider-Scout : « Je suis leur chef, mais je reste leur serviteur »

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Alors que nous remontions la colonne, nous avons croisé un chapitre qui a attiré notre attention : la méditation n'était pas animée par un aîné du groupe mais par un jeune Scout d’Europe. C'est le chapitre Saint Benoît-Saint Louis, qui regroupe des anciens et les patrouilles de la troupe XVe Paris (basée à St Roch - 75001) mais également d'autres patrouilles d'autres unités. Rencontre sur le Bivouac de Choisel avec Antoine, 16 ans et Chef de patrouille de l'Hermine, responsable cette année du chapitre. C'est peut-être le plus jeune animateur du pèlerinage.

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Vous nous avez dit animer votre Chapitre dans le cadre de votre défi "cimes scout raider". A quoi correspond cet engagement ?

Le scout raider est fait pour servir et sauver son prochain. Etre scout raider n’est pas forcément offert à tout le monde. Il faut réussir des défis tout au long de l’année : sport, communication, évangélisation. C’est dans ce cadre que j’ai demandé à animer le chapitre sur les chemins de Chartres.

Comment vois-tu ton rôle d’animateur du chapitre ?

Je veille notamment à l’ambiance du chapitre et à l’animation des méditations. Toute la patrouille a préparé quelque chose pour animer. Dans le chapitre il y a aussi une autre patrouille d’une autre troupe dont le CP (ndlr : le Chef de Patrouille) veut transmettre la foi à sa patrouille. On est sur la même longueur d’ondes. Notre foi mérite d’être vécue en patrouille avant tout. Je suis leur CP, mais dans notre hiérarchie scoute du service, je reste leur serviteur.

Mais cela reste un véritable défi. Tout le monde m’aide un peu mais c’est un engagement qui demande de la préparation. Au terme de la première journée, le contrat semblait rempli. C’est très facile de faire quelque chose de génial.

Pourquoi avoir choisi le pèlerinage de Chartres pour réaliser votre défi ?

Je suis arrivé à Paris il y a deux ans. J’ai fait le pèlerinage pour la première fois l’année dernière. Cela m’a boosté spirituellement et j’ai beaucoup reçu.. Alors j’ai voulu que mes scouts reçoivent au moins autant que ce que j’ai reçu l’année dernière.

J’ai remarqué que derrière votre bannière, il y avait un brancard…

Oui, c’est une statue de Saint Louis que nous avons construite pour le pèlerinage de Chartres l’année dernière. Nous en sommes très fiers. Cette année, nous avons renforcé et embelli le brancard.
Saint Louis est le saint patron de la troupe et Saint Benoît celui du Groupe. Nous sommes heureux de pouvoir prier Saint Louis en sa présence.

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Merci Antoine pour cet échange.

Merci pour cet échange, plein de jeunesse et au travers duquel on décèle une réelle volonté d’engagement. Ce mot « engagement », en tant que scout vous le connaissez bien, surtout depuis que vous avez prononcé votre promesse. Le chant de la promesse que nous chantons à la messe du dimanche nous le rappelle.

Dans votre chapitre, nous avons aussi remarqué les anciens qui marchent avec vous, ou qui viennent vous rendre visite sur le bivouac : cette présence est synonyme d’un héritage, d'une tradition d'engagement. L’un d’entre eux nous confiait qu’au moins 16 anciens de la troupe sont devenus prêtres, religieux ou séminaristes. Bel exemple pour vous, qui marchez sous la protection de Saint Louis roi de France, Saint Benoît et de tous les saints qui prient pour vous !

Dimanche 20 mai 2018

Pèlerinage 2018 - Jour 2 - Un jour un Saint

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Saint Frère André de Montréal



« Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile » disait saint Paul de Tarse.

Cet appel mystérieux l’a poussé à dépasser les frontières entre l’Asie mineure et l’Europe. Plus tard – et c’est une grande fierté que nous pouvons avoir en tant que chrétiens – la France fille aînée de l’Église a, au fil des siècles, à son tour porté l’Évangile très loin, par delà les océans. Le Québec ne fit pas d’exception et de nombreux saints fondateurs, continuèrent d’annoncer le Christ sur le nouveau continent. Saint Frère André de Montréal est, pour nous pèlerins, un exemple de sainteté vers laquelle il nous faut tendre.

Né le 8 août 1845 dans un petit village près de Montréal, il est le 8e enfant sur 13 d’une humble et pauvre famille. Très vite, André grandira sous l’ombre de la Croix. Orphelin de père à 9 ans puis deux ans après de mère, il sera confié à un oncle puis à une tante.

À 17 ans, il est cordonnier et boulanger. Il mène une vie de pénitence et de prières, inquiétant son entourage et détériorant sa santé fragile. Mais il se plaît à accomplir des tâches rudes.

À 25 ans, il rentre à la Congrégation de la Sainte Croix, recommandé auprès des supérieurs par l’abbé Joseph-André Provençal qui verra déjà en lui un saint. André est un novice à la conduite impeccable mais manquera d’être renvoyé plusieurs fois en raison de sa santé fragile. Après trois longues années de noviciat, l’évêque de Montréal intervient pour qu’il soit autorisé à prononcer ses voeux.

Il a alors la charge de la porterie du collège. Il y restera pendant quarante ans, remplissant cette tâche avec une incroyable fidélité et charité. Il accueillera tous ceux qui se présenteront, les pauvres, les malades et les handicapés, prenant la résolution de traiter tous ceux qui sonnent à cette porte, comme le Christ lui-même.

Cette porte que saint Frère André a tenue toutes ces années, nous sommes appelés à faire de même. Cette porte est avant tout celle de notre âme. « Je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi. »

Saint Frère André guérisseur des corps et guérisseurs des âmes… 125 000 miracles sont répertoriés lors de son procès de béatification. Il distribue des médailles de Saint Joseph et de l’huile d’olive en demandant aux personnes de se frictionner avec confiance. Tous ceux qui viennent à lui ne seront pas guéris, mais il y reconnaît là, une pédagogie toute divine. Ce sont souvent ceux ayant déjà une foi solide que le Seigneur éprouve davantage.

« Mon Dieu, donnez à ceux qui vous cherchent de vous trouver et à ceux qui vous ont trouvé de vous chercher encore. »

« Ce n’est pas moi qui guéris, c’est Saint Joseph ! » Il construira, uniquement, une basilique en l’honneur de Saint Joseph, dans laquelle il repose actuellement. Ces mots PAUVRETÉ, SERVICE et HUMILITÉ, guideront sa vie comme Saint Joseph et seront sa voie pour chercher à prendre la dernière place, dans le service à son prochain. En un mot, devenir comme Jésus.

Il meurt à 92 ans et sera canonisé en 2010 par le Pape Benoît XVI.

Pèlerinage 2018 - jour 2 - un jour un texte

Conte chrétien : Le berceau de Jésus ou le dernier songe de Joseph


« L’enfant qui grandit en Marie, est l’œuvre de l’Esprit Saint ; tu l’appelleras Jésus sauveur » Tel fut le message du premier songe de Joseph. Et peut-on mettre en doute la parole d’un ange, même s’il apparaît dans un rêve ? Alors Joseph prit Marie chez lui. À Nazareth on le nommait Joseph le juste.

C’est qu’il s’y entendait pour AJUSTER les poutres, les solives, les planches, étant menuisier artisan charpentier... Mais il pratiquait surtout la justice du cœur, celle qui ne se mesure pas et que l’on nomme compassion, aumône, miséricorde.

Ce n’était pas un bavard, Joseph, on n’a pas une seule parole de lui dans tout l’Evangile... Non il ne causait pas, il écoutait, regardait, réfléchissait, évaluait, décidait en s’ajustant au bon vouloir de Dieu, aux personnes rencontrées, aux évènements, à leurs circonstances. .

Joseph prit donc Marie dans sa maison à Nazareth, mais alors quel remue-ménage ! En premier lieu il fallait préparer une chambre pour Marie et l’enfant qui allait naître, refaire le dallage, rénover les boiseries, les meubles, les tapisseries : tout devait être propre, digne, accueillant dans la simplicité. .

Et puis il y avait le berceau ! Joseph prit une journée pour y penser, car les meubles, les planches, les portes, c’était son travail habituel, mais un berceau... et pour qui... cela demande réflexion. .

Peu a peu, un plan s’élabora dans sa tête : il choisit des bois différents les uns des autres par leur dureté, leur souplesse, leur résistance, leur odeur, et, dans ses mains habiles, les outils se mirent à danser, à sautiller, à aller et venir, courir, crier, chanter...Scies, râpes, rabots, gouges, ciseaux, tarières, chacun laissait sa trace dans le bois, et laissait des copeaux sur le vieil établi. .

Tenons, mortaises et chevilles s’ingénièrent à rassembler le tout harmonieusement. Poncé, verni, spacieux, équilibré, stable et léger, ce berceau était une oeuvre d’art. Quand Joseph le présenta a Marie elle s’extasia : « Comme il est beau son berceau ! Je vais l’habiller a l’intérieur d’ouate, de coussins, de couvertures légères. Notre enfant y reposera en faisant des rêves merveilleux. Merci Joseph » .

Ni l’un ni l’autre ne savait ce qui les attendait. .
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À midi, coup de trompette, galop de cheval dans la rue. Un officier romain proclame : « Avis à la population... » Et une affiche fut placardée contre la porte du gouverneur : « Tous les habitants de l’empire doivent se faire inscrire sur un registre de la ville où sont nés ses ancêtres .» .

Et Joseph se prépara à prendre la route. Marie lui dit : « Je pars avec toi. » On prépara quelques affaires : linge, couvertures, ravitaillement, on équipa l’âne d’un double bât, et, dès l’aube, ce fut le début d’un long voyage : plus de 100 km à travers la Galilée, la Samarie, la Judée. L’âne les aidait beaucoup et parfois portait Marie très fatiguée. Arrivés a Bethléem, pas de place pour eux a l’auberge !... par bonheur ce sont les pauvres bergers qui les accueillent... Dans la nuit, Marie met au monde Jésus, l’enveloppe de couvertures et le couche sur la paille dans une mangeoire à bestiaux. Et Joseph pensait : .

« À Nazareth, nous avions un si beau berceau ! » .

Puis ce fut le joyeux défilé des bergers qui dansaient et chantaient avec les anges... .

Et puis la caravane des Mages... .

Mais dans la nuit, Joseph sentit qu’on le secouait, c’était l’ange. « Debout Joseph ! Hérode veut faire assassiner l’enfant... alors prends Jésus et sa mère et fuyez en Égypte... départ immédiat, direction plein ouest. L’âne vous guidera. » .

On attache avec ses langes l’enfant Jésus sur le dos de l’âne, on réunit quelques provisions, et c’est une longue marche, sous le soleil, en direction de la mer, du Sinaï, du Nil, des pyramides... Pendant des années ils vécurent en exilés, dans des abris de fortune, Joseph faisant des petits boulots, avec Marie regardant Jésus et rêvant : « Tout de même, nous avions un si beau berceau pour lui ! » .

Enfin une nuit, une petite tape sur l’épaule réveilla Joseph... c’était l’ange. « Les tyrans qui voulaient tuer Jésus sont morts. Vous pouvez rentrer à Nazareth. » Ce fut le troisième songe de Joseph, plein d’espérance.

Et la caravane reprit la piste du bord de mer, l’âne trottinant à côté de Jésus, Marie et Joseph à quelques pas en arrière, surveillant leur trésor. C’est ainsi qu’au bout de huit jours, on arriva en Galilée, a Nazareth. Là, rien n’avait changé : l’atelier de Joseph, les outils, les copeaux, tout était en place.

La chambre de Marie était intacte avec le berceau dans un coin. .

On renoue avec les voisins, les amis, Joseph trouva du travail, et Jésus grandissait au milieu de nombreux copains. .

Quand il eut 12 ans, toute la famille ainsi que la moitié du village se mirent en route pour un grand pèlerinage a Jérusalem... et c’est dans le temple que Jésus dit à ses parents des mots qu’ils n’oublièrent pas : « Je dois m’occuper du royaume de mon Père. » .

Ils rentrèrent à Nazareth et Joseph, chaque jour jetait un œil au berceau qu’il avait construit avec amour et ou Jésus n’avait jamais dormi... et Jésus avec application, apprit le métier d’artisan charpentier, et il se faisait beaucoup d’amis. Parmi eux il y avait un émigré, Louka, qui se confiait à lui ; et Jésus parla à Joseph : « Ses parents arrivés depuis peu habitent la petite maison près de la fontaine, ils sont très pauvres et attendent la naissance d’un bébé. » Joseph écouta sans dire un mot, mais dans ses yeux brillait une lumière. Le lendemain le berceau avait changé de domicile. .

Et dans la nuit, Joseph eut un songe, le dernier..., une voix qui n’était pas celle d’un ange, murmura a son oreille : « Heureux sois-tu Joseph, de donner aux pauvres ce que tu as de meilleur, de plus précieux, de plus beau. » .
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samedi 19 mai 2018

Pèlerinage 2018 - Jour 1 - Bivouac

Les pèlerins sont au bivouac de Choisel

Amis Pèlerins, bienvenue à Choisel, charmante bourgade de la Vallée de Chevreuse. Choisel, son église, sa mairie, son château et surtout son champ... Ce champ que vous attendez tous, vous le guettez tous dès le début de cette dernière montée. A chaque virage vous espérez le voir mais tel un mirage, il se dérobe et s'évanouit. Alors malgré la fatigue vous continuez, les chants redoublent, on les entend du bivouac mais vous ne voyez toujours pas ce fameux champ. Pourtant au détour d'un virage, il est enfin là. Vous y entrez sous les vivas, et ses bosses vous tendent leurs bras pour la nuit.

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Tout est installé : la soupe est chaude, l'alimentation en eau fonctionne pour des ablutions revigorantes, les sacs sont sortis des camions, les infirmiers du corps et de l'âme ne sont pas loin pour vous réparer. C'est l'occasion de remercier tous les membres des services soutiens : de la sécurité aux toilettes, des infirmiers à la popote, du secrétariat aux objets trouvés... chacun a son importance et tous sont utiles ! Merci à vous !

Il est maintenant tard, vous avez récupéré vos sacs, planté votre tente, dîné et prié... dormez bien amis pèlerins, ne rêvez pas de la voix, mais rêvez des blés au travers desquels vous marchez !

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Saints Anges gardiens, veillez sur nous et protégez nous.

Pèlerinage 2018 - Jour 1 - un jour un texte

Bossuet «Le Seigneur s’est cherché un homme selon son cœur.»
(I Reg., XIII, 13)
Second panégyrique de Saint Joseph

« Cet homme selon le cœur de Dieu ne se montre pas au dehors, et Dieu ne le choisit pas sur les apparences, ni sur le témoignage de la voie publique.

Le temps était arrivé que Dieu cherchât un homme selon son cœur, pour déposer en ses mains ce qu’il avait de plus cher; je veux dire la personne de son Fils unique, l’intégrité de sa sainte Mère, le salut du genre humain.

Il laisse Jérusalem et les autres villes renommées ; il s’arrête sur Nazareth ; et dans cette bourgade inconnue il va choisir encore un homme inconnu, un pauvre artisan, Joseph en un mot, pour lui confier un emploi dont les anges du premier ordre se seraient sentis honorés, afin, que nous entendions que l’homme selon le cœur de Dieu doit être lui-même cherché dans le cœur, et que ce sont les vertus cachées qui le rendent digne de cette louange.

C’est un vice ordinaire aux hommes, de se donner entièrement au dehors et de négliger le dedans, de songer souvent tel qu’ils paraissent et de ne penser point tel qu’ils doivent être.

C’est pourquoi les vertus qui sont estimées, ce sont celles qui se mêlent d’affaires et qui entrent dans le commerce des hommes : au contraire les vertus cachées et intérieures, où le public n’a point de part, où tout se passe entre Dieu et l’homme, non seulement ne sont pas suivies, mais ne sont pas même entendues.

La simplicité, le détachement, l’amour de la vie cachée sont donc les trois vertus du juste Joseph. En ces trois vertus consiste le caractère de cet homme de bien dont nous parlons ; c’est aussi en ces trois vertus que consiste le caractère du juste Joseph.

Car cet homme de bien que nous considérons, pour être selon le cœur de Dieu, il faut premièrement qu’il le cherche ; en second lieu, qu’il le trouve; en troisième lieu, qu’il en jouisse. Joseph, homme simple, a cherché Dieu ; Joseph, homme détaché, a trouvé Dieu ; Joseph, homme retiré, a joui de Dieu ».

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Pèlerinage 2018 - jour 1 - un jour un Saint

Sainte Thérèse d’Avila et Saint Joseph


Chers pèlerins,

Connaissez-vous celle qui eut un amour passionné, une confiance inconditionnelle en Saint Joseph? Celle qui fut à l’origine de sa dévotion dans le monde entier ?
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Eh bien, c’est sainte Thérèse d’Avila ! C’est pourquoi nous l’avons choisie comme Sainte Patronne de ce premier jour du pèlerinage.

Née au début du XVIe siècle, elle était, dit-on, fort jolie, profondément intelligente, d’un tempérament de feu, avec une plume talentueuse, un humour délicieux et un merveilleux bon sens. Elle quittera le monde pour entrer au Carmel à 20 ans. À l’âge de 40 ans, elle se convertira radicalement, connaîtra des grâces mystiques extraordinaires et réformera l’Ordre des Carmélitespuis celui des Carmes avec l’aide de saint Jean de la Croix. Canonisée quarante ans après sa mort, elle sera la première femme proclamée Docteur de l’Église, par le pape Paul VI.

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Tout cela, vous le saviez probablement, mais ce que vous ne savez peut-être pas, c’est le lien très étroit qui unissait cette grande sainte et Saint Joseph ! C’est ce que nous allons découvrir avec cette méditation.

Tout a commencé par une maladie qui l’a éprouvée pendant trois ans. Mais laissons-la nous expliquer dans quel état elle se trouvait : « Ma faiblesse allait au-delà de tout ce qui peut se dire : il ne me restait que les os, et cela dura plus de huit mois. Je demeurai ensuite durant près de trois ans toute percluse, quoique avec un peu d’amendement… Me trouvant, si jeune encore, frappée de paralysie, et voyant le triste état où m’avaient réduite les médecins de la terre, je résolus de recourir à ceux du Ciel pour obtenir ma guérison… Je pris pour avocat et pour protecteur le glorieux Saint Joseph, et je me recommandai très instamment à lui. Son secours éclata de la manière la plus visible. Ce tendre père de mon âme, ce bien-aimé protecteur se hâta de me tirer de l’état où languissait mon corps… »

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Saint Joseph ne se contente pas de guérir sainte Thérèse, il va continuer à veiller sur elle pendant toute sa vie, car les dangers ne manqueront pas, en particulier lors de ses nombreux périples.

Un jour qu’elle était en voyage afin de fonder un couvent en Andalousie, elle traversa les défilés de la sierra Morena. Les conducteurs des chariots s’égarèrent et s’avancèrent imprudemment le long d’un passage si étroit que l’on ne put bientôt ni avancer ni reculer. Sainte Thérèse et ses com-pagnes restent suspendues au-dessus du précipice ; au moindre mouve-ment, elles vont y rouler avec leur équipage.

« Prions, mes filles ! dit la sainte. Demandons à Dieu par l’intercession de Saint Joseph qu’il nous délivre de ce péril !»

À l’instant même, une voix semblable à celle d’un vieillard leur crie avec force : « Arrêtez, arrêtez ! Vous êtes perdues, si vous avancez.

— Mais comment nous tirer de ce mauvais pas ? demandent-elles.

— Inclinez vos chariots de tel côté, reprend la voix, et rebroussez chemin. »

Les indications sont suivies ; les guides, à leur grande surprise, retrouvent aussitôt une route excellente, et, pleins de reconnaissance envers leur sau-veur, ils s’élancent du côté où il leur parlait, afin de le remercier. Sainte Thérèse les suit du regard, elle les voit courir à toutes jambes et chercher en vain.

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« Vraiment, dit-elle à ses filles, je ne sais pourquoi nous laissons aller ces bonnes gens, car c’est la voix de mon père Saint Joseph que nous avons entendue, et ils ne le trouveront pas. »

Saint Joseph est surtout bien connu pour son aide dans les diffi-cultés matérielles. Sainte Thérèse en a bénéficié plus d’une fois, comme par exemple lors de la construction de son premier couvent où les travaux furent arrêtés, faute d’argent pour payer les ouvriers : « Saint Joseph, mon véritable Père et Maître, m’apparut et me fit comprendre que l’argent ne me manquerait pas, et que je pouvais m’engager avec les ouvriers. Ce que je fis, sans avoir le moindre sou en caisse, et le Seigneur pourvut à tout d’une manière qui provoqua l’admiration de tous ceux qui l’apprirent. »

Ce couvent fut tout naturellement placé sous le patronage de son bienfaiteur, Saint Joseph. Finalement, c’est tout l’Ordre du Carmel qui se mettra sous sa protection et le prendra comme Saint Patron en 1631. Dans son autobiographie, sainte Thérèse explique la raison profonde de sa dévotion envers Saint Joseph et pourquoi elle s’est consacrée à lui ainsi que son Ordre. « Le Seigneur semble avoir donné grâce aux autres saints pour nous assister dans tel ou tel besoin ; mais Saint Joseph, je le sais par expérience, nous assiste dans toutes nos nécessités. NotreSeigneur veut nous montrer, sans aucun doute, qu’Il exauce dans le Ciel toutes les prières de celui auquel il obéissait sur la terre ; car Joseph, en qualité de père nourricier et de père adoptif, avait ici-bas le droit de lui commander. » Pour sainte Thérèse, Saint Joseph est bien l’intercesseur universel ! Non seulement pour les maladies, les dangers corporels, les nécessités matérielles, mais aussi et surtout pour la vie spirituelle. Y compris pour l’oraison, et quand on sait que toute la vie d’une carmélite est fondée sur l’oraison (pas moins de deux heures par jour…), on peut faire confiance à la sainte quand elle nous dit : « Que celui qui ne trouve personne pour lui enseigner l’oraison choisisse cet admirable saint pour maître, il n’aura pas à craindre de s’égarer sous sa conduite. »

DSC_9701.JPG Ainsi, chers pèlerins, vous savez désormais à qui vous adresser pour apprendre à faire oraison ou bien à persévérer. N’hésitez pas non plus à demander à un prêtre, à un séminariste ou à une religieuse sur la colonne de vous éclairer, puisque ce pèlerinage est tout spécialement sous le patronage de Saint Joseph !

Pour conclure cette méditation sur sainte Thérèse d’Avila, nous lui laisserons volontiers une dernière fois la parole pour lui permettre de nous exhorter tous à avoir une véritable dévotion envers Saint Joseph : « Je voudrais porter tout le monde à la dévotion envers ce glorieux saint, tant j’ai d’expérience de son crédit auprès de Dieu. Je demande seulement, pour l’amour de Dieu, à ceux qui ne me croient pas d’en faire l’essai. »

Enfin, ceux qui voudraient en savoir plus sur la vie de sainte Thérèse d’Avila sont fortement invités à aller lire sur le site de Notre-Dame de Chrétienté la très belle méditation consacrée à sa vie. En attendant, restons, chers pèlerins, en silence quelques minutes pour méditer sur cette vie magnifique de sainte Thérèse d’Avila, et demandons-lui toutes les grâces dont nous avons besoin, en particulier d’augmenter en nos âmes l’amour et la dévotion pour Saint Joseph.
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Pélerinage de Pentcôte 2018 - jour 1

Bienvenue à Notre Dame


Amis Pèlerins,
Amis Anges Gardiens,
Amis visiteurs d'un jour,
Bonjour !

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Il est 7h, certains vont s'endormir, d'autre se réveillent, les enfants réclament leurs biberons... mais quelque part au centre de Paris, c'est l’effervescence. Sur le parvis de la Cathédrale Notre Dame de Paris, les chapitres s'organisent. Les retardataires vont s'inscrire, tentent de retrouver leurs comparses de route et les abbés se préparent. Les équipes de soutien tentent de contrôler ces mouvements. Tout semble facile mais pourtant c'est une mécanique bien rodée qui se met en place sous nos yeux.

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Les pèlerins sont entrés dans la Cathédrale. La Sainte Messe a commencé. Le calme, la prière et le recueillement ont pris le pas. Sous le regard de la Sainte Vierge Marie, sous la garde de son époux, Saint Joseph et la protection de Saint Padre Pio les pèlerins se préparent à aller marcher vers Chartres.

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N'oubliez pas : #NDC2018, live photo sur le site NDC, facebook NDC

Pèlerinage 2018: les Anges gardiens ont deux ailes


angegardien300.jpg Comme les marcheurs ont deux jambes, les Anges gardiens ont deux ailes: les communautés religieuses et les laïcs.

Cette année, une soixantaine de communautés, représentant plus de 1500 religieux et religieuses, sont en union de prière avec nous durant ces trois jours. Parmi elles, citons une communauté de Syrie et deux communautés de Grande-Bretagne. Les marcheurs auront à coeur de répondre aux demandes instantes des communautés de prier pour les vocations. Découvrez quelques fioretti, parmi les réponses qu'elles nous ont adressées.

Les laïcs se mobilisent et c'est 39 groupes locaux qui se réunissent à la Pentecôte en France sur tout le territoire, en métropole et en Martinique. Voyez si un groupe se réunit dans votre ville sur cette page (vous trouverez certains programmes).

S'y ajoutent 8 autres groupes à l'étranger ; citons les quatre pèlerinages au Proche-Orient, organisés en union avec les pèlerins de Chartres.

Un très grand nombre d'intentions de prière ont été confiées aux marcheurs par les anges gardiens ; beaucoup concernent les familles, la France et la conversion des âmes.

L'abbé Arnaud Évrat, aumônier national des anges gardiens, célébrera dimanche, au pèlerinage, une messe pour les anges gardiens et toutes les intentions qu'ils ont confiés aux marcheurs.

De leurs deux ailes, les anges gardiens veillent sur le pèlerinage !

In memoriam: Dario, Cardinal Castrillon Hoyos.


castrillon-hoyos1.JPG Nous venons d'apprendre le rappel à Dieu du Cardinal Dario Castrillon Hoyos, préfet émérite de la Congrégation pour le Clergé, et ancien président de la Commission Pontificale Ecclesia Dei, ce jeudi 17 mai, à Rome.

Après un séminaire en Colombie, le Cardinal avait étudié à la Grégorienne à Rome, où il avait obtenu un doctorat en droit canon, ainsi qu'à Louvain.

Il fut ordonné prêtre pour l'éternité le 26 octobre 1952 à Rome, et sacré évêque en juillet 1971. Evêque de Pereira, puis archevêque de Bucaramanga, il fut créé cardinal en 1998. Il fut préfet de la congrégation pour le clergé de 1998 à 2006.

Lors de son ministère comme préfet de congrégation il avait eu à cœur de favoriser l'application du Motu proprio Ecclesia Dei de 1988, et les échanges entre le saint Siège et la Fraternité Sacerdotale St Pie X.

Au cours de la messe pontificale célébrée à Ste Marie Majeure en 2003, il rappelait la vraie profondeur de l'attachement à la liturgie, son enjeu de foi et d'unité vraie pour l'Eglise ; L’ancien rite romain conserve donc dans l’Eglise son droit de citoyenneté au sein de la multiformité des rites catholiques tant latins qu’orientaux. Ce qu’unit la diversité de ces rites, c’est la même foi dans le mystère eucharistique, dont la profession a toujours assuré l’unité de l’Eglise, sainte, catholique et apostolique. »

Il avait également répercuté l'appel du Saint Père aux évêques, pour « une compréhension et une attention pastorale renouvelée pour les fidèles attachés à l’ancien rite; et pour aider tous les catholiques à vivre la célébration des saints mystères avec une dévotion qui soit un vrai aliment pour leur vie spirituelle et qui soit source de paix ». Il connaissait et aimait le pèlerinage de Chartres, qu'il avait d'ailleurs visité personnellement à 2 reprises ; à la Pentecôte 2001 (on relira avec bonheur son homélie à cette occasion) et en 2007, lors du 25° anniversaire.

Nous sommes bien touchés de son décès ! Et bien conscients aussi de la dette de gratitude que nous avons envers lui. Cette dette, nous l'acquitterons bien volontiers en offrant la prière et le sacrifice de la Messe pour le repos de son âme. Confiants dans la miséricorde de Dieu, nous nous tournons vers Lui par Marie, pour lui demander d'accueillir dans l'éternelle vie l'âme du cardinal.

Puisse-t-il entendre les mots du divin Maître :

« Serve bone... C'est bien, serviteur bon et fidèle,
en peu de choses tu t'es montré fidèle, je t'en confierai beaucoup ;
entre dans la joie de ton Maître ».


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Le cardinal Castrillon Hoyos lors du 25e anniversaire du pèlerinage de Chartres en 2007